L'alcoolisme, ravages et remèdes | Darell



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La soirée... - District Glitannai

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STAR WARS - RISE OF THE FORCE
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L'alcoolisme, ravages et remèdes

Une journée de plus à trimer dans les rues sinueuses de Coruscant, à la différence majeure que cette fois-ci, Scipio avait un but précis en tête. Chose qui le changeait de ses vagabondages habituels pour le moins sans queue ni tête. Sortir un peu de ces boutiques poussiéreuses de revente de composants de vaisseaux dans lesquels il travaillait pour deux crédits de l'heure, lui faisait le plus grand bien. Depuis quelques temps, il avait même constaté que passer son après-midi à espionner des gens lui rapportait davantage de crédits que suer une journée entière les mains dans la graisse de moteur. Alors à quoi bon se laisser exploiter de la sorte, quand il pouvait gagner plus en travaillant moins ? Ou du moins, en gambadant tel un Tauntaun heureux ? Excellente question. Il est vrai que son statut de gamin de la rue avait ses avantages, comme ses inconvénients. En fait, les gens ne prêtaient jamais attention à lui, pauvre petite chose insignifiante qu'il était, ce qui faisait de ses petits yeux innocents de véritables caméras de surveillance. Contre des crédits, il pouvait observer pour vous, enregistrer le chemin d'une personne, vous dire à qui il avait parlé, où et dans quelle situation il l'avait fait... C'était d'ailleurs ce qu'on lui avait demandé de faire, une fois de plus. Suivre un dénommé Darell Thrawkos. Jusque là, rien de bien alarmant, surtout quand celui-ci croisa finalement son chemin au beau milieu d'après-midi. Maigrichons, jeune, l'air un peu niais... Rien de comparable à Bernard la brute amateur de bâton de la mort qui lui avait collé une rouste mémorable à sa dernière tentative de voyeurisme. Non, cette fois-ci, Scipio était plutôt du genre confiant. Il suffisait de rester discret et tout se passerait bien, ce Darell serait de l'argent facile à se mettre dans la poche, il en était convaincu.

Malheureusement, de toute l'après-midi, Scipio n'avait rien vu du suspect en lui. Ce type était du genre clean et très sincèrement, Scipio priait pour qu'il agresse quelqu'un dans la rue sans raison. Ou qu'il trébuche et se casse deux dents, ou même qu'il aille voir la femme séduisante d'un influant diplomate en cachette. Quelque chose qui - part pitié- , ne lui ferait pas regretter d'avoir accepté ce boulot ! Passer des heures entières à attendre LE détail croustillant ; pour au final suivre la marche digestive d'un homme qui devait avoir son âge ; commençait réellement à le rendre parano. Scipio voulait de l'action ! Son impatience devait d'ailleurs commencer à se faire remarquer tant sa discrétion laissait à désirer. Si durant les premières heures, le plus jeune s'était comporté tel un fantôme parmi la foule, il n’hésitait plus maintenant à le suivre sans jamais le perdre de vu. Il était bien trop occupé à s'imaginer des complots plus improbables les uns que les autres pour se rendre compte que sa présence était flagrante à des kilomètres à la ronde.

Plus les soleils se profilaient à l'horizon plus leur route les menaient dans des districts pour le moins... "Vivants". Ils en vinrent même à pénétrer dans un club peu fréquenté par les honnêtes gens. Le barbare, qu'il disait : si vous cherchez des soucis, allez y boire un verre et vous ne serez pas déçu. Scipio n'était pas là depuis bien longtemps mais savait suffisamment de chose à son sujet pour savoir qu'ici... Il pourrait consommer à profusion sans être emmerdé par des serveurs rabat-joie ! Oh que oui ! L'avantage notable d'être entré dans ce club et pas un autre, était sans doute qu'ici aucun crédit n'était trop sale pour être accepté. Ce n'était clairement pas l'endroit où on lui demanderait son âge avant de lui servir un délicieux cocktail d'alcool. Aussi avait-il profité de cette opportunité pour le moins inattendue pour s'approcher du bar, le regard toujours à l’affût de la chevelure blonde de l'homme dont il avait la surveillance, bien évidemment. « Un Cortyg Brandy. » Un grognement pour le moins vexant attira son attention et à cela s'en suivit une longue et difficile articulation de grognements et rugissements de sa part, accompagné de mouvements de bras exagérés comme pour appuyer ses propos. Scipio n'était pas un expert du Shyriiwook, mais connaissait suffisamment de choses pour répliquer à cette attaque lancé contre lui. Il n'arriverait pas à ingurgiter le contenu de ce verre ? Que nenni, c'était mal le connaître ! Reprenant difficilement son souffle après cette longue phrase, il venu s'emparer du verre qu'on venait de lui servir. Le Wookie quant à lui, présent aux côtés de Scipio resta un long moment de marbre avant de pousser un nouveau rugissement amusé, pour finalement lui donner un coup – qui se voulait pourtant amical – contre son épaule. Le maigre corps de Scipio, dans l'élan malheureux de ce coup de main complice, venu s'écraser contre son voisin, déversant la moitié de son verre sur la tunique d'un Kiffar aux airs tout sauf sympathique.

Son sourire avait disparu à la seconde même où son regard croisa celui de cet homme. Étrangement, il se sentait de trop ici, oui, il était grand temps de repartir à la recherche de son ami à la tête blonde, le plus vite serait le mieux. Avec toutes ces conneries, Scipio allait finir par perdre de vue sa cible et ça, ce n'était même pas envisageable ! « Où tu comptes aller comme ça ? » Forcément, tout cela aurait été bien trop beau. Une main ferme venue le ramener contre le bar, le forçant une nouvelle fois à poser son regard apeuré sur le visage de ce Kiffar à présent à quelques centimètres de lui. Les perles de sueur coulaient le long de son propre front tandis que les mots lui manquaient. Ok, déjà de loin, le type n'avait pas l'air très jojo mais là... Sous cet angle il était encore plus terrifiant. Et moche, accessoirement. « Eh.... Je sais pas trop, en fait. Loin d'ici ? Désolé mais, je suis pressé. » Ses mots s'échappèrent de sa gorge comme une plainte fluette, renforçant un peu plus ce sentiment de malaise qui l’inondait au fil des secondes.

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❝ ft SCIPIO + huit ça suffit,... boarf, un neuvième ça fera pas d'mal. Puis c'l'anniversaire d'ton fils non ? Barman préparez m'en un dixième ! ❞L'alcoolisme, ravages et remèdesLa lumière du jour me sortit de ma torpeur. Croisant les bras derrière ma tête, je regardais longuement ce plafond inconnu, puis me tournais brièvement vers le visage de la jeune femme allongée à côté de moi. Une fois de plus, je m'étais fait avoir. Me frottant le crâne pour tenter de faire passer cette petite migraine naissante, je me levais du lit et enfilais mon pantalon. Ouvrant la porte-fenêtre et me rendant sur le balcon, je m'accoudais à la bordure et allumais une clope. J'étais au troisième étage d'un building et n'avais aucun souvenir d'être monté ici la veille... Seul le visage de cette femme, avec laquelle j'avais passé une bonne partie de la soirée à discuter dans un bar, était suffisamment clair dans ma mémoire pour que j'ai quelques bribes de souvenirs. Encore une fois, la bouteille avait eu raison de moi. Quelques verres, de belles paroles, puis v'là qu'j'me réveillais dans un nouvel endroit en charmante compagnie. Ce scénario, je ne le connaissais que trop bien,... Les femmes étaient bien fourbes. Perdu en train de retracer sa soirée, je portais un bref regard en-bas où je pus apercevoir l'un des embranchements tentaculaires de la cité grouillant de monde. Il ne devait pas être bien tôt. D'un geste sec, je lâchais ma cigarette par-dessus le rebord et rentrais dans la chambre, prenant soin de refermer la vitre. Elle dormait toujours. J'enfilais mon t-shirt, ma veste et récupérais mon blaster,... qui par habitude, maintenant, était glissé sous le lit. Je pris les clés de l'appartement, afin de pouvoir refermer la porte en sortant. Arrivé au rez-de-chaussée, je remis l'objet au concierge, prétextant l'avoir trouvé dans un couloir.

