Tel un sablier, la vie s'écoule [Tia]



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La soirée... - District Glitannai

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 Tel un sablier, la vie s'écoule [Tia]

STAR WARS - RISE OF THE FORCE
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jayden & Valëstia
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Jayden avait passé toute sa jeunesse sur D'Qar, grandissant auprès des résistants. Grandissant auprès de ceux qui deviendraient  sa famille... Remontant dans ses plus profonds souvenir, le jedi avait toujours connu la rébellion, et divers vaisseaux. Suivant son père dans chaque recoin, il se laissa fasciner par ses grosses machines. Admiratif, il prit exemple sur lui et passa aux commande, devenant dès son plus jeune âge, un pilote. Usant de son « instinct », il réussit des prouesses. Cet instinct qui était en lui, vibrait sur chaque parcelle de sa peau, cette sensibilité qui le guidait. Une lueur qui brillait en lui et commandait chacun de ses gestes. La force coulait dans ses veines depuis toujours...
Se laissant imprégner par celle-ci, il devint l'un des meilleurs.

Après l'attaque de Yavin IV, le jedi  avait reprit ses fonctions dans la rébellion. Il avait enchaîné les missions les unes après les autres. Plus de cinq ans c'était écoulés. Cinq ans que Jayden avait prit place au sein des jedis. Apprenant à manier le sabre, à utiliser la force. Il avait découvert une toute autre partie de lui. Prenant sa propre place dans cet ordre, il offrit sa vie et son avenir à défendre la galaxie. Partant de D'Qar, il avait tourné la page sur son passé, tiré une croix sur son futur, pour créer un avenir.  Mais après l'attaque, Ash l'avait fait rapatrié sur D'Qar le gardant à l’œil, s'assurant de sa sécurité, jusqu'à sa sortie du coma. L'ordre avait disparue, les jedis étaient presque tous morts. N'ayant donc nul par où aller, il avait décidé de rester au quartier général de la résistance, reprenant ses marques. Prenant ses vieilles habitudes de pilote...  

« Ici Blue-6, j'amorce la descente. » Jayden coupa alors son micro et posa son vaisseau sur ce sol qu'il ne connaissait que trop bien. Depuis son retour du district 1313, le jedi avait préféré éviter sa supérieure. Ash avait sur lui une attraction bien trop dangereuse, il ne pouvait céder à la tentation de son regard ou même de ses lèvres. Un jedi se devait de garder le célibat, et Ash l'avait bien comprit. C'était d'ailleurs pour cela que la jeune leader des Blue avait préféré ne pas rejoindre l'ordre. Sortant de son cockpit, il enleva son casque et ouvrit le haut de sa combinaison orange. Passant la main sur la calandre, il regarda les dégât... Agheera devrait y jeter un coup d’œil,  la jeune femme était vraiment douée, elle pourrait le retaper en un rien de temps. Posant son casque sur le siège, Jay retira sa tenue de pilote.

Passant rapidement au réfectoire, il embarqua un morceau de pain et ce dirigea vers ses appartements. La nuit commençait à tomber, cette journée l'avait épuisé... Lançant la boule de pain dans les airs, il s'amusa à jongler avec la force. Se concentrant sur celui-ci, il remua alors les doigts accélérant la rotation de la petite boule de farine. Baissant de nouveau les yeux vers le couloir, il s'arrêta rapidement dans un sursaut, à seulement quelque centimètre d'une jeune femme qu'il ne connaissait que trop bien. Manquant de la percuter, la boule tomba alors à leurs pieds. Valëstia Hangana. La jeune femme avait partagé sa jeunesse, une petite partie de sa vie et même son cœur. L'observant un instant, un sourire se dessina sur le visage du jedi. Jayden ne l'avait pas revu depuis son retour de Yavin IV.

«  Mademoiselle Hangana... » Lâcha-t-il dans un demi-sourire malicieux.

Posant un instant son regard dans le sien, il l'observa. Baissa finalement les yeux sur le pain, il le fit venir à-lui grâce à force.
Fronçant un instant les sourcils, il leva de nouveau les yeux vers elle, intrigué par sa présence.

« Qu'est-ce-que tu fais  par ici ? » 




"Ce baiser que tu m’as donné hante mes jours et mes nuits. Dans mes cauchemars il ne m’en reste plus qu’une cicatrice qui ne se refermera jamais. Tu t’es emparée de mon cœur et tu le mets au supplice".
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MessageSujet: Re: Tel un sablier, la vie s'écoule [Tia]   24/3/2016, 21:25


Dernière édition par Välestia Hangana le 4/4/2016, 15:44, édité 1 fois


❝Tel un sablier, la vie s'écoule ❞
Jayden & Välestia
Dans le premier amour, on prend l'âme bien avant le corps.
[ Victor Hugo ]

Allongée sur mon lit je regardai le plafond anthracite de ma chambre, les mains entrelacées derrière ma tête, songeuse. Cela faisait maintenant dix-huit ans que j'avais rejoint la résistance sur D'Qar, et même si ça ne fait quesix mois à peine que je suis revenue, j'ai l'impression de ne jamais vraiment l'avoir quittée. J'ai beau avoir loupé quelques évènements, avoir coupé les ponts totalement avec plusieurs personnes, nul ne m'en a voulu et on semblait heureux de me voir de retour.
Cependant il m'est toujours impossible à l'heure actuelle de prendre les commandes de mon chasseur. Toute fois j'ai quand même fais des progrès à ce niveau puis que maintenant je peux au moins rester à côté et le nettoyer. Avant sa simple vision me faisait monter les larmes et me paniquait complètement.
Je poussais un long soupir, une boule se formait au niveau de mon diaphragme, ressasser les mauvais souvenirs ne m'aideront pas à avancer, mais comment faire le deuil d'un tel mystère. Ce mystère qui me concerne moi, mes origines ?
Je secouais la tête pour chasser ces idées et me redressais vivement, m'asseyant sur le bord du lit. Il fallait que je sorte me changer les idées, rester enfermée comme ça finira par me rendre dingue. J'enfile ma veste et mes chaussures avant de sortir de mes appartements.

Je me dirige vers le refectoire mais l'accès principal est bloqué, nettoyage en cours. Je lève les yeux au ciel et prend sur ma droite, je me retrouve juste à côté des appartements de Jayden, je fixais longuement sa porte, de loin. Cela faisait maintenant bien longtemps que je ne lui avais pas adressé la parole. J'ai été lui rendre visite de nombreuses fois alors qu'il était dans le coma à son retour de Yavin IV. Mon cœur se serrait toujours lorsque je me surprenais à penser de temps en temps à lui.

Je pense que je n'arrive pas à faire le deuil de notre relation. J'essaie de me convaincre, me parlant à moi-même enfilant une carapace plus ou moins épaisse, mais un premier amour marque à vie et il a été celui qui me marqua le cœur et l'esprit au fer rouge. Nous avons grandi ensemble, nous avons évolué ensemble, nous avons appris à nous connaître, presque par cœur, progressivement avec le temps il était devenu plus pour moi qu'un simple ami, et je l'étais devenue un peu plus pour lui aussi. Il avait fait partie de moi pendant longtemps. On avait été un véritable tsunami lui et moi, autant pour les autres que pour nous même, car malheureusement dans une relation on sait tous très bien qu'il y en a un des deux qui aime plus que l'autre. J'étais celle-ci. Lorsque nous nous sommes quittés avant qu'il ne parte j'avais eu la sensation que mon monde s'écroulait. Je me suis alors éloignée de lui afin de me protéger et de me reconstruire. J'étais une femme forte et il fallait que je me retrouve afin de faire la chose que je savais faire le mieux, aider la résistance à gagner du terrain.

Je m'approchais de la porte, le poing levé, prête à toquer. J'avais le souffle coupé, je laissais tomber mon bras le long de mon corps. Je ne savais pas quoi lui dire. Certainement pas un truc du genre "Hey bah dis dont sacré veinard ça a l'air d'aller beaucoup mieux, t'as l'air de péter la forme ahahaha...". Je secouais fébrilement la tête avant de la baisser elle aussi. Je suis ridicule par moment.
Je fais donc demi-tour afin de me rendre au réfectoire, j'ai besoin de manger quoi que ce soit qui s'avale. Au moment de tourner sur ma gauche je manque de me heurter à quelqu'un, instinctivement je ferme les yeux et replis mes bras contre ma poitrine en serrant les points. Pas de choc, juste un petit bruit sourd de quelque chose qui tombe au sol.

«  Mademoiselle Hangana... »

J'ouvre les yeux et mon coeur trébuche. Jay... Et bien quand le destin décide de s'acharner... Je reste muette la bouche entre-ouverte, comme essayant de parler mais qu'aucun son ne voulait sortir. Il me sorti de ma torpeur en reprenant la parole.

« Qu'est-ce-que tu fais  par ici ? »

Je semblais alors me ressaisir et enfonçant mes mains dans mes poches je m'empressais de lui répondre.

« Je hum... je passais dans le coin... en fait je voulais aller grignoter un truc alors je me suis dis HEY pourquoi j'irai pas voir Jay ? Euh... enfin non non non non c'est pas ça que je voulais dire du tout. Je voulais dire que.... Arrrrrrrg »


Je me tenais le bras gauche et leva les yeux au ciel en soupirant.

« Comment tu vas ? »

Son visage était encore quelque peut marqué par ce qui s'est passé. Ce n'est qu'à son retour dans le coma que j'ai réalisé que je m'étais conduite comme une idiote avec lui, de ne pas être allez le voir alors qu'il faisait ses adieux à la résistance pour se rendre sur Yavin IV pourquivre sa formation auprès de Skywalker. Je réalise que j'aurai très bien pus ne jamais le revoir et n'avoir pour lui qu'un sentiment de rancoeur jusqu'à la fin. Ce n'est que lorsqu'on réalise que l'on peut perdre définitivement quelqu'un que l'on prend conscience de ses erreurs. Maisà l'époque il m'était impossible de lui dire adieu, je me demande même si à l'heure acutelle je le pourrais...

« Tu sais... Je comptais venir te voir... prochainement... Mais j'ai... j'ai été... je suis très occupée... »

Excuse bidon numéro une. Je ne suis pas occupée, je n'ai juste pas le courage et pas l'envie de savoir si la légende qui prétend que dans le coma on entend tout ce qui se passe est vrai. Je ne suis pas sûre qu'il sache que je suis venue lui rendre visite sur son lit d'hôpital. L'avoir en face de moi me met quelque peut mal à l'aise et je n'ose pas le regarder dans les yeux.

« Je hum... Je vais y aller... Contente de voir que tu vas bien. »

Je le contourne et me dirige donc vers le réfectoire, finalement je n'ai plus si faim que ça. Je m'appuie contre le mur et regarde les gens manger, rire, partager tous ensemble. Ça à l'air si simple, ah si seulement.

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Jayden reconnu immédiatement la jeune femme... Mais cette fois ce ne fut pas la force qui l'y aida, mais bien son cœur. Il avait passé sa jeunesse auprès d'elle, avait apprit à la connaitre, la découvrir  sous chaque regard. Ses moindres sourires, ses moindres petites grimaces, il avait apprit à les reconnaître. Voilà un petit moment que Välestia ne s'était pas montrée. Durant son coma,  les infirmières lui avaient parlé de Ash, Reika, mais le nom qui l'avait le plus surpris, était bien celui de la résistante, avec qui, il avait grandi. Au moment de son départ pour Yavin, il s'était attendu à la voir, pouvoir lui dire au revoir... Cependant, il ne l'avait pas vu, pas à un seul instant. Lorsque que leur histoire s'était finit, Jay avait sentit la douleur et la peine ronger la jeune femme... Bien sûr qu'il s'en était voulu, mais pourquoi continuer si les sentiments n'étaient plus aussi vivaces ? C'était une femme magnifique, amusante, adorable, mais son âme, son cœur en avait décidé autrement. Dès l'instant où il avait croisé le regard d'Ash...


