[HYBRAM] I'll Put A Spell On You.



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La soirée... - District Glitannai

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STAR WARS - RISE OF THE FORCE
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I'LL PUT A SPELL ON YOU

« TO WE WHO DWELL IN THE FORCE, NORMAL LIFE IS LITTLE MORE THAN PRETENSE ; OUR ONLY ACTIONS OF SIGNIFICANCE ARE THOSE WE UNDERTAKE IN SERVICE OF THE DARK SIDE »

 
DISTRICT 1313 - CANTINA "END OF WORLDS" D'un pas gracieux, ondulant des hanches jusqu'au bar, elle s'accouda au comptoir et lança un regard aguicheur au barman. Celui-ci manqua de lâcher le verre remplit d'ambrostine, tandis que les yeux dorés de la jeune femme pétillaient d'une lueur malicieuse. « Le patron est là ?  » Il avait du mal à articuler. Il est vrai que dans son accoutrement, il était difficile de rester concentré. Le corsage de fer qui cachait à peine ses seins ne méritait même pas la dénomination de soutient gorge. Quant au bas, il était quasi inexistant, de quoi cacher ses parties intimes, mais dévoilant plus que largement le bombé de ses fesses. Pour le reste, elle était complètement nue. Il n'était pas le seul à la dévisager, plusieurs pairs d'yeux mâles, et même quelques regards féminins l'avaient suivie entrer dans le bar. Elle connaissait l'endroit par cœur et pourtant, cela faisait presque cinq ans qu'elle n'y avait pas remis les pieds. Elle ne reconnaissait personne du staff, mais elle était convaincue que le propriétaire la reconnaitrait sans peines. D'un geste timide, il lui indiqua le renfoncement derrière le bar. Elle lui décocha son plus joli sourire, et après un dernier clin d’œil, se dirigea vers l'endroit indiqué.

Quelque part, la situation l'amusait. A nouveau, elle avait repris son ancienne identité. Celle d'Atenna, la petite twi'lek venue de Ryloth pour tenter sa chance à Coruscant. A l'époque, lorsqu'elle avait commencé ce job de serveuse dans ce club, elle ne s'était pas étalée sur son passé et naturellement, personne ne connaissait les circonstances qui l'avaient amenée à chercher du travail. Sur un CV, « j'étais esclave et pour m'en sortir, j'ai tué mon maître en lui donnant suffisamment de drogue pour provoquer une overdose » ne faisait pas la meilleure des impressions. Encore qu'à bien y réfléchir, personne n'aurait été réellement regardant. Le "End of Worlds" était une des cantinas les plus mal famées de la galaxie, où se côtoyaient pèle mêle les jeunes des beaux quartiers et les plus grandes crapules de la capitale. Elle devait servir la clientèle, dans tous les sens du terme et pour cela, on se fichait pas mal de savoir qui elle était et ce qu'elle avait fait pour le devenir. Alors qu'elle se frayait un chemin parmi la foule qui dansait et buvait, Loraca sourit : s'ils savaient ce qu'elle était devenue entre temps, ils en feraient des cauchemars. Fort heureusement, ceux qui s'intéressaient à elle ce soir n'étaient pas du genre à la connaitre de cette manière. Plusieurs fois, elle avait senti des mains agripper ses hanches pour la tirer vers quelque soulard. Pour toute réponse, elle s'arrachait sèchement de leurs bras, une expression de dégoût sur le visage.

Loraca avançait vers la partie la plus reculée du bar, mais soudain, elle heurta violemment le dos d'un client. Il était sorti de l'ombre, le verre à la main, et son contenu venait de l'éclabousser de tout son long. Éructant une série d'injures, elle secouant ses longs lekkus mouillés, se frottant les yeux pour en extraire l'alcool. « Putain de merde ! » Relevant la tête, elle se trouvait face à un homme qui pouvait facilement en imposer pour trois. Instinctivement, elle se dit qu'elle avait affaire à un soldat. Arquant un sourcil, elle se demandait s'il s'agissait là, par le plus grand des hasards, à celui qu'elle cherchait. Elle décida d'y aller au culot. Au pire, elle se trompait, au mieux, elle gagnait un temps fou. « Des muscles militaires sur une belle gueule... C'est mon jour de chance ? »

