La douleur est un fruit délicat | Seth



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La soirée... - District Glitannai

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 La douleur est un fruit délicat | Seth

STAR WARS - RISE OF THE FORCE
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Sith

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La douleur est un fruit délicat


« La douleur est un fruit aux multiples couleurs rouge sang.»


Mes talons claquent sur le sol. Comme une musique qui possède son propre rythme. Une volonté affiché dans le martèlement, une souplesse devinée dans les frottements du cuir contre son jumeau. Ma cape volte un peu derrière moi, mais l'on peut clairement voir que je ne suis pas apprêtée pour cet endroit. Mon âme résonne encore des sonates vibrantes de l'Opéra. Un apaisement que je ne pensais plus jamais retrouver mais plus que jamais le manque d'un passé si doux à mon âme.

Mon index caresse un instant l’entrelacs d'or qui recouvre mon oreille. Ici, je pourrais sans aucun doute me faire voler, violer, et j'en passe. Un sourire étreint ma bouche carmin a cette pensée. Qu'ils osent seulement...Ma colère bouillonnait malgré la sérénité durement arrachée de cette soirée passée a l'Opéra. Une colère dirigée contre moi. Ma faiblesse. Ma lâcheté. Ce cœur qui s'ouvre sans cesse pour déverser une rancœur qu'il réclame encore et encore. Le poison qui se distillait dans mes veines comme à chaque fois. Un éclat rouge illumine un instant mes iris avant que ne retomber le souffle de ma haine. Autour de moi, les murs sont gris, suintant d'humidité. Coruscant est aussi belle que laide. Elle cache ses difformités sous un voile de luxe et de richesse, mais cela demeure, tapis dans l'ombre. Je sais où se trouve le marché noir, je sais ce que je dois chercher et nul androïd de patrouille ne fera attention à moi, simple silhouette errante. D'ici quelques jours, je devrais retourner sur Korriban et laisser la douleur encore une fois prendre possession de ce que je suis pour lui, par sa faute, pour sa sauvegarde.

Je rejette une mèche de mes cheveux sur mon épaule, chassant son image dans le même temps. Je veux encore profiter de la musique qui résonne en silence à l'intérieur de mon crâne. Du moins, l'aurais je pu si l'énergie autour de moi n'avait soudainement sifflé un air ambiguë. La force s'agite. Ce n'est qu'une simple bulle dans l'immensité, mais je l'ai ressentis. Cela veut dire que je suis proche. Très proche.

Puis vient l'odeur du sang. Subtile. Cuivrée. Un parfum qui se fond dans la puanteur ambiante tout en y laissant sa propre marque. Ensuite se présente la silhouette avachie, ne dépassant qu'a peine de deux conteneurs a ordure. Posée là, frémissante d'un souffle arythmique. Je pourrais passer mon chemin, oui c'est vrai, pourtant je ne le fais pas. Est ce les relents lyriques qui m'ont enchantée ? Est ce juste cet appel de la Force ? Je ne saurais le dire et pour tout avouer, je m'en fiche. Souple, mon corps s'accroupit dans un silence complet et il y a quelque chose de terriblement doux et en même temps arrogant dans ma main lorsqu'elle se coule autour du menton de l'homme, le forçant à lever son visage vers le mien. Une lumière blafarde se jette comme une bête affamée sur les contours de sa face. Je souris. Il saigne.

« Debout...Ou tu mourras ici. »




- Adrenalean 2016 pour Bazzart



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Strangers in the night
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Le sang et la chair, la chair et l'idée. Il avait tué ce soir, un meurtre comme un autre, juste un couteau planté un peu trop fort, juste la vie qui s'en va. Et après ? Rien, un nom effacé, un contrat rempli -enfin- la possibilité de manger un peu, de se reposer un peu, de fermer les yeux. Il n'y avait pas de paix, peu importe le cœur, peu importe la vie, aussi Seth n'en recherchait-il rien. Idéaliste triste et sans rêves pourtant, l'homme jonglait avec les espoirs et les étoiles sans prendre de chemins aucuns.
Sentir la nuit un peu, comme pour fêter une victoire, lorsque tuer était un acte odieux. Qu'importe, la vie en était remplie, il ne pleurait pas les morts, se contentant de les regretter peut-être, de les empêcher parfois. Et certains ne méritaient pas mieux que le néant, l'homme savait qu'il ne représentait aucune justice divine ou omnisciente, se contentant de porter les vengeances basses et profondes des hommes. Un jour, lui-même serait jugé pour ses actes. Il s'y préparait, il l'acceptait, c'était jouer le jeu, c'était suivre le chemin qu'il se traçait...

Et dans la nuit sans repos de Coruscant, on pouvait mourir sans raison aussi. Trop d'assaillants pour le surprendre, pas assez de temps pour réfléchir et accepter. Accepter d'être courageux, d'utiliser la Force pour s'en sortir. Alors il avait perdu, et les ombres n'avaient rien trouvé à lui voler pourtant. Du sang sur la bouche, du sang dans le cœur, on l'avait abandonné comme un cadavre lorsqu'il ne l'état pas encore pourtant. La douleur... Une vieille amie finalement, et c'était se noyer dans sa propre faiblesse alors, c'était trop réfléchir parce qu'on ne pouvait pas bouger. Les gestes, trop de gestes : s'il n'avait pas eu ce maudit handicap, aurait-il pu s'en sortir ? Oui, bien sûr que oui... Sa faute alors, d'être né comme ça, d'être différent, et son cœur sombre souhaitait comme se dévorer vivant. Douleur.
Mourir comme ça, loin de tout, une éventualité...Qui pour se souvenir alors, qui pour se rappeler ? Remarquerait-on seulement son absence, lui, Seth, l'homme incapable de s'attacher, les yeux toujours levés au ciel pour murmurer des secrets aux étoiles, mais la bouche scellée face à ses propres pairs. Avait-il des amis ? Et pourquoi penser à cela maintenant, parce qu'il allait mourir ? Manquer à quelqu'un, un luxe cruel et doux, la solitude semblait revenir pour ses derniers instants, non ?

Une vipère lente et sinueuse, s'approche du chien à moitié mort alors, se coule à sa gorge, se coule à sa gueule. Une voix et un ordre, il y a ces doigts qu'il sent contre sa peau, et la douleur qu'il n'a plus la force de comprendre. Il ouvre les yeux alors, féroce à sa manière, désespéré et imprévisible, et son corps est un champs de bataille alors que ses mains attrapent les poignets de l'inconnue pour qu'il puisse se lever, se hisser.
Debout. Il est grand, Seth, lui qui ne possède rien, et la femme lui arrive à peine à l'épaule. Ses yeux sont ceux d'une inconnue, aurait-il aimé en voir d'autres à la place ? Une question à laquelle l'homme se refuse de répondre. Il y a quelque chose de sombre et douloureux entre eux, ses mains lui tiennent toujours les poignets, un geste qui ne devrait pas être. Mais la lâcher, c'est tomber à nouveau, et tomber était mourir.
Elle l'avait sauvé la belle, la mystérieuse, et une chose aussi sombre pouvait-elle réclamer un dû ?