L'observant un instant, elle semblait aussi surprise que le jeune homme.  « Je hum... je passais dans le coin... en fait je voulais aller grignoter un truc alors je me suis dis HEY pourquoi j'irai pas voir Jay ? Euh... enfin non non non non c'est pas ça que je voulais dire du tout. Je voulais dire que.... Arrrrrrrg » Jay ne pu retenir un large sourire amusé par ce malentendu. Se rattrapant temps bien que mal, elle finit par lui demander comment il allait... Il essaya en vint de capter son regard, qu'elle évitait.  


« Ca va... Ces derniers jours ont été assez difficile... » Il était vrai que l'attaque de Yavin IV avait blessé bien plus profondément le jeune homme qu'un tire de blaster. Ses cauchemars le hantait nuit après nuit. Le jedi aurait besoin de temps pour se reconstruire, mais il le prendrait... Il n'était plus seul, à présent il le savait. Les retrouvailles au temple, lui avait offert l'espoir. Il avait retrouvé d'autre jedis et donc une nouvelle possibilité, un nouvel ordre. Välestia lui avoua n'avoir eu que très peu de temps, pour passer lui rendre visite.  


« Je hum... Je vais y aller... Contente de voir que tu vas bien » Mais avant même que le pilote ne réagisse, elle le contourna et s'envola vers le réfectoire. C'était tout ? Ils s'arrêtaient là ? Sans plus d'explication elle s'échappait ? entre-ouvrant la bouche, il resta perplexe, seul dans le couloir... Pivotant sur lui-même, il lui emboîta le pas.


S'arrêtant à quelques pas de la jeune femme, il l'observa, dos à elle. Puis s'approcha finalement.


Ce glissant derrière elle, à quelques centimètres, il s'appuya au mur à son tour et  posa son regard sur la jeune femme. « Tu ne croyais quand même pas t'échapper ? Je te rappelle que tu as affaire à un jedi maintenant ... » Dis-il d'un air malicieux. Voulant la faire sourire. Levant les yeux vers le réfectoire, il observa la même chose qu'elle. « Et toi Tia, comment tu vas ? ... » Dit-il d'une voix plus douce, quelque peu inquiet. Son visage était marqué de fatigue, d'inquiétude... Quelque chose l'avait rongé, et la rongeait encore. Il le savait, elle était incapable de lui cacher quoi que ce soit. Jayden avait partagé une partie de sa vie, il la connaissait.


Timidement, il toucha son poignet de sa main, essayant d'attirer son attention. Baissant ses yeux vers les siens, il lui offrit un sourire presque enfantin.




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Mon coeur battait à tout rompre et ne semblait vouloir se calmer. Je fermai les yeux un instant prenant une profonde inspiration. J'étais partie comme une voleuse, comme une lâche, ce qui ne me ressemble absolument pas. J'ai toujours su faire face aux choses, aux gens, aux situations qui me déstabilisaient, mais bizarrement là ce n'était pas le cas. Je n'avais pas réussi. J'avais senti cette vague de panique qui m'envahissait et je n'avais pas su la contrôler. Idiote. Maintenant il va croire que tu n'en as rien à faire de ce qu'il lui est arrivé et que tu n'as pas écouté ce qu'il te disait.
Mais c'est tout le contraire, ça me préoccupe beaucoup, beaucoup trop même. Je ne me rappelle pas avoir passé autant d'heure sur une chaise à côté d'un lit d'hôpital à parler à quelqu'un qui ne peut pas m'entendre, à parler à quelqu'un qui ne peut pas me répondre, à parler dans le vide. Au moins ça aura eu le mérite de me faire vider mon sac. J'avais pu tout lui dire, de A à Z.
Lui dire que j'étais vraiment désolée d'avoir régis comme la reine des idiotes, que je m'excusais surtout de ne pas être venue lui dire au revoir avant son départ. J'avais eu connaissance de cette information alors que j'étais en replis sur Corellia, on avait même proposé de venir me chercher et de me raccompagner juste après. J'ai refusé. Catégoriquement. Ce n'était pourtant pas mon genre ça non plus... On dirait bien que beaucoup de choses m'ont changée depuis cinq ans... J'ai l'impression qu'une partie de moi est morte en même temps que mes parents. A la simple évocation d'eux les larmes me montent aux yeux un instant. Je secoue vivement la tête et me racle la gorge tout en croisant mes bras sur ma poitrine.

Soudain je sentis une chaleur dans mon dos, une présence, pas collée à moi mais assez près pour que je puisse la sentir. Cette odeur, je pourrai la reconnaître les yeux fermés.

« Tu ne croyais quand même pas t'échapper ? Je te rappelle que tu as affaire à un jedi maintenant ... »

Un sourire se dessina alors sur mes lèvres, il n'avait jamais lâché l'affaire, déjà quand on était jeunes. Et je le lui rendais bien aussi. Il nous était impossible de nous cacher quoi que ce soit l'un à l'autre, nous étions des livres ouverts pour chacun nous. Il est vrai qu déjà à l'époque je ne pouvais pas passer entre les mailles du filet, et encore moins maintenant. Il est bon, aussi, de voir que certaines choses ne changent pas. Je ne me retournais cependant pas encore, je me contentais d'observer le réfectoire, les gens, les lieux.

« Et toi Tia, comment tu vas ? ... »

Un sourire se dessina alors sur mes lèvres, il n'avait jamais lâché l'affaire, déjà quand on était jeunes. Et je le lui rendais bien aussi. Il nous était impossible de nous cacher quoi que ce soit l'un à l'autre, nous étions des livres ouverts pour chacun nous. Il est vrai que déjà à l'époque je ne pouvais pas passer entre les mailles du filet, et encore moins maintenant. Il est bon, aussi, de voir que certaines choses ne changent pas. Je ne me retournais cependant pas encore, je me contentais d'observer le réfectoire, les gens, les lieux.

« Je vais bien Jay, ne t'en fais donc pas pour moi. Excuse-moi pour hum... pour tout de suite... M'enfin bref, moi je vais bien, t'en occupes pas, tu as déjà assez à faire avec toi. Il s'est passé quoi ces derniers jours ? »

Je lui souris tendrement et lui attrapa doucement sa main qui était posée sur mon poignet. Il arrivait comme à l'époque à me faire baisser ma garde et à reprendre mon calme. Oh quoi que à certains moments il arrivait très bien à me faire perdre complètement la tête et à complètement me retourner.
Il n'y a pas à dire on se connaissait, très bien, trop bien peut-être. Il semblait épuisé mais ne cessait jamais de sourire.

« Tu comptes me suivre toute la journée ? Tu sais que y'a des endroits quand même où j'ai besoin d'un peu d'intimité et où la seule compagnie que j'autorise est celle de ma serviette de bain ! »

Lui dis-je en rigolant. Quoi que finalement l'idée qu'il m'y suive... Non ! Non ! Non ! Stop. Remets toi les idées en place et surtout ne commets pas d'impairs Tia s'il te plait. Je tourne les talons pour aller me chercher un verre d'eau, après m'être servie je m'installe à une table ou je fais signe à Jay de me rejoindre. Je sais que je ne lui échapperais pas alors à quoi bon retarder l'inévitable ?


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Dans le passé, Vâlestia et lui avaient partagé beaucoup de temps ensemble, beaucoup de moment à deux, d'instant de tendresse et d'éclats de rire. Mais avant toute chose, la jeune femme avait été une amie en qui il avait confiance. Une amie avec qui il avait grandi et s'était confié. Elle avait été là lors de la mort de son père, elle avait été là depuis des années. Lorsque Jay se glissa derrière elle, la jeune femme ne se retourna pas, mais ne s'écarta pas pour autant, acceptant sa proximité. Pourquoi l'avait-elle fuit ainsi ? Pourquoi s'était-elle esquivé alors qu'ils venaient de se retrouver ? Malgré leur histoire, la jeune femme avait toujours sa place au plus profond de lui. Ses sentiments avaient changé, mais elle comptait toujours pour lui. Ne détachant pas son regard du réfectoire, elle semblait si plonger.  

«   Je vais bien Jay, ne t'en fais donc pas pour moi. Excuse-moi pour hum... pour tout de suite... M'enfin bref, moi je vais bien, t'en occupes pas, tu as déjà assez à faire avec toi. Il s'est passé quoi ces derniers jours ? »

La chaleur de sa main vint alors capturer la sienne, au même instant qu'un sourire remplit de tendresse se dessinait sur son visage. Baissant les yeux sur leurs mains liées, il esquiva un petit sourire en coin, et leva son regard vers le sien.

« J'ai le droit de m'en faire pour toi non ? Oh ... Eh bien... Moi tu sais, pas de grand changement. Je me remets doucement de l'attaque de Yavin IV, en attendant qu'on me recontacte. »

Jay garda sa main dans la sienne un petit instant, profitant de sa chaleur. Depuis combien de temps n'avait-il pas sentit ce genre de contact ? Voilà plus de cinq ans à présent que le jedi avait évité tout gestes, tout rapprochement , se tenant aux règles. Mais après l'effondrement de l'Ordre, existait-il encore des règles ? Sa main lui faisait du bien, le rassurait, le réconfortait. Il se prit même à imaginer la main d'une autre jeune femme... La main de Ash.

« Tu comptes me suivre toute la journée ? Tu sais que y'a des endroits quand même où j'ai besoin d'un peu d'intimité et où la seule compagnie que j'autorise est celle de ma serviette de bain ! »

Le pilote se mordit alors la lèvre, amusé, ne pouvant retenir un petit rire.
Elle se détacha alors de lui et pénétra dans le réfectoire. Le jedi l'observa s'éloigner, jusqu'à ce qu'elle l'invite à venir avec elle.  Jay entra alors à son tour et  s'installa face à elle.

« Je ne te suivrais pas jusque là, ne t'en fais pas ! » Répondit-il amusé.

Observant Välestia un petit instant, il prit appuie sur ses coudes, la détaillant. Quelque chose rongeait la jeune femme, il pouvait le voir sur ses traits, le sentir au plus profond de ses tripes. Mais elle ne voulait pas en parler, et cela, il l'acceptait. Le jedi ne lui forcerait jamais la main, à aucun moment. Jay resterait à son écoute, si la jeune femme ressentait le besoin de se confier, d'en discuter, il serait présent pour elle.
Le pilote lui vola alors son verre d'eau avant de l'engloutir d'une gorgée, le reposant sur la table, le visage illuminé de malice.