 
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Je suis là, alors que je ne devrais pas. Ou peut être que si. Je n'ai pas encore su trancher. Le secret de nos opérations sur Coruscant est essentiel. Mais la section était coupée du reste du monde, ici. Nous n'avions aucun moyen de contacter directement la Résistance avec la flotte impériale en orbite. La flotte impériale et l'armée au sol, d'ailleurs, nous bloquaient de manière équivalente au niveau des communications. Voir des troupes de choc patrouiller les rues et niveaux de l'ancienne capitale avait réveillé en moi des souvenirs. Je me les remémorais, le regard plongé dans le fond de mon verre de Kvas. Moi, à la tête de pareils hommes à une époque où j'étais capitaine en uniforme impérial. Tenue noire, casque noir, fusil blaster au poing. Ordonnant le massacre des émeutiers qui menaçaient nos opérations de sabordage des archives impériales. C'était ce que j'étais. Un officier de l'Empereur. Même aujourd'hui. J'étais de plus en plus un résistant, un combattant crasseux, impitoyable, téméraire. Tout ce que je n'étais pas au service de l'Empereur, toujours en bel uniforme, rigide, d'une discipline à toute épreuve. Un officier pragmatique, fin tacticien. Pas le bagarreur ivrogne d'aujourd'hui. Je me persuadais que tout ceci n'était qu'un rôle, mais c'était de moins en moins le cas au fil du temps. Je le sentais bien. Je me rappelais quel officier j'avais été. Défilant au son des bottes et de la marche impériale, prêt à unifier par la force une galaxie rétive et indisciplinée, pour la mener vers la prospérité sous l'égide de mon empereur. Je buvais encore une gorgée. Une fille s'approche de moi, me caresse l'épaule, me masse la clavicule. Je la repousse d'une main, n'émettant finalement qu'un grognement à son endroit. Je n'avais que dédain pour cette espèce. Pas les filles de petite vertue, mais simplement les non-humains. Elevé dans les plus purs dogmes impériaux, après des années d'entraînement et de conditionnement, je n'étais pas le plus tolérant et affable des hommes. J'avais évolué avec mon rôle dans la Résistance, vers plus de complexité. Il n'empêchait que les vieux réflexes en moi étaient toujours bien là.


Je me ressers un verre, usant de la bouteille qu'il y a devant moi. Je revoyais Tori dans son bel uniforme de pilote de la flotte, ses bottes montant à mi-cuisses, ses médailles épinglées à la poitrine. Je revoyais tous les autres. Des amis morts depuis longtemps. Une cause sans doute perdue. Mais pour laquelle je me battais toujours. En tuant ceux qui autrefois étaient mes frères. Allez comprendre. J'avais moi-même toutes les peines du monde à m'y retrouver dans ce foutoir qu'était devenu mon existence. Me rappelant l'intervention sur Alderaan, peu de temps avant sa destruction, je me frottais la barbe mal rasée qui me grattait le menton. Des héros disciplinés, fiers dans leurs tenues de combat, il ne restait plus rien d'autre que mes fantômes d'aujourd'hui, des individus de talents mais dépenaillés, peu familiers de la rigueur militaire à laquelle j'étais autrefois habitué. Je finis par me lever une fois la bouteille finie, sirotant mon verre sur le chemin du bar pour aller me retrouver un contenant de spiritueux corsé. Jusqu'à ce qu'on me rentre dedans. Je sursaute, surpris, alors que j'entends une bordée de jurons et que je vois une silhouette rougeâtre sous mes yeux. Reprenant mes esprits, je constate que la saloperie vient de s'adjuger mon verre dans la poire. Je constate tout aussi rapidement que la fille ne porte presque rien. Une Twi-lek particulièrement plantureuse. Aux formes généreuses, mises en avant par l'absence quasi-totale de vêtements. A dessein. Il n'y avait que trois genres de femmes à fréquenter ce genre d'établissement. Les putes, les arnaqueuses, et les aventurières. Toutes trois étaient dangereuses. Et vus les vêtements de celle-ci, elle était probablement des deux premières catégories, allant souvent de paire. La xeno me regarde, dubitative et me flatte, m'accroche. Pute ou voleuse, donc. Ou les deux. J'avais raison, et je restais sur mes gardes. Une fille de ce genre ne serait jamais vraiment intéressée par quelqu'un comme moi, un fantôme.