Ma migraine s'estompa au bout de quelques minutes à marcher dans les rues de Calocour. La populace s'amassait devant des vitrines animées présentant les nouveaux produits innovants. Ils bavaient devant tous ses écrans, comme des chiens devant une gamelle... En voyant ça, personne ne pouvait croire que la planète était actuellement en proie à des affrontements entre Impériaux et Républicains. Ces quartiers-là n'étaient pas fait pour moi, sauf pour casser la tronche de quelques intellos qui jouaient les durs. Dieu sait que ce genre type pullulait dans ce lieu. Midi approché. Je me rendis à la "planque", un vieux local désinfecté du Works, où mon unité et moi avions trouvé refuge depuis une semaine. Nos actions nous obligeaient à régulièrement changer d'endroit afin de ne pas être repérés... Poussant la porte de l'entrepôt, j'assistais à la scène habituelle. Tous agglutinés autour d'une table, certains la tête contre celle-ci, d'autres par-terre, chaises renversées. Ils cuvaient après avoir sûrement joué toute la nuit à des jeux de cartes divers. Une sacrée somme de crédits avait du y passer, à en juger par la quantité de bouteilles vides renversées sur la table. Rien à y faire. Je ressortis aussitôt, la faim commençait à se faire sentir.

Les rues ne désemplissaient pas. Il y avait même encore plus de monde qu'auparavant, la magie de l'après-midi. Je tournais en rond pendant une bonne heure, voire peut-être deux, m'arrêtant parfois une ou deux minutes à l'entrée d'un magasin, observant l'intérieur et les arnaques qu'ils proposaient avant de repartir. En réalité, mon petit manège n'avait rien d'anodin, voilà un moment maintenant que j'avais l'étrange sensation d'être suivi et à raison. Tout le long de l'après-midi, un type étrange, marcha dans mes pas. Bien trop long pour qu'il s'agisse d'une simple coïncidence. Pour autant, je ne changeais rien à mon programme -déjà inexistant-. Lorsque les lueurs des soleils commencèrent à faiblir, je me rendis dans le pub le plus connu du coin : "Le Barbare".

"Une Utoz pour moi." Le barman ne tarda pas à me servir la bière. Me retournant et m'adossant au bar, j'observais silencieusement,... mon regard se perdant parfois à suivre le déhanché d'une jeune femme qui passait par ici. Je ne voyais plus l'autre zozo qui me suivait. Pourquoi d'ailleurs ? Boarf,... pas d'importance. Puis, il ne tarda pas à réapparaître. A quelques pas à peine, un Kiffar se redressa, l'air contrarié, en compagnie du type qui m'avait collé aux basques. Je ne pus retenir un léger ricanement. L'pauvre, il allait passer un sale quart d'heure. Néanmoins, quand j'ai vu sa tronche déconfite face à la situation, je n'ai pu m'empêcher d'avoir un soupçon de pitié pour lui. Puis,... s'il y passait, j'pourrais pas savoir la raison d'sa filature. J'avalais l'reste de ma chope, la posais sur la table en regardant l'barman : "Tiens tu as changé l'tabouret cassé d'la dernière fois ?". Il me répondit en soufflant de désespoir : "Oui,... et j'suppose que j'vais être bon pour en racheter un !". Il commençait à m'connaître le gaillard. Saisissant l'tabouret, j'avançais vers le kiffar avant de lui fracasser l'objet sur le crâne. Titubant, il manqua de s'écrouler. Je le retins dans sa peudo-chute pour le rasseoir sur son siège et l'étaler sur le comptoir en demandant au serveur de lui resservir son verre.

Beaucoup d'personnes s'étaient retournées, mais très vite, elles reprirent leur activité. Voir un type s'bouffer un tabouret devenait la routine ici. C'est alors que je me retournais vers le brun. Il était... plus grand qu'moi, diantre... D'un air sévère, je m'approchais dangereusement de lui. Jusque sous son nez pour l'examiner de plus près. Soudain, je me mis à sourire comme un imbécile-heureux, balançant mon bras jusqu'à son épaule -avec un peu d'mal quand même - que je vins saisir. "T'm'as l'air fort sympathique toi ! Un brin con-con, mais archiiiiii sympathoche quand même ! Allez viens c'pour moi !". D'un grand geste de la main, je fis signe au barman : "Deux ambrostines pour la table là-bas !"Un alcool bien fort, décapant la gorge, rien d'mieux pour faire connaissance ! J'le poussais alors dans l'fond d'la banquette, me plaçant en face de lui. Il avait l'air jeune... Les deux chopes de liqueurs arrivèrent rapidement. Saisissant la mienne, je la siphonnais de moitié avant de m'essuyer les lèvres allégrement : "Alooors ! Qu'est-ce qu'un gamin comme twa, viens donc faire dans un endroit pareillll ! C'pour les grands ici, je me rapprochais de lui par-dessus la table. Puis,... c'vachement dangereux, y a des tabourets volants et des types qui perdent connaissance tout seul !"
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L'alcoolisme, ravages et remèdes
Rien de tel qu'un bon coup d'tabouret dans le coin de sa gueule pour calmer ses ardeurs. C'était un peu la devise de cet homme – qu'il avait espionné tout l'après-midi – et qui venait réellement de le sortir d'une galère sans nom. La baston ? Très peu pour lui. Il adorait voir les gens se battre, de loin et dans un endroit où il était sûr de ne pas s'en prendre une par mégarde, mais y participer de ses propres petits poings ? Non, pas vraiment. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Scipio n'était pas un lâche il était juste... Méfiant, vis à vis des autres. La preuve ! Ce gars en avait gros dans le ventre, chose qu'il n'aurait même pas pu soupçonner au vu de son mini gabarit de crevette. Comme quoi, les apparences étaient parfois trompeuses. Svelte, mais hargneux ! Quoi qu'il en soit, quand le tabouret s'abattit avec force sur le crâne de ce Kiffar, Scipio se protégea instinctivement le visage à l'aide de ses avants-bras, peut-être pour éviter de recevoir des résidus dans la gueule, chose complètement absurde au vu de la solidité de ce siège. Mais bon, finir borgne n'étant pas dans ses objectifs du jour, mieux valait-il prévenir que guérir. Étrangement, il n'était pas très à l'aise face à ce fameux Darell. Peut-être parce qu'il savait pertinemment que ce qui était advenu à ce Kiffar pouvait également s'appliquer à lui ? Sans doute... D'autant plus qu'il semblait légèrement... Instable ? Trait de caractère qui lui donna quelques sueurs froides, notamment quand il se rapprocha de lui d'un air sévère avant de se fendre la poire sans aucune raison valable. Alerte psychopathe. « Ah-Ah...Ah » Se força-t-il à articuler à son tour, avec une difficulté de naturel, tout en se laissant entraîner vers un coin plus tranquille du bar. Une seconde de méditation et un faux sourire étiré jusqu'à ses oreilles avait suffit pour que Scipio prenne conscience qu'il était réellement dans la merde jusqu'au cou. Bon... Rien n'était encore totalement joué. Il s'agissait juste d'un type lambda, ayant aidé un autre type lambda dans un bar. Quoi de plus normal, franchement ? Doucement, son regard anxieux se porta sur les gens autour d'eux, il était clair qu'au vu de leur mine déconfite, aucun n'était prêt à venir en aide à son voisin... Les bastons semblaient être routine ici, la preuve étant que ce pauvre Kiffar blessé n'avait même pas fait réagir le quart des personnes présentes dans le club. La musique s'était certes arrêtée quelques secondes, mais avant de reprendre plus forte que jamais. Oui, l’indifférence de ces gens était à la fois inquiétante et surprenante.