« Tu fais quoi en ce moment ? Je veux dire à pars venir chercher les jedis dans leurs appartements ? »




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MessageSujet: Re: Tel un sablier, la vie s'écoule [Tia]   30/3/2016, 07:14


Dernière édition par Välestia Hangana le 4/4/2016, 15:43, édité 1 fois


❝Tel un sablier, la vie s'écoule ❞
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Il avait toujours eu le don d’apaiser les tempêtes qui sévissaient en moi, de me canaliser, de me rassurer et de me faire voir le bon côté des choses. Avec Ray ils avaient été les deux piliers de ma jeunesse, ceux en qui je pouvais avoir une confiance aveugle et pour qui je pouvais donner ma vie pour que la leur puisse continuer. Je me plaisais à croire qu’il en allait de même encore aujourd’hui. Ils avaient tous les deux changés, j’avais changé aussi, mais au fond de nous nos liens demeurent et l’attachement que l’on a les uns pour les autres restera une de mes priorités. Nous avons tous nos devoirs, nos missions, nos vies respectives mais quoi qu’il nous arrive, si on s’égare on sait que l’on trouvera toujours chez l’autre un refuge, une oreille attentive et des bras dans lesquels se réfugier et oublier.

 Avec Jay nous n’avons jamais eu de secrets l’un pour l’autre, de véritables livres ouverts et même juste avec nos regards on pouvait se comprendre. Je m’étais plu à tomber amoureuse de lui, progressivement, en douceur, sans vraiment prévenir pourtant. Il avait été le premier, il m’avait marquée au fer rouge. Même si je le souhaitai très fort, je ne pourrai jamais vraiment tirer un trait sur notre passé. Nous avions vécu tant de choses en commun. La mort de son père en était une, je me devais d’être là et je l’ai fait. Ce ne fut pas une période facile mais c’est dans ces moments là que l’on sait sur qui nous pouvons nous reposer.

A la mort de mes parents je n’ai pas su demander de l’aide, je me suis renfermée sur moi-même, ne laissant jamais mes larmes couler, n’évoquant jamais leur disparition. Je n’avais laissé personne me consoler puisqu’en apparence tout semblait aller bien. Je cachais tout, renflouais tout à l’intérieur, enfouissant au plus profond de moi ma colère, ma tristesse et mon sentiment d’injustice. Mais ce fut de trop. J’ai craqué, j’ai tout quitté, sans prévenir, sans laisser d’adresse, deux simples mots griffonnés à la hâte sur une feuille de papier chiffonnée « A bientôt. »

J’étais repartie sur Corellia par la première navette partante, n’emportant avec moi que B4 et une photo de mes parents et moi. Laissant tout le reste dans ma chambre, rangé, ordonné, comme à mon habitude. Je me brisais moi-même de ne pas dire au revoir aux gens qui m’étaient proches, de faire ça dans leur dos. Mais je n’avais pas le choix, il le fallait. Ces cinq années furent difficiles à vivre, retourner dans la maison de mes parents, retrouver mon ancienne chambre, leurs vêtements, leurs objets, je pouvais heureusement compter sur B4, seule, je n’aurais pas eu la force de tenir. Plusieurs fois je me suis demandé si ça valait vraiment la peine, de continuer, d’avancer, je n’avais plus de moteur, plus de motivation et le fait de voler m’était en plus, devenu impossible. Mais le rêve, ce rêve, que j’avais fait m’avait ouvert les yeux et fait comprendre que me laisser m’abattre comme je le faisais n’était bénéfique pour personne.  

Retourner sur D’Qar était surement la meilleure chose que j’avais faite depuis longtemps, même si je ne pouvais toujours pas retoucher aux commandes d’un appareil. J’avais pu au moins retrouver des gens sur qui j’espérais toujours pouvoir compter.

Je me sentais heureuse de pouvoir retrouver Jay, lui parler, le voir, j’avais eu si peur de le perdre pour de bon depuis son retour de Yavin IV. Le voir sur ce lit d’hôpital m’avait fait sentir minable et égoïste. Alors pouvoir sentir la chaleur et la douceur de sa main dans la mienne me mettait du baume au cœur.

« Non justement, t’en faire pour moi n’est pas dans les prescriptions de ton médecin je suppose. Alors on se concentre d’abord sur ta rémission et ce sera une très bonne chose. » lui dis-je en souriant tendrement. « Pense d’abord à te remettre complètement avant d’accepter quoi que ce soit, j’ai pas spécialement envie de te revoir sur un lit d’hôpital et de revivre… enfin… tu sais quoi. »

L’appel de l’aventure et du devoir avait toujours eu une grande place dans sa vie, mais il ne fallait pas qu’il mette sa santé en péril pour quelques frissons. Je ne suis pas sûre que mes nerfs tiennent la distance à la longue.
Assise sur ma chaise je m’apprêtais à boire mon verre d’eau lorsqu’entre mes doigts : le vide. J’écarquillais les yeux en fixant Jay bouche bée. Je vois qu’au moins il n’a pas perdu le sens de l’humour ce qui se confirme par la dernière question qu’il me pose.

« Oh bah c’est ma seule activité. Je suis mandaté pour aller déloger les Jedis poussiéreux afin de les sortir du placard, histoire qu’ils se rendent un peu utile. » Je lui fis un clin d’œil amusé avant de reprendre « Hum non sinon, je suis principalement missionnée un peu partout, reconnaissance, ravitaillement, récupération de résistants… Multifonctions en fait. »

Je pris le soin d’éviter de mentionner mon chasseur, je me souviens qu’avant la disparition de mes parents mon plus grand souhait était de rejoindre un escadron et voler aussi loin et aussi longtemps que je le pouvais. Un rêve que je pouvais balayer maintenant. J’attrapais un morceau de pain et en défis la mie, la roulant entre mes doigts pour en faire de petites boules.

« Ça fait combien de temps déjà qu'on s'est pas vus... » Je gardais les yeux posés sur mes boulettes de pain positionnées devant moi. « Oh et bien cinq ans... Seulement, le souci, vois-tu, c’est que j’ai donc cinq ans à rattraper, soit cinq années de blabla certes, mais aussi… » Je lançais les boulettes de pain sur lui « Cinq années où je n’ai pas pu t’embêter une seule fois. Avoue que c’est triste à mourir dans ce cas ! Il faut y remédier. » Je remplis mon verre d’eau et lui renversa sur la tête. « Tu avais… soif non ? » Je me levais et lui lança a à l’oreille. « Tu devrais savoir que c’est mal de me voler et que ça se paie toujours pourtant. » Je lui ébouriffe ses cheveux trempés et m’assoit sur la table. « Rassure moi, le sens de l’humour n’est pas proscrit chez les Jedi hum ? »
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Cinq ans, voilà cinq ans que Jay avait tout lâcher, pour partir sur Yavin IV. Cinq ans qu'il n'était pas revenu piloter pour la résistance. Le seul vrai lien qui lui était resté, était Ash, elle avait refusé une vie de jedi, mais les avaient suivis pour leur apporter son aide. Cependant, rien avait changé, suivant les lois, il avait fait taire ses sentiments, cette vague de tendresse qui l'attirait frénétiquement vers elle. Durant cinq ans, Jay avait ignoré son amour, oublié, pour vivre sa vie en tant que chevalier jedi. Luttant pour la liberté, pour la paix. Tellement de questions se bousculaient en lui, Välestia avait presque toujours fait partit de lui, et en cinq ans, elle avait disparue de son regard, disparue de sa vie. Qu'était-elle devenue ? Que s'était-il passé pour elle durant ces cinq années ? Plongeant dans ses yeux, il essaya d'y lire cette tristesse, essayant de comprendre pourquoi son regard était autant remplit de peine et de douleur. La jeune femme voulait qu'il s'occupe de lui, qu'il se remette de cette douloureuse attaque contre les jedis, de ce coma qui l'avait plongé dans des eaux bien plus douces, bien plus calme que ce monde dans lequel il se trouvait... Comment pouvait-il resté à se reposer ? Il se battrait jusqu'au bout, jusqu'à la fin s'il le faudrait, pour cette famille qu'il avait rejoint, pour sa nouvelle famille, pour l'Ordre. La paix, il l'apporterait ou du moins ferait tout son possible pour l'apporter.

La suivant, il prit place face à elle. Jay ne pu retenir un petit sourire amusé lorsqu'elle lui annonça qu'elle avait été mandatée pour déloger les jedis. Tia était missionné pour diverses actions, reconnaissance, ravitaillement, résistants, et très certainement plusieurs autres choses. Le pilote baissa alors les yeux sur ses mains qui, maladroitement, semblaient extérioriser un malaise, une gêne.  

« Ça fait combien de temps déjà qu'on s'est pas vus... Oh et bien cinq ans... Seulement, le souci, vois-tu, c’est que j’ai donc cinq ans à rattraper, soit cinq années de blabla certes, mais aussi…Cinq années où je n’ai pas pu t’embêter une seule fois. Avoue que c’est triste à mourir dans ce cas ! Il faut y remédier. »

Recevant les mies de pains, son sourire ne cessa de s'élargir. A quoi jouait-elle ? La jeune femme remplit de nouveau le verre d'eau et avant même qu'il ne puisse réagir, il sentit le froid envahir son crane, descendant le long de sa nuque. Un frisson parcouru alors son échine...

Soif ? Non, plus cette fois. Jay grimaça et glissa sa main dans sa nuque essuyant l'eau comme il pouvait. Il la regarda se lever et s'avancer vers lui. Murmurant à son oreille...

« Tu devrais savoir que c’est mal de me voler et que ça se paie toujours pourtant.  Rassure moi, le sens de l’humour n’est pas proscrit chez les Jedi hum ? »

Tia passa alors sa main dans les cheveux humides du pilote. Celui-ci attrapa son poignet et se leva à son tour, le visage bordé d'un sourire taquin. Glissant le bras dans le dos de la jeune femme, il se pencha vers elle et fit venir le pain jusqu'à sa main par télékinésie. Il fallait bien avouer, être jedi avait de bon côté. La bloquant contre la table, il approcha le pain de ses lèvre et murmura à son tour à l'oreille de la jeune femme.

« Dans ce cas, ne prend pas le pain des autres. » Lâchât-il avant de lui engouffrer le morceau de pain dans la bouche pour la faire taire.

Ne pouvant se retenir de rire, il relâcha l'étreinte de son poignet et de son corps contre elle, lui laissant la liberté. Ce petit instant lui faisait du bien, oubliant Yavin IV, oubliant ces morts, les enfants... Oubliant ce qu'il ne pourrait jamais avoir... Ash.

« Nous sommes des adultes maintenant Tia, mais fais attention, j'aurais toujours le dernier mot! »




"Ce baiser que tu m’as donné hante mes jours et mes nuits. Dans mes cauchemars il ne m’en reste plus qu’une cicatrice qui ne se refermera jamais. Tu t’es emparée de mon cœur et tu le mets au supplice".
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MessageSujet: Re: Tel un sablier, la vie s'écoule [Tia]   31/3/2016, 05:26


Dernière édition par Välestia Hangana le 4/4/2016, 15:44, édité 1 fois


❝Tel un sablier, la vie s'écoule ❞
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Il y a maintenant cinq ans, peu avant le départ de Jay pour Yavin IV, je plaquais tout aux premières lueurs du jour. Pour seul compagnon de route B4 qui n’approuvait absolument pas ma décision, c’est uniquement à cause de lui que j’avais laissé un mot dans ma chambre « pour rassurer » soit disant. J’avais pris la première navette en direction de Corellia, laissant derrière moi ceux que j’aimais, mais ceux que je ne pouvais plus aider tant que je ne me sentais pas capable de m’aider moi-même. Je laissais également mon chasseur sur place. Il ne m’aurait été d’aucune utilité. Avant que la porte ne se referme je jetai un dernier regard à la plateforme d’embarquement et aux bâtiments qui m’avaient vue devenir une femme. Les jours avaient passés, les nuits aussi, puis les semaines et les mois pour se transformer en années.  Je me souviens de cette note que B4 obtenue je ne sais comment, m’informant du départ de Jay pour poursuivre ses rêves et sa destinée. J’étais cependant incapable de retourner sur D’Qar, lui dire adieu, je n’avais pas été capable de le faire lors de mon propre départ, alors ce n’était pas pour me torturer en y allant lors du sien. J’avais gardé le papier longtemps, dans un tiroir de mon ancienne chambre, dans la maison assez modeste de mes parents. J’avais pleuré, beaucoup. Sachant que s’il partait là-bas je savais que je le perdais vraiment, même si je l’avais quelque peut déjà perdu depuis quelques mois, depuis mon abandon. La vie de Jedi imposait certaines règles assez strictes sur ce qui est de l’attachement et des liens. Et même si nous nous étions fâchés je savais, ou du moins ‘espérais qu’il ne m’e tenait pas rigueur et que je gardai une petite place au chaud au fond de son cœur. Je croyais à cette époque que jamais plus je ne le reverrai.