| Tu sais que ça se boit, du Kvas ? Ca sert pas à l'hygiène personnelle, t'étais pas obligée de t'en asperger comme ça. Je comptais le boire, moi. Maintenant, tu me dois un verre, fillette. |


Hors de question que je me fasse plumer, même si bien des hommes n'hésiteraient probablement pas une seule seconde en présence d'une beauté pareille.
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DISTRICT 1313 - CANTINA "END OF WORLDS" Sa remarque la fit rire. Au moins, il ne se laissait pas escagasser par une belle figure. De plus, il confirmait son soupçon. Il n'avait pas démenti être soldat, et si son côté bourrin aurait pu la rebuter, exiger d'elle qu'elle lui paye un verre tournait à son avantage. Le Kvas qui séchait à présent sur la peau vermeil ne devait pas être le premier de sa soirée, et si l'alcool le ferait parler, elle était prête à enrichir le propriétaire de quelques crédits supplémentaires. « C'est toi qui étais sur mon chemin, chéri. Mais comme je suis gentille, je vais te le payer, ton verre. Viens ! » Elle avait choisi le registre aguicheur. Après tout, elle ne portait pas grand chose, et si en tant qu'esclave, elle n'avait jamais été payée pour qu'on lui roule sur le corps, endosser le rôle de compagnie galante ne la dépayserait pas. Elle se faufila en ondulant des hanches jusqu'au bar et appela d'un sifflement de deux de ses doigts le barman de tout à l'heure. A la vue de l'homme qui l'accompagnait, le sourire qu'il était sur le point de lui adresser se mua en une sorte de rictus déçu. « Un kvas et un Coruscant Cooler. » D'ordinaire, elle préférait les boissons plus fortes. Mais pour l'heure, le savant mélange de jus de fruit et de vin serait suffisant.

D'après les informations de Rainee, elle était face à un vétéran de l'armée impériale. Un homme d'expérience, auquel d'un coup d’œil, Loraca donnait environ quarante ans. La largesse de ses mains et ses bras entrainés annonçaient sans peine le prodige du blaster. De la chaire à canon. Si elle n'avait pas été tant douée de sang froid, elle aurait sans doute reniflé de dégoût. Les blasters. A ses yeux, il n'y avait pas d'arme plus indigne. Elle éprouvait cent fois plus de respect à la vue d'un adversaire s'en prenant à elle à mains nues, plutôt que devant des abrutis chargés d'appuyer sur une gâchette. A part assumer prendre une vie, la difficulté était accessible même à un enfant. Et puis le son. Quelle horreur ! On aurait dit un pet de droïde. Tandis qu'elle observait le barman remplir les commandes, elle souriait, satisfaite. Ce côté snobe, acquis suite à la découverte du Côté Obscur, Loraca l'assumait pleinement. D'ailleurs, ceux qui le lui avaient fait remarqué n'étaient plus de ce monde pour lui en parler. Cependant, elle ne voulait pas ce soir remettre en question les talents de son compagnon. Après tout, si elle voulait en savoir d'avantage sur lui et s'en faire un allier, mieux valait ne pas lui rentrer dedans.

Le barman posa devant eux la bouteille de Kvas et le verre fin et allongé de Cooler. D'un doigt effilé, elle poussa la bouteille en direction du soldat. « Et voilà ! Un verre de Kvas pour Monsieur "Je grommelle tellement bien que la galanterie m'étoufferait".  » Elle fit tinter son verre contre la bouteille. Trinquer. Elle porta le mélange à ses lèvres et la fraicheur sucrée de la boisson lui procura instantanément une sensation de plaisir. Il y avait parfois du bon à être simple citoyen de la Galaxie. Pour une soirée, ponctuellement. Elle ne pourrait plus jamais reprendre sa vie d'avant, trop de choses avaient changé. Passant son indexe à la commissure de ses lèvres, elle pencha la tête sur le côté, son lekku droit retombe délicatement le long de sa hanche. « Il a un nom, le Monsieur ? » Il fallait qu'elle en ait le cœur net : était-il véritablement celui qu'elle cherchait ? 

