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La soirée... - District Glitannai

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 [Espace] -Each man is a little war - Agheera

STAR WARS - RISE OF THE FORCE
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Age : 26 ans, orpheline depuis 6 ans.
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Occupation : Ancienne mécanicienne pour la résistance, excellente pilote et combattante. Sensible à la force, mécanicienne sur la Watchtower à présent.
Localisation : Coruscant, précedemment D’Qar, originaire de Qi Lozar.
Race : Humaine, sensible à la force. Née dans un vaisseau en direction de Qi Lozar.

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seth & agheera
(codage by anaëlle)
Elle se tenait là, debout, un peu loin. Avec l’impression d’être minuscule soudain, de n’être qu’un chainon parmi tant d’autres et la sensation d’être happée par plus grand qu’elle la prenait à la gorge, au coeur aussi. Elle se tenait là alors, ses mains fermées en des poings pourtant tendres, affaiblis par le tempête qui faisait rage en son sein. Celle d’avoir été autant la cause que la victime de la colère de Seth, celle qui la terrifiait, jamais bien loin et celle d’être perdue entre ses propres doutes. Car elle le croyait, un peu, juste assez pour avoir peur de tout ce que cela engendrerait inévitablement. Elle le vit trembler alors, reculer, tomber. Et son coeur se serra, s’arrêta presque car c’était si soudain et si brutal qu’elle en avait presque ressenti la douleur. Ou l’avait-elle vraiment sentie ?

« Je ne veux pas te rendre dépendante d'un homme qui n'existe pas. »

Agheera fronça des sourcils, s’approcha d’un pas les mâchoires tendues et le coeur lourd. Car le voir bas tout à coup, lui qui avait été si imposant, lui faisait plus de mal qu’elle ne le laissait paraître. Mais elle fût stoppé par le cri étouffé qui mourrait dans la gorge de Seth, si bas, si proie à un mal qu’elle ne comprenait pas totalement. En était-elle la raison, de ce soudain changement de situation ? Était-il si mal à cause d’elle ? Elle se pinça les sourcils, ne sachant pas quoi dire, pas quoi faire. Figée là devant lui, à quelques mètres à peine. Mètres qu’elle n’osait pas franchir, de peur qu’il la rejette. Car si elle en était vraiment la raison, pourquoi voudrait-il d’elle alors. Et elle tremblait, un peu, car là au milieu de l’orage le vent lui soufflait la colère, la tristesse, le doute, la folie et le désespoir. Des bourrasques à travers lesquelles elle avait du mal à respirer. Trop vite, trop peu. Elle avait peur. Pour lui, pour elle, du vent, de ce qu’il y avait dedans. Elle en partageait un peu pourtant, mais pas assez. Elles n’étaient pas totalement siennes ces émotions, mais elles la frappaient si fort qu’elle en doutait à présent, qu’elles se mêlaient aux siennes pourtant noyées par l’inquiétude.

« Là est ma colère....Tu peux te confier à moi, je t'écouterai, je te consolerai si j'y parviens et tu as raison pour la place que tu as au moins dans mes bras. Mais moi....pourquoi ne m'écoutes-tu pas ? »

Ses yeux étaient humides, voilés même tant elle ravalait ses larmes. Ne comprenait-il pas la peur qui la prenait à la gorge, qui la réveillait la nuit parfois aussi. Ne voyait-il pas le mur au pied du quel elle se trouvait, incapable de le franchir, incapable de le rejoindre de l’autre côté ? Elle essayait pourtant, s’y arrachant la peau, s’y saignant les doigts. Mais elle retombait toujours, qu’importe les mètres parcours, elle trouvait toujours le moyen de déraper, de céder. Et de sombrer plus bas.

« J’ai peur de comprendre, de ce que cela engendrerait. Je… Je ne sais pas. » lui dit-elle faiblement du bord des lèvres.

Car comprendre, c’était accepter qu’on lui ait menti toute sa vie. C’était accepter une réalité qui n’était pas la sienne, une qui avait autant nourrit ses rêves que ses cauchemars. C’était aussi s’avouer sa propre nature, celle qu’elle avait renié. Qu’elle remarquait à peine sur Qi Lozar mais qui s’était réveillé et ne cessait de s’amplifier de jour en jour, laissant s’y abreuver sa peur alors et son angoisse.

« Je t'attaque pour ne pas mourir. Ne me tues pas, s'il te plait… »

À sa plainte, Agheera se défigea enfin, s’approchant de lui à pas hésitants, discrets. Elle s’agenouilla, le surplombant, prenant son visage sombre entre ses mains encore gelées. Comment pourrait-elle le tuer ? Ce serait mourir aussi, avec ou pour lui qu’importe. Pourtant elle devrait l’abandonner, bientôt, et c’était une mort en soit. Petite peut-être, mais elle n’en voulait pas. Et si elle le pouvait, elle volerait ce vaisseau et s’enfuirait avec lui. Si elle le pouvait, elle l’écouterait vraiment, si elle le pouvait, elle ne l’abandonnerait pas lui mais tout le reste.

« Ou alors fais le, mais fais le maintenant, j'en ai assez et je t'aime »

Et ses mots comme un électrochoc, comme un éclair en pleine tempête qui illumine un ciel oublié des étoiles. Et ses lèvres dans une pulsion qui capture les siennes, sans un mot d’abord. Parce qu’il ne la rejetait pas, ni elle d’ailleurs. Parce qu’elle en avait le droit, qu’elles l’appelaient aussi un peu. En fermant les yeux, quelques larmes qui y perlaient roulèrent sur ses joues, venant s’écraser sur la peau de Seth plus bas. Agheera s’écarta, juste assez pour respirer, ses lèvres encore trop près des siennes.

« Jamais. » souffla-t-elle.

Elle lui arracha un autre baiser, plus court, plus furtif, avant de poser son front contre le sien. De ses mains dans sa nuque elle réduisait le peu d’espace qui les séparait, elle plus grande que lui alors.