Lorsque je revins sur D’Qar il y a de ça six mois maintenant, j’avais eu la confirmation de ce que je pensai, jamais plus je ne pourrai le revoir. Tout semblait bien se passer sur Yavin pour lui d’après ce qu’on m’en racontait de temps en temps lorsqu’on avait des nouvelles. Le choc que j’avais eu en apprenant l’attentat a donc été un choc beaucoup plus dur à encaisser. Les Jedis n’étaient plus qu’une poignée à présent, disséminés à travers la galaxie. Combien étaient-ils ? Trois ? Dix ? Trente ? Ou moins ? Mais ce qui me préoccupait le plus était de savoir si Jay allait bien. S’il avait survécu. S’ils l’avaient rapatrié ici. Et ce fut le cas. Je ne peux décrire avec exactitude le mélange de sentiments qui m’habitèrent au moment où j’avais passé le pas de la porte de sa chambre d’hôpital. Le soulagement, la joie, la tristesse, la colère, les remords… Je m’étais montrée tellement égoïste. Je passais mes heures de libres à son chevet dès que je le pouvais. Tâchant de lui raconter tout et n’importe quoi, comme si je voulais qu’il vive ce que nous vivions au même moment ici. Je lui racontais tout, les rumeurs, les faits d’armes, les boulettes et les coups de sang de chacun. Les nouvelles dispositions prises, les ordres de mission lancés et les compte rendus qui m’arrivaient jusqu’aux oreilles. Tout. Je lui racontais tout. Comme pour rattraper le temps perdu, comme pour m’excuser de l’avoir abandonné lui aussi. J’en profitais également pour lui dire tout ce que j’avais vécu personnellement ces cinq dernières années, comment j’avais su garder un masque lors de la disparition de mes parents, comment en réalité je me sentais détruite au point d’avoir la phobie de retoucher à des commandes de pilotage, mes crises d’angoisses et de larmes. Comment je ne voulais pas me montrer faible face à eux, pourquoi j’ai décidé de partir sans prévenir, sans laisser d’adresse… Le fait que malgré l’envie que j’avais de vouloir l’oublier et de tourner la page je n’y arrivais pas. Qu’il m’avait marquée trop profondément dans mon âme que je ne pouvais pas me l’ôter de la tête et du cœur. Que j’avais beau lutter… Rien n’y faisait. Je me rappelle le jour où il rouvrit les yeux, je n’étais pas présente à ce moment-là, missionnée pour du ravitaillement. Mais à mon retour, me dirigeant vers sa chambre j’entendis des voix, la sienne, me tirant un large sourire. Mais aussi celle d’une femme, qui me serra le cœur. Je passais la tête par l’embrasure de la porte et observa quelques instants seulement. Lui le sourire aux lèvres, elle les marques de larmes sur ses joues, souriante.  Ash. Je m’étais contentée de refermer la porte sans bruit et de retourner dans ma chambre, car à cet instant je compris que je n’étais plus qu’un seul mot : passé.

Cependant le hasard fit en sorte que nous recroisions nos chemins, et même si à l’époque j’avais tout fait pour que jamais ils ne se séparent, aujourd’hui tous les opposait. J’avais fait en sorte d’éviter de le croiser depuis son réveil. J’avais trop déballé pendant son coma que ça m’en mettait, finalement, mal à l’aise. Pourtant d’après ce que je voyais, il ne semblait pas avoir entendu tout ce que je lui avais dit. Comme quoi, la légende urbaine qui dit que les comateux entendent tout autour d’eux est bien fausse. Je pouvais donc me détendre un peu. Et qui dis détente, dit naturel. Qui dit naturel, dit taquineries. Le Visage de Jay rayonna petit à petit, me faisant presque oublier les cinq années qui nous avaient séparées. Alors que j’ébouriffais ses cheveux il saisit mon poignet, je connaissais ce sourire et ce regard espiègle. Il avait le même étant adolescent lorsqu’il s’apprêtait à faire une bêtise qui l’enchantait d’avance. Assise sur la table il glissa son bras derrière moi et me bloqua entre lui et le rebord de cette dernière, se tenant tout proche de moi. *Ne reste pas si près de moi comme ça Jay…*  pensais-je. Je n’eus à peine le temps de réaliser ses paroles qu’il m’enfourna le morceau de pain dans la bouche me laissant perplexe. Je recrachais le bout de pain le voyant mort de rire.

« Ouais on est peut-être adulte mais tu n’auras plus le dernier mot, au cas où tu ne l’aurais pas remarqué je ne suis plus si fragile que ça Môssieur et navrée de vous contre dire mais le dernier mot, à présent, c’est moi qui l’ai. » J’attrapais le pichet d’eau « Vous avez déclaré les hostilités jeune homme, il va falloir en assumer les conséquences !  Gloire à Välestia ! » Je montais sur la table lui balançant l’entièreté du pichet à la figure. « C’est presque attendrissant, on dirait un chat mouillé. » Je sautais sur le sol le rejoignant, tapotant mon doigt contre son torse. « Et maintenant, chevalier Jedi, on a quoi dans ses manches comme tour de passe-passe pour lutter face à ma suprématie totale ? » Je lui lançais un regard empli de défi. « Visiblement pas grand-chose… » Poussant un profond soupire je repris « Quelle déception… Vous étiez plus inventif autrefois ! » Dis-je en finissant par un clin d’œil.

Je tapotais doucement sur son torse du plat de la main et tournais les talons, quittant le réfectoire et regagnant les couloirs menant aux pièces à vivre. Le voir me faisait étrangement un bien fou, et me faisait un mal de chien. J’avais l’impression de retomber en adolescence lorsque j’étais avec lui, la gamine insouciante et sans traquas que j’étais et ça, ça me faisait un bien fou. J’oubliais tout, la douleur, la peur, la colère et l’appréhension. Mais dès que je revenais un tant soit peu à la réalité, lorsque son regard tendre daignait se poser sur moi je sentais que mon cœur s’étriquait et que ma gorge se nouait. Ce sentiment de gâchis et d’inachevé ne me quittera sans doute jamais. Je secouais la tête tristement avant de m’appuyer sur le montant de la porte et de me retourner en souriant.

« Bon alors tu suis papy ? On n’a pas fini de discuter toi et moi je te signale ! Sauf si bien sûr te préfère rester ici et te faire pincer pour le désordre ! »

Je n’attendis pas sa réponse et repartie à l’assaut du couloir. Il nous fallait sans doute un coin un peu plus calme pour parler. Un endroit où on ne risquait pas d’être déranger à n’importe quel moment et où les oreilles indiscrètes n’avaient pas leur place. Je pénétrai dans une des pièces à vivre vide, seul le plateau de Dejarik était allumé. Je m’installais sur la banquette, posant mes coudes sur la table, et reposant ma tête dans mes mains.

« J’espère que tu n’attends pas une invitation pour t’asseoir, j’ai oublié mes petits cartons et mon encre à paillettes… Tu m’en veux pas ? »
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Les années étaient passées, comme de petits grains de sable, glissant les uns contre les autres vers ce trou béant... Ce sablier que l'on avait retourné, était son compte à rebours. Depuis le premier instant, depuis le premier jour où Jay avait décidé de partir sur Yavin, le temps était compté. Chaque minuscules cailloux l'avait rapproché de cette fin, de cette attaque qui avait déchiré son être, son cœur, sa vie. Il avait tout abandonné pour suivre la voie jedi, mettant même de côté ses sentiments. Cette douleur qui le hantait toujours, régnait en maître dans ses nuits. Ces hurlements, ces regards livides, ce rouge pourpre qui était resté sur ses mains, alors qu'il avait abandonné, prenant la fuite... Il ne restait plus rien, les corps des jeunes padawans étaient tombés dans un silence presque apaisant. Jay s'était battu, y laissant presque la vie. Il avait refusé de partir, le jedi avait vu ses enfants s'éteindre, loin de tout, rejoignant la force, la lumière, cette énergie qui les guidaient tous. Ô-combien de fois Jay s'était réveillé le front perlé de sueur, revivant cette déchirure.  Ses larmes ne coulaient plus, mais son cœur saignait toujours. Rouvrant les yeux dans cette chambre, son esprit avait préféré faire impasse... Enfermant ce souvenir. Mais il devait savoir, se rappeler. Ce fut Ash qui lui annonça, la terrible nouvelle qui le dévasta. La haine avait brûlé en lui, mais la lumière était bien plus forte. S'est le cœur arraché, aux souvenirs de ses visages enfantins, qu'il décida d'avancer. Pour eux, pour ceux qui avaient péri, pour Luke qui avait succombé.

Ash avait été cette présence, cette main qui l'avait sortit de l'eau. Remontant le visage à la surface, il respirait de nouveau et avançait.

Sur Yavin IV, il s'était concentré sur sa formation, sur cette force qui l'habitait. Coupé de D'Qar, il n'avait rien su de ce qu'il s'y était déroulé. Jay n'avait même aucune idée de ce par quoi était passé Välestia. Ne se doutant pas un seul instant de la gravité, de la tristesse qui la rongeait. Le pilote le lisait dans ses yeux, son regard brillait de milliers d'étoiles, mais une lueur bien plus douloureuse s'y était logée. Il était capable de dessiner chacun de ses traits, capable de reconnaître sa voix, son touché, son parfum, mais cette lueur, il ne la connaissait pas. Elle vivait en elle comme une fissure, comme une blessure profonde, qui ne se refermait pas. Le jedi aurait voulu pouvoir la refermer, l'empêchant de saigner, mais rien n'y faisait. Elle souriait, riait, mais saignait...

La bloquant entre son corps et la table, il ne pu retenir un large sourire. Le défi, le jeu avaient toujours découlé de leurs relations. Amicale ou amoureuse, ils n'avaient jamais cessé de jouer, se taquinant, se cherchant sans cesse. Välestia savait pertinemment qu'il la suivrait, après tout, cela n'était qu'un jeu. Un jeu qui avec le temps était devenu un peu trop dangereux, un peu trop intime et finalement sentimental. Proche d'elle, il sentit son souffle caressé son visage, mais toujours innocemment, il lui enfouie le morceau de pain dans la bouche pour la faire taire. Le dernier mot, il l'aurait. Mais alors qu'elle répliqua quelques mots sur la défensive, il la vit grimper sur la table, le pichet à la main. Lisant la malice dans son regard, il eu un geste de recul, mais avant de pouvoir esquiver, il sentit l'eau venir claquer son visage. Les yeux clos, il lâcha un soupire de mécontentement . La sentant s'approcher de lui, il rouvrit les yeux et croisa les siens, la pression de sa main sur son torse lui fit comprendre qu'il était temps de partir d'ici. Le toisant, elle lui jeta la perche avant de s'enfuir. Jay essuya son visage sur sa manche et tourna les talons vers la jeune femme.  