 
© Chieuze

   
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Je me demandais quand même dans quelle partie de la galaxie il était naturel de se trimballer aussi court vêtu. A Coruscant, ça se répandait pas mal, surtout dans les catégories de population déjà nommées. L'érotisme n'avait pas de limites sur cette planète. Les gens d'ici se droguaient, buvaient, s'encanaillaient sans arrêt. Peut être pour oublier le fait qu'ils ont tué leur planète des milliers d'années plus tôt, qu'ils ont jadis été le centre culturel et politique le plus puissant de la galaxie. Cet endroit puait la ruine, la déchéance et la défaite. Rien ni personne ne semblait pouvoir entraver cette glissade de quelque chose de magnifique vers le rebut de la galaxie. Qu'importe, au final. Je ne suis pas ici pour philosopher, mais pour collecter des renseignements, pour oublier la guerre un moment, le sang que j'ai sur les mains et tout ce qu'il me reste à accomplir, à affronter, avant la fin. La beauté m'appelle « chéri » et insiste sur le fait que j'étais le responsable de la collision, et qu'elle me paierait un verre. Sans le savoir, l'inconnue venait de prononcer les mots magiques, et si je ne me laissais pas emballer par son sourire alors que nous cheminions vers le bar. Je n'allais pas refuser un verre gratis en remplacement du précédent... Quant au « chéri », c'était assez familier dans ce genre d'endroit... Dans la bouche des putains ou des voleuses, on en revenait toujours là.


| Gentille ? J'ai comme l'impression que c'est seulement parce que tu le veux bien... |


Je parlais à moitié dans ma barbe, à cause de l'ivresse et de la fatigue. J'attendais à côté d'elle alors qu'elle nous commandait nos verres. Cocktail, contre boisson forte. Je restais sur mes gardes ; si elle cherchait à se souler sans se mettre une mine, il y avait des chances pour que ça ne soit pas pour avoir de bonnes dispositions à mon égard. Je la reluquais pendant que le barman nous servait nos verres. Je n'étais pas du genre prude, ni à prendre de gants. La fille n'avait presque rien mis pour se protéger des regards, elle assumait. Poitrine avenante, chute de reins qui semblait prometteuse, silhouette fine, probablement agile... Une sportive, pas une gratte-papier. Impossible de savoir ce qu'elle faisait vraiment dans la vie avec si peu d'indices ; pute me semblait trop évident vu l'accoutrement, voleuse serait sans doute une bonne alternative, se cacher aux yeux de tous avec ses « frusques »... Je n'en savais rien, encore, mais cela me confortait dans le fait que je devais rester sur mes gardes. La bouteille arriva et je l'accueillis d'un claquement de langue satisfait alors que la fillette m'envoyait une saillie bien sentie, qui me fit sourire. Je trinquais et portais la bouteille à mes lèvres. Une bonne lampée, yeux fermés, et je reposais la bouteille en avalant une gorgée qui me fit l'effet de lave en fusion.


| Si c'est de la galanterie que tu recherches, ma beauté, je pense que tu t'es trompée d'endroit. Ici, la moitié des personnes présentes te coincerait volontiers dans un coin une fois sortie du bar, pour te faire couiner un bon coup. Et l'autre moitié te détrousserait avant, mais te violerais quand même. C'est pas un endroit pour la courtoisie, la galanterie, ou quoi que ce soit du genre. |


Mais ça, elle le savait déjà. Je relève les yeux quand elle me demande mon nom. Se cacher en pleine lumière, disais-je l'instant d'avant... Plus de traces de moi dans les archives impériales, je m'en étais assuré en les évacuant il y a quelques années, et je savais que la Résistance n'avait que peu de listes, et rarement avec les véritables noms de ses soldats.


| Rawne. Je m'appelle Rawne. Et toi, tu es qui ? Tu fais quoi, dans un endroit pareil? |
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DISTRICT 1313 - CANTINA "END OF WORLDS" Sa remarque la fit doucement rire. Effectivement, elle n'était pas gentille. Elle était intéressée. Malgré les effluves d'alcool ingurgitées, il ne se laisserait pas berner. Elle éprouva alors instantanément une sorte de respect pour lui. Non qu'elle n'en tienne particulièrement compte, mais il était plaisant de voir que ce spécimen existait encore par les temps qui courraient. Il était vraiment dommage qu'elle ne puisse d'avantage s'en préoccuper. Après tout, il n'était qu'un outil parmi d'autres à ses yeux et, une fois utilisé, manipulé à sa guise, elle s'en désintéresserait plus rapidement encore. Mais pour l'heure, il y avait quelque chose de plaisant à boire avec un homme pas tout à fait abruti, et assez stupide pour se laisser envelopper de compliments sans broncher. Prenant une nouvelle gorgée, elle laissa alors apparaitre la rangée de ses dents blanches et carnassières. « Tu as raison, je ne suis pas gentille. Certains diraient même que je suis particulièrement vilaine ! Mais je te laisserai te faire ta propre opinion... » Ce n'était qu'un demi mensonge. Après tout, plusieurs Sith s'accordaient pour dire que Darth Loraca était particulièrement cruelle et sadique. Mais cela, il n'avait pas besoin de le savoir. Pour l'heure, ce qui comptait, c'est qu'il lui révèle son identité. Il fallait qu'elle sache s'il était bien celui dont Rainee lui avait parlé.  