« Tu es l’homme que j’ai choisi, déjà trop important, déjà trop essentiel. » disait-elle les yeux fermés tout contre lui. « C’est trop tard pour que je puisse te tourner le dos, et si tu le faisais je ne m’en remettrais pas alors. »

Elle voulait qu’il sache. Qu’il sache qu’il était trop tard pour elle, pour eux. Et cela avait beau avoir été pressé et presque immédiat, elle n’y pouvait rien. Ne contrôlait rien. Le choix avait été fait au delà de sa volonté, au delà des cieux surement aussi car il avait le goût du destin et des astres. Ses mains obligèrent Seth à poser sa tête contre sa poitrine, près de son coeur, tandis qu’elle faisait courir dans ses cheveux emmêlés ses doigts tremblants.

« Écoute comme je t’aime. »

Un murmure presque, pour qu’il entende son coeur s’affoler. Qu’il entende ses cris de rage, lui qui voulait sortir, là, dehors. Lui qui battait si fort.

« Tu vois ? » continua-t-elle tout aussi bas. « Je suis imparfaite, oui, je fais des erreurs, je préfère fuir parfois plutôt qu’affronter ce qui m’effraie, je suis tout ce que tu veux ou ne veux pas. » Agheera posa ses lèvres sur le haut de la tête du brun, un autre baiser, plus doux, presque invisible. « Mais je t’aime, je sais au moins ça. »

Et c’était fou. Fou que de dire ça, que de le penser, pire encore que de le ressentir. Mais il était là et c’était tout ce à quoi elle pensait à présent. Agheera ignorait bien des choses, mais elle connaissait l’amour d’une famille, avait connu celui que l’on trahi aussi, et aucun ne surpassait la sensation de n’avoir été faites que pour le tenir dans ses bras, là, maintenant. L’impression de ne respirer que pour lui, le sentiment que son coeur ne lui répondait pas à elle, mais à lui.



« soon enough my time will come
and all who stood in my way will fall. »


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     When the blood creeps, and the nerves prick
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And all the wheels of Being slow.




Il ne comprenait pas la peur, non, il n'avait pas le droit. Un monde étranger, avec les chagrins et la souffrance, un monde où l'homme ne pouvait être qu'à genoux malgré ses tours et ses manigances, joker usé d'un jeu de cartes que l'on ignorait. Avoir peur c'était tomber, tomber pour de vrai et ne plus rien faire. C'était laisser la maladie le dévorer jusqu'à la mort et cela était cocasse un peu, car en tant que Jedi il pouvait craindre tout autant. La peur jusqu'au côté obscur, une autre forme de trépas. Alors Seth ne pouvait avoir peur, se l'interdisait. Craindre oui, car il restait humain, seulement il devait en combattre alors chaque souffle pour comprendre où le menaient ses pas. Comprendre également qu'il fallait marcher toujours, avancer, et que parfois courir, c'était chuter.
Il n'avait pas le temps pour la peur, pas lorsque chaque seconde se trouvait déjà trop précieuse et qu'il en gaspillait pourtant, en bataille contre son handicap le rendant par trop inapte, par trop différent.
Et puis la peur des autres aussi, il avait souffert même si les yeux sombres, les yeux calmes à présent, n'en disaient rien. Il souffrait toujours un peu d'ailleurs, conscient de n'avoir les mêmes chances que les autres encore une fois. Cela était ainsi...
Et peut-être qu'Agheera lisait alors au moins un petit peu en lui, Jedi errant, voyageur sans repos, il ne savait pas. Il la regardait juste, il l'écoutait un peu. Avait-il eu l'amour d'une famille ? Non, peut-être était-ce là la barrière qui les séparait. Enfant honteux dont on ne savait que faire et surtout que l'on avait peu envie d'aimer, Seth dû grandir dans le froid et la solitude, se construire seul entre le silence et le bruit de ses pensées. Il n'avait pas eu à se questionner sur de possibles mensonges quant à sa nature, ou à des trahisons quelconques cachant de plus noirs secrets, cela aurait voulu dire appartenir à sa famille propre. Arbre sans racines, enfant sans héritage, il ne comprenait pas ce que cela était de voir une vie entière construite sur un mensonge lorsque lui n'avait eu que le néant.

Les larmes d'Agheera étaient un baptême, lui qui apprenait à s'enchaîner alors. Et il sentait la douceur de ses mains, autant de caresse qu'il ne savait mériter, il sentait son souffle proche, toujours plus proche aussi. Le goût de ses baisers. Alors il l'embrassait aussi bien sûr, sincère, triste peut-être mais et alors ? Être ensemble simplement, et le serpent de sa colère disparut, s'enfonçant dans les dunes....
Oui, écouter son cœur, celui qu'il avait ramassé depuis un nid de poussière peut-être, là bas sur Naboo. En compter les battements un peu, l'entendre murmurer son nom dans une langue étrange, de chair et de sang. Cela était douloureux, pour elle, pour lui, et ils avaient la gorge sèche de trop de cris. Un amour couturé de plaies ouvertes, et que pouvait-il faire à part enfouir son visage plus encore contre le sein d'Agheera ? Là où s'étoufferaient ses sanglots, là où il pleura d'abord doucement, puis avec le cri violent d'une bête sauvage, les mains entourant la taille de la jeune femme. Il pleurait pour lui, il pleurait pour elle, pour eux, pour tout ce qu'ils venaient de traverser, Bryndar, le vaisseau, et toutes les années de solitudes aussi, la solitude que bientôt ils retrouveraient. Il pleura de ne savoir comment être heureux, de n'avoir aucune joie à lui apporter, il pleura de ses lèvres, de ses mains qui ne le lâchaient pas, de sa douceur et de sa force....

 « Il n'y a rien pour nous, alors fuir....aucun intérêt. Nous sommes condamnés, je ne sais pas par qui, je ne sais pas par quoi, mais je le sens déjà. Autant faire face alors, nous n'avons rien de plus à y gagner »

Il la serrai fort, trop peut-être, mais la violence ne le quittait jamais, dans les mots, dans les gestes...
Dans l'amour.
L'amour qu'ils referaient encore, avant de mourir d'aimer.