« Tu as raison Tia, fuit ! » Lâcha-t-il amusé, le regard taquin.

L'observant dans l'angle de la porte, il finit par la suivre.

Y entrant à son tour, il balaya la pièce du regard et se mordit la lèvre amusé.

« Une pièce avec juste toi et moi ? Tu n'as pas peur de ce qu'il pourrait se passer, méfie toi. J'ai une vengeance à faire valoir. »

Suivant son invitation, il referma la porte et vint s'asseoir sur la banquette à ses côtés. Posant un instant sa tête, il ferma les yeux, profitant de cette petite pause. Le jedi avait enchaîné les missions, ravitaillements, recherches, rumeurs, ... Il sautait sur la moindre occasion de voler, Jay avait besoin de changer d'air, de se vider la tête, penser à autre chose que Yavin IV, qu'à l'attaque, les enfants ou même Ash. Depuis son réveil, il luttait contre lui-même, contre l'envie de tout lui dire, l'envie de capturer ses lèvres... L'attentat lui avait fait peur, peur de la perdre sans jamais pouvoir lui dire ce qu'il ressentait.

Rouvrant les yeux, il se tourna vers elle et l'observa un instant silencieusement.

« Ton regard est différent. Il est toujours aussi doux, tu as toujours cette petite étincelle qui y brille. Mais il y a autre chose Tia. Une fissure. » Dit-il simplement.

Ne lâchant toujours pas son regard, il la scruta, essayant de comprendre, ressentir.

« Laisse-moi ressentir, laisse-moi te sortir la tête de l'eau ...  » Sa voix était douce, rassurante.

Hésitant, il s'approcha, voulant comprendre. Captant plus intensément ses yeux dans les siens, il vida son esprit et essaya de ressentir cette peine qui l'englobait. Il n'était pas télépathe, et la perception n'était pas son fort, mais il arrivait à déceler les sensations...  Une personne non sensible à la force ne pouvait cacher cela. Son regard plongé dans le sien, il sentit la tristesse envahir son ventre, son esprit, son cœur. Välestia avait mal, souffrait... Il n'avait donc pas imaginé cette lueur. La peine, la tristesse, la peur, l'angoisse de la résistante l'engloba dans sa totalité. Se détachant de cette proximité, il fut obligé de se détourner d'elle pour réussir à rompre le lien qu'il avait créé par la force. Cela ne faisait que cinq ans qu'il utilisait cette énergie, cela était encore bien trop fragile, voir même difficile.

Elle avait tellement mal. Tellement peur.




"Ce baiser que tu m’as donné hante mes jours et mes nuits. Dans mes cauchemars il ne m’en reste plus qu’une cicatrice qui ne se refermera jamais. Tu t’es emparée de mon cœur et tu le mets au supplice".
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A genoux, mes mains sur le sol, la tête baissée et le souffle coupé. Cette douleur foudroyante dans ma poitrine et les larmes qui coulent sans que je puisse les contrôler, ce manque d’air et la sensation de vivre un véritable cauchemar. Ma vision était totalement obstruée par les larmes, je n’entendais plus les gens autour de moi et je n’e les avais pas non plus sentis me relever. Tout se mélangeait dans ma tête et j’avais l’impression qu’on venait de m’arracher le cœur. Je repoussais tout le monde violemment avant de partir en courant à travers les couloirs pour m’enfermer dans ma cabine et m’échouer sur mon lit. BL-4C qui tentait de comprendre, moi qui hurlais, je venais de perdre ma principale raison de vivre. Mes parents. Mon monde s’écroulait tout autour de moi, ne laissant place qu’à du vide, du froid et l’obscurité. J’étais restée plusieurs jours durant prostrée sur mon lit, noyée dans mes larmes, laissant la douleur me consumer progressivement, ayant même ordonné à B4 de se désactiver, chose que je n’avais jamais faite avant. J’étais à bout de force, épuisée, vidée de toute énergie. Je ne me sentais plus d’aucune utilité ni pour personne ni pour la résistance. C’est au bout de deux semaines après le drame que j’avais décidé de tout plaquer. Sans une parole. Juste ce « A bientôt » écrit à la va vite sur cette feuille chiffonnée. Sur Corellia je me suis souvent posé la question pour quelle raison j’étais encore en vie. Pourquoi je continuais de me lever chaque matin, pourquoi je mangeais encore, pourquoi je me lavais… Pourquoi je prenais encore la peine de respirer. Seulement j’étais bien trop lâche pour mettre un terme à ma vie. Les jours s’enchainaient, se ressemblaient, j’étais incapable de rentrer dans leur chambre, d’enlever leurs vêtements de la penderie. B4 essayait tant bien que mal de me changer les idées, je ne pouvais pas lui en vouloir, nous étions l’un pour l’autre la dernière chose qu’il nous restait. Il prenait soin de moi, je tâchais d’en faire de même avec lui.

Ce n’est que ce soir-là, sur cette colline que je repris mes esprits, mon droïde avec moi, nous regardions les étoiles, allongés dans l’herbe, l’air pensif, il m’avait ramené une couverture, « juste au cas-où… » Comme il me disait. Et puis, je m’assoupie. Je me trouvais dans la prairie juste à côté, tout semblait flou et bien trop exposé à une lumière qui ne me paraissait pas naturelle.  Cependant je me sentais bien, confiante, heureuse, je sentais une douce chaleur m’envelopper, il y avait bien longtemps que je n’avais plus ressenti de tels sentiments que ça m’en fit presque mal. Quand soudain deux silhouettes s’avancèrent vers moi, d’abord floues et indéfinissables, puis de plus en plus nettes, de plus en plus proche. Mes parents. Je commençais à avoir les larmes qui me montaient aux yeux, ma mère posa alors sa main sur ma joue, d’une tendresse et une chaleur incroyable, son sourire et son regard étaient bienveillants, tout comme celui de mon père. Elle ne me parlait pas mais pourtant je semblais percevoir sa voix à l’intérieur de moi. Elle me disait de sécher mes pleurs, de panser mes blessures, de me relever,  d’aller de l’avant, qu’ils ne voulaient pas être morts en vain, que leur disparition se devait d’avoir un sens. Ils voulaient que je reprenne le flambeau, que ma place était au sein de la résistance, qu’en simple petit grain de simple je ne pouvais que stagner, qu’il fallait que je rejoigne la tempête. J’étais restée bien trop longtemps loin de la lutte qui les faisait vivre. Je n’étais pas capable d’articuler un seul mot, Je les pris tous les deux dans mes bras et leur contact me faisait un bien fou. Je n’avais pas pu leur dire adieu, leur disparition avait été trop brutale, sans aucune transition, pas le temps de me faire à l’idée… Aujourd’hui on m’offrait cette chance de pouvoir faire les choses correctement. Les larmes perlaient sur mes joues dans des sanglots à peine étouffés.  Je me détachais lentement d’eux le cœur lourd. Ma mère se tourna alors vers mon père, qui lui fuit un signe de tête, puis elle reposa son regard tendre sur moi avec un ton des plus sérieux.

« Retrouve ton véritable père ma fille et... que la Force soit avec toi ! »

Je n’ai pas eu le temps de comprendre le sens de cette phrase, ils me firent un signe et disparurent plus vite qu’ils n’étaient arrivés. Le réveil me laissa dubitative, la sueur perlait sur mon front et B4 Assis à côté de moi avait l’air inquiet. Je me sentais de nouveau pleine de courage et de détermination. C’était décidé nous rentrions sur D’Qar.

Voilà maintenant deux ans que j’étais revenue au sein de la résistance, missionnée à droite à gauche, totalement polyvalente ou presque. Je continuais de regarder mon chasseur avec tristesse, j’avais essayé de reprendre le pilotage en vain. Les images de mon père m’apprenant à voler me paralysaient, savoir qu’il avait perdu la vie en volant me paralysait. J’en faisais des cauchemars la nuit, des crises d’angoisse à chaque tentative… J’allais finir par me résigner, me faire l’idée que je ne pourrais plus voler. Petit à petit je me faisais à l’idée même si pour ça, ça voulait dire tirer un trait sur mon rêve d’enfant…  Voler, à tout prix, voler loin, voler haut, voler vite, fendre l’air comme si je faisais partie de lui… J’avais appris avec le temps à sourire, à camoufler ma douleur sous un masque de bonne humeur constante, comme avant. Ce qui, visiblement, marchait plutôt bien jusqu’à maintenant. On apprend, au fil des jours à vivre avec cette douleur permanente, ce manque, cette sensation de vide que rien ne pourra remplacer.

Retrouver Jayden me faisait un bien fou, j’avais l’impression de remonter le temps, de revivre la période où tout allait bien, où tout mon monde tenait encore debout, plus éclatant que jamais. Nos jeux, nos rires, notre complicité, c’était comme une bouffée d’oxygène alors que je suffoquais. Un second souffle, un petit instant de répit dont je comptais bien profiter inconsciemment. Je me surprenais à redécouvrir notre proximité, ses mains qui me touchent et son souffle contre ma peau. Il était si naïf qu’il ne se rendait absolument pas compte dans quel état il me mettait intérieurement. A l’époque déjà il avait mis longtemps à le comprendre. Passé, tel est ton nom à présent. Et pourtant il m’arrivait d’imaginer ma vie si les choses en avaient été autrement. S’il n’était pas parti, s’il n’y avait pas eu Ash, si mes parents étaient toujours en vie… Avec des Si on referait le monde.  Assise sur la banquette il finit par me rejoindre.

« Oh nan je ne risque rien, on a bien vu qui de nous deux était le plus fort et ce n’est pas toi. Donc je n’ai rien à craindre. »

Non je ne craignais rien de sa part, du moins pas par rapport à sa vengeance, mais plutôt les idées qui pourraient me passer par la tête s’il se retrouvait de nouveau aussi proche de moi. Un léger sourire s’afficha sur mon visage alors que je balayais cette idée de mon esprit. Nous étions seuls, au calme, passant donc totalement d’un registre à un autre. Il s’installa, les clos, je le fixais en fronçant les sourcils, inquiète, posant ma main sur son épaule.

« Jay… Tout va bien ? »

En guise de réponse je n’eus droit qu’à son regard, qui me fixait, me détaillais. Avais-je dis une bêtise ? Je me sentais quelque peu mal à l’aise jusqu’à ce qu’il prenne la parole. Mon cœur loupa un battement. Il ne me connaissait que trop bien, par cœur, autant que je le connaissais lui. Je lui souris peu sûre de moi.

« Je… Mais enfin, je vais bien qu’est-ce que tu racontes ! » je lâchais un petit rire nerveux « Regarde, je suis en un seul morceau, rien de cassé ! »

Ma gorge se noua alors que ma gorge se serrait à chaque seconde que son regard pénétrait le miens. Ce n’est pas moi qui avait besoin d’aide entre nous deux, ce n’est pas moi qui était dans un lit d’hôpital. Il était si près que je pouvais quasiment sentir sa chaleur et son souffle. Il me sondait, je me sentais totalement nue, vulnérable, comme s’il pouvait tout lire de moi sans que je ne puisse le lui interdire. Je sentais les larmes me monter aux yeux sans réussir à les contenir. Je n’arrivais pas à détacher mes yeux des siens, comme hypnotisée en quelque sorte. J’avais beau lutter, je ne pus m’en défaire que lorsque lui-même cassa le lien établis. Une larme coula le long de ma joue.