Autour d'eux, le monde se pressait au bar. A sa droite, deux hommes louchaient sur ses seins tout en aboyant leur commande au barman. La remarque du soldat arrivait à point nommé. En voilà deux qui justement, n'auraient pas hésité à l'entrainer dans un coin sombre... La galanterie, eux, n'en connaissaient à coup sûr pas même l'existence. Ce qu'elle cherchait ? Mais lui ! Ou peut-être un autre, elle en aurait le cœur net une fois son identité révélée. Mais elle doutait s'être trompée d'endroit. Il n'y avait que deux lieux qui pouvaient attirer un soldat des Vestiges, devenu infiltré de la Résistance : le front ou les bars. La situation politique ne laissait pas de place aux champs de bataille. Même dans leur haine, ni Nouvelle République ni Vestiges de l'Empire ne prendraient le risque de lancer des hostilités. Du reste, la tension était palpable à Coruscant, et tout laissait à croire que dans peu de temps, une émeute éclaterait. Alors elle s'était rabattue sur les bars, en allant en premier au "End Of Worlds". Cela non plus, elle ne pouvait pas le lui dire. Jouant avec son verre, en faisant tournoyer l'alcool, elle haussa les épaules. « Je ne recherche pas particulièrement la galanterie... Mais tu sais, mon égo de femme aurait aimé un peu de douceur. On peut toujours rêver ! » Elle sentit alors une main lui empaumer les fesses. D'un geste brusque, elle se retourna, et l'un de ses lekku gifla l'importun du même coup. Elle darda alors sur lui un regard devenu noir, sa voix plus menaçante qu'une lame de sabre laser. « Refais-ça, et ta mère te retrouveras en morceaux sur son pallier ! » L'homme la dévisagea, horrifier et, dans une excuse bafouillée, quittait le bar sous les railleries et les sifflements honteux.

Se retournant vers le soldat, elle lui offrit alors son plus joli sourire. D'autant qu'il venait enfin de révéler son nom. C'était bien lui. « Tu peux m'appeler par tous les prénoms que tu veux, chéri. Mais le plus souvent, on m'appelle Atenna. » Reprendre son identité d'antan ne lui coûtait presque rien. Bien sûr, ce prénom représentait à lui seul une époque qu'elle vomissait. Une époque durant laquelle elle avait été esclave, puis pauvre. Mais c'était aussi sous ce prénom qu'elle avait rencontré Darral, qu'elle avait tué par deux fois ceux qui l'avaient fait souffrir. « Et tu vois... Je sais me défendre ! » Elle prit une nouvelle gorgée. « J'étais serveuse ici, pendant un temps. Avant que tu ne me rentres dedans, je voulais faire la bise au patron, et reparler un peu d'autrefois. Mais maintenant que je t'ai toi, la perspective d'évoquer le bon vieux temps avec ce rustre me parait soudain bien moins alléchante.... Ah moins » ajouta-t-elle alors, sulfureuse, « Que tu ne veuilles rester tranquille, et que ma présence te perturbes ? »

 
© Chieuze

   
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Je restais convaincu qu'on ne fréquentait pas un endroit de ce genre pour des raisons si différentes que cela. La Twi'lek rit à mes paroles, comme si dire qu'elle n'était pas gentille était une évidence qu'elle ne pourrait jamais contrer. Que je ne me leurrerais pas non plus à croire, à espérer. Son sourire était aussi inquiétant que sa démarche. Les vieux ours comme moi n'avaient pas fort l'habitude qu'on les aborde dans ce genre d'endroit. Sinon par quelque chaufferette qui flaire la solitude et qui a quelques talents pour la combattre. Cela semblait être son cas. D'avoir les talents, je veux dire. Pas pour le reste. J'estimais que ce n'était pas pour ça qu'elle était venue pour moi, et ça me poussait à rester méfiant, à prendre mes précautions. Je ne désirais en aucun cas en savoir plus. Je devais rester sur mes gardes. Ce n'était déjà pas très prudent d'être venu ici, mais le risque zéro n'existait pas. Je ne voulais pas non plus risquer de passer à côté des infos. La jeune Twi'lek me confirme ma pensée. Je lui coule un regard vaguement amusé.