Donc, soit ce Darell était sacrément sympathique, soit... Il l'avait complètement grillé et avait profité de son altercation avec le Kiffar pour l'isoler dans un coin... Naaaaan, il devait juste être super cool ! Pas de quoi s'inquiéter ! Scipio avait su être discret, pas moyen que le blond soit au courant de ses petites manigances. Attrapant l'un des nouveaux verres qu'on venait d'apporter à leur table, Scipio bu rapidement son Cortyg Brandy pour s'attaquer à celui gracieusement offert par son sauveur. Les questions ne tardèrent d'ailleurs pas à faire leurs apparitions. S'approchant un peu plus de lui, s'appuyant légèrement sur son avant bras pour passer à son tour le buste par dessus la table, Scipio inspecta faussement les horizons avant de lui répondre doucement comme pour le mettre dans une certaine confidence : «... Et y a des gars complètements bourrés qui payent des tournées à des inconnus ! T'es sûr que tu m'demandes toujours c'que j'fous là ? Boire gratos, j'pense que c'est une raison valable nan ? C'pas partout qu'un gamin comme moi peu consommer sans se faire emmerder par rapport à son âge. » Inconsciemment, il se lançait dans un jeu de subtilité à savoir : passer pour un petit gamin trop pressé de grandir et ce, sans réveiller les soupçons sur ses réelles intentions. Le tout était d'éviter de tomber dans l'exagération au risque de le braquer. Autant dire que la tache était ardue. Mais Scipio ne lâcherait rien, car il avait besoin de cet argent. Mise à jour de l’objectif : s'étant fait complètement embarqué par sa cible, il fallait profiter de cette proximité pour en apprendre plus sur ce type, lui tirer les vers du nez. Plus il en apprenait sur son compte, mieux il serait payé et qui sait, au vu de son état actuel, peut-être qu'il lui balancerait une info croustillante ? Ça valait le coup d'essayer. Tapant légèrement de sa paume sur la table avant de s'enfoncer un peu plus dans la banquette, Scipio lâcha dans un grand sourire : « Eh, t'sais quoi... ? J't'en dois une. J'aurais pas fait long feu contre ce type. Et comme tu l'as dit, j'suis tellement sympa qu'la prochaine tournée, c'moi qui t'l'offre ! C'est la moindre des choses. Ah et... Tu peux m'appeler Ereen. » Peut-être Darell avait-il cherché à le menacer en lui rappelant le sort qu'il avait réservé au Kiffar, quoi qu'il en soit, il lui en fallait bien plus pour avoir les miquettes. « Et toi, dis-moi, qu'est-ce que tu viens chercher dans un endroit comme ça, hum ? » Haussant les sourcils bien haut, curieux de sa réponse, Scipio venu porter le verre à ses lèvres, engloutissant une grande gorgée sans se douter de la dureté de la boisson qu'on venait de lui servir. Autant vous dire que ce truc vous décapait les sinus ! Toussant fortement avant de reposer le verre sur la table, Scipio cligna rapidement des paupières avant d'inspirer profondément.

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❝ ft SCIPIO + huit ça suffit,... boarf, un neuvième ça fera pas d'mal. Puis c'l'anniversaire d'ton fils non ? Barman préparez m'en un dixième ! ❞L'alcoolisme, ravages et remèdesUne bonne vieille soirée. Assis à une table avec une bonne petite boisson d'Homme ! Sans oublier la petite surprise du jour : un gosse... brun, une tête de plus que moi... et qui fait l'malin qui plus est. Un excès d'confiance ? En tout cas, il transpirait une certaine assurance,... bidon, mais une assurance quand même. En tout cas, il jouait le jeu,... et pas qu'un peu. Impossible de dire s'il avait deviné ma combine. Jouer l'ivrogne n'était pas trop dans mes habitudes, mais j'avais l’expérience nécessaire pour que cela paraisse un minimum crédible. Il invoqua l'alcool et son âge comme raison de sa présence en ce lieu. Boire gratuitement, sur le dos de type incapable de faire la part des choses. Rusé. Néanmoins, argument totalement bidon dans la situation actuelle, il m'avait collé aux basques toute l'après-midi. Pourquoi ? Pour me soutirer mon fric ? Raté, j'roule pas sur l'or.... Tirons-lui-les vers du nez.

Il n'avait pas l'air si méchant que ça,... au contraire, un peu trop naïf même. Attention, les apparences peuvent être trompeuses. Il continuait en me remerciant, précisant au passage qu'il me payerait le prochain verre pour être "quitte". Agréable nouvelle... A vrai dire, j'étais déjà à crédit dans l'établissement. Ereen ?! Drôle de nom. Enfin peut-être pas,... un nom peu commun plutôt. Il s'enfonçait dans siège,... fallait bien avouer qu'les banquettes étaient bien confortables ici,... j'compte plus l'nombre de soirées que j'ai passée sur ces dernières, n'ayant pas la force de retourner à la planque. Enfin, vint la question fatidique, celle qui confirma mes soupçons, le fameux : "Tu fais quoi ici ?". Vu l'état que je feignais, on aurait pu croire à un type cherchant juste de la boisson... Il attendait certainement autre chose de ma part. Il enfourna une bonne gorgée de l'ambrostine fraîchement servi. Le jeune garçon ne devait pas avoir l'habitude des alcools si "décapants". Sa toux en fut la preuve.

Lâchant un rire incontrôlé, je saisis ma chope, descendant au moins la moitié de son contenu. Je fermais les yeux un instant, je pouvais sentir cette sensation chaleureuse m'envahir et m'échauffer les oreilles. Délicieux. "Ah,... j't'ai pas prévenu, mais c't'une boisson d'homme ça ! T'sais l'genre de jus qui t'fais pousser les poils ! Enfin c'est c'qu'on raconte..." Je tirais sur le col de mon tee-shirt pour regarder mon torse,... Pilosité zéro... Je repris alors complètement dépité : "M'enfin c'doit pas être vrai,... ou alors c'est qu'j'en bois toujours pas assez !". De nouveau, j'attrapais la bière et en bu une nouvelle gorgée, l'histoire de dégager ma trachée. Je faisais balader le verre d'une main à l'autre, en le glissant sur la table. Ereen... hmm. Bien. Je stoppais le verre d'un coup sec de la main et le décalais un peu avant de m'allonger sur la banquette, dos contre le mur et observant le bar. Je gardais un œil sur le Kiffar de tout à l'heure. Il allait se réveiller tôt ou tard, et chercher à comprendre ce qui lui était arrivé... M'enfin, après un coup pareil, il resterait facilement une bonne demi-heure dans l' coaltar. "Moi c'est Darell, lâchai-je subitement, hic...". Cacher mon identité était inutile. S'il me suivait, mon identité devait être connue d'une façon ou d'une autre... retrouver quelqu'un juste avec une description physique était quasiment impossible sur Coruscant. "C'que j'viens chercher ici... bah..., continuais-je en enfilant l'fond d'mon verre et affichant un air pensif, j'pense que ça s'voit : la boisson." Je posais brutalement le verre sur la table. "Nan,... en fait, j'crois qu... hic... suis ici pour aut'chose." La salle commençait à se remplir de plus en plus. Le brouhaha des discussions se faisaient lui aussi de plus en plus fort.

Je me levais soudainement. Prenant appui sur la table. Pivotant sur une main, je vins m'affaler aux côtés de mon nouveau camarade de fortune, lui bloquant l'une des seules issues au passage. Je passais mon bras derrière sa tête, posant ma main sur son épaule, l'étreignant légèrement au passage. Je m'approchais de lui pour lui chuchoter : "Hic,... si j'te dis qu'hic,... qu'iiilll.... y a une bombe... dans c'te bar,... tu me croirais ???"... Je le lâchais, m'effondrant sur la table, la tête dans mes bras,... "Bé sûr,... que non,... comment croirais-tu un type qui *Hic* a plus d'alcoool dans les veines que d'sang..." Je remuais ma tête, al frottant contre mes bras, en signe de contrariété... Une ou deux minutes passèrent durant lesquelles je ne prononçais pas un mot. Lorsque soudain, je me redressais, levant la main, signifiant au barman de resservir la même chose. Ma main droite s'écrasa sur l'épaule de mon compères, le secouant comme un prunier : "Boarf,... oublies ça,... j'dois encore cauchemarder... profitons plutôt d'cette soirée pour célébrer notre rencontre fortuite ! T'savais qu'j'étais ceinture noire de lutte au tabouret ?" Le serveur m'apporta deux nouvelles chopes, dont une qui restait en bord de table, pour Ereen qui n'avait pas encore fini la sienne. D'un geste souple et rapide, je saisissais la poignée de la bibine nouvellement servie, avant d'en boire une bonne gorgée, puis de la reposer sur la table, avec un soupir de joie. 
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L'alcoolisme, ravages et remèdes
L'salopio ! Mais c'est qu'il était doté d'une sacrée tranche d'humour qui plus est ce garçon ! Voilà bien longtemps que Scipio n'avait pas lâché un rire aussi franc et sincère comme il venait de le faire là, tout naturellement, devant cette triste histoire qu'était la pilosité inexistante de son interlocuteur. Oui, il l'appréciait ce type et plus les minutes en sa présence se succédaient, moins il parvenait à comprendre pourquoi des gens le suspectaient d'être lié à quelque chose de louche. Il avait réellement l'air d'être un brave type, si on faisait abstraction de son penchant assez prononcé pour la boisson. Peut-être était-ce juste pour ça qu'on l'avait envoyé sur ses pas ? Pour que Scipio confirme à ses employeurs que Darell finissait ses soirées allongé sur la banquette du Barbare ? Ça semblait assez peu probable, alors quoi ? Dans quelle direction devait-il chercher ? « A notre pilosité inexistante ! » Ajouta-t-il avec énergie en levant son verre pour en engloutir quelques gorgées supplémentaire. Si la première avait certes eu du mal à passer, les suivantes n'en furent que plus supportables pour sa trachée déjà en feu. Apprécier cette liqueur décapante n'était pas encore à l'ordre du jour, mais arrivera bien un moment où son palais parviendra à passer outre cette sensation désagréable pour en apprécier pleinement toutes ses saveurs. Il en était convaincu. A l'audition de son prénom ; qu'il connaissait déjà depuis un certain temps maintenant ; Scipio leva de nouveau légèrement son verre dans sa direction comme pour le saluer. Un geste simple et anodin, mais qui pourtant ferait son petit effet. Banalité d'usage qui était nécessaire pour sa pseudo couverture. Le fait qu'il lui révèle son vrai prénom aussi aisément, le laissait assez pensif, en plus de le chagriner. Dans ce genre d'endroit, où il était encore plus facile de se faire des ennemis que des amis, Scipio n'aurait sans doute pas révélé son vrai prénom aussi facilement. Pas au premier venu du moins. Sa parano devait sans doute en être la raison, mais ne dit-on pas que la prudence est mère de sûreté ? Qui sait sur quel genre de fous on pouvait tomber par les temps qui courent... !