« Qu’est-ce que… Qu’est-ce qui s’est passé… Qu’est-ce que tu m'as fait Jayden ? »

Les barrières que j’avais érigées jusqu’ici venaient toute de tomber d’un seul coup comme un château de carte. Je me sentais envahie par tous les sentiments que j’avais refoulés jusqu’alors. Je me levais précipitamment. Le fixant droit dans les yeux, en colère.

« T’as pas le droit d’utiliser tes trucs de Jedi sur moi ! C’est tricher ! De quel droit tu te permets de faire ça ! »

Je fis un tour sur moi-même pour réussir à me contenir et garder un minimum de prestance. Tout se chamboulait en moi, beaucoup trop de choses. J’enserrais fermement mon crâne entre mes deux mains, légèrement courbée, pour tenter d’apaiser la souffrance qui me ravage le corps. J’étais hantée par les souvenirs, par ce passé qui ne me laisserait jamais souffler, jamais. Je m'appuyais contre le mur le regard perdu. Tout ce que j'avais réussi à enfouir pendant tant de temps semblait s'échapper progressivement, rouvrant mes vieilles plaies et réveillant cette douleur endormie avec laquelle j'avais appris à vivre...

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Jay avait toujours connu Välestia comme une femme pleine de vie, joyeuse. Le sourire éblouissant son visage, elle l'arborait à chaque instant. Alors, lorsqu'il vit cette lueur déchirante briller dans son regard, il comprit immédiatement que quelque chose clochait. Il était partit depuis cinq ans, et pendant ces cinq années, une chose avait changé chez la jeune femme, elle avait été brisé. Cachant tant bien que mal son malaise, elle ne pouvait rien cacher au jedi qui était capable de lire en elle. Ce n'était pas la force qui le guidait, ce n'était pas cette énergie qui vivait en lui, faisant partie de chacune de ses sensations, chacun de ses gestes, mais bien son cœur. Son sourire bien que sincère était crispé, son visage était marqué, marqué d'une peine, d'une tristesse enfouit au plus profond de ses tripes. Välestia avait pu se créer un masque, mettre des barrières pour détourner cette douleur, se cacher. Cependant, Jay était capable de les faire tomber. De passer au-dessus de cette défense pour la dévoiler. Elle ne pouvait rester ainsi, à souffrir en silence. Rongé par la douleur,  elle ne souffrirait que plus encore...  

S'approchant d'elle, il planta son regard dans le sien. Plongeant dans les yeux gris de la jeune femme, il se verrouillât en elle, oubliant ce qui l'entourait, oubliant cette pièce. Se concentrant sur elle, sur cette lueur qui la déchirait, il essaya de s'y plonger. Son corps tout entier fut alors bouleversé dans une sorte de transe, une transe Ô-combien douloureuse, blessante. La tristesse de Välestia s'injecta alors en lui comme une seringue lui injecterait un poison. Sa peine la dévorait petit à petit, grignotant chacun de ses sourires, chaque étoiles qui illuminait son regard, ses yeux argentés. Son touché qu'il avait connu si délicat, tendre, affectueux, sensuel, était à présent caché, voilé par cette brume mélancolique. Elle se brûlait les ailes dans cette course contre la vérité, contre la sincérité, voulant se protéger de ses papillons noirs.

Se détachant d'elle, il mit quelques instants avant de reprendre réellement conscience. Se sentant encore incrusté chez la jeune femme, en son esprit. Les larmes coulaient sur les joues de la jeune résistante, extériorisant chaque sentiments. Se levant précipitamment, elle ne su que faire ou que dire.  L'observant, quelque peu déstabilisé, il se leva à son tour et avança maladroitement vers elle... Mais alors qu'il entama un premier pas vers Välestia, sa voix perça l'air, ses cris de rages semblaient poignarder le jedi de pleins fouets, comme le ferait un éclair. Tricher ? Non, il n'avait jamais voulu tricher mais l'aider. Il était impossible de vivre avec des blessures autant incrustées, des plaies autant ouvertes, béante.  

Cela la détruirait.

Prise de panique, elle tourna alors en rond, serrant son crâne comme si,  elle pouvait écraser, enfouir chacun de ses émois. Voulant les renfermer en elle, dans sa tête. Jay s'avança de nouveau, s'approchant d'elle.

« Tia... » Sa voix était timide, peut-être un peu trop, puisqu'elle ne semblait pas réagir, trop troublé par ses sensations qui la perturbait. Ne l'entendant même pas. « Tia... » Tenta-t-il une seconde fois, toujours sans réponse. Les larmes ne cessèrent d'envahir son visage, s'incrustant sur sa peau. « Välestia ! Ecoute moi ! » Dit-il de manière plus soutenue, plus autoritaire. Voulant la faire réagir, elle devait reprendre le dessus, reprendre le dessus sur ses sentiments. S'approchant, il posa les mains sur ses joues humides et essuya ses larmes. Levant son visage, il fit en sorte qu'elle le regard.  

« Tu ne dois pas te laisser ronger par cette douleur, la garder en toi ne fais qu'empirer les choses. C'est comme un voile, un voile qui t'empêche de voir la réalité. Qu'est-ce qui a bien pu se passer pour te détruire ainsi ? Arrête de me faire croire que tout va bien, je te connais, tu peux mettre ton masque face aux autres, mais pas avec moi. Alors, maintenant libère toi, j'ai fais ça pour toi... »

En entrant chez les jedis, Jay s'était engagé à respecter chaque préceptes : Les jedis sont les gardiens de la paix et de la justice, un jedi a le droit de tuer si sa défense l'y oblige, le jedi doit observer le respect mutuel, un jedi se doit de défendre les plus faibles et les sans-défenses. Mais le plus difficile de tous... Un jedi est obligé de garder le célibat... Luttant chaque jours contre son coeur, Jay avait fait impasse sur son amour. Voyant Ash, il s'était fait une raison, ne dévoilant jamais ses sentiments... Cependant, depuis l'attaque de Yavin IV, quelque chose avait changé. La peur de la perdre, avait fait sauter toutes les barrières, qu'il avait mis cinq ans à construire. Appréciant sa proximité, il s'était surpris à oublier ces préceptes, juste pour un touché, une proximité, pour la prendre dans ses bras. A par Ash, Välestia avait été la seule pour qui Jay avait cassé ses barrières. Mais à cet instant, elle avait besoin de lui, pour vider ce qui la dévorait... Et après tout, sa proximité était moins dangereuse que celle qui faisait battre son cœur.




"Ce baiser que tu m’as donné hante mes jours et mes nuits. Dans mes cauchemars il ne m’en reste plus qu’une cicatrice qui ne se refermera jamais. Tu t’es emparée de mon cœur et tu le mets au supplice".
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La douleur, lancinante, éreintante, j’avais appris à vivre avec elle, comme un compagnon de route ou une tumeur. On n’oublie pas, on s’habitue juste. On se lève avec, on se couche avec et parfois même elle nous réveille en plein milieu de la nuit. Les cauchemars vous hantent, vous n’étiez pas là et pourtant vous les entendez hurler votre nom. L’absence, c’est surement ce qui fait le plus mal. Vous la ressentez d’autant plus en certaines occasions. Une grande joie vous bouleverse, la première des choses que vous voudriez faire c’est leur dire. Impossible. Une peine énorme vous soulève le cœur vous voudriez vous glisser dans leurs bras réconfortants. Impossible. Vous êtes en colère et avez besoin qu’on vous remette les idées en place, eux seuls en sont capable. Impossible. Un doute ? Tâcher de trouver une solution auprès d’eux. Impossible. On m’avait retiré un de mes murs porteurs. J’avais la sensation quotidienne de continuer de vivre avec un trou béant dans la poitrine, un gouffre que je camouffle et garde jalousement pour moi. Ne jamais montrer que l’on s’affaiblit. Les autres ne font qu’une bouchée de toi. Ou alors fais le mais loin de leurs yeux. C’est ce que j’avais finis par faire, usée d’avoir trop pleuré, d’être restée enfermée dans ma chambre, prostrée.

Aujourd’hui je me tiens droite, le sourire aux lèvres et toujours une petite vanne à dispenser à droite ou à gauche. J’avais réussi à tout enfermer au fond de moi-même, en l’espace de cinq ans j’arrivais, dans la plus grande majorité du temps, à avoir le dessus sur mes émotions. Enfouie au plus profond de mon âme, elles ne dormaient pourtant que d’un œil, prête au moindre signe de faiblesse à resurgir et m’envahir pleinement, laissant libre court à leur intensité. C’est ce qui était en train de se passer aujourd’hui. J’étais submergée, j’avais cette horrible sensation de me noyer, de manquer d’air, de suffoquer tellement elles étaient intenses. C’était comme un tsunami qui emportait tout sur mon passage, je passais d’une émotion à une autre sans transition, me déchirant l’esprit et le cœur. Je n’entendis pas la voix de Jay les deux premières fois qu’il m’appela, je n’entendais plus rien mis à part les voix de mes cauchemars, mes parents qui hurlent mon nom, terrifiés, pleurants, se tordants de douleur… Je n’entendais plus qu’eux, plus les secondes passaient plus je me sentais engloutie, sombrant au fin fond d’un abyme dont je n’avais aucune chance de m’en sortir. J’entendis alors la voix de Jay, il usa de mon prénom en entier, il ne faisait jamais ça habituellement. Mais le son de sa voix me paraissait si lointain. Ses mains sur mes joues me firent comme une sorte d’électrochoc, je pouvais de nouveau respirer, mais j’étais encore en pleine mer et le temps se faisait menaçant. S’il me lâchait je sombrais, pour sûr. Je n’avais plus vraiment la notion du temps et de l’espace, dire où nous étions m’est impossible, dire combien de temps je suis restée dans cet état vaseux je ne saurais le dire non plus.  Sa présence me faisait du bien et semblait calmer mon tourment intérieur. Il savait, avant que je m’effondre il savait. Il était le seul à avoir décelé cette faille en moi, le seul qui m’avait tendu la main. Je fermais les yeux, le souffle saccadé, mes mains s’agrippèrent, tremblantes à son t-shirt. Mes poumons me faisaient mal, chaque inspiration me serrait la poitrine, comme s’ils étaient remplis d’eau. Je détournais mon regard du sien, baissant la tête. Il avait toujours su trouver les mots, je n’avais jamais été capable de lui cacher quoi que ce soit et aujourd’hui, après cinq ans de séparation il me le prouvait encore. Tenait-il encore un tant soit peu à moi ? J’avais perdu tout espoir de le retrouver à mes côtés autrement qu’amicalement, je devais m’y faire, m’y résoudre. Les yeux rivés sur son torse je pris la parole, les larmes glissant sur mes joues sans que je ne puisse les contrôler.