| Il faut au moins ça pour avoir les tripes de venir ici aussi peu vêtue, je pense. Mais qu'est ce qui te dit que je ne suis pas pire ? Que je suis dangereux, pour une fille comme toi. |


C'était probablement vrai, que je l'étais. J'avais mené des missions spéciales du Judicator voici plus de vingt ans. Il n'y avait jamais eu que la guerre. Je la connaissais plus intimement que je ne connaissais ma propre femme. J'avais pris d'assaut des systèmes de défense, envahi des planètes, écrasé des rebéllions. J'avais commandé pendant des batailles spatiales des équipes d'abordage, ou pris le relais sur l'artillerie de bord. J'avais été pris dans la tourmente terrible d'assauts planétaires massifs. J'avais appris à m'infiltrer, à collecter des renseignements. C'était moi qui avait livré au seigneur Vador les preuves contre la sénatrice d'Alderaan, quant au vol des plans de l'Etoile Noire. Moi qui avait sauvé ce qui pouvait l'être des archives impériales, et détruit le reste. J'étais dangereux. Mais moins de gens en avaient réellement conscience, et mieux je me porterais sans aucun doute possible. L'assemblée s'agitait un peu en présence de tant de chair dénudée. Je souris quand la belle se fait pincer les fesses, juste après m'avoir parlé galanterie.


| Ton égo de femme peut aussi se satisfaire de ces délicates attentions à ton endroit, beauté. A ton envers aussi, de toute évidence. Je ne suis pas un homme de lettres, les compliments que je pourrais te faire sonneraient sans doute plus creux qu'une bonne main au cul. Mais vu comment tu réagis, je m'y risquerais pas, je tiens à mes mains. |


Je 'nétais pas un homme galant. Courtois, oui, quand ça me servait. Autrement, j'étais un chien. Un chien de guerre. Je m'étais entouré d'une meute aussi allumée que moi, tous des tueurs et des sociopathes, tous capables de se défoncer pour tuer l'ennemi. Même si l'ennemi était mon allié. Allez comprendre, un jour j'exploserais. Je pars d'un petit rire en buvant, en m'alcoolisant, un rire un peu sec, dénué de véritable joie, quand elle me donne son nom. Elle me sort son baratin sur son boulot, qui sonne aussi faux que son nom. Elle a peut être été serveuse, un jour. Mais plus les minutes filent et plus je sens le danger. Oh, je serais un troupier ordinaire, avec quinze ans de moins, je serais peut être tombé dans le panneau. Mon pantalon serait tout bosselé, j'aurais bu encore plus, j'aurais ri, plaisanté, et j'aurais conduit cette jeunette dans un coin où j'aurais pu la faire couiner. Mais vous savez le meilleur et le pire du sociopathe ? Ce genre de mec est incapable d'attribuer la moindre confiance à qui que ce soit, pour aucune raison que ce soit.


| C'est mon caleçon que ta présence perturbe, il est sens dessus dessous. |


Ca, c'était honnête. Mais elle embrasserait mon blaster avant d'avoir pu embrasser quoique ce soit d'autre. Parlez plus de quelques secondes avec un menteur, et il risque de déceler vos mensonges. Cette fille n'était pas ce qu'elle semblait. Elle aussi, elle se cachait en plein jour.


| Donc comme ça, tu préfères le rustre le cul posé sur cette chaise, que celui qui sert les verres ? Si tu veux mon avis, c'est une erreur stratégique. Lui aura toujours de quoi boire... Et donc tu étais serveuse, ici ? Et maintenant tu fais quoi? |