Ou alors, se serait-il fait prendre la main dans le sac ? Une fois de plus, les suppositions fusaient dans son esprit à vif. Quand il se mit enfin à répondre à sa fameuse question du "tu fais quoi ici", Scipio s'empressa de lui montrer un désintérêt le plus subtile qui soit, reportant un œil discret sur les courbes gracieuses d'une serveuse qui venait de passer par là, bien vite accompagnée d'un homme. Supercherie classique, mais efficace selon-lui. En accusant la boisson de sa présence ici, un sourire se dessina sur ses lèvres, mais bien vite, celui-ci disparu quand Darell reposa fermement sur verre sur la table. Dans un sursaut incontrôlé, toute son attention fut reportée sur le blond. A quoi jouait-il bon sang ? A force de réfléchir et scruter le moindre de ses faits et gestes pour en interpréter le sens caché, la tête de Scipio n'allait pas tarder à exploser. Et en parlant d'explosion... Une bombe ? Ici ? Dans l'Barbare ? Il devait sans doute s'agir d'une mauvaise blague... Une chance que Darell s'écrase sur la table à la suite de cette révélation pour le moins troublante, car malgré l'effort surhumain que le brun faisait pour paraître calme, son visage s'était doucement décomposé sous ces quelques mots. Tous ces gens ici présent, couraient-ils un risque ? Fallait-il le croire ? Devait-il faire en sorte de faire évacuer les lieux... ? Non... Précipitation était synonyme d'erreur, Scipio devait garder son sang-froid. Rien ne lui indiquait que cette information était véridique, aussi prit-il le temps de réfléchir aux probabilité qu'une telle chose puisse réellement se produire. Darell... Pourquoi n'avait-il pas eu plus d'informations à son sujet ? Avait-il l'habitude de plaisanter sur ce genre de thème ? Etait-il connu des services pour actes de terrorismes ?

A ce moment précis, Scipio pris conscience de son ignorance flagrante. Si personne ne pouvait lui dire qui était ce type, il se chargerait lui-même de s'en faire une idée. Le sonder, c'était ce qu'il s’apprêtait à faire, profitant de son état léthargique passager pour laisser son regard se porter sur le nombre de verres qu'il venait de s'enfiler. Le comportement de Darell avait radicalement changé, certes après un petit cul sec, mais le délai pour atteindre un tel état d'ivresse était selon lui bien trop... Court. Il n'avait qu'à voir l’élocution détachée avec laquelle il avait tenté de s'exprimer. C'était louche, d'autant plus qu'il n'y avait de ça que quelques minutes, Scipio le voyait jouer avec son verre, le laissant inlassablement glisser sur la table pour l'arrêter d'un mouvement sec. Mouvement qu'une personne dans un état aussi pitoyable que lui n'aurait sans doute pas réussi sans une certaine maladresse. Et si... Et s'il s'était finalement fait repérer et que depuis le début, Darell se moquait éperdument de lui ? Comment ? Quelle avait été l'erreur de Scipio ? Lui donner un faux prénom ? Darell était-il au courant qu'on lui avait mis un espion au cul ? Il avait du passer à côté de quelque chose d'essentiel, d'un indice déterminant... Scipio devait se casser de là avant que les choses ne tournent mal pour lui. « Tu serais bien surpris ! Car j'te crois l'ami ! » Dit-il en posant l'une de ses mains sur l'épaule du blond, le secouant à son tour sans ménagement pour voir si ce mouvement frénétique allait lui filer la gerbe ou non. « Selon moi, y a pas plus sincère dans toute la galaxie qu'un homme avec un bon coup dans l'pif ! Ah ah ah » L'alcool déliait les langues et c'était pour cette raison que Scipio se devait de ralentir sur la boisson. Ou du moins faire une petite pause histoire de ne pas finir dans le même état que sa cible.

« Eeeeeh... ! J't'avoue que j'm'en suis douté d'ton talent caché quand j't'ai vu mettre ce coup d'tabouret magistral sur l'crâne de c'pauvre Kiffar... J'pense d'ailleurs qu'on s'fera pas un nouveau camarade de beuverie quand il sortira de sa petite sieste ! Mais c'tait du joli ! » rigola-t-il avant de terminer son deuxième verre avec quelques difficultés. La descente de ce type allait bien trop vite pour lui et quoi qu'il arrivait, Scipio se devait rester lucide et sobre. Malgré tout, il avait beau se le répéter en boucle, la tâche se révéla bien plus ardue qu'il ne l'aurait pensé. Quand il lança un regard vaporeux sur le nouveau verre qu'on venait de lui servir, Scipio senti l'incertitude grandir en lui. « Et... Toi, t'savais que j'étais expert en mécanique du cœur ? » S'approchant de nouveau de lui, il laissa son bras entourer à son tour les frêles épaules de son compagnon avec une certaine fermeté : « Allez, dis-moi tout. De quelle bombe tu veux parler hum ? J'suis sûr que j'peux t'la désamorcer, pour toi ! C'est la blonde là-bas ? Ou peut-être la rousse ? Rien de tel qu'une longue et douce chevelure de feu pour réduire en cendre les petits cœurs fragiles hein ? Ou bien... Ou bien la twi'lek dans l'coin là ? J't'avoue avoir eu une expérience pour le moins traumatisante avec l'une d'entre elles. Une sale histoire de Lekku, mais j'te passe les détails, j'préfère oublier tout ça... » Frémissant légèrement comme pour appuyer ses propos, Scipio venu s'hydrater d'une nouvelle gorgée avant de lâcher un petit râle. Il était grand temps de mettre en place sa porte de sortie, de se décriminaliser pour tout ce qui avait pu se passer, que cela soit des simples regards lancés à son égard, jusqu'à son intérêt pour le moins louche envers sa petite personne. Lui, un espion ? Pas le moins du monde et il pouvait lui prouver. « Ou... Peut-être qu'il s'agit...  D'un homme ? » Telle une plume, Scipio s'était un peu plus rapproché de lui, réduisant davantage l'espace pour le moins restreint qu'ils partageaient déjà. Darell avait voulu l'enfermer ? Lui bloquer la seule issue en se postant entre lui et le bout de la banquette ? Erreur. Il existait toujours un moyen de s'enfuir. Toujours.

Suivre discrètement la cible, c'était ce qu'on lui avait demandé de faire et Scipio en avait fait bien plus qu'il n'était autorisé à le faire. En échangeant autant avec ce Darell Thrawkos, nul doute que le brun s'était mis inutilement en danger. Comme à chacun de ses contrats en fait, mais que voulez-vous... La curiosité faisait partie intégrante de la longue liste des défauts qui le caractérisait. C'était du moins le ressenti de cette conversation : un grand danger imminent qui planait au dessus d'eux. Surtout si cette histoire de bombe était fondée... Mais pour l'heure, Scipio ne s'en inquiétait pas plus que cela, les mots et les rumeurs, ce n'était pas ce qui lui faisait peur. Bien au contraire, il aimait tellement les manipuler à sa sauce que cela n'avait plus grand impact sur lui. Détourner les propos des gens pour se les approprier, voire même les retourner contre eux quand il était possible de le faire... Il prenait tout ça pour un jeu, dangereux certes, mais excitant à souhait.