« Je… Peu après ton départ… La bataille d’Endor… Je… » Mes doigts se crispèrent un peu plus sur leur prise « Mes parents furent envoyés pour combattre l’Empire… Ils ont abattu mon père en plein vol. Ils ont tué ma mère mais après avoir pris le temps de lui faire endurer les pires sévices possibles… Je les ais perdus tous les deux… Je n’ai plus personne Jay… Je… » Je pose le front contre son torse pour ne pas avoir à soutenir son regard. « Je suis partie pendant cinq ans sur Corellia. Je me suis retirée de la résistance… Du jour au lendemain… Je n’ai prévenu personne. Je suis partie… J’y arrivais plus… Je ne pouvais plus… Je n’avais plus de forces, je… je… » Je sers les poings restant contre lui. « Je ne vole plus… Je ne vole plus… Mon chasseur est cloué au sol depuis cinq ans… Je… Je suis incapable de piloter… Je ne peux pas… c’est… impossible… » Voler avait toujours été mon rêve, je voulais marcher sur les traces de mon père, qu’il soit fier de moi autant qu’il avait cru en moi « Toutes les nuits je les entends… Je n’y étais pas et pourtant ça me paraît si réel… Les cris de ma mère… leurs visages… Leur souffrance… » J’éclate en sanglots « Je suis toute seule maintenant… Tu n’es plus là Jay… Ray non plus… Je n’ai plus personne… Je suis toute seule… Je suis terrifiée… J’ai si mal si tu savais comme j’ai mal… » Mon dos était secoué par les spasmes « J’ai… Je t’ai perdu… Puis j’ai perdu Ray… Et mes parents… Je n’ai pas supporté de tout perdre… C’était trop… Beaucoup trop… » Tout mon corps tremblait « Qu’est-ce que j’ai fait pour qu’on me fasse autant souffrir !! » Me mis-je à hurler. « Qu’est-ce que j’ai fait… » Reprenant une voix plus posée, toujours étranglée par les larmes je ne soutenais toujours pas son regard « Tout s’est effondré Jay… tout… Je suis si seule… J’ai si peur… J’ai si… mal… Tout mon monde s’est effondré… pièce après pièce… je suis tenue en échec quoi que je fasse… Je n’arrive plus à mettre un pied devant l’autre… Je… A quoi ça sert encore de continuer… » Je me sentais glisser sur le sol « Je… Je n’ai plus la force de continuer… Je suis épuisée… Je n’en peux plus… » Terminais-je en soupirant, épuisée. « S’il te plait… Laisse-moi abandonner, je suis à bout de force… Je ne peux plus… Je ne veux plus… »

J’avais vidé une bonne partie de mon sac, mais j’étais complètement vidée, j’avais retenu tout ça pendant tellement longtemps. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine d’une force et d’une vitesse ahurissante. J’avais froid, j’étais complètement gelée, après avoir connu la fièvre quelques instants auparavant, j’avais l’impression d’être sur Hoth, mes mains étaient si froides qu’elles me faisaient mal. Mon souffle était saccadé et court comme si je venais de courir un marathon. A bout de forces, je savais ce que ça voulait dire maintenant.
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jayden & Valëstia
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La douleur semblait la grignoter petit à petit, cherchant la moindre trace d'espoir, de joie, pour lui arracher, et s'en nourrir. Elle sombrait, dans un trou, un gouffre si sombre, qu'il en avait presque le vertige... Tendant vainement sa main vers la sienne, il essayait de la saisir, pour la tirer avec lui, hors de ce trou si sombre, et la relever. Faisant un pas vers elle, ses mots semblaient se s'abattre sur lui, le frapper de pleins fouets. La jeune femme avait besoin de parler, de se vider, recracher ses démons, pour avancer, prendre le pas sur sa peine, prendre le pas sur elle-même. Le jedi finit par s'avancer, voulant la rassurer. Elle devait comprendre que cette tristesse la consumait et que pour se libérer, elle devait la laisser sortir. Prenant son visage entre ses mains, il essuya ses larmes, Jay était là et ne l'abandonnerait pas. Le pilote la sentit alors s'agripper à lui, comme on se raccrocherait à une bouée. Mais après tout, il l'était... A cet instant, il faisait tout pour lui faire relever la tête, lui faire sortir la tête de l'eau. Elle ne devait pas se noyer dans cet océan d'ombres.
Elle s'ouvrait enfin, resserrant son étreinte à chaque paroles, comme si on lui arrachait le cœur à pleine mains... et il comprit. Posant son front sur son torse, elle le serrait si fort, se laissant aller dans ses larmes, dans sa colère. Ses parents ? Jay serra alors les dents de tristesse et passa finalement ses bras autour d'elle, la serrant contre lui, essayant d'enfouir sa douleur. Ressentant chacun de ses maux, il ferma les yeux, recevant la tristesse comme des coups de sabre en plein cœur. Les poings de Välestia se fermèrent avec rage. Ne disant rien, il la laissait parler, la laissait se vider de toute colères, se contentant de la serrer dans ses bras, contre lui. Elle avait fuit, et fuyait encore. Fronçant les sourcils, il ne pouvait pas la laisser comme ça, la laisser se fermer à tous. Posant son menton dans ses cheveux, il resserra un peu plus son étreinte. Jay ne la laisserait pas comme ça, elle ne devait pas abandonner. La jeune femme avait toujours piloté, aimant prendre les commandes et percer la galaxie à la vitesse lumière.
C'est alors que les sanglots la submergea, la faisant trembler.


Ses mots le blessait encore plus profondément... Essayant de l'apaiser, il caressa son dos avec délicatesse, ne voulant rien dire avant qu'elle ne se calme, elle devait vider son coeur avant tout. « Chut..... » Susurra-t-il entre quelques sanglots. Jay ne pouvait rien lui apporter d'autre, si ce n'était un peu de calme. Rien ne semblait y faire, elle hurlait, pleurait à s'en arracher le cœur. Se laissant glisser lentement au sol, jay la suivis dans son mouvement, la faisant s'asseoir contre le mur. Il s'accroupit alors face à elle, glissant une mèche de ses cheveux derrière son oreille.


Välestia semblait se calmer, à bout de souffle. Prenant ses mains entre les siennes, il essaya d'attirer son regard. « Tu ne dois pas abandonner, sers-toi de cette force pour continuer, pour combattre cette peine. » Jay avait connu cette perte... La mort de son père, puis celle des jeunes jedis, quelques semaines plus tôt. Elle devait rebondir, arriver à se servir de cette douleur pour qu'elle devienne son point fort. « Je ne t'abandonnerais pas, et Ray non plus... Nous sommes toujours là Tia, regard. » Il relâcha une de ses mains et releva doucement son menton, pour qu'elle lève les yeux vers lui. « Je suis désolé... Pour tes parents, mais tu sais, ils n'auraient pas aimé te voir comme ça. Les images que tu dois garder d'eux ne doivent pas être leurs derniers instants, mais plutôt les plus beaux souvenirs. Imagines-les en train de rire, en train de piloter. » Il accentua volontairement ce dernier mot, voulant la faire réagir. Elle ne devait pas perdre cette passion. Välestia avait toujours aimé voler, elle devait continuer. « Ils sont en paix à présent... Ressent-le, ici... Et là. » Il posa alors la paume de sa main sur son front, puis sur son pharynx, lui désignant son cœur. «  Ils seront toujours présents autour de toi, dans l'énergie qui nous entoure. »


Le pilote pencha la tête sur le côté, la détaillant. « Tu ne peux pas tout garder en toi comme ça... » elle avait finalement lâché prise, et bien que torturé, elle devait se sentir quelque peu soulagée.


Il lui laissa quelque instant, pour qu'elle reprenne son souffle.


Jay l'observa un instant et relâcha sa main délicatement. « Bon... Maintenant on sort ! » Le pilote ne voulait pas la laisser comme ça. Il se leva et lui tendit la main. « Viens, suis moi. On va remédier à certaines choses. » Un petit sourire en coin se dessina sur ses lèvres. Cela allait être difficile, il le savait, mais elle devait remonter dans son chasseur...




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Je ne pouvais plus mettre un pied devant l’autre, je ne pouvais plus articuler quoi que ce soit de plus. Je me sentais totalement épuisée, vidée, essorée jusqu’à la dernière goutte. J’avais froid, terriblement froid, et si mal, cette douleur lancinante qui qui se coince dans ma gorge et me fait monter le cœur au bord des yeux. Ses bras m’entouraient, me serraient contre lui, s’il ne le faisait pas je serais déjà écroulée au sol, sans dignité. Il me serrait si fort que j’avais l’impression qu’il voulait tout absorber en lui, ma douleur, ma peine, mes peurs et mes doutes. Il voulait tout prendre pour m’alléger.  Tout mon corps tremblait, comme si j’étais prise d’une violente fièvre qui m’assommait tout à coup. Les sanglots manquant de m’étouffer à chaque mot que j’essayais de prononcer. Ça me brûlait le cœur de m’ouvrir de la sorte. De tout raconté alors que j’avais mis cinq années à bien tout enfermer au fond de moi. En l’espace de quelques minutes il avait réussi à faire sauter tous les verrous, à me faire baisser ma garde et à me livrer. Il était le seul à pouvoir le faire, il est toujours le seul actuellement à être capable de le faire. J’avais beau tenter de lutter, de me refermer, il lisait en moi comme dans un livre ouvert et je ne pouvais rien contre ça. Les jambes flageolantes, les mains crispées et la tête qui tourne, je m’agrippais désespérément à lui comme à mon dernier recourt. Aide-moi.

Ses murmures semblaient pouvoir tempérer le typhon qui faisait rage en moi, qui me dévastait complètement au risque de me laisser à l’état de ruine. Était-il resté trop longtemps enfermé  ou au contraire pas assez pour avoir le temps de l’affaiblir. Je ne l’avais jamais laissé s’exprimer, je l’avais toujours refoulé. Il avait désormais cinq ans à rattraper. Je ne pouvais plus lutter, c’en était trop. Je me laissais tomber sur le sol mais accompagnée en douceur par Jay qui avait décidé de ne pas me lâcher. Il avait toujours eu cette ténacité et cette force d’esprit qui me surprendra éternellement. Il me déposa contre le mur, remettant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille avec une douceur qui sembla m’apaiser un peu plus. Ses mains saisir les miennes, j’avais de la peine à soutenir son regard. Laisses-moi.

« Je ne peux plus Jay, je n’y arrive plus… Je ne veux plus… Je suis tellement fatiguée si tu savais… Tellement… Accorde-moi la faveur de me laisser m’éteindre maintenant alors que je n’ai encore déçue personne… Ou retire moi la vie maintenant... Parce que… à quoi bon. » Je baissais la tête mais il redressa alors mon menton pour me faire plonger de nouveau dans son regard azur. « Vous êtes là sans être là et je ne peux vous en vouloir, vous avez chacun vos responsabilités, vos nouvelles vies, nos chemins arrivaient à un carrefour et nous avons tous pris une route différente… C’est la vie qui est comme ça. » Mon cœur se serra lorsqu’il évoqua mes parents, mon rêve me revint en tête, c’est clairement le message qu’ils avaient fait tenter de me faire passer à l’époque qui résonnait en écho avec les paroles du Jedi aujourd’hui. Je serrais la mâchoire pour ne pas craquer de nouveau. « Oui… Mais je voudrais qu’ils soient encore là… Sans eux je n’y arrive plus… Sans eux ça ne vaut pas la peine de continuer… » Je fermais les yeux penchant la tête en arrière, la laissant en appuis contre le mur « Je préfère garder pour moi m’éviter ce genre de réaction totalement démesurée et qui me met terriblement mal à l’aise vis-à-vis de toi… »

De ma mémoire je n’avais jamais explosé de la sorte, je n’avais ressenti toute cette tempête en moi, je n’avais jamais montré autant de faiblesse d’un coup. Jamais. Je me sentais vulnérable et honteuse. Commet avais-je pus me montrer ainsi, à la merci de tout ? Je gardai les yeux fermés, la tête appuyée contre le mur reprenant tranquillement mon souffle, seulement je ne lâchais pas les mains de Jayden. J’avais encore besoin de sentir qu’il était physiquement là. Pourrait-il me pardonner ce moment de faiblesse ? Je l’espérais au fond de moi. Je ne l’avais pas habitué à ça. Me montrant toujours pleine de joie de vivre, de rire, de bonne humeur, toujours prête à tout et aujourd’hui c’était tout le contraire… J’étais prête à tout laisser tomber… Jusqu’à me laisser tomber moi-même. Pourquoi continuait-il de croire en moi ? Il était bien le seul dans ce cas puisqu’il y a déjà cinq ans que j’ai perdu confiance en moi et mes capacités. Cinq ans que j’avais l’impression de m’éteindre chaque jour un peu plus. Ses mains glissèrent des miennes ce qui me fit ouvrir les yeux et redresser la tête immédiatement. Non… Ne pars pas… Pas encore… S’il te plait… Attends-moi.