 « Agheera.. »

Et dans son nom, Seth lui demandait de lui pardonner. Il tremblait d'elle, d'un jour à venir, des nuits oubliées. Il tremblait des mensonges aussi, les joues salies de larmes encore, et que cela état étrange alors, de pleurer dans les bras de quelqu'un d'assez fort, d'assez tendre pour vous consoler...

 « Mon amour... »

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‟you dreamed to be a warrior, once„
Put the Bounty Hunter aside, become who you were born to be. It is time....
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seth & agheera
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Elle le tenait, fort, dans ses bras. À nouveau au sol comme si là avait toujours été leur place au final, encore et encore attirés par les abîmes lorsqu’ils effleuraient les cieux du bout des doigts. Comme un rappel de leur condition maudite et dramatique de deux amants voués à se tourner le dos tôt ou tard. Tôt, ici. Alors elle le serrait avec toute la force qu’elle possédait. Ce n’était pas grand chose, mais c’était tout ce qu’elle avait tandis qu’il enfouissait son visage contre elle, contre la peau qu’il avait déjà marqué de ses lèvres deux nuits plus tôt. Et les larmes de Seth vinrent tâcher son haut, se frayer un chemin jusque dans son décolleté, y glisser, s’écraser sur sa peau hâlée qui paraissait pourtant si blanche comparée à celle qui l’avait recouverte un mois plus tôt, celle que le soleil rongeait avant et qui ne la touchait qu’à peine à présent.  Elle le serrait, donc, faisant courir ses doigts sur sa nuque en des caresses rassurantes tandis qu’elle réfrénait sa propre tristesse, celle qui voulait faire écho à celle de Seth mais qu’elle interdisait. Agheera voulait se montrer forte, aussi, car il avait besoin d’elle. Elle avait besoin de lui.

« Il n'y a rien pour nous, alors fuir....aucun intérêt. Nous sommes condamnés, je ne sais pas par qui, je ne sais pas par quoi, mais je le sens déjà. Autant faire face alors, nous n'avons rien de plus à y gagner »


Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était baisser sa tête, embrasser le sommet de la sienne. Caresser ses cheveux aussi, jusqu’à ce que ses sanglots ne s’arrêtent, ne disparaissent. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était à nouveau ignorer la peur et laisser la tornade les surplomber, les entourer aussi. Laisser le vent lui alourdir les poumons, lui électriser la peau, arrêter de lutter, baisser sa garde. N’être qu’elle au milieu d’un tout puissant, n’être qu’elle entre ses bras à lui. Être eux un peu. Puis il y eut son nom au milieu de soupirs, de ses respirations fatiguées auxquelles elle s’était calée sans le vouloir. Agheera posa son menton sur sa tête, continuant à se jouer de ses boucles, de sa peau parfois dans de légères caresses instinctives.

« Je sais… » fût tout ce qu’elle trouva à dire d’abord.

Elle comprenait sa plainte, son désespoir. Elle le sentait, savait qu’il s’agissait du sien sans en saisir l’origine. Était-ce juste de l’empathie ou était-ce plus profond. Elle savait qu’il souffrait parce qu’elle en souffrait aussi. Et chaque émotion trouvait un écho, un reflet, en elle comme en lui.

«  Mon amour… »

Elle savait peu de choses, en comprenait la moitié, mais tout était là. Que ce soit son esprit ou son âme, quelque chose avait changé, avait accepté quoi que tout ceci était. Et elle avait peur, évidemment, mais elle avait cessé de lutter. Tant pis si elle manquait d’air car il y avait Seth plus bas pour le lui donner. Elle le serra un peu plus, si cela était possible alors, et stoppa ses caresses innocentes.

« Je suis là. » souffla-t-elle à son oreille.

Qu’elle aurait aimé ajouter qu’elle ne partirait pas, mais elle savait que c’était faux. Que d’ici quelques heures ils prendront des chemins différents, qu’elle sentait pouvoir se recroiser mais sans savoir quand, comment. Et si c’était trop tard alors ? Si le temps n’était pas en leur faveur ? Agheera soupira, dans ses tremblements il y avait ceux de Seth aussi.

« Je ne veux pas partir. » avoua-t-elle dans un souffle.

Elle disait ça comme si elle implorait plus grand de la laisser se perdre encore un peu dans l’espace, près de Seth. Puis elle souleva son visage pour y planter son regard, essuyant du pouce les joues du brun sans un mot. Étudiant ses traits, les mémorisant aussi inconsciemment. Il était beau. Et peut-être le voyait-elle à travers des yeux amoureux alors. Mais il était lumineux, l’attirait à elle comme un satellite et si sa vie devait se résumer à ça -être sa lune lorsque lui était une planète- alors elle s’en contenterait. D’être un astre maudit à ne jamais rencontrer l’autre. Elle emprisonna ses lèvres dans un long baiser, triste et passionné, avant de le tirer à elle en se levant, l’obligeant à l’imiter aussi. Une fois debout, elle l’observa encore un peu, ses mains contre son buste agrippant le tissu qui s’y trouvait. Silencieuse. Puis doucement, elle leva une de ses mains qu’elle posa sur la joue de Seth. Un peu de tristesse dans son regard avant d’à peine souffler un « je t’aime » dont ses lèvres mimèrent les syllabes plus que ne les prononcèrent.



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Je t'aime, disait-elle du bout de son silence, je t'aime, avec la main contre sa joue, avec son corps brûlant, les vêtements qu'il arracherait peut-être, parce que oui, on pouvait aussi le dire avec eux, les vêtements. En les faisant tomber à terre, en les enlevant, en les remettant parfois, en se regardant ou ne se regardant pas....
Et le lit était là, pouvait-il seulement y avoir de l'amour entre les draps ? Non, aucun d'eux ne désirait partir, mais tel était l 'amour qu'on leur donnait à éprouver. Parce qu'ils étaient loin des cœurs innocents, loin de la pureté des sentiments, que des choses sombres se cachaient en eux, s'y trouveraient toujours. Il l'embrassa, parce qu'il n'y avait rien à dire de plus, qu'une issu fatale viendrait alors.
Car il n'y avait bien que les héros pour jouir d'un amour heureux, et les ombre murmuraient alors. Murmuraient de tout arrêter, de simplement s'étendre, là, dans le lit offert, Agheera dans les bras. Qu'il n'y avait juste qu'à l'embrasser encore, l'embrasser toujours, laisser ses mains jouer de son corps à elle, tracer bien des chemins contre la peau pâle, du secret de ses cuisses jusqu'à la tendre rondeur de ses épaules. Et la gorge serait là, près, si près, une main pourrait suffire alors, l'enserrer, l'enserrer fort jusqu'à ce que claque l'os thyroïdien...
Regarder les grands yeux s'assombrir un peu plus pour un ultime secret, la tenir contre soi toujours. Et puis mourir aussi, pour simplement être là, ensembles, à ne plus fuir, à ne plus douter. A ne plus craindre un monde trop cruel, trop apte à juger.