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❝ ft SCIPIO + huit ça suffit,... boarf, un neuvième ça fera pas d'mal. Puis c'l'anniversaire d'ton fils non ? Barman préparez m'en un dixième ! ❞L'alcoolisme, ravages et remèdesQu'est-ce qu'il me voulait... j'avais beau y repenser, je ne possédais rien d'intéressant. Aux yeux d'la populace, j'suis rien d'autre qu'un citoyen ordinaire vivant quasi-misérablement. Un coup des impériaux ?! Non, impossible qu'ils aient déjà démasqué le réseau de résistants de Coruscant ! Une mafia alors ? Peu probable, voilà bien longtemps que je ne traitais plus avec et que je ne me mêlais plus de leurs affaires. Bien trop de risques pour peu de retours au final. Le mystère concernant ce type, ce prétendu Ereen, restait entier. Un voleur ? Pire encore, peut-être un tueur ?! Qu'avais-je donc fait pour mériter une telle filature ? Quoique encore, il aurait pu se fouler... être plus,.. comment dire... précautionneux durant l'après-midi. Néanmoins, je devais admettre qu'il ne manquait pas de ressources. Bien au contraire. Pour le moment, il marchait dans mon jeu... qui par ailleurs était piteux. En continuant sur cette lancée, il n'allait pas tarder à déjouer ma comédie. Peut-être l'avait-il même déjà remarqué. Incertitude agaçante. Jouer la comédie, ce n'était pas pour moi... Mon truc à moi, c'plus les interrogatoires à coups d'poings avec un blaster sur la tempe. Seulement, dans c'bar, aussi accoutumé soit-il à la violence, le sortir sèmerait la panique. Ne prenons pas l'risque de nous faire occire. M'enfin,... faut voir le bon côté des choses, j'a réussi à lui arracher un rire plutôt sincère à première vue. J'suis peut-être pas si nul que ça au final.

En tout cas, ce Ereen semblait plutôt habitué à ce genre d'endroits. Son comportement était celui d'un bon compagnon d'comptoir. Dans d'autres circonstances, nous aurions pu nous entendre,... sûrement. Quoiqu'il en soit, j'm'attendais à c'qu'il avale si facilement cette histoire de bombe ? Je m'étais plutôt préparé à une raillerie, ou un truc du genre : "Faut qu't'arrêtes de boire...". Rien de tout cela. Il ne remettait pas en doute mes propos. Soit ce gosse était archi-crédule, soit il avait vu clair dans mon petit jeu. Le temps allait finir par manquer, d'autant plus que ma patience avait déjà presque atteint ses limites... Ah oui,... l'impatience est l'un de mes nombreux défauts. J'affichais un large sourire, avant de finir le quatrième verre d'alcool de cette soirée... "C'vrai ?! Bendious... j'm'attendais pas vraiment à ce que tu puisses croire un pauvr'soulard comme moi..." j'commençais à avoir chaud. L'objectif n'était pas de se saouler... du moins pas avant d'avoir tirer cette affaire au clair. Je repoussais le verre vide un peu plus loin sur la table, constatant par la même occasion qu'Ereen n'avait pas beaucoup avancé côté boisson. Il était peut-être renseigné sur les habitudes de bars,... mais niveau alcool, il n'avait pas l'air encore bien rodé. Il se rapprocha de moi, passant son bras derrière mes épaules. Un bourreau des cœurs ? Voyez-vous ça ? À son âge ? Laissez-moi rire. Le gamin partit alors dans un monologue qui ne manqua pas de m'arracher un fou rire quasi-incontrôlé qui dura quelques secondes, m'arrachant même une petite larme.

J'étais dans l'faux ! Il avait interprété cette histoire de bombe d'une façon bien originale, mais qui réveilla mon for-intérieur ! J'approuvais totalement cette façon de penser. Puis il avait l’œil pour repérer les potentiels ! Sans compter son maniement de la langue... Un beau parleur, voilà ce qu'il était. Il s'aventura même à mentionner une anecdote concernant une twi'lek et ses Lekku. Mon estomac se tordit. Pas plus,... je ne voulais pas en savoir davantage. J'avais arrêté de rire à ces-derniers mots,... des cauchemars en perspective. Quoiqu'il en soit, il continuait de se rapprocher...

Je me redressais, cognant mon thorax de mes poings pour dégager ce "rire" qui s'était transformé en toux... Je levais la main, tout en toussant, pour que l'on m'apporte un autre verre, que je ne comptais pas boire aussi vite que les précédentes. "..... Dis-moi gamin, t'serais pas ici pour t'rincer l’œil aussi par hasard..." disais-je en saisissant la chope vide un peu plus loin, la faisant tournoyer maladroitement entre mes mains. "Bah t'sais quoi ?! T'as entièrement raison,... des bombes, y en a des dizaines dans c'tte salle ! Puis c'vrai qu'la rouquine là-bas, elle est vraiment pas mal foutue... r'garde moi ce balcon..." Fallait avouer qu'la jeune femme disposait d'atouts considérables. Des arguments de taille pour quiconque voudrait l'aborder ! Ma commande ne tarda pas à arriver. Attrapant fermement le verre, je le portais à mes lèvres. A peine eus-je le temps de prendre une gorgée que ce truand mentionna l'éventualité selon laquelle la bombe pourrait être un homme. Ma seule réaction fut de recracher la divine boisson en face de moi. M'essuyant frénétiquement la bouche, je me tournais vers le gosse, avec un air suspicieux. Il s'était dangereusement rapproché... "HÉ ! Gamin !... t'rapproches pas trop hein ! *Hic* J'suis pô d'ce bord-là moué ! Si c'est ça qu'tu cherches, bah tu l'trouveras ailleurs, mais pas à ma table !" grognais-je en posant le verre sur la table. Malgré la comédie, une part de sincérité s'échappa. Les relations entre les hommes m'avaient toujours mis mal à l'aise...