 « Qui es tu ? »

Il n'est qu'un chien peut-être, mais sauvage et sans maître surtout. Galeux, pestiféré, il aboie et mord à sa manière, il grogne aussi et hurle à la lune lorsqu'aucun loup ne saurait lui répondre. Lui qui n'appartenait à rien...

 « Que veux-tu ? »

Coruscant la sans pitié, nul n'arpentait ses ruelles le cœur empli d'amour surtout à une telle heure de la nuit, et, sa sauveuse, contre sa propre vie Seth accepterait de la tuer.

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La douleur est un fruit délicat


« La douleur est un fruit aux multiples couleurs rouge sang.»


Je n’aurais de cesse d’entendre la douleur et la souffrance, où qu’elle se trouve, empoisonnant des cœurs dont je n’ai cure. Parfois, je pourrais haïr cette épine enchâssée profondément en moi, nourrie à l’aune de mes actes ou de mes mots. Elevée à son ombre sur moi sans cesse renouvelée, la souffrance qui me dévore  s’éveille toujours à sa jumelle. Ma bouche se plisse légèrement et une ombre traverse mes iris, si furtive qu’elle refuse d’être capturée par le regard qui se baisse sur le mien. Il est grand, plus que moi mais si faible qu’un souffle pourrait sans aucun doute le renverser. La vulnérabilité est un terreau savoureux pour les graines du sang. Sa question amène un sourire moqueur sur mes lèvres :

« Moi ? Il n’est sans doute pas utile que tu le sache, un souvenir n’a pas besoin de nom. »

L’azur qui pare mon visage effleure son corps. Blessure sur blessure, boursouflure purulente de sang, tissu déchiré, il est mal en point, qu’aurais-je a y gagner ? Qu’aurais-je a gagner en l’aidant ? Un éclat ironique illumine un instant mes prunelles avant de mourir dans un souffle. Peut-être rien, peut être l’espoir que je ne suis pas encore totalement perdue, autre chose que le goût âcre de l’Obscurité sur ma langue, autre chose que la passion haineuse de Keryl au quelle j'étais pourtant dépendante. Je ne sais pas réellement et je m’en moque un peu lorsque je le tire à ma suite :

« Rien dont tu ne seras conscient. »

Par dessus mon épaule, l'azur qui le regarde pétille étrangement, entre rire étouffé et curiosité vorace :

« Tu paieras ta dette ou tu ne le feras pas, cela n'a pas vraiment d'importance, une chose seule reste sûre, je ne pense pas que tu meurs ce soir. »

Les ruelles s'animent toujours d'une vie cachée, dissimulée dans les ombres de la pauvreté. Ici il existait un marché parallèle et c'était vers celui ci que je m'étais dirigée au premier abord. Mais ça c'était avant lui. Il avait de la chance, je ne vivais pas très loin, du moins, le studio que j'occupais lorsque je n'étais pas auprès de mon Maître. Cet endroit me ressemblait, trop mais c'était sans doute pour cela que je m'y fondais sans une ride sur sa surface faussement lisse. Ici personne ne prêtait attention à personne et ce que je dégageais, la mort qui m'entourait sans cesse me sauvegardait plus sûrement qu'un sabre brandit. Le reste du chemin aura le silence en compagnon, parfois blessé d'un cri lointain ou d'un grognement alcoolisé. Quelque minute plus tard, il pénétrait un monde que je conservais secret, bien loin de la cellule morne et terne qui était mienne sur Korriban. Bien loin de l'aura si sombre de Keryl. Ici, il n'y avait que moi et maintenant...Lui. Je le guidais vers la couchette déployée du mur nord.

« Allonge toi. »

Ma cape atterrit comme un souffle sombre sur une  assise aux lignes effilées, sur le sol traînait un holocron qui avait sans doute mal vieillit, un vestige de mon enfant que je conservais contre vents et marées. Ici, il y avait le vrai moi, si Keryl entrait un jour, il saurait. Il saurait tout...C'est pourquoi je ne lui avais jamais parlé de ce studio. C'était idiot et pathétique à plus d'un titre. Derrière un panneau coulissant que j'activais d'une pression de la main, je découvrais un kit de soin très poussé. Il y avait de quoi soigner la pire des blessures...Du moins, les non mortelles.

« Demain, j'ôterais une vie, alors je sauverais la tienne ce soir. »




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Strangers in the night
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Elle se voulait sphinx, elle se voulait secret, elle et le lac de ses yeux. Un lieu aux eaux lisses où tant de choses pouvaient se cacher, certains auraient pu avoir le ciel pour regard, mais pas elle. Des mots et des énigmes, il y en avait trop et Seth leur préférait la valeur du silence, entre ombre et mensonge sans qu'aucun camp n'y soit défini. Etait-ce facile de la suivre ? Une question pour un autre homme, car chez le chasseur de primes chaque souffle était une douleur, le condamnant à une solitude toute autre que celle des cœurs et des envies. Pas comme les autres, jamais comme les autres, et certains l'aidaient parfois lorsque d'autres le condamnaient. S'il réussissait à s'en sortir, alors il le faisait moins bien qu'une personne normale, voilà tout, sans gloire et sans panache, juste avec ce cœur à lui qui ne chantait pas, qui ne pleurait plus, sec de bien des façons, capable d'observer l'amour pourtant mais capable de juger aussi.