 « Ce que nous voulons.... Personne n'y a jamais donné la moindre importance. Rien ne changera, et nous n'avons rien d'assez exceptionnel pour mériter de vivre un peu plus heureux que les autres. Il va falloir continuer..... »

Les ombres qui murmurent, il ne les écoutait pas pourtant, il ne les écoutait jamais. L'homme secoua la tête, et c'étai comme chasser un peu de la trop grande obscurité alors, le hurlement du lion dans la plaine, las et royal parmi les hyènes.
Las aussi était leur amour, dénué d'espoir, dénué de naïveté. Qu'importe, c'était s'aimer quand même, et la femme dans ses bras, bien sûr qu'il la retrouverait un jour. Proche des ombres, proche des ténèbres, car eux, les enfants de la Force, s'y trouvaient toujours.

 « Tu penseras à moi quand nous ne serons plus ensembles.... C'est comme cela que tu tiendras. Pense à moi plutôt qu'aux ombres, oui, et si je suis en retard, si je ne viens pas.... n'oublie pas que cela est normal car tu m'as vu, je suis handicapé, je suis lent. »

Et ses lèvres semblaient comme se mouvoir seules, loin de sa volonté, comme si une prescience soudaine, aigue, l'habitait alors. Il crut sentir le fer des batailles avant de comprendre : non, juste le sang. Oui il y aurait du sang bientôt, lui ou elle, les deux peut-être. Le sang...

 « N'oublie pas, d'accord ? Ce n'est pas que je ne viens pas, c'est que je suis en train de courir à toi... Alors cela te demandera souvent de tenir bien plus fort, bien plus souvent que les autres. Que...que.... que si c'était bien un vrai Jedi qui te tenait dans ses bras, et ce sera injuste pour toi, pour tes souffrances futures mais...non, n'abandonne pas. Parce que je serai en train de courir à toi »

Il ne tremblait pas, imposant à son corps massif un contrôle implacable, épuisant, pour que chacune de ses infirmités puisse rester cachée. Et la douleur était là, du fond de sa moelle, du fond de son âme, l'homme n'espérait pas la voir disparaître car elle faisait partie de lui depuis le premier souffle de sa vie, non, Elle était là, juste là, tout autant que lui se montrait las.
On ne l'aidait pas, on ne l'aiderait jamais, dans les yeux des autres, simplement le doute. Doute qu'il puisse un jour prétendre à un rang, à un titre, lui qui avait fini son entraînement, doute que Seth soit capable d'accomplir la moindre chose aussi.
Doute sur la bonté de son cœur, car lorsqu'il battait seul, il battait silencieusement, refusant de déranger, refusant de s'attacher car qu'était-il si ce n'est un pauvre raté ?
Et les ombres murmuraient, il pensait les comprendre parfois, il les écoutait alors mais jaais, non jamais il ne leur répondait.

 « Et qui est-il l'homme que tu aimes ? Dis le moi, car je ne veux pas être un mensonge pour toi...Dis le, car un simple nom ne suffira pas. Qui suis-je? »

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seth & agheera
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Chaque seconde qui passait les rapprochait du moment fatidique, celui qu’elle avait espéré au début venir tôt, toujours plus tôt, puis celui qu’elle avait finit par redouter. Par vouloir repousser même si cela voulait dire être plus encore réprimandée à son retour sur D’qar. Et que penserait Ray alors, l’imaginait-il de retour sur Qi Lozar là où il l’avait trouvé un jour ? L’imaginait-il traitresse et voleuse ? Peut-être, certainement même. Comme tous les autres qui s’étonneraient de son retour après tant de temps passé sans donner de nouvelles.

Mais là n’était pas le moment de penser aux autres.

Tout ce qui importait, maintenant, c’était de sentir les mains de Seth dans son dos, sur sa taille. De croiser son souffle au sien dans un dernier espoir d’arrêter le temps, l’espace, juste pour eux, pour quelques heures de plus. De l’embrasser aussi, les lèvres tremblantes et le coeur brûlant, prêt à la réduire en cendres s’il le fallait tant elle le voulait lui, le posséder, ne pas avoir à le quitter alors qu’à peine avait-elle pût lui dire combien elle l’aimait. Maudits, surement l’étaient-ils oui, mais à eux deux peut-être réussiront-ils à se défaire l’un et l’autre de leurs démons et cauchemars.

« Ce que nous voulons.... Personne n'y a jamais donné la moindre importance. Rien ne changera, et nous n'avons rien d'assez exceptionnel pour mériter de vivre un peu plus heureux que les autres. Il va falloir continuer..... »

Et quand il parlait, il y avait encore un peu de ses lèvres sur celles d’Agheera, un goût qui ne partait pas, une chaleur encore trop fraîche. Las, elle posa doucement sa tête contre son buste dans une étreinte bien plus fébrile et délicate qu’auparavant. Une étreinte naïve, innocente et triste tandis qu’un soupire s’échappait d’entre ses lèvres sans qu’elle ne fasse l’effort de le réfréner. Qu’il l’entende souffler sa peine contre la chaleur de son corps.

« Tu penseras à moi quand nous ne serons plus ensembles…. »

Elle hocha la tête de bas en haut, acquiesçant silencieusement, promesse qu’ils s’étaient répétés, qu’ils avaient gravé dans leur chaire respective. Ils pouvaient se quitter, mais ne pas s’oublier, toujours revenir. Un jour, proche ou lointain, mais un jour quand même. Il était devenu un semblant d’abris, loin de ses craintes et ses cauchemars. Parfois il y avait la tempête et seulement dans ses bras ne l’entendait-elle plus, assourdie certainement mais sereine.