Je tournais la tête rapidement vers le comptoir, signifiant ma contrariété. "Merde !" laissais-je échapper. Le Kiffar venait tout juste de se réveiller, malaxant la bosse ornant le sommet d'son crâne. Si tôt ?! Bordel... Que faire ? J'avais pas franchement envie d'me r'trouver face à lui... comment dire... j'l'avais eu par surprise tout à l'heure. En face-à-face, c'était déjà une autre histoire. Pour l'moment, il ne bougeait pas encore. Me retournant vers Ereen, je posais ma main sur son crâne en appuyant dessus brutalement, pour le forcer à se glisser un peu dans le siège, histoire que sa tête ne dépasse pas trop... Je fis de même précipitamment,... oubliant malheureusement ma comédie précédente. Ma réactivité n'avait rien de celle d'un ivrogne Un oubli qui allait coûter ma couverture,... même si je commençais à avoir de sacrées bouffées de chaleur. Pas l'choix, j'devais y aller franco. Au placard l'ivrogne -enfin pour l'moment- et l'mensonge. "Baisses-toi, et pas d'vagues ! L'type qui t'cherchait des noises tout à l'heure est déjà réveillé. C'était pas prévu ça...". Je ne pouvais définitivement pas régler mes comptes avec ce gamin maintenant... "Bon, j'te dois quelques explications quand même..." je soufflais un grand coup, prenant un grand bol d'air pour essayer de me rafraîchir,... l'alcool montait déjà. "J'suis pas ici pour picoler,... enfin pas aujourd'hui. Et j'te mets dans la confidence car on est dans la même merde maintenant et que ça me fait chier d'impliquer des civils dans cette histoire... y a vraiment une bombe dans c'bar." Je me relevais discrètement, gardant ma main en appuie sur la tête du brun pour chercher l'alien. Il n'était plus à sa place,... perdu de vue. Trop de monde pour réellement discerner quelqu'un. Je revins alors à ma position initiale. Une excuse bidon,... il me fallait une excuse... "Je suis le Lieutenant Thrawkos, commando d'la république, cellule anti-terrorisme. En entrant dans c'bar et en approchant c't'abruti de Kiffar, tu t'es foutu dans une merde noire... en plus je l'ai perdu. Si j'suis intervenu tout à l'heure, c'tout simplement parce qu'il est connu des services des renseignements et surtout pour ses méthodes plus cruelles les unes que les autres... une de ses victimes a perdu ses deux yeux juste pour l'avoir heurté dans la rue. Hormis cela, on le soupçonne d’œuvrer pour un groupuscule terroriste souhaitant renverser l'pouvoir" La carte de l'intimidation. Bien bavard le lieutenant Thrawkos ! J'avais ôté mon premier masque pour en revêtir un second, plus dans mes cordes déjà. Je fis glisser ma main le long de ma jambe pour détacher la sangle retenant mon blaster, de façon bien visible. Il me fallait être le plus convaincant possible. Commando d'la république... des abrutis finis,... m'enfin, je ne pouvais pas avouer être un résistant. Bien trop dangereux... quoique... rien ne me disait que ce Ereen ne traîner pas avec l'Empire,... auquel cas, j'étais dans la merde. Je lâchais son crâne, pour le soulager avant de lui avouer, en clignant avec insistance des yeux, signe que l'alcool commençait à faire effet : "Bien,... tu peux me croire ou non,... ça m'est totalement égal,... par contre, tu m'excuseras, mais j'ai du mal à croire qu'un gamin dans ton genre soit juste ici pour boire quelques verres en usant de mots et malices. T'as pas la tronche des types qui arpentent les bars... Puis rien n'me dis qu'tu sois pas d'méche avec l'autre cul d'sarlacc"continuai-je en apposant ma main sur la poignée d'mon arme. Un argumentaire bien léger,... mais l'heure n'était à l'élaboration d'une thèse sur le sujet. Je m'inquiétais plutôt de savoir si la brute s'était mise en tête de retrouver son "marchand de sable" ou pas. Me voilà maintenant avec deux problèmes sur les bras : un jeunot s'amusant à l'espionnage, et une monstre de muscle voulant faire parler ses poings.
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L'alcoolisme, ravages et remèdes
L'effet de surprise tant recherché par les paroles de Scipio n'avait pas tardé à se manifester. Dire qu'il avait réussi à gagné sa confiance serait présomptueux de sa part, mais indéniablement il était parvenu à s'approcher un peu plus de lui et qui sait, peut-être finirait-il par lui retirer définitivement les vers du nez avant de prendre la fuite ? Scipio ne perdait pas espoir... La persévérance était une qualité, même quand on était con. Quand Darell lui demanda s'il n'était pas tout simplement ici pour se rincer l’œil, Scipio lâcha un nouveau rire tout en portant son verre à moitié plein à ses lèvres. « C'pas croyable ça ! On peut rien t'cacher à toi ! Mais... C'vrai qu'il y a de belles créatures qui traînent dans l'coin... A défaut de pouvoir les approcher, j'peux au moins v'nir ici pour les observer... Y a rien d'mal à ça si ? Et ouais... La rouquine est vraiment pas mal... ». Baissant légèrement la tête pour venir poser son front douloureux et brûlant contre son verre, Scipio rigola dans cette position quelques instants avant de dégager son bras des épaules de Darell. De façon totalement prévisible, il était tombé dans le panneau. Scipio n'était pas intéressé par les hommes, mais cela aurait le mérite de lui permettre de pouvoir s'éclipser de la table avec une facilité déconcertante. Du moins c'était le plan. Par ailleurs, l'invitation à quitter les lieux ne se fit pas attendre. Oh que oui, il allait chercher ailleurs une présence masculine autre que sur cette table, avec grand plaisir ! « Désolé l'ami ! J'voulais pas abuser d'ta gentillesse ! J'vais essayer d'me trouver une nouvelle proie dans c'cas. Se fut un pla- » S’apprêtant à quitter les lieux fier de sa petite combine, Scipio se fit très rapidement rattraper par le blond qui, sans ménagement, lui rabattu la tête jusque sous la table. Son cœur fit un bond prodigieux dans sa poitrine. Il n'avait quand même pas changé d'avis concernant la compagnie masculine, si ? Par tous les systèmes galactiques, faite que ce ne soit pas le cas... C'était impossible... « Put'nborde... Qu'est-tu f... » Tenta-t-il de déblatérer sous la surprise, encore tout secoué d'avoir bougé aussi vite, l'alcool commençant dangereusement à lui monter à la tête. Ce mec n'en ratait pas une pour le surprendre et voilà qu'il venait de dé-saouler d'un seul coup en plus ! Ou devrait-on plutôt dire qu'il venait enfin de laisser tomber ce masque de pilier d'cantina qu'il lui jouait depuis le début ? Bordel et dire que Scipio était presque à deux doigts d'y croire à toutes ses conneries, une chance qu'il n'ait pas cédé à la panique quelques minutes plus tôt ! Risquant à son tour un œil par dessus la table en direction du bar où se trouvait le Kiffar, il ne tarda pas à replonger sous la table une mine légèrement décontenancé sur le visage. Pas besoin de paniquer, ils avaient d'une part l'avantage du nombre, même si Scipio ne se considérait pas comme un nombre entier, mais avait surtout l'avantage de l'effet de surprise. Très bien, comment allaient-ils pouvoir gérer ça hum... Faire porter tout le chapeau au Wookie avec qui il avait entamé une discussion courtoise un peu plus tôt ? Pourquoi pas... Après tout, ça pourrait marcher... Même si c'était une opération risquée. Scipio ne savait pas de qui il préférait recevoir le coup de tatane, d'un Kiffar estropié ou bien d'un Wookie en colère... Après une courte réflexion, il était évident que son choix se porterait définitivement, sur le Kiffar. Il ne tenait pas à se faire décapiter d'un simple mouvement d'bras poilu d'Wookie.

D'un regard intrigué, il observa bouche bée Darell qui semblait soudainement prêt à lui partager de grandes révélations. Enfin des résultats ! Il ne savait pas comment ni pourquoi, mais il allait enfin parler, c'était le plus important ! Tout le long de son speech, il n'osa pas le couper. Préférant de loin le laisser déblatérer tout ce qu'il avait à lui dire en triant une à une les informations qu'il lui balançait au visage. Dans sa tête tout se bousculait pour au final, mieux s'organiser. La moindre de ses paroles, Scipio la buvait, l'enregistrait et la traitait pour pouvoir mieux l'utiliser par la suite. En fait, il était réellement en train de se monter une banque de données sur ce type. Tout du moins il essayait de faire ça le plus correctement possible au vu de l'alcool qui lui coulait dans les veines. Alors comme ça, il n'était pas là pour boire... Pourtant il picolait bien comme un trou depuis leur rencontre non ? Il ne voulait pas impliquer des civils ? Pourtant il n'avait pas arrêté pas de reporter son attention sur un simple adolescent venu boire, illégalement certes, un verre dans un bar... Et pourquoi annoncer à un enfant qu'une bombe était présente dans un bar ? Qu'est-ce que Scipio pouvait y faire lui ? Il n'avait aucune compétence en explosif et encore moins en désamorçage de bombe... Et le pire de tout : lui, complice ? Tout ça n'avait aucune logique... Détournant avec lenteur la tête, le visage complètement débité devant ce flux d'informations, Scipio semblait être sous le choc. Peut-être s'était-il écoulé quelques secondes avant qu'il ne reporte son attention sur Darell en face de lui, quoi qu'il en soit, c'était à son tour de s'exprimer. De sa petite voix, il tenta quelque chose, bien peu convaincu par ce qu'il allait faire. « J'ai... Je dois t'avouer... Vous avouer, aussi quelque chose... Je... M’appelle pas Ereen... » La culpabilité était très clairement présente dans le timbre de sa voix. Posant une main sur l'épaule du Lieutenant Thrawkos, avant de plonger son regard dans le sien, il prit une profonde inspiration et se lança  : « Mon nom n'est pas Ereen mais,... Jabba le Hutt. » Il l'observait très sérieusement, les yeux dans les yeux, sans flancher une seule seconde. Foutage de gueule ? C'était un euphémisme. Soudainement, Scipio laissa filer un mesquin petit pouffement pour le moins irritant pour des oreilles non-averties. Rapportant maladroitement son verre à ses lèvres il venu le finir en cul sec. Darell pouvait bien lui sortir toutes les menaces qu'il voulait à propos des antécédents de ce Kiffar pas très jojo, cela ne l’atteignait pas. Du moment que Scipio n'était pas confronté directement à la chose elle-même, cela ne l’atteignait pas. Une seule chose pouvait réellement lui faire entendre raison : la violence. C'était triste à dire, mais c'était ainsi.