Le studio, il ne le regarda pas. Une sombre pudeur l'habitait, un respect des autres, lui que l'on respectait peu : donne ce que l'on te refuse, ne devient pas monstre toi-même. Monstre il l'était pourtant, mais d'une autre façon voilà tout. Un jeu d'équilibre, de balances, aussi l'homme comprenait-il cette femme : sauver une vie, mais en condamner d'autres... Il agissait pareil après tout, inutile de détourner le regard, et parfois ses choix étaient mauvais, parfois il regrettait, mais un chemin était un chemin, peu importe ce que les autres en pensent ou non.
S'allonger fut une bénédiction. Se blessures étaient pour la plupart défensives, un œil aguerri pouvait constater que Seth savait un minimum dévier les coups et s'en protéger le plus possible de manière à ce qu'aucun organe ne soit touché. Alors qu'était-il cet homme au cœur meurtri et au regard fermé ? Lui non plus ne disait rien, ne se présentait pas, et ses yeux ne quittaient pas Lucrèce pourtant.
Il pensa à d'autres gestes, les siens, à une jeune fille qu'il avait sauvé, qu'il avait soigné, aujourd'hui c'était lui que l'on soignait et ainsi était la Force, ainsi était le Destin : un cycle éternel d'actions données et rendue, pour le meilleur comme pour le pire.
La douleur ne partait pas, trop ancrée en lui lorsque les blessures physiques rimaient à bien peu de choses au final. Les mains de l'inconnue pour en essuyer le sang, voilà tout, et il la regardait parfois, elle le regardait aussi. Deux animaux s'acceptant un peu, peu importe l'alliance, et destinés à ne plus se revoir. Un souvenir, avait-elle dit, lorsque Seth en possédait trop déjà.
Et puis il y eut un geste, le sien, celui d'attraper le menton de Lucrèce pour la regarder vraiment. Une main pas vraiment douce, pas vraiment malhabile, un geste qui ne s'interprétait d'aucun sentiment, juste ce mouvement d'un homme qui ne pouvait saisir le monde comme les autres, alors il y avait une violence sous jacente, un désir de s'accrocher pour ne pas tomber plus encore. Et autour de lui, le monde explosait sans arrêt, cela était dans ses yeux, cela était dans ses gestes, lui, l'éternel errant que personne ne retenait.

« En ce cas tu seras l'un des rêves les plus étranges que j'aurai pu faire, avec un goût de fièvre et de sang. »

Gouffres et tempêtes , c'était se regarder, c'était s'oublier et choisir ou non de reconnaître l'autre. Un jedi renégat 'étant détourné de l'espoir pour suivre la voie des bas fonds, et une femme d'ombre et de désarroi, chez qui si grande était la Force aussi. Se reconnaître, serait-ce alors s'entretuer ?

«Etrange volonté de sauver une ombre ainsi... Et tu n'as pas des yeux pour pleurer les morts, alors pourquoi la vie ? Quelle douleur est donc aussi en toi pour te raccrocher à des gestes désespérés dont pourtant tu n'as pas besoin pour avancer? Etrange femme.... »

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La douleur est un fruit délicat


« La douleur est un fruit aux multiples couleurs rouge sang.»


L'azur corrompu de ce que je suis affronte sans faiblir les nuances de son regard. Il existe une douleur sans nom, une folie intime qui n'a de cesse de parcourir ses iris. Le ciel clair que je lui oppose s’éprend d'ombres nuancées d’absinthe. Je l'ai laissé faire, ce saisir de mon visage parce qu'il ne cherche que mon regard. Rien d'autre. Non rien d'autre. Il exsude de douleur, un écho constant qui trouve son jumeau dans ce que je suis, une plaie ouverte qui marche et défi encore. Le cœur rouge de mes lèvres s'écartèle doucement, il y a une tendresse pervertie au creux de mes mots lorsqu'ils s'échappent de la chair purpurine :

« Parce que mes yeux voient encore. Parce qu'ils savent toujours reconnaître ce qui n'est qu'un écho presque éteint. Parce que le désespoir n'est rien face a ce que j'ai décidé d'être. »

Le laser salvateur cautérise dans un feulement avide de sang, l'odeur de chair brûlée envahir ce havre que je n'ai construit que pour moi. Un antre qui connaît mes secrets et les expose et dont il n'a cure. La Force l'enlace mais il la repousse, comme l'étreinte d'une amante dont il ne veut la douceur.

« Pourquoi hurles tu de douleur ? »

Pourtant sa voix ne perce pas le silence presque trop lourd. Non, c'est autre chose. Une note qui vibre avec une force trop douloureuse pour que je puisse l'ignorer. Je ne suis qu'égoïsme et violence lorsque je le veux. Je ne suis qu'une tendresse brutale et un amour tranchant lorsque je le désire. Je suis beaucoup de chose et en même temps rien du tout au cœur des pensées qui l'agitent. Je ne connais ses secrets et je n'ai pas le droit de les percer. Pourtant une partie de moi le voudrait. Comme affamée d'une âme aussi mortifère que la mienne. Comme un besoin nébuleux d'enfin regarder un miroir sans frémir. Un soupir franchit la barrière cruelle de mes lèvres :

« Je l'entends. Elle pulse. Elle me gêne, me dérange et m'attire. »

Parce qu'il ne servait à rien de lui mentir. J'étais sûre qu'il savait. Inconsciemment, comme un lien qui se noue dans l'immensité. Une chose immonde et détestable. Une chose presque trop précieuse pour être détruite.Paradoxe alors que je ne suis que destruction lorsque je le décide. Mon bras s'abaisse lentement. La peau marquera a jamais ce qu'il a subit ce soir. Fierté ou honte, il les portera et je payerais peut être le prix de mon aide ce soir.

« Tu me ressemble. Je n'aime pas me voir en reflet lorsque je te regarde et en même temps, je ne veux pas détruire cette image. »

Ma bouche s'incurve, comme un sourire mais sans consistance, une image biaisée sans doute d'un véritable sourire. Un exercice difficile parce que cela fait longtemps que je n'ai pas réellement sourit. Trop longtemps peut être. Mais le chemin que j'arpente n'est qu'une souffrance continue et je l'ai décidé ainsi. Rien ne me fait plier. Jamais.



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Coeur muet, cœur brisé, quelque chose battait entre eux, lien invisible pour les opposer cependant. Deux faces d'une même pièce peut-être, il ne savait pas, et les ombres étaient grandes, et les ombres étaient fortes. Alors sa main attrapa la sienne, parce qu'il savait ce que c'était que de marcher au bord d'un gouffre, avec le vent et les larmes, la solitude aussi. Tant de chutes, tant de choses... Et la solitude était là, puissante, parce qu'ils l'avaient choisi comme un fardeau, que beaucoup ne pourraient pas comprendre, qu'il ne restait que le silence.
Une nuit tourmentée de plus ou de moins, le bien, le mal...Il hurlait depuis trop longtemps, l'inconnue avait raison, car maudit depuis sa naissance, Seth était un loup sans lune, un prince sans royaume et rien d'autres. Nulle grande destinée ne pouvait l'attendre, juste les cops et la mort, peut-être y avait-il un ou plusieurs dieux grimaçants derrière tout cela, il ne savait pas. Cela était son chemin, cela était ses ténèbres aussi, et s'il pleurait, il le faisait loin de tout alors.