« C'est comme cela que tu tiendras. Pense à moi plutôt qu'aux ombres, oui, et si je suis en retard, si je ne viens pas.... n'oublie pas que cela est normal car tu m'as vu, je suis handicapé, je suis lent.  N'oublie pas, d'accord ? Ce n'est pas que je ne viens pas, c'est que je suis en train de courir à toi... Alors cela te demandera souvent de tenir bien plus fort, bien plus souvent que les autres. Que...que.... que si c'était bien un vrai Jedi qui te tenait dans ses bras, et ce sera injuste pour toi, pour tes souffrances futures mais...non, n'abandonne pas. Parce que je serai en train de courir à toi »

Agheera fronça les sourcils, le visage loin de celui de Seth car dans sa voix il y avait la même tristesse et la même peine qui lui était propre et qu’elle voulait panser. Elle releva le visage vers lui, s’écartant juste assez pour étudier ses traits à nouveau, sa main retrouvant sa joue tiède.

« Je sais. » commença-t-elle simplement, « Je le saurais toujours, et j’attendrais, je t’attendrais. »

Elle voulait lui dire qu’elle l’avait vu courir, qu’elle l’avait vu lui sauver la vie, tirer ce traineau dans la neige et le froid, tirer au blaster dans les rues de Naboo, lui tenir la main et l’entraîner loin des dangers. Mais il trouverait toujours le moyen d’oublier ses exploits, de se concentrer sur ses échecs aussi rares et compréhensibles soient-ils. Alors au lieu de le lui dire, elle se contenta de capturer ses lèvres à nouveau, sûre d’elle car il était sien et elle en avait le droit, l’exclusivité. Le devoir peut-être également, d’être sa lune lorsqu’il préférait être le bleu obscur de la nuit, et à eux deux ils seraient un ciel lumineux alors.

« Et qui est-il l'homme que tu aimes ? Dis le moi, car je ne veux pas être un mensonge pour toi...Dis le, car un simple nom ne suffira pas. Qui suis-je? »

Il s’était écarté, juste assez pour la surprendre, la prendre de court. D’abord, elle avait froncé les sourcils car là était ce qu’elle faisait toujours sans pouvoir s’en empêcher. Un tic qui trahissait toujours ses émotions : incompréhension, colère, peur parfois aussi. Surprise. Agheera se pinça les lèvres. Car elle était impulsive et savait que les mots avaient toujours été ses ennemis elle qui s’exprimait bien plus par les gestes.

« Tu ne veux pas de nom, pourtant c’est bien le tien. » dit-elle en relevant les yeux vers ceux de Seth, ses yeux sombres mais plein de secrets qu’il pourrait certainement entendre et lire. « L’homme que j’aime c’est toi. »

Sur le tissu de ses vêtements, les mains d’Agheera s’agitaient, inquiète de trébucher là où elle ne le devrait pas. Mais c’était bien la première fois qu’elle aimait vraiment, qu’elle aimait trop. L’avouer avait déjà été immensément dur, l’expliquer le serait plus encore.

« Tu es… » elle hésitait, le regard posé sur ses mains contre le buste de Seth. Puis elle inspira, les mâchoires serrées. « Courageux, mais aveugle. » Courageux parce qu’il n’hésitait pas à se mettre en danger pour elle, courageux parce qu’importe le nombre de fois où il se retrouvait à terre, il se relevait toujours. Mais aveugle parce qu’il ne le voyait pas, n’y croyait pas. « Bon, et sombre aussi. » Parce qu’il était juste et bienveillant, mais cachait une part bien plus sombre et parfois terrifiante. Il avait tué, beaucoup, mais il avait sauvé des vies aussi. « Tu es… » elle hésita à nouveau, allant chercher quelques réponses du bout des lèvres dans le creux de son cou. «  Bien plus fort que tu ne le penses. » Car il avançait, toujours, jusqu’à devoir s’effondrer. « Et même si tu n’es pas comme les autres, qui l’est réellement ? » demanda-t-elle dans un souffle près de son oreille.

« J’aime l’homme en face de moi, à terre il y a peu mais déjà debout et grand. »
conclut-elle finalement.

Entre chaque mots, elle avait défait un bouton de sa chemise, s’occuper les mains pour s’occuper l’esprit, comme toujours. Se donner la force de dire ce qu’elle n’osait qu’à peine penser. Son regard était loin de celui de Seth, posé contre sa peau nue où ses doigts en traçaient les formes.

« Je te connais, sans explication ni raison. » avoua-t-elle. « Je le sens. » et ce qu’elle disait aurait certainement plus de sens pour lui que pour elle, lui qui connaissait la Force quand elle n’en entendait que le vrombissement. « Je le sais. »

Un dernier regard vers lui avant qu’elle ne ferme les yeux et ne l’embrasse avec une toute autre Force, autant étrangère que familière.



« soon enough my time will come
and all who stood in my way will fall. »


.
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Aveugle, tel était son jugement, alors Seth ferma les yeux un peu. Aveugle, lorsqu'il sentait palpiter au creux de son corps comme autant de blessures toutes ces choses que les autres refusaient de voir pourtant. Il avait la gorge sèche, il avait la poitrine qui le brûlait aussi, dans un battement de trop peut -être, et qu'importe les mains d'Agheera, qu'importe ses baisers. Aveugle... Bien, qu'on lui arrache les yeux alors, n'y avait-il personne pour lui rendre ce service ?
Et la Force était un tourbillon, une noyade qu'il confinait en son propre corps, se fermant à celle d'Agheera, ne lui redonnant que le vide plutôt que les étoiles. Aveugle.
La jeune femme cherchait à le mener à elle pourtant, de ses doigts et de ses lèvres, souffle contre souffle, peau contre peau, mais il était à ses côtés déjà, alors que faire de plus ?  Être à terre, être debout aussi, piétiner une ombre, les yeux tournés vers le soleil, les yeux brûlés, l'âme aussi peut être, il ne savait pas.
Il était cette statue désormais, homme de silence, homme de granit, fermé aux choses d'un monde pour se tourner vers un autre. Ses pensées allaient trop vites, ses pensées allaient trop loin, et le vide était là alors, celui qu'il s'imposait pour ne pas emporter Agheera à sa place. Le vide. Brusquement, Seth compris une chose : Il n'avait pas peur.
Et la jeune femme ne l'aimerait que s'il restait cet homme un peu fou, pas vrai ? Alors il suffisait juste de porter un masque à nouveau.
A sa main droite, ses doigts s'agitaient un peu. Il n'y avait pas de sabre à saisir pourtant, et le blaster qu'il portait à la ceinture, Seth l'attrapa pour le jeter plus loin, d'un air bougon, colérique. Il ne voulait plus de ça, plus vraiment, parce qu'il n'avait jamais été cet homme, non. Et la jeune femme termina de lui enlever sa chemise alors, peut-être prendrait-elle le temps de regarder chacune des cicatrices de sa peau, celles des coups, celles des entraînements, il ne savait pas.