A part essayer de m'embobiner.
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DISTRICT 1313 - CANTINA "END OF WORLDS" D'une certaine façon, il était touchant. Il la mettait en garde, il était dangereux. Pour une fille comme elle. Intérieurement, Loraka riait aux éclats. Quand bien même il aurait commis des crimes et passé son temps à terroriser par un évident difficile caractère, il n'y aurait rien qu'il eut pu faire qui dépassait le nombre d'horreurs qu'elle-même comptait à son actif. Elle ne doutait pas un seul instant qu'il avait tué, comme. Peut-être même des supérieurs, voir des innocents pour une cause plus grande ou tout simplement pour son propre bien. Et si ce qu'elle savait de lui était vrai, nul doute que pour protéger sa double identité, voir pour le compte de son véritable maître, l'ombre de l'homme au kvas n'était pas de celle que l'on souhaite croiser dans une ruelle déserte de Coruscant. Néanmoins, autant parce qu'elle le prenait au sérieux qu'elle ne souhaitait pas lui laisser un souvenir d'elle de peu ou prou lié à un sentiment de stupidité, Loraka choisit le parti d'ironiser. « Soit. Tu es dangereux, je suis moins fragile que je n'y parais. Cela mérite de trinquer, ne penses-tu pas ? » Levant son verre, elle le fit tinter contre le sien, en lui jetant un clin d’œil. « Aux apparences, qui peuvent parfois être trompeuses... » Elle prit une gorgée de son Cooler. Autour d'eux, le bar ne désemplissait pas. Parfait.

Alors que de plus en plus de monde se pressait autour du bar, la jeune femme réfléchissait rapidement. Il était certain qu'elle voulait vérifier les informations de Rainee, mais elle était tout aussi consciente qu'il n'était pas suffisamment idiot pour se trahir, même alcoolisé. Si ce qu'elle savait s'avérait, elle était face à un homme qui avait fait du secret sa vie. Toute confiante qu'elle était en ses charmes, elle ne lui extorquerait aucun détail d'importance. Or, elle ne pouvait pas attendre éternellement. Il fallait battre le fer pendant qu'il est encore chaud ; la chute de Coruscant avait été une première étape réussie, mais c'était dans le chaos qu'elle avait ses meilleures chances d'abattre d'un même coup Résistance et Vestiges de l'Empire. Démasquer un agent double et le jeter en pâture à sa faction de trahie serait un excellent début. Évidemment, elle n'avait pas manipulé le Sénateur Adrakkam en un tour de main, et ce soldat promettait au moins autant de fil à retordreA bien des égards, Loriss était un imbécile. Lui, avec son franc parler et son peu d'embarras pour les convenances, était d'un tout autre gabarie ! « Je vois... » fit-elle, alors qu'il lui faisait comprendre sans détour qu'il n'avait pas l'intention de flirter. « Et tu es célibataire depuis combien de temps ? » Simple curiosité ? Réponse acerbe pour lui faire comprendre que ses airs d'ogres ne l'aideraient pas dans son parcours amoureux ? Ou tout simplement pour savoir s'il y avait personne sur laquelle elle pouvait faire pression ? Avec Loraka, il fallait toujours se méfier.

Ils avaient tous leur faiblesse. Les hommes et les femmes confondus, mais surtout les hommes. Elle les avaient suffisamment utilisées et sacrifiées sur l'autel de ses propres intérêts pour ne pas savoir à quel point cela pouvait détruire. Une mort instantanée de l'âme, à l'instant même où l'on appui un peu trop fort là où ça fait très mal. Une mort extrême, mais qui avait le mérite d'être si insupportable qu'elle n'entrainait pas de longue agonie. Sauf bien sûr si l'on tirait sur la corde pour faire durer le plaisir... En général, elle se montrait clémente. Pour lui, la faiblesse serait certainement la chose la plus difficile à déceler. Sa remarque la fit sourire ; elle tendit alors la main vers son entre-jambe et, d'un geste ferme, agrippa ce qu'elle dissimulait mal. « Effectivement. Je vois qu'il y a du monde là dedans. » Elle retira sa main, comme s'il s'était agit d'un geste naturel, de tous les jours. Elle reprit une gorgée de son verre, sans le regarder, lui laissant le temps règlementaire à se remettre de ses émotions. « Le rustre en question est un lâche ; j'ai la prétention de penser que je vaux mieux que ça... Quant au barman, il est nouveau. Et puceau aussi, ce qui m'étonnes des habitudes du patron. Mais si ça me permet d'avoir des verres gratuits, je me dévouerai peut-être à faire son éducation... »Elle fit pivoter la chaise sur laquelle elle s'était assise, jambes croisées, la pointe de ses bottes frôlant son genoux. « Je ne savais pas que j'avais affaire à une grand curieux... » Un sourire se dessina sur ses lèvres, cependant que d'un geste langoureux, elle parcourra son lekku gauche d'un doigt. « En ce moment, j'accompagne un chasseur de primes ; il est toujours bon d'avoir une twi'lek sous la main quand on fait du business. Et puis il est joli garçon, c'est un plaisir des yeux. Et toi ? »

Une information en valait une autre.