 « Peu importe, si je ne hurle pas ma folie serait bien différente, et ma perte plus proche encore. Tu es douloureuse toi aussi, Femme, et ton rôle n'est pas de me sauver, nous le savons tous deux... »

Quelque chose de terrible, quelque chose de contre-nature, là, eux, les yeux dans les yeux. Que faire, s'ouvrir à la Force, briser ce fragile équilibre ? Il y avait les ténèbres, quelque chose de trop lourd, de trop profond, surtout après les lueurs d'espoir que Seth avait pu croiser pourtant. Et quel était son rôle ? Il ne savait s'occuper des autres, trouver les mots et les sentiments. Il ne savait combattre le mal et l'obscurité, il savait à peine se combattre lui-même déjà !
Alors, l'homme se redressa un peu, vieil animal toujours prêt à rester debout malgré tout.
La prendre par la nuque, elle, la vipère, la prendre et la forcer à courber l'échine toujours, qu'elle vienne à lui, contre lui, la tête à son torse, là où battait un cœur meurtri et vulnérable, qu'elle entende. Qu'elle entende cette vie qu'elle avait sauvé ce soir, et la Force pouvant le traverser aussi, qu'elle comprenne, elle, la portée de son geste. Car lui pouvait deviner les battements de son cœur, là, derrière le bleu de ses yeux. Ils existaient comme existent les oiseaux en cage, comme ils existaient eux, deux ennemis face à face.

 « Devrons-nous nous affronter ? »

Pour eux, point de repos après tout. Seth avait retrouvé son vieux sourire tordu, celui servant de bouclier u monde, et sa propre jeunesse s'effaçait alors pour quelque chose de bien plus pesant que l'on expliquait pas. Une sombre étoile brillait en lui, le condamnait, il était de l'autre côté du miroir peut-être, face à elle, mais saignait tout autant.

 «  Non, tu n'es pas faite que pour détruire même si cela est nécessaire. Tu suis une route bien douloureuse lorsque d'autres se vautreraient dans les ténèbres avec plaisir, alors si je hurle de douleur, c'est que je hurle un peu pour toi aussi, toi qui ne peut le faire... Donne moi ton nom, je le porterai comme un secret. »

Comme une écorchure aussi, une de plus, et certaines personnes méritaient que l'on se rappelle d'elles, voilà tout. Le silence de l'appartement des cœurs de douleur, des yeux incapables de regarder dans la même direction...oh qu'avaient-ils donc trouvé l'un l'autre qui menaçait ainsi de les consumer ?! Et lorsque Seth inspira un peu, ce fut pour humer une odeur de souffre, d'agonie et de tragédie...


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Les ombres mouvantes de mes iris s'agitent sans cesse. Un océan furieux qui ne laisse pourtant rien paraître de sa colère ou de sa douleur. Une danse infernale sans cesse dissimulée et que, pourtant, je lui offre. Un cadeau aussi empoisonné que je le suis. Ses mots font danser un sourire sur mon visage, le carmin oscillant doucement sur la pâleur de la peau.

« Alors quel serait mon rôle ? »

Non, je n'étais une sauveuse, je le savais. Bien trop gangrenée par l'obscur pour m'adjurer ce rôle. J'étais une bien étrange chose qui survole l'existence sans jamais se plaindre. Il avait raison. La douleur doit se hurler au risque de s'y perdre. Il y a une compréhension muette et cruelle qui danse dans nos regards. Une lame chauffée à blanc enchâssée avec une violence doucereuse, quelque part dans la Force. Etait il seulement possible de la retirer ? Je n'en savais rien. En avais je seulement envie ? Encore une question qui dansera quelque part, entre mes pas sans aucun doute. Ma nuque ploie doucement, prisonnière d'une étreinte que j'ai choisis d'accepter pour l'instant. Le lobe de mon oreille recueille les battements de son cœur. Un métronome qui n'a que trop vécu, un rythme étrangement similaire a celui qui me tient debout. Mes cils voilent l'azur mouvant de mes yeux. Nous affronter ? Détruire le reflet que l'on ne peut supporter ? Peut être et pourtant les mots que je prononce sont bien différents, mut par une vie propre sans aucun doute :

«Si je te tuais, ce serait comme me regarder mourir. »

Il y a de l'amer sur mes lèvres. Il ne m'attire pas physiquement. Non c'est bien au delà. Et je sais malgré moi qu'il est dangereux. Ne serait ce que pour ma volonté. Un murmure qui n'a de cesse de bourdonner a mon oreille. Doucement, mes yeux se ferment. Cachant ce miroir que je veux sans cesse brisé, biaisé, que personne ne devine jamais l'étendue de ce que je suis dans la Force.

« Peut être...Je me dois d'être un silence sans fin, je t'envie sans doute...Lucrèce, c'est le nom que je porte. »

Je soupire doucement et renonce. Je ne détruirais pas cet éclat dans la Force. Peut être aurais je un jour besoin de le regarder pour me souvenir. Je sais depuis toujours qu'il y a des instants que l'ont ne peut oublier. Que l'on ne peut piétiner avec indifférence. Les miens sont si peu nombreux, si fragiles. Et j'ai envie qu'il soit l'un d'eux. Pourquoi ? Comment ? Je ne sais pas. Mais je veux penser qu'il existe une note semblable à la mienne dans l'immensité. Juste un peu, peut être pour ne plus être seule. Parce que la douleur, la souffrance, elle s'endure seule. Toujours. Elle comprime les âmes jusqu'à n'en faire que des miettes. Je voulais une étincelle de plus dans la noirceur sans fin. Égoïsme certain. Un désir qui se veut trop impérieux maintenant qu'il se dévoile.

Les lignes de mes doigts recouvrent ceux qu'il a posé sur ma nuque et les détachent doucement sans réellement les lâcher. L'azur possède soudainement une force peu commune, celle qui me tient sans cesse droite dans la tempête que j'affronte chaque jour. Chaque instant. Je lui prêterais cette volonté si il la voulait un jour.

« Garde ce secret bien enfouit. Je te l'offre et si un jour, tu deviens muet, je hurlerais à ta place. »


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C'était se tenir pour ne plus se lâcher, les doigts de la femme, les griffes de l'animal. L'odeur de sa peau, l'odeur de son souffle, elle qui était là, qui existait, et qui pour les voir, qui pour les comprendre alors ? Deux orphelins de mondes différents, deux orphelins de choses qui n'existaient plus, et ils savaient le prix de l'innocence, sa mort aussi. Accepter les ténèbres au nom d'une lumière bien pauvre. Le sang sur ses mains à lui, celui sur ses mains à elle, pleurerait-on un jour pour eux ? C'était d'une sœur dont il apprenait le nom aujourd'hui, et il le répéta, la voix grave, un peu triste peut-être. Il le répéta comme un regret que l'on porte en soi, comme une blessure de plus, une blessure de trop...