 « Très bien, je serai ainsi... »

N'y avait-il que cela, à souffler contre ses lèvres ? Il l'embrassait pourtant, il l'embrasserait toujours, les mains là, au creux de ses hanches, aux creux de ses reins, à descendre plus, toujours plus, jusqu'au point de non retour avant que la folie ne les prenne tous deux.

 «Je porterai ce masque pour toi... »

Pour elle et tous les autres aussi, tous les autres peut-être, et pourquoi était-ce si facile de ne pas croire en quelqu'un ? Il pensa à un ami perdu, vaguement, quelqu'un qui ne pouvait revenir, il pensa aux rêves qui s'échappaient aussi, et ses doigts se pressaient contre la peau fraîche de la jeune femme, brutaux, maladroits, lorsqu'il ne voulait faire mal pourtant. Jamais, pas à elle. Mais l'homme était perdu hélas... Il était là, oui là, lorsque pourtant rien ne le ramenait. Dans sa tête, une musique comme portée par des vents anciens, et la femme qu'il aimait, pouvait-elle l'entendre elle aussi ? Il pensa à un feu dans les ténèbres, à un incendie, une planète dévastée aussi. Il pensa aux morts, ceux que l'on ne pleurait jamais assez, à ces personnes qu'un jour, sans raisons finalement, il avait tué. Et les ténèbres, oh les ténèbres....

Mais il fallait tuer pour vivre pourtant, vivre et faire survivre aussi, se sacrifier. Se sacrifier sans jamais se noyer, tirer la tête hors de l'eau, comprendre, ne pas oublier. Et là, nue sous ses doigts, la femme qu'il aimait. La femme qu'il aurait pu choisir de tuer, elle que rien ne raccrochait à la vie, pas de but profond, pas de mission sacrée. Elle était là, vivante, et ses soupirs portaient la lumière même.
Elle ne craignait rien de lui, de son corps grand, trop grand presque, et elle l'accueillait à elle, en elle, presque triste peut-être. Elle qui voulait être aimée...Alors il le faisait, oui, dans chacun de ses baisers, lui, l'homme qui brûle, l'homme qu'une trop grande douleur consumait mais qui avançait quand même. A lui, Agheera ne se brûlait pas....

 « J'aime la femme qui craint de ne savoir parler qu'avec son corps, j'aime ses douleurs et ses faiblesses, la douceur qu'on lui refuse, qu'elle cache en elle pourtant.... j'aime peut-être un peu moins son côté têtu, qui sait ? Mais je l'aime, elle, et elle est là, dans le creux de mes bras... »

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Elle le sentit glisser sa main vers son Blaster, le jeter à l’autre bout de la pièce dans un bruit métallique, et elle aurait pût sursauter alors si elle n’avait pas su que jamais il ne lui ferait de mal. Pourtant, elle était surprise. De par ce geste et la vague de colère qui le suivit, étrangère mais bien là, qu’elle tenta de calmer en retrouvant les lèvres de Seth tandis que ses mains faisaient tomber sa chemise sans un bruit si ce n’était celui de son souffle contre le sien. Et lorsqu’ils se quittaient ce n’était que de quelques atomes, juste assez pour glisser des mots entre leurs baisers, des mots qu’elle écoutait sans en cerner le sens profond parce que contre sa peau il y avait ses mains à présent.

« Très bien, je serai ainsi... »

Tomber sur lui, sous lui, se mourir entre les draps, se noyer contre le matelas. Sous ses lèvres, entre ses mains et brûler oui, brûler toujours. Car qui sait quand ils se reverraient, s’ils se reverraient. Avant qu’il ne soit trop tard. Parce que la vie était ainsi : injuste et dure. Et le destin l’était plus encore pour les réunir si peu de temps avant de les séparer, attiser un feu voué à s’éteindre la nuit venue. Souffler encore et toujours, trop, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des cendres là où avant il y avait des corps, des âmes.

Planter ses griffes animales contre sa peau, soupirer des frissons et des mots. Son prénom. Sauvage enfant à qui on refuse la lumière, à qui on ne donne que les ténèbres pour qu’elle y brille, seule. Elle buvait à ses lèvres comme après des jours de tempêtes, coincées entre les dunes de sables à attendre que le vent se calme et disparaisse. À attendre que la vie soit enfin clémente, elle qui n’avait été qu’épreuves et drames. Agheera était las de se battre, pour un oui ou pour un non, pour sa vie ou celle des autres. Alors il y avait les bras de Seth entre lesquels s’abandonner, oublier l’espoir d’une vie autre, d’un soleil indulgent, celui qui la ronge autant qu’il la soutient.

Se mouvoir au rythme de leurs souffles, sous le battement assourdissant de leurs coeurs. Quel est le sien, alors ? Où commence-t-elle ? Elle ne sait plus, car elle n’est plus qu’elle à présent, qu’il y a de lui aussi, de lui surtout. Soupirer une dernière fois et le tenir près d’elle encore un peu dans l’espoir qu’il ne parte pas, qu’elle ne lui tourne pas le dos bientôt. Si seulement il n’y avait pas d’escale à faire, l’ultime, celle qui signait leur séparation, alors peut-être l’aurait-il suivit jusque sur D’qar ? Peut-être y aurait-elle prit ses affaires et serai partie avec lui, plus tard ?