 
© Chieuze

   
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J'essayais d'en apprendre plus tout en continuant d'entrer toujours plus profondément dans mon rôle de vieux soldat, d'ours aigri et solitaire. Ce n'était pas bien difficile, et j'avais depuis longtemps appris à modeler mon rôle en fonction de mon propre caractère pour le rendre plus réaliste, au delà de tout soupçon. Quoiqu'il en soit, jamais un vétéran comme celui que j'étais n'accepterait de se laisser considérer comme un simple minet par une fille aussi court vêtue. Certains joueraient les gros durs, d'autres se la pèteraient un max pour aller faire couiner dans un coin la dite fille court vêtue. J'optais pour une posture à mi-chemin de ces deux là, histoire d'avoir une approche équilibrée qui me ménagerait probablement le plus de possibilités selon la tournure des événements. La jeune Twi'Lek propose donc de trinquer aux apparences trompeuses. Ce qui me laisse entendre que son absence apparent d'artifices est un mode de camouflage assez semblable au mien ; se cacher en pleine lumière. Il fallait avouer que dans ce domaine, son originalité comme sa prise de risques étaient fort en avance sur moi, je n'aurais pas la mauvaise foi de soutenir le contraire. Je levais donc mon verre et l'entrechoquais contre celui emplit de cocktail de la jeune femme.


| Aux apparences trompeuses. Et aux apparences généreuses aussi, tant qu'à faire. |


dis-je en coulant un regard équivoque sur son corps. La subtilité, c'est pour les nuls. La Twi'lek me demande ensuite depuis quand j'étais célibataire. Je me demandais pourquoi elle me demandait ça, alors qu'il me semblait assez évident que je ne l'attirais pas vraiment ; elle attendait quelque chose de moi. Comme toutes les femmes.


| Depuis trop longtemps sans doute, qu'en penses-tu? |


Sa réponse allait sans doute me donner une indication sur ce qu'elle attendait réellement de moi. Je commençais pourtant à avoir l'intime conviction qu'il ne s'agissait en aucun cas de quelque chose de totalement avouable et innocent. Tout le monde attendait toujours quelque chose de vous. Ce 'était jamais gratuit. C'était sans doute ce cynisme et ce pragmatisme extrêmes qui m'avaient toujours guidés m'avaient fait voir cette réalité... La Twi'lek en tous cas, ne s'en laisse pas compter et m'agrippe carrément le paquet. Je ne me crispe pas. Je n'ai aucune confiance en elle et c'est un endroit très sensible, mais j'ai bien conscience du petit jeu qui se joue entre nous et je reste là, même si forcément, ma chair se durcit à son contact. Elle me flatte, puis remballe ses mains. J'essaie de ne pas me laisser distraire, mais il faut reconnaître que ça devient vraiment de plus en plus difficile. Il faut dire que si Bandat et d'autres filles de ma section lancent parfois des vannes de cul, ça ne reste jamais que des vannes. Je n'ai pas eu beaucoup de femmes dans ma vie depuis le début de ma mission d'infiltration. Et celle-là sait y faire, de toute évidence. Ce qui la rend bien évidemment d'autant plus dangereuse.


| Je vois. Un lâche et un puceau. Pas assez pour retenir une fille comme toi, pas vrai ? Un chasseur de primes doit te procurer une vie beaucoup plus aventureuse. Moi ? Oh, je bosse ici ou là. Comme agent de sécurité, principalement. L'avantage quand on sait par quel bout tenir un blaster, c'est qu'on ne manque jamais de travail. |


Je termine mon verre qui achève de m'enivrer, et le reclaque retourné sur la table.


| Tu aurais dû préciser que c'était encore mieux d'avoir une twi'lek à moitié nue pour faire du business. |
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[HYBRAM] I'll Put A Spell On You.

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