 « Lucrèce...tu as choisi seule de ne pas faire de moi ton ennemi »

S'arracher un soleil du cœur et le lui donner, s'arracher un sourire comme si rien d'autre n'existait. Il ne pouvait rien faire de plus, lui ni couché, ni debout, ne vivant que par ses douleurs et blessures. Seth se souvenait des enseignements bien sûr, de la bonté qu'il fallait avoir, de cette compassion neutre tant recherchée pour atteindre la paix...

 »Je suis l'arbre qui accueille l'homme comme l'oiseau, ne te soucie pas de moi car je suis cette chose grande et immuable qui reste immobile pour que tu puisses t'écrouler et te retenir. C'est toi qu'il faut écouter... »

Deux mains pour se tenir, et ce qu'elle promettait était beau. Un jour, il ne hurlerait plus, un jour il ne serait que poussière d'existence. Alors peut-être se souviendrait-on de lui via le chagrin qu'une femme semblait capable de lui donner.

« Et quand bien même tu t'accroches jusqu'à en tomber, la chute n'a aucune importance, souvient toi simplement de tout ce temps que tu as mis à te retenir, à exister »

Car la chute les attendait tous, eux qui ne possédaient plus le moindre héros à prier désormais. Peut-être était-ce mieux, il fallait accepter, s'accepter soi, ce que l'on devenait, ce que l'on ne serait jamais. Et les yeux de Seth étaient une forêt alors, une invitation à simplement se cacher pour un instant, arbre parmi les arbres, loin de la furie des vagues. Nul ne pouvait survivre à une colère trop grande, pas même une femme, aussi forte soit-elle.

Pas même elle.

« Mon nom à moi n'est ni une douleur, ni un secret. Puisse-t-il être un souvenir heureux, je n'ai rien d'autre à t'offrir »

Il le lui murmura avec autant de bonté que l'on mettrait à tendre de l'eau à un assoiffé. Et dans son nom, une promesse d'amitié sincère, car la solitude était trop sombre, car la solitude était trop forte...
Que Seth ne pouvait souffrir de voir ainsi Lucrèce penser qu'ignorer tout serait ne pas être faible. Faible, elle n'avait rien pour l'être, peu importe ses choix et ses errances, on avait le droit de ne pas être seul parfois, tout le temps aussi, il n'y avait rien à condamner. Jamais.

 « Tu ne tueras personne demain, tu as déjà pris une trop grande partie de moi maintenant, toi ma sœur... »

Reconnaître son existence à elle, reconnaître ses souffrances et le moindre de ses souffles aussi, accepter de lui parler, de lui ordonner quelque chose aussi. Alors elle pouvait se mettre en colère, Lucrèce, elle pouvait se venger, se moquer, mais les mots étaient là, tissés entre eux, et la Force pulsait également, une autre douleur...

« Voilà ce que tu es, peu importe le masque, peu importe le visage.... La beauté dont on t'affuble, la cruauté qu'on te fait boire, les larmes que tu oublies aussi. Une sœur d'armes, une sœur de guerre, ennemie un jour peut-être mais et alors ? Je n'oublierai pas, je ne condamnerai pas, Lucrèce... »


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La douleur est un fruit délicat


« La douleur est un fruit aux multiples couleurs rouge sang.»


Les pétales rouges s'entrechoquent un instant, le nacre d'une dent en perce les méandres avant que le souffle ne reprenne son droit :

« Je ne reviens jamais sur ce que je décide. »

Et parfois le prix en était un morceau d'âme évaporé dans un univers aux lois aussi changeantes qu'un océan oublié. Mais avec lui, ce prix, je pouvais le payer. Parce qu'il serait comme une sauvegarde, comme quelque chose de précieux enterré profondément là où aucun regard ne pourrait s'y perdre. Sa voix navigue jusqu'à moi, tel un poème qui n'a aucune structure. Des mots qui, mit bout à bout, deviennent quelque chose d'intense, d'avouer et de renier en même temps. Des mots que je recueille au creux de mes paumes. Le rêve serait doux si je lui permettais d'exister. Si doux qu'il en combattrait l'amertume et apaiserait des blessures sans cesse renouvelées. Il serait encore plus doux d'oublier l'espace d'étranges heures. Je souris. Un rien d'étrange dansant sur mes lèvres.

« Qui retiendra ta propre chute dis moi ? Porter le poids d'âme qui ne sont pas les tiennes finira par te dévorer. Ce que tu promets, je peux te le promettre a mon tour. »

Engagement fou, je le savais. Une erreur peut être. Un acte désespéré pour sauver ce qui peut encore l'être. Une infime lueur qui s'allume quelque part. Le cadeau d'une immensité qui se joue de ses êtres qu'elle couve sans cesse. Mais que n'aurais je donné pour aimer ce reflet voilà des années. Pour le voir, éperdu et aussi seul que moi. Parce que c'est la pointe purulente du poison qui nous ronge. Parce que c'est ainsi, le choix est fait depuis des temps écoulés et nul ne peut savoir à quel point porter ces affres est douloureux. Bien plus que cela. Mais dans cette immensité aussi froide qu'un hiver sans fin, il y avait lui. Peut être serait ce suffisant, peut être pas. Mais je voulais y croire d'une certaine façon. Toujours cet espoir aussi perçant d'une dague, suintant d'une haine qui n'a pas de cible, qui n'existe que par elle même, entité vivante qui se repaît de ce qu'elle provoque.
Je soupire doucement en accueillant son prénom en moi. L'enfermant derrière un mur de secret, comme une pierre cabossée, rayée mais si précieuse. Et mes lèvres se teintent d'une tristesse sans nom, mais aussi d'une joie presque enfantine. Un relent de mes rires d'enfants, d'un sourire éclatant qui fut et qui sera à jamais oublié. Un sourire que je pouvais lui offrir sans regret et dont il se souviendra.

« Je tuerais encore, Seth. Parce que cela est ainsi et qu'il me faut en passer par là pour atteindre ce dont je rêve avec parfois trop de force. Et même si je hais, même si j'enrage, il me reste cet espoir là. Une flamme que tu rend plus puissante, plus forte, un brasier qui me consumera peut être mais qui restera en souvenir de moi et de toi. »

J'effleurais doucement une peau brisée, la sienne. Comme si je caressais une âme qui demeurait détentrice d'autant de solitude que moi. Nos pas et nos chemins demeurent étrangers l'un à l'autre, mais nous. Nous ne le somme plus, par la grâce étrange d'une Force qui demeure indomptable, quoique l'on décide d'en faire.