Mais elle ne le saura jamais, car on avait choisi pour eux et qu’ils étaient fait pour souffrir.

« J'aime la femme qui craint de ne savoir parler qu'avec son corps. »

La tête contre son buste, Agheera leva les yeux vers ceux de Seth mais conserva le silence qu’elle s’était elle-même imposée, préférant tracer du bout des doigts les courbes de ses cicatrices d’un air pensif. Il avait mentionné un masque.

« J'aime ses douleurs et ses faiblesses, la douceur qu'on lui refuse, qu'elle cache en elle pourtant…. »

Mais elle les baissa immédiatement, prise au dépourvu. Parce qu’elle était un livre ouvert pour lui et que sous ses yeux elle avait l’impression d’être plus nue encore qu’elle ne l’était déjà. Parce que si lui était un livre, alors elle en déchiffrait les mots sans en faire des phrases, sans savoir comment. Et bientôt, bientôt elle le saurait mais pour le moment elle s’entêtait à vouloir déchiffrer plutôt que lire.

« J'aime peut-être un peu moins son côté têtu, qui sait ? »

Un sourire espiègle sur ses lèvres, un vent de culpabilité aussi mais qui disparait bien vite alors qu’elle frappe doucement sa peau.

« Déterminée, pas têtue… » fait-elle mine de protester.

« Mais je l'aime, elle, et elle est là, dans le creux de mes bras... »

Du bout des bras, elle se relève sans se soucier du draps qui tombe maintenant qu’elle le surplombe et elle se contente de le regarder d’abord, un mince sourire sur ses lèvres pincées. Pincées parce qu’il y a toujours ce voile contre ses iris, celui de la peine, de la réalisation qu’elle devra le regarder partir bientôt. Lui, ce semblant de stabilité, ce refuge qu’elle avait enfin trouvé. Puis elle se penche, l’embrasse doucement dans un frisson.

« Moi aussi, je t’aime. » trouve-t-elle à dire, « Quoiqu’il arrive. »

D’une main, elle vient passer ses doigts dans ses boucles brunes, y démêlant les noeuds qu’elle avait certainement fait elle-même plus tôt, un sourire un peu triste sur ses lèvres.

« Je suis sûre qu’on se reverra, bientôt, plus tôt qu’on ne le croit, n’est-ce pas ? » et dans sa voix, un peu d’insécurité, un besoin d’être rassurée.

Être seule à nouveau. Pas déjà, pas encore.


Elle se pinça les lèvres une nouvelle fois, presque assise, observant le visage de Seth pensive. Comment ferait-elle pour tenir ? Elle le lui avait promis, mais elle n’était pas sûre de pouvoir le faire. Tenir bon jusqu’à ce qu’il ne court à elle.



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Ce qu'il avait dans le fond de la gorge était des mots d'adieu, non des mensonges. Il pensa à des montagnes capable de s'effondrer, à des mers, à des océans oubliés, il pensa aux villes qu'on ne reconnaissait plus, aux langues que l'on était plus capable de parler. Il pensa à Agheera, et qu'importe que la jeune femme soit là, tout conte lui, il pensa à elle quand même, oui....
Fermer les yeux, sentir le vent du désert, l'air des montagnes, un souffle glacé pour lui brûler les poumons aussi, inspirer et expirer...
Un oiseau de papier, un de ses frères adorait ce genre de collage, chose demandant bien trop de gestes pour que Seth puisse également y arriver. Dommage, à Agheera il aurait voulu offrir une petite grue peut être, dans un joli papier bleu, ou un cygne qui sait ? Bleu toujours, bleu encore, mais de rouge jamais. Car sa maîtresse devait apprendre à modérer ses passions, tout plutôt que les refouler. Un enseignement qu'il aurait pu donner, mais Seth resta muet. Pas sa place, pas son rôle, et d'autres viendraient, d'autres lui diraient peut être, il ne savait pas....
Qui il était, l'homme ne le savait toujours pas, il y avait des souvenirs, des insultes qui ne partaient pas. Des déceptions, des trahisons, oublierait-il jamais ? Non, il se souviendrait mais, triste à sa manière, désabusé, il se tairait. Comme il s'était tu enfant à chaque coup reçu, comme il avait ravalé les moqueries, les insultes, et certaines étaient si récentes pourtant...
Sa main ne quittait pas le dos d'Agheera, comment aurait-elle pu ? Là était sa place, là était son droit encore un peu, juste un peu. Avant les ultimes secondes, eux face au temps, eux contre le temps...

 « Je ne sais pas, le Futur je n'ai jamais voulu le voir, du moins jamais vraiment.... « 

Cela s'apprenait, la perception, la Force, la méditation, il se souvenait des longues séances sous le soleil de Yavin, de la voix de Luke, de la voix des autres également parfois. Lui qui posait une question de temps en temps, parfois on y répondait, parfois non, il ne savait plus. Il apprenait, voilà tout, et cela lui donna une place au moins un peu, une place qu'il lui fallu perdre sitôt son apprentissage achevé, lui entre deux rives, lui entre deux mondes, et se cacher, il avait essayé...
Jusqu'aux flammes, jusqu'à la destruction. Ressentait-elle cela, la femme entre ses bras ?

 « Il faut faire avec, et la solitude n'existe plus maintenant, plus pour toi.... »

Car ils avaient ce lien entre eux, les rêves qu'ils partageraient alors, les sentiments qu'ils éprouveraient encore. Aucune nuit ne les assommerait désormais, rien ne viendrait, non point la douleur, non point l'abandon.
Non point la mort, et surtout nul besoin de pardon.

 « Je n'ai rien à te donner, rien pour patienter....Et puis sincèrement, un de mes caleçons, ça te serait pas trop utile, non ? »

Le sourire du bout des lèvres, du bout des yeux, parce que que si courte était chaque minute hélas. C'était l'aimer encore, c'était vivre et gagner, là, la main contre son ventre, la peau satinée. Il y aurait un ciel, il y aurait des étoiles pour eux, il y aurait une terre, une forêt qui sait ? Autre chose que l'errance, autre chose que l'espace froid et vaste, car dans cette étendue, seule la mort existait.