« Bien heureux que j'puisse encore décider si j'peux vous croire ou non mon Lieutenant! J'savais pas que les commandos de la Grande République étaient autorisés à boire pendant l'service. M'enfin si vous êtes en service bien sûr. Et vous l'êtes, je me trompe ? J'veux dire, vous êtes bien là pour la bombe, non ? Comme vous l'avez dit, vous êtes pas la pour boire ni vous détendre. Alors où qu'il est l'reste d'vos hommes ? Pi qui plus est... Si ce suspect était dangereux, pourquoi n'pas l'avoir directement arrêté tout à l'heure ? Ou du moins fait un rapport à vos supérieurs, sur sa présence ici ? J'sais pas moi, j'bosse clairement pas dans l'milieu. Je connais pas la procédure habituelle pour ce genre de cas, mais il aurait pas fallut l'isoler avant qu'il ne reprenne connaissance ? Et  qu'il n'actionne possiblement cette fameuse bombe qui nous cramerait tous la gueule d'un coup ? » Arquant un sourcil dans un petit haussement d'épaules, il venu passer son bras hors de sous la table pour y reposer son verre avec les cadavres de ses compères. Tirant maladroitement son dernier verre sous la table, Scipio venu en boire quelques gorgées avant de reprendre en clignant des paupières nerveusement. « Mais non... Au lieu d'ça, mon bon lieutenant est un homme au grand cœur, il paye un verre à un type suspecté d’œuvrer pour un groupuscule de terroriste... C'gentil ça. Et tout ça pour quoi ? Pour s'faire pardonner un coup d'tabouret qu'il lui a collé dans la mouille ! Hé ! J'savais bien que t'étais un chic type. Tu vois, tu m'déçois pas. D'nous d'eux, j'sais pas lequel est le plus complice. Mais hé... Faudrait pas voir à me prendre trop pour l'dernier des cons... » Un petit arrêt intempestif avant qu'il ne reprenne : « J'suis peut-être qu'un gamin, mais ça veut pas dire pour autant, que je gobe toutes les conneries que les adultes me sortent à la minute. J'serais pas sorti d'la merde de bantha sinon. » D'une tape amicale sur l'épaule, Scipio sorti la tête de sous la table, ayant dit tout ce qu'il avait à dire à ce fameux Lieutenant. Pire que catalogué, tout ce qui sortirait de sa bouche ne serait à présent que du vent à ses oreilles. Ni plus ni moins. Ah... L'insolence. Un nouveau trait de son caractère qui avait le don de le fourrer dans des situations pas possible. Massant d'une main lourde son front, Scipio repassa rapidement sous la table : « Et désolé de te décevoir mais... Je t'avais juste trouvé... Pas mal. Mes pas m'ont porté ici et maintenant que j'sais qu'mon Lieutenant n'est pas intéressé par les hommes, si, je suis juste là pour boire un bon coup. » Triste révélation n'est-il pas ? « Mais sur un point t'as... Vous, avez raison. La grosse montagne de muscle va vouloir des explications. Et je compte pas finir ma soirée dans une cuve à bacta... Du coup... J'vais me casser ? Avec toute cette foule, ça devrait pas être trop compliqué. J'ai connu pire comme emmerde, même s'il est capable de me crever les yeux avec ses gros pouces. J'cours plutôt vite. » Au vu de son état, cela n'était peut-être pas le meilleur argument qu'il aurait pu lui sortir. Juste en baissant sa tête pour regarder ses pieds, Scipio sentait sa tête tourner... Une sensation pour le moins étrange mais pourtant si... Exaltante. Pouvait-il juste aller plus loin, être encore plus transporté par les effets galvanisants de la boisson ? D'un nouveau cul sec, Scipio ferma les yeux quelques instants, reposant cette fois-ci le verre sur la banquette où ils étaient installés. « Du coup... Qu'est-ce qu'on fait Lieutenant hein ? J'use de mon autorité de Jabba le Hutt pour désamorcer la bombe à distance et nous faire sortir de là par les airs ? Ou bien... Vous comptez me dire ce qui se passe réellement. Parce que là... » Un nouvel arrêt, et doucement sa main, se souleva et pointa du doigt Darell : « Ça m'fatigue, vraiment. » Ces mots avaient été un supplice à prononcer. Scipio voulait juste s’asseoir confortablement sur la banquette et profiter du brouahaha des lieux pour mieux laisser son esprit vagabonder. Pourquoi ne pouvait-il pas le faire... ? Mais oui, c'est vrai... Sa mission... Mais avant toute chose... Il fallait régler un truc. Sortant la tête de sous la table, Scipio tendit une main en direction du barman avant de crier à pleins poumons : « Hé Barnie ! La même chose ici me.... Salut. Barnie, pour trois du coup .Trois, Barnie ! » Face à lui, le Kiffar. Grand, imposant, terrifiant. Très vite, les verres furent servit et tout aussi rapidement le regard de Scipio glissa sur Darell. Si l'Lieutenant avait un plan, c'était maintenant ou jamais.

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MessageSujet: Re: L'alcoolisme, ravages et remèdes | Darell   1/4/2016, 23:10


Dernière édition par Darell Thrawkos le 1/4/2016, 23:25, édité 2 fois


❝ ft SCIPIO +
Et pourquoi y a- t-il du fer dans l'alcool ? Euh, dans l'eau ferru ferrugineuse, hum ?
Parce que le fer à repasser, heu, pas le fer,...
l'eau, disais-je, l'eau, c'est parce que l'eau a passé et a repassé sur le fer, et le fer a dissout. Il a dissout le fer.
Et le fer a dix sous, c'est pas cher, Hoc, hein ? ❞
L'alcoolisme, ravages et remèdesPlus le temps passe, plus j'ai la vague impression d'être mauvais. Jouer la comédie n'est définitivement pas quelque chose à placer sur mon CV... dommage... ça peut être utile dans bien des situations. Mais au fond, j'déteste ça. Jouer les hypocrites, c'est bon pour les politiciens et les contrebandiers, certainement pas pour moi ! La franchise ! Y a que ça de vrai ! Un homme digne de ce nom n'a pas besoin de mentir ! M'enfin j'dis ça,... mais c'pas la première fois que j'm'essaie à l'entourloupe et au déguisement. Étrangement, jamais cela ne c'était fini comme je le souhaitais. Pourtant, j'recommence encore et encore. Comme ce soir. V'là que je tente de me faire passer pour un commando d'la république ?! Vous l'entendez celle-là ? R-E-P-U-B-L-I-Q-U-E ! Une idée subite, que jamais je n'aurai imaginé avoir ! J'ai rien à voir avec ces tanches ! Pfff... ils devraient être honorés d'mon excuse ceux-là ! Quoiqu'il en soit, la situation tourne au vinaigre... et bien trop vite à mon goût. D'abord v'là que l'jeunot prétend être attiré par les porteurs de bijoux d'familles. Manquez plus que ça ! Pas d'ça avec moi ! Au non, certainement pas ! Les voies du seigneur reste et resteront impénétrables, que ce soit d'mon vivant ou d'mon gisant ! Puis, d'abord, qui m'dit que c'est pas une entourloupe ? Le truand. J'peux pas croire un traître mot sortant la bouche de ce Ereen... m'enfin quand même... cette proximité.

Pas l'temps de s'attarder sur ce détail, l'autre gugusse s'est réveillé ! Vous savez, l'kiffar que j'ai assaisonné à coup d'mobilier. C'est avec une certaine brutalité que j'avais envoyé mon faux "camarade" sous la table... et au même moment, j'ai sorti mon immonde couverture, qui au passage n'avait ABSOLUMENT aucun sens. Pour tout dire, j'me suis contredis moi-même. J'passe donc pour un abruti. Chose qu'Ereen ne manque pas de souligner, en me prenant pour un con. M’annonçant qu'il m'avait donné un faux nom, j'ai d'abord cru à une véritable révélation. Je le regarde dans les yeux... Un léger froncement de sourcil, puis un rictus. JABBA LE HUTT ! Il se fout d'ma gueule le mynock ! Puis il se permet d'continuer à picoler en toute impunité ! Je bous,... surtout à cause de l'alcool remplaçant peu à peu mon sang. Bon, j'veux bien admettre que j'suis pas crédible, mais de là à m'prendre pour le dernier des idiots. J'aurai bien rétorqué si je n'étais pas aussi occupé à chercher l'autre ahuri. Puis v'là qu'il commence à déblatérer tout un monologue du pourquoi du comment, au sujet du fait qu'j'sois, ou pas, un commando. Lieutenant Thrawkos ou pas, mon poing me démange. Bon, en même temps, il avait pas tort, mon histoire ne tient pas la route. Loin d'la même. Elle était pour le moins décousue, mais décousue d'chez décousue ! Il va arrêter d'boire à un moment lui ? Il voit pas que ça sent pas bon pour nous là ?