« Et si un jour l'éclat de l'affrontement doit briller entre nous, alors nous nous battrons en pleurant. Il ne peut y avoir aucun jugement, seule la volonté de continuer parfois contre nous même. Mais je chérirais sans cesse le cadeau que tu me fais ce soir. »

- Adrenalean 2016 pour Bazzart



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Elle le voyait ainsi que sont les mirages et les mensonges, et entre le livre qu'elle tenait entre ses mains, Seth était le héros. Comment lui dire pour le pire, comment lui raconter le ciel qui n'était plus bleu, et les nuages pour déchirer le cœur ? Lentement, l'homme secoua la tête : il savait quel était son rôle, et ses chagrins n'avaient d'espérance à être consolés. Des choses sans importances, lui qui ne tenait pas le sabre, lui qui n'en avait plus.
Une main sur ses cicatrices, une main loin de son âme,et peut-être qu'il pensait à d'autres yeux alors qui l'avaient regardé entre incendie et bonté. Quelqu'un qui lui manquait. Un secret comme un autre, un sur lequel il ne pouvait mettre de mots, car il était corps et non cœur, car les passions étaient à d'autres, aux vrais héros.

 « Non, ne tue pas. Pas demain, après je m'en fiche. Ton rêve, tu le vois dans mes yeux n'est-ce pas ? Ne le perds pas encore une fois entre tes haines et tes colères. Depuis combien de temps ne t'a-t-on tendu la main ? »

Et ses souffrances à lui, et ses désirs, et ses espoirs, ils étaient une marée amère dans un cœur qui battait peu, que l'on entendait à peine. Peine... Une couronne et un fardeau, encore un mot, encore un verre aussi, et lorsque le vin est tiré, il faut le boire, peu importe l'ivresse, peu importe la lie.

 « Apprends ma douleur pour mieux la chanter, car qui sommes nous ? Ceux qui nous agenouillons pour dominer, et seul celui capable de se soumettre, est maître alors. Nos erreurs et nos défauts, nous les connaissons... »

Elle connaissait son âme comme une ombre jumelle née des mêmes tourments, et pourtant quelque chose en elle était différent. Il y avait le danger bien sûr, celui du bout du cœur, du bout des lèvres, les lèvres assassines alors, et les gestes sûrs lorsque lui n'avait que ses mots et son regard. Alors ils se mordaient le cœur l'un l'autre, enfants de trop de vérités, nés dans une galaxie vouée à la destruction lorsque les rêves d'espoirs étaient si grands encore.
Il y avait des regrets, assez pour fermer les yeux encore un peu, et pour l'homme, la douleur n'était jamais loin. Celle des coups, celle de l'âme...Encore une fois il murmura son nom, fiévreux soudain, les syllabes s'écorchant à ses dents comme une prière sans dieux, comme un jedi sans Force.

 « Le cadeau est d'accepter, non de donner.... Tu es la seule capable d'offrir, ce soir, Lucrèce. Et tu écoutes mes mots comme si ton devoir était de m'appeler Maître et non Frère, cela a un sens. Il y a quelque chose en toi que je connais, que je comprends... Et j'aurai pu m'agenouiller, simplement tout abandonner pour te prêter allégeance, ma belle âme, hélas... »

D'autres yeux, un regard qu'il souhaitait revoir, lui le maître de rien. Alors tomber, il ne le pouvait. Quelqu'un le sauvait, depuis d'autres ciels, d'autres étoiles, et le nom qui lui dansait au cœur n'était celui de Lucrèce. Il ne le murmurait pas pourtant, le chérissant comme une fleur, le portant comme un bouclier. Seth que ses amis rejetaient, qu'avait-il trouvé sur son chemin alors ?

«Je suis désolé, murmure mon nom encore, car nous resterons deux et je ne peux être ton ombre comme je n'ai le droit de te demander d'être mon soleil. Ne porte pas mes peines, elles sont trop profondes et j'en connais le prix... Dis moi tes rêves, je te murmurerai les miens, et peut-être riras-tu car ce que tu es ne peux entièrement accepter ce que je suis »

La Force était une tristesse, la Force était une rivière de larmes et de sang, eux capables de se reconnaître, eux qui ne souhaitaient se nommer pourtant. Ils s'accrochaient à leurs noms avec autant de désespoir qu'à un amour perdu, et cela faisait mal pour toutes les douleurs passées, pour toutes celles à venir, oui cela faisait mal...

 « Moi vois tu, je rêve de combats et d'héroïsme, prouver ma valeur et mon droit à la vie par un simple sacrifice, car je n'ai rien d'autre à offrir... Quel est-il, ce monde, Lucrèce, où la simple différence ne peut permettre de vivre clairement ? »

Et son corps irradiait d'une telle douleur alors, il y avait quelque chose de trop étrange, de trop brisé en lui, comme un cadavre presque incapable de se mouvoir normalement, et que seule la Force parvenait à animer lorsque le désespoir n'était pas trop grand...

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« Non. Je le vois dans les siens. Avant. »

Non, lui ce n'était pas mon rêve. C'était peut être pire que cela. Comme un havre qu'il offre. Un havre déjà mainte fois détruit qui n'offrait qu'une ruine en écueil. Mais il était ce que l'on ne m'avait jamais offert. Il était...Une étrangeté. Ni bon. Ni mauvais. Il était comme moi. Mouliné a la vie, réduit a la douleur et vivant encore.

« Trop longtemps. Bien trop longtemps. Je devrais détruire la faiblesse que tu es...La force que tu es...Je ne sais encore comment te nommer auprès de mon âme. »

Et même si la Force murmure, lancinante, je ne sais pas encore. Je devrais fuir avant même le piège sur mon âme. Mais en ais je seulement le désir ? Lorsque je le regarde lui. Lorsque je le regarde réellement. Je vois tant de facette, tant d'éclat, tant de larme. Je me vois moi. Une image qui ondule parce qu'elle ne sait se fixer. Parce qu'elle s'accroche avec un hurlement murmuré. Parce qu'il...est. Tout simplement....