 « Ne t'inquiète pas trop pour la Résistance...Ash sait que tu es avec moi, je lui ai mis un message avant de partir.... Elle doit se douter que quelque chose ne va pas. Ou alors que je t'ai égorgé dans un coin et suis en route pour récupérer la prime. Elle me connait bien... »

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Sa main se pose doucement dans son dos, y glisse jusqu’à ses reins et s’y loge dans un frisson. Agheera ne quitte pas ses yeux, sa main à elle dessinant encore et encore ses boucles brunes du bout des doigts. Elle pense à Naboo, à son soleil et ses rues marchandes, à l’odeur de tirs de blaster brûlants contre des murs de pierres. À l’homme qu’elle avait tué pour sauver sa vie, puis la sienne aussi. Elle pense aux nuits suivantes passées éveillée la boule au ventre à se demander ce qui n’allait pas chez elle. Elle pense au visage de Seth qui n’arrêtait pas de lui revenir, à l’air électrique et pesant. Elle sent ses doigts trainer le long de sa peau et l’écoute, un peu ailleurs.

« Je ne sais pas, le Futur je n'ai jamais voulu le voir, du moins jamais vraiment. Il faut faire avec, et la solitude n'existe plus maintenant, plus pour toi…. »

Un sourire s’étend sur les lèvres d’Agheera, bref, mais bien là. Sans pouvoir s’expliquer pourquoi ni comment, elle le croyait et le savait déjà. Après Naboo son souvenir ne l’avait pas quitté, et elle avait l’impression que cette fois-ci, ce ne serait pas qu’un simple souvenir qu’elle ramènerait avec elle sur D’qar. Que dans ce vaisseau, elle n’avait pas trouvé seulement l’amour mais quelque chose d’autre aussi, plus fort que n’importe quel sentiment. Plus fort qu’elle, aussi, surtout. Agheera fit glisser sa main le long de son visage jusqu’à sa nuque.

« Ni pour toi. » rajouta-t-elle sans se rendre compte de la véracité de ses propos, de leur profondeur aussi.

La Force, comment pourrait-elle y penser maintenant elle qui n’y croyait tout simplement pas alors qu’elle la portait pourtant en elle. Elle se mélangeait à son sang, la transperçait de part en part, la poussait dans ses bras à lui alors qu’elle avait pourtant tout fait pour s’y tenir à l’écart avant de finalement cesser de combattre ce que son être tout entier réclamait. Elle soupira, distraite à nouveau par des souvenirs qui venait troubler ses pensées. Le vaisseau, ses défauts, ses épreuves, Seth au sol. Sa gorge se noua, ses doigts se crispèrent un peu sur sa peau alors que son regard se voilait d’un tout autre tissu, celui de la peur.

« Je n'ai rien à te donner, rien pour patienter....Et puis sincèrement, un de mes caleçons, ça te serait pas trop utile, non ? »

Un éclat de rire lui échappa et elle ne pût s’empêcher de claquer sa main contre son buste en signe de protestation.

« Imbécile… » souffla-t-elle, son sourire disparaissant plus doucement cette fois-ci. « Je n’ai besoin de rien, seulement de toi. » puis elle hésita un instant avant de rajouter. « de ton retour, entier. »

Et s’il lui arrivait quelque chose ?

Il était chasseur de prime après tout. Il tuait pour vivre et vivait pour tuer. Souvent des personnes qui méritaient de mourir, parfois des innocents, jamais des innocents. Et s’il devait affronter plus fort, plus rapide ? Agheera détourna le regard, là n’était pas le moment pour prendre peur. Pas dans ce lit, pas dans ses bras. Pas lorsque ses mains dévalaient les pentes de ses courbes et y laissaient des marques dont elle savait ne jamais pouvoir se défaire. Elle le tira à elle, l’obligeant à se redresser pour l’embrasser un peu, l’embrasser toujours.

« Ne t'inquiète pas trop pour la Résistance...Ash sait que tu es avec moi, je lui ai mis un message avant de partir.... Elle doit se douter que quelque chose ne va pas. Ou alors que je t'ai égorgé dans un coin et suis en route pour récupérer la prime. Elle me connait bien... »

Un autre sourire lui déchire ses lèvres pincées par l’inquiétude tandis qu’elle murmure un merci dans son oreille avant de plaquer ses lèvres contre les siennes à nouveau. Ses mains migrent vers son dos sans jamais perdre le contact de sa peau alors qu’elle enfouit son visage dans le creux de son cou.

« Tant qu’ils récupèrent leur matériel, ils ne m’en voudront pas trop je pense… » murmure-t-elle contre sa peau.

Puis une alarme, celle redoutée.

Elle annonce quinze minutes avant la sortie de l’hyperdrive et les mains d’Agheera se crispent involontairement contre la peau de Seth alors qu’elle resserre leur étreinte une dernière fois.

Pas déjà.

Dans un soupire elle s’écarte sans lui accorder de regards et se lève pour ramasser ses vêtements tombés à terre, presque arrachés. Qu’elle aurait préféré rester là des heures durant entre ses bras, contre sa peau, à l’écouter parler d’une voix grave tandis qu’elle écouterait seulement pour finir par s’endormir contre lui. Et qu’ils ne se réveillent jamais alors si c’était pour s’endormir côte à côte.

« Préparons-nous. » qu’elle dit simplement avant de disparaître dans la cabine de douche plus loin.

***

Et que les adieux sont douloureux alors, sur le bord de cette rampe entre terre ferme et vaisseau. Entre ce qui avait été leur cage puis leur refuge et le monde entier, la galaxie qui lui arrachait Seth maintenant. Des mots qui ne suffisent pas, des mains qui tremblent et des souffles bien trop court.

Elle le laisse partir.

Elle devait rentrer chez elle, et jamais encore elle n’avait autant eu l’impression de faire le mauvais choix. Car si un chez elle elle avait, elle lui tournait le dos.



« soon enough my time will come
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