De nouveau, il repart dans un flot de paroles, des phrases toujours plus agaçantes les unes que les autres,... "Boucle la..." dis-je une fois,... puis deux, puis une troisième. Un véritable moulin à parole. Putain, l'mal de crâne que j'suis en train d'me payer. Lui plus l'alcool, c'est un mélange assommant. Dieu qu'il me tape sur l'système et puis l'autre là ! Impossible de le retrouver ! Il est où bordel de merde ?! L'explosion. Je ne pus me retenir de gueuler : "BON TU VAS LA FERMER FACE DE HUTT !". Je sens le regard de quelques personnes se poser sur nous,... elles devaient certainement s'interroger sur notre position étrange. Je déglutis, remarquant ma grossière erreur... Impulsif. Soufflant longuement et frottant mon crâne, pour tenter de calmer ces maux de tête, je lance un regard agacé au gamin : "Tu bouges, j'te cloue sur place ! C'pas l'envie qui me manque de te donner d'l'élan là ! Alors tu fermes ton clapet sinon, c'moi qui vais te fais avaler le bacta par l'cul OKAY ?!" Clouer sur place ? Donner d'l'élan... ça n'a aucune sens... Oh puis merde.Quelques secondes de répits,... voilà tout ce qu'il me laisse ?! Et vas-y que j'enfourne la totalité d'mon verre. C'est qu'il commencerait bien à s'habituer à la boisson lui.

Les bouffées de chaleur s'intensifient. Une cloche résonne dans mon crâne... Et l'autre qui m'demande des explications. Il va pas l'fermer son claque merde ?! "T'veux savoir c'qui va s'passer ?! Hein, c'bien ça ! Voilà j'te fais l'topo ! Si tu ne la boucles pas maintenant, j'attrape cette chope et j'te jure que j'le l'enfile par là où ça fait mal Okay ?! J'vais même te dire ce qu'il se passe là... Tu me saoules, voilà c'qui s'passe ! J'en peux plus de tes jérémiades... Donc Mister Jabba là, il se tait. Capish ?! Puis quand on y r'garde de plus près, y a bien un air de famille avec les Hutt." J'essaie de me contenir, et j'peux vous assurer que c'est pas simple. La seule envie qui me parcourt l'esprit actuellement, c'est celle de l'éclater contre un mur et d'en faire un poster ! Rien à faire, il continue de jacter. Osant dire que tout cela le fatigue. Qu'est-ce que j'dois dire moi ?! Je saisis alors de mes deux mains le bord de la table, tapotant mon front contre ce-dernier en répétant frénétiquement : "Ret'nez-moi,... par pitié,... dîtes moi qu'c'est un cauchemar." Je ferme les yeux, espérant revenir à la réalité, mais un hurlement me fit sursauter. Barnie ?! Qu'est-ce que ? Il est dingue ?! Inconscient ?! Même un tauntaun a plus de jugeote que lui ! Il veut rameuter l'colosse ?! Damned ! Pas l'temps d'réagir qu'une immense silhouette apparaît, me faisant de l'ombre.

Catastrophe. Voici l'Kiffar. Son regard n'annonce rien d'bond. Un léger frisson traverse mon dos. Quelque chose me dit qu'on va passer un sale quart d'heure. Pas l'choix. J'me relève lentement, tentant d'me mettre à sa hauteur... Une tête de plus, agaçant. Discrètement, je jette un regard noir au gosse. Il allait me l'payer. Les bières fraîchement servies n'attendaient que d'être bues. J'en saisis une, buvant quelques gorgée en regardant le monstre dans les yeux. M'essuyant la bouche avec la manche de ma veste, je lui tendis ma chope : "Tiens, l'poto t'en prendrai bien une. Allez ! C'moi qui te l'offre !" Généreux, mais apparemment, il n'était pas venu à notre rencontre pour boire. D'un geste de la main, il balaya mon verre qui alla s'éclater contre le mur. Quelque peu décontenancé, je tente de reculer. Impossible, l'autre zozio bloque le passage. Quel emmerdeur celui-là... L'tout pour l'tout. "Bon j'crois qu'y a un mal entendu là... je m'arrête quelques instants,... j'commence à avoir la tête qui tourne. C'est l'autre face de Hutt que tu veux hein ?! Bah voilà, j'te l'offre ! Il est just" /SBAM/. A peine le temps d'finir ma phrase. Il m'attrape par le col, me soulevant à sa hauteur. Quelle force ! Terrifiant. L'absence de sol sous mes pieds me donne la nausée. Horrible sensation. Le colosse articule alors quelques mots, me postillonnant à la figure : "Toi l'nabot, tu dégages et j'm'occupe de ton cas après !" Pas commode le type. "Hum,... t'pourrais pas t'éloigner d'moi quand tu veux m'parler, parce que là, tu risques pas d'pécho ce soir, tu upes grave d'la gueule !"... Wow l'alcool parle plus vite que moi. En tout cas, il semble pas apprécier, lâchant un violent : "Tu t'fous d'ma gueule l'avorton !!" en me balançant de l'autre côté d'la table *BAM* Ma tête vint heurter le mur... Bordel, comme si j'avais pas assez mal au crâne comme ça ! Tiens,... Euh... attendez... j'ai bien entendu là. C'moi l'avorton ?! L'nabot ?! 1m79 MOSIEUR ! Un putain de mètre soixante-dix-neuf ! Voilà... perte de contrôle totale. Si y a un bien un truc que j'supporte encore moins que les gamins qui jactent sans cesse, c'est bien qu'on m'attaque sur ma taille ! Me ressaisissant avec difficulté, je me dégage de la banquette pour m'étaler par terre, en titubant. Je tente de me relever sur mes jambes, en m'accrochant à la table d'en face. J'regarde sur cette dernière. Un verre au contenu inconnu me regarde. J'observe l'type assit devant,... j'regarde le verre... le type... le verre... le type. Flop. V'là que j'engloutis la chope. De l'alcool, aucun doute. Par contre, lequel ? Bonne question, j'crois bien qu'mon palais est parti se coucher.

J'me retourne vers ma table, l'Kiffar allait s'en prendre au petiot. Bon ça j'm'en fou complètement ! Par contre, pas question qu'j'le laisse s'en sortir après m'avoir INSULTÉ d'avorton ! A sa non ! Foi de Thrawkos ! Personne ! Je dis bien P-E-R-S-O-N-N-E ne peut m'attaquer sur mon physique. Je m'élançais alors avec la chope entre les mains, courant maladroitement vers le titan : "TOI L'AHURI ! J'MESURE QUASIMENT UN MÈTRE-QUATRE-VINGTS !"

Grand succès : J'rentre dans l'Kiffar de plein fouet, fracassant la chope contre son dos. On tombe tout les deux au sol, on commence à s'battre.
Succès : J'heurte le kiffar en brisant la chope sur son dos. Malheureusement, j'rebondis sur son dos, reculant d'plusieurs pas et m'étalant comme une merde sur le sol.
Échec : J'balance ma chope contre l'mur (elle glisse de mes mains) en voulant frapper l'ahuri avec. J'me cogne le crâne contre son dos.

Grand échec : Pensant foncer sur le Kiffar, je fonce en fait sur la table, m'étalant sur cette dernière comme un con


Là ! Juste en face de moi ! L'tricheur ! Il se dédouble. Deux ? Trois ? Quatre ? AHHHH ! Beaucoup trop... Trop tard pour faire demi-tour ! Advienne de pourra ! Au moins j'pouvais pas les louper ! J'toucherai bien un de ses complices ! *BOUM* Douleur. Mon estomac s'écrasa sur le rebord de la table, m'allongeant de tout mon long sur cette dernière et glissant jusqu'au fond, contre le mur. *BAM* Encore ma tête ! Bordel ! Laissez-là tranquille ! J'comme à profondément regretter d'avoir bu... promis la prochaine fois, j'attends minuit pour picoler. Oh bah merde alors,... pourquoi y a des tauntauns qui courent autours de moi là ?! C'drôle ça,... j'les avais pas vu tout à l'heure... "Môman, t'aurais pas un p'tit aspirine pour moi... s'te plaît," articulai-je lamentablement.
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