« Pour toi...Uniquement pour ce que tu es, je ne tuerais pas demain. »

J'ai un sourire. Un rare, si rare sourire que même Darral ne le vit jamais réellement. Un sourire qui se tance d'une innocence perdue, un sourire qui se veut trop tendre. Un sourire qui se désire enfance oubliée. Quelque chose que je sais pouvoir lui donner, qu'il conservera ou rejettera, cela n'a pas d'importance. Je le lui donne. L'azur louvoie toujours mais quelque chose l'apaise. Tel un murmure qui n'a de sens réel. C'est bien au delà, bien plus. Je devrais étouffer dans l'oeuf ce qu'il devient. Encore embryon sans forme mais que je devine enfant trop puissant pour moi. Il n'y a rien que le vide autour de nous. Il n'y a rien que l'absolution vierge. Il n'y a rien d'autre que l'improbable union. Je sais déjà, quelque part au cœur du labyrinthe qu'est mon âme, que je l'aime. Une Arianne qui se joue du fil. Je sais déjà que je l'aime d'une étrange façon. Bien au delà de la chair qui pourrait s'émouvoir, qui pourrait devenir corruptrice, bien au délà de ça. Et oui, j'ai peur. Une langue froide et glaciale et pourtant, elle me fouette, me réchauffe. Je ne sais ce qui nous liera, je ne peux connaître les relents de ce lien. Qu'importe, je ne lui demanderais jamais rien. Mais si je devais mourir, parce que je le devrais, alors je voudrais que ce soit par lui.

« Je ne te veux pas a genoux...Je ne sais pas ce que je veux de toi, trop de choses sans doute. »

Je m'assois sur mes talons, doucement, une musique qui ondule avec suavité, oubli. Je m'endors a ses mots, je les imagine force et faiblesse. Ils sont précieux. Il le sera pour moi.

« Je rêve qu'il oublie. Je rêve parfois de sa mort, parfois de sa vie. Je rêve de lui parce que moi...Moi je ne sais plus qui je suis. »

Mon essence éperdue, diluée dans ce qu'était Darral. Sans doute trop mais je savais, étrangement, je savais que si je devais me détruire, il y aurait ce regard de mousse. Aussi dur qu'un diamant mais si tendre lorsqu'il serait sur moi. Les secrets d'un bois tus a jamais.

« Ce monde...Je le hais si fort. Autant que je peux l'aimer. Il m'a offert la torture, il m'a offert la haine, mais ce ne sont que des mots qui ne sont pas réellement...Et puis, il m'a offert toi. »

Une bénédiction. Une malédiction. Juste un chuchotement dans la Force qui n'a aucune consistance, entendu de moi seule. Je ne lui laisserais aucun choix. J'ignore ce que je serais a ses yeux et je n'en est cure. Ma paume s'embrase de sa joue creuse, salie.

« Tu seras Grand pour moi. »

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Il y avait la vallée de toutes ces larmes qu'ils ne savaient verser, il y avait une promesse aussi, sacrilège un peu, immorale : celle de ne pas tuer. Qui était-il pour demander, qui était-il pour décider ? Et comme un parjure, Seth s'élevait, lui offrant d'autres yeux, d'autres regards. Leurs rêves étaient écorchés, leurs cœurs aussi, on s'en relevait pourtant, il le fallait bien. Alors l'homme acquiesça un peu, lui qui avait faim, lui qui avait froid, et les doigts n'étaient plus sur ses cicatrices à présent. Il le regrettait et ne le regrettait pas.
Un chemin qui n'acceptait nul retour, tel était le chant qui se tissait entre eux : comprendre les conséquences peut-être, comprendre la fin surtout. A la solitude, nul pardon, et tout le monde s'en fichait bien.

 « Eveille-toi alors, sombre rêveuse.... »

Un charme amer, un charme empoisonné, et des doigts pour le toucher du bout du cœur encore. Il ne tremblait pas, il ne tremblait plus, malgré les souvenirs, malgré la souffrance. Grand, oui, grand toujours, et une autre avait-elle dit cela pour lui ? D'autres yeux, d'autres rêves, rien ne s'apaisait jamais vraiment. Il se redressa, debout soudain face à la femme à genoux, qu'importe tout ce qu'il avait déjà saigné. L'homme ne pleurait pas, et la main, cette main qui n'était pas la sienne, glissa de sa peau alors. Ses propres doigts à lui vinrent attraper Lucrèce au menton, que le ciel de ses yeux rencontrent la sombre forêt que Seth portait au cœur. Une forêt qui se languissait d'un autre océan, et il pensait à elle, elle qui déjà devait l'avoir oublié.
Que faisait-il ici, avec cette autre femme, cet autre cœur en tourments ?

 « Le monde n'est plus une prison désormais... »

Une autre promesse, pour celle qu'elle lui avait donné, un échange comme l'on échangerait un baiser, et la Force était là, puissante, en eux comme un second battement de cœur qu'ils partageaient, violente aussi, car il y avait la lumière, car il y avait les ténèbres. Et aucun des deux ne s'affrontaient, balance fragile d'un équilibre contre nature. Un équilibre déjà brisé : Lucrèce à genoux, Seth debout....

Où était-il le vagabond, le moribond, où partirait-il ? Là, dans les yeux d'une femme, las dans le cœur d'une autre, et aux ténèbres il buvait à la source soudain.

 « Que diras tu pour te souvenir de moi ? Pour la lumière que nous partageons ? »

Il y avait un autre homme en elle, comme lui portait l'espérance d'une autre femme, sans que Seth ne sache jamais quoi souhaiter vraiment. Elle pouvait choisir de l'attirer à lui, Lucrèce, car la chair était faible, car la chair le serait toujours, mais il n'y avait ce miroir qu'il ne fallait briser. Et qu'étaient-ils alors, que seraient-ils jusqu'à la fin ?
Encore une histoire, encore une tragédie à venir, une qui se passerait sans bruit, car qui donc jusqu'alors avait déjà entendu leurs hurlements ?
Il ne pleurait pas, sombre soudain, sombre comme chaque jour sans lumière qu'il passait. Il ne pleurait pas, lui, le secret qu'il avait dans le cœur, la soif d'amour qui s'éveillait soudain, qui ne se tarirait pas.

 « Imagine moi grand encore, toi la belle parmi les belles....Et pense à moi souvent alors »

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La douceur s'invite sur mes lèvres lorsque je lui réponds. Un murmure sans âge qui semble pourtant naitre de tellement loin :

« Je ne le peux plus depuis longtemps. »

Mais cela n'avait plus d'importance dorénavant. J'étais ce que j'étais, je suivais un chemin pavé d'immondices en espérant ne jamais y sombrer. Se faire engloutir sans espoir de salut restera à jamais ma plus grande peur. Une autre âme partage ce déchirement sans fin. Qu'importe qu'il soit d'ombre ou de lumière, un écartèlement suinte toujours quoique l'on fasse. Cela fait longtemps que j'erre seule, peut être incomprise, peut être oubliée. Egoïste esprit qui ne s'enroule que sur lui même. Peut il seulement tendre la main ? Les méandres qui nous hantent ne sont que des murmures sourds qu'aucun être ne peut réellement sentir. Sauf nous, parce que la Force aime à se moquer de ses enfants parfois.

« Vraiment ? »

Il y a comme un rire dans ma voix, il sautille sur les mots sans réellement s'y imprimer. Le monde était bien trop grand, bien trop sombre et qu'importe le sens donné au courant, il existe toujours des remous sanglants quelque part. Je me relève avec une lenteur étrange et ma paume s'offre en écrin d'un cœur encore battant au creux de sa poitrine.

« J'ai abandonné la lumière depuis longtemps Seth et je dirais seulement qu'un jour, je n'ai plus été seule. »

Parce que ce n'est qu'une vérité. Acide. Rongeant les chairs. Déchirant le liens et la peau. Une vérité que je peux accepter pour un instant éphémère, que je conserverais en moi, si profondément caché qu'il n'en restera rien. Rien qu'un noyau porté dans les ténèbres. Un besoin qui hurle sans cesse dans un silence assourdissant, ouaté de déni et de non-sens. La courbe rouge de mes lèvres frémit doucement, on ne saurait dire si là est la naissance d'un sourire ou celui d'un sanglots. Cela fait bien trop longtemps que j'ai oublié comment pleurer, il n'y a que la rage qui persiste, hôte dérangeante qui ne sait se déloger, qui plante ses griffes et exulte. Pourtant face à lui, elle se fait un instant douceur atroce et s'oublie, rongeant les moignons de ses propres désirs.

« Je garderais ce que tu m'as offert dissimulé en moi tant qu'il y aura un souffle de vie dans ma poitrine. Et finalement, qu'importe ce qui se profile, il y aura toujours ce souvenir aussi étrange que dérangeant. »

Mon pouce souligne sa pommette creusée de secrets dont je n'exige aucun partage, parce qu'il n'y a pas besoin de cela pour comprendre. La Force charrie les soupirs comme un fleuve aussi tranquille que fou.

« Maintenant, repose toi, cette nuit, peut être que tu seras en paix. »

Même si celle ci n'était qu'un éphémère, une illusion dévorée par sa propre essence chimérique. Je serais cet abri durant quelques heures, plus tard, nous nous affronterons peut être, sûrement. Mais là n'est qu'un destin choisit a un prix gigantesque, payé avec une larme unique.
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Il ferma les yeux, étendu à nouveau, le visage fermé comme une douleur. Quel sommeil pouvait l'attendre alors, lui le martyr d'aucun monde que veillait la femme sans secrets ? Il aurait voulu lui demander d'allumer une bougie, quelque chose, voir la lumière au milieu des ombres la voir exister tout simplement.

 « Hélas...»

Un mot comme un dernier souffle, le sommeil devenait poison. Il s'installait dans ses membres, dans son esprit, et la douleur de ses blessures se réveillait un peu. Parce qu'il lui manquait quelque chose, comme à chaque fois qu'il se réveillait au milieu de la nuit, avec cette impression d'être seul, de ne pouvoir survivre. Que quelqu'un le délivre alors... Mais personne ne venait.  Ils restaient seuls, lui, la femme...
Doucement, le rêve venait voiler la réalité. Il y avait un parfum de sang, il y avait toujours un parfum de sang, nul ne pouvait y échapper. Une forêt sous la neige, la glace seulement, le froid, la mort....
Et puis le ciel en flammes, pourquoi ? Il brûlait lui aussi, et les flammes lui dévorait le corps, l'envoyant à trre comme un énième tourment. Ses cris n'avaient de sens, un rêve voilà tout. Un rêve de vie, un rêve de mort, et quelque chose devrait bien naître un jour de cette peau brûlée, de ce reflet à détuire. De lui-même.
Il avait mal.

D'autres rêves alors, il vit une forêt au loin sans pouvoir l'atteindre encore, il vit son propre corps aussi, intact, indemne, lorsque des fleurs naissaient de ses plaies. Et puis une voix,  une voix auquel il répondrait un jour mais pas tout de suite. Car la croisée des chemins était encore loin, et rien dans son sommeil ne venait lui apporter le repos malgré le jour naissant.
Rien ne venait, rien ne viendrait jamais.... non ?

Lucrèce, une ombre soudain, une main. Etait-elle là, à ses côtés, ou bien le rêve continuait ? Quelque chose chanterait un jour, pour la beauté des mondes, pour la beauté des corps, et lorsque Seth tourna la tête, il n'y eut que les ténèbres.
Et une main sur sa joue peut-être.
Alors il ouvrit les yeux, dans le studio inconnu rien n'avait changé. Il avait moins mal cependant, aucune fracture, rien, ses blessures ne seraient pas un poids de plus face à la souffrance qu'il portait déjà. A moins que l'homme soit déjà trop habitué à la douleur ? Il ne savait plus...
Et qu'est-ce que le jour pouvait leur apporter ? Dans la nuit, on faisait des promesses, et les promesses devenaient mensonges alors que le soleil se levait. Quelque chose s'était réveillé en lui, fort, tumultueux, quelque chose qu'il n'avait pu maîtriser dans son sommeil, et la Force l'avait baigné comme l'on prend entre ses bras un fils prodigue hélas.
Car Seth appartenait à cette lumière vacillante entre chiens et loups, celle qui ne semblait vivre que comme une ultime bravade face aux Ténèbres.

Vois, je ne suis pas forte, je me consume moi-même et mes secondes sont comptées, mais j'existe et je te défit, et lorsque s'en vient la nuit c'est ma lumière dont on se souvient, lorsque le jour semble soudain un rêve bien trop loin

La Lumière, il l'avait retrouvé alors ? Etait-ce aussi simple que cela ? Non, bien sûr que non, mais son cœur fatigué lui disait de se battre encore, de se battre toujours. Quelque chose viendrait.  Alors il tourna la tête pour rencontrer les yeux de son hôtesse, celle devant qui il ne s'agenouillerait pas, celle qu'il ressentait à présent encore plus baignée de nuit et de ténèbres. Il la regarda.

 « Regrettes-tu ta décision, regrettes-tu d'avoir sauvé ma vie ? »

Comme un tambour soudain, non pas leurs deux cœurs, mais quelque chose, un appel à la guerre et aux combats, mais pour qui, pourquoi ? Il cru sentir les nuages et d'autres ténèbres plus puissantes encore, il cru en souffrir, mais releva la tête pourtant. Car tel était le monde, leur monde.

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La douleur est un fruit délicat | Seth

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