« Où... Où est-ce que tu m’emmènes ? De quoi tu parles ? A quelles choses tu fais allusion au juste ? »

Je saisis la main qu’il me tendit mais je ne savais pas encore que j’allais finir par le regretter. J’inspirais profondément et tenait son bras, j’étais encore quelque peu déboussolée et admettais avec amertume avoir encore besoin de lui pour marcher correctement. Ce n’était qu’une question de minutes mais étant donné qu’il voulait que l’on sorte maintenant… Je fixais mes pieds, ayant peur qu’ils ne supportent plus mon poids qu’un pas à un autre. Ce n’est que lorsque l’on s’arrêtait enfin que j’eus peur de comprendre. Nous nous retrouvions dans le hangar, devant une grande masse dissimulée sous une énorme bâche grise. Mon cœur loupa un battement. Un mécanicien qui semblait nous avoir accompagné sans que je ne me rende compte se rapprocha, un sourire aux lèvres et retira la bâche de sur le chasseur. Mon chasseur. Je sentis une vague de panique m’envahir complètement, tout mon corps se mit à trembler. Soutiens-moi.

« Non Jay ! Non certainement pas ! Me fais pas ça je t’en supplie ne me fais pas ça… » Mon regard était un mélange de panique profonde, de surprise, de colère et d’incompréhension. « Tu as dit vouloir m’aider alors pourquoi tu me fais ça ? Pourquoi tu cherches à me faire du mal ! Je… Non ! Non ! Je ne monterai pas à bord ! Non ! Non !!!! »

Plus je parlais plus je reculais, la panique était trop grande, je ne pouvais pas, je ne peux pas, je ne pourrais pas. Comprends-moi.
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Le malaise de la jeune femme le rongeait de plus en plus... Sa souffrance en était devenue une maladie, une addiction qu'elle gardait au plus profond d'elle. Chaque respiration n'était que poison, un poison qui la traînait encore plus vers ce fond, ce vide dans lequel elle sombrait petit à petit. La moindre sensation semblait évoluer en douleur, en une torture qu'elle s'était elle-même infligée après toutes ses années de silences. Si tu souffres... Tais-toi, et vie avec. Mais rien ne pouvait la soulager. Ses mots s'incrusta en lui, sur sa peau. Elle voulait abandonner, s'abandonner elle-même, s'abandonner de toutes souffrances, toutes peines, de toutes vies...


Penchant la tête en arrière, elle s'appuya contre le mur. La solution n'était pas là, elle devait retrouver confiance, comprendre qu'il ne s'agissait qu'une étape, difficile certes, mais une étape qui la construirait. Jay connaissait ces sensations, cette rage, cette douleur qui vous transperce au plus profond de votre être, de vos entrailles. Il avait connu cette tristesse, cette culpabilité ne n'avoir pu qu'être spectateur. Il s'était battu, mais rien n'avait changé. Ces jeunes padawans étaient tous tombés les uns après les autres. Mais le temps apaisait doucement la peine, refermait les blessures. Ash l'avait aidé à passer ce cap, cette étape de deuil. A lui de l'aider dans la sienne. « Arrête un peu. Depuis le temps, après ce qu'on a vécu,  tu n'as plus à être mal à l'aise face à moi. » Il était vrai que les deux jeunes gens avaient passé cette étape depuis un bon moment... Pourquoi se sentirait-elle mal à l'aise face à lui ? Ils avaient grandi ensemble, apprit ensemble, rit ensemble, pleurés ensemble. Jay ne l'avait jamais vu dans cet état, mais peu lui importait, elle était son amie, elle avait eu une place importante dans sa vie. Les choses avaient changé, mais elle restait toujours celle avec qui il avait partagé son enfance, ses sentiments.


La relâchant doucement, il se redressa et l'invita à se lever en lui tendant la main. Y glissant la sienne, elle finit par le suivre, l'accompagnant jusqu'au hangar. Allait-elle accepter ? Jay se doutait bien que la situation allait vite tourner vers le compliquer... Cependant, il était important qu'elle essaye, qu'elle se confronte à cette peur, cette « phobie » qui s'était emparé d'elle. Le jedi la connaissait assez pour savoir que le vol avait toujours un plaisir, une passion pour Välestia. Elle ne pouvait pas tirer un trait dessus, et tourner la page, comme s'il ne s'agissait que d'un simple livre dont elle n'aimerait pas l'histoire. C'était son histoire, et elle devait avancer pour se sentir mieux.


S'arrêtant à plusieurs mètres du vaisseau, il serra son bras, sachant pertinemment que la réaction de la jeune résistante ne serait pas simple à gérer... Jay voulait qu'elle comprenne, qu'il faisait ça pour elle, et non pas pour la blesser, la faire souffrir. Sa réaction ne se fit d'ailleurs pas attendre. Tournant alors le regard vers elle,  il la vit ouvrir les yeux. Sans même user de la force, il sentit la panique l'envahir complètement et elle se mit à trembler comme une feuille. La voyant reculer, il glissa son bras autour d'elle, l'attirant de nouveau près de lui, pour l'empêcher de partir, l'empêcher de perdre pieds...
Son regard changea en une colère bien plus profonde, une colère qui le piqua en plein coeur. Jamais il n'aurait voulu lui faire du mal.


« Tia, calme toi... je t'en prie, essaye de te calmer un instant... » Il posa alors la main sur son ventre, comme pour l'aider à guider sa respiration. « Sens ma main, sens cette chaleur et essaye de respirer plus doucement, concentre toi sur ma main, et laisse toi guider. » Retirant sa main, il laissa son bras autour de ses hanches. « Je ne cherche pas à te faire du mal, tu m'es trop chère Tia pour que je veuille te faire souffrir... Je fais ça pour ton bien, tu ne peux pas tirer un trait comme ça sur tes rêves. Je sais combien piloter compte pour toi, tu as toujours aimé ça ! Me dire que ça ne te manque pas serais me mentir. » Il fit alors quelques pas vers le vaisseau, la faisant passer devant lui, gardant son dos contre son torse. Les bras autour d'elle, l'empêchant de s'enfuir. Seulement quelques pas... Comme pour l'habituer à la proximité de ce vaisseau... « Je reste là, ne t'inquiète pas, ça va bien se passer. Il est à toi non ? Alors prend le temps de le regarder. » Jay fit alors signe au mécanicien de les laisser. La jeune femme n'était pas dans son état normal... Et elle méritait un peu d'intimité dans son chagrin, sa peur.  




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J’avais cette sensation fortement désagréable de perdre pied, de ne plus savoir où j’étais, qui était en face de moi et ce qu’il se passait. J’aurai très bien pu me laisser glisser dans cette sensation et me faire engloutir toute entière, mais il me tenait, fermement, n’ayant aucunement l’intention de m’abandonner.  Je sentais ses bras autours de moi, me serrer, sa voix me dire de ne pas lâcher prise. Assise par terre sur le sol froid de cette pièce devenue bien trop petite à mes yeux, il était encore là. Pourquoi ne me laissait-il pas, après tout je ne suis plus rien, pour moi-même ou même pour lui. J’avais quand même décidé d’attraper sa main et de le suivre pour une raison qui m’échappe, surement la confiance aveugle que je place en lui et qu’il semble tout aussi têtu que moi. Je n’avais pas pris la pleine de lui répondre, car que pouvais-je bien dire ? Je marchais dans ses pas, le laissant me guider, me maintenir, me servir de béquille temporairement alors que je n’ai qu’une seule envie, m’allonger et dormir…

Dormir… même ça je ne le faisais plus sereinement depuis un moment. Les premiers temps avaient été durs, le manque de sommeil se faisait sentir jour après jour, et puis, petit à petit on s’y habitue, on ressent moins le besoin de se glisser sous les draps et de poser sa tête sur l’oreiller, parce que, à quoi bon dormir quand vos rêves sont parfois pires que votre quotidien. J’étais bien fataliste à ce moment précis, comme je ne l’avais jamais été, surement au plus bas. Ça ne me ressemblait pas, je m’étais toujours battue, j’avais toujours mis un point d’honneur à faire passer mon devoir, mes proches au premier plan et voilà qu’aujourd’hui en l’espace d’une dizaine de minutes, tout s’effondrait autours de moi, m’écrasant un peu plus à chaque respiration.

J’avais senti sa main se refermer un peu plus fermement sur mon bras, j’aurai dû comprendre à cet instant que quelque chose allait se produire, mais j’ai juste cru naïvement que c’était parce qu’il avait peur que je trébuche. Je ne le compris que trop tard, alors que les lumières du hangar se reflétaient sur le métal de mon chasseur. Je sentis mon souffle devenir court tandis que mon cœur s’emballait presque aussitôt, reculant de plusieurs pas je signifiais clairement à au Jedi que j’étais dans l’incapacité totale de faire ce pour quoi il m’avait amenée ici. Je n’eus pas le temps d’aller bien loin que déjà son bras passa autours de moi pour me ramener contre lui, mon épaule contre son torse je tentais de maîtriser mes tremblements et ma respiration spasmodique. Il tentait de me raisonner par des mots que je n’entendais pas, je ne faisais même plus attention  lui. J’avais l’impression de voir mon A-Wing devenir gigantesque et de me voir rapetisser à chaque seconde. Il paraissait si menaçant, j’étais totalement pétrifiée. Je cherchais à reculer, à me défaire de son bras sans succès, il avait gagné en force et malgré le fait que moi aussi, je ne faisais clairement pas le poids. Je sentis alors de la chaleur sur mon ventre et baissa immédiatement la tête, il y avait posé sa main. Nous restions sur place, j’essayais de faire ce qu’il me disait, de me concentrer sur sa main, de ne me focaliser que dessus mais l’exercice était bien trop dur.

« Je… je ne peux Jayden… Je ne peux pas… Tu ne comprends pas… »

Il retira sa main mais gardait toujours près de lui, il ne lâcherait pas,  il irait jusqu’au bout, il était déterminé à ce que je remonte à l’intérieur de mon vaisseau. Ses paroles me serrèrent le cœur, tant sur son avis sur moi que sur les faits. Il avait raison. Voler avait toujours été l’un de mes plus grands rêves, une passion que m’avait transmise mon père, j’avais appris à voler avec lui, nous avions une relation très fusionnelle et ce vaisseau était à la base le sien. Il avait fini par me le laisser, un cadeau, une sorte d’héritage ou un passage de flambeau que j’avais su honorer jusqu’à sa mort. Il est vrai que voler me manquait, mais ce qui me manquait réellement était de le faire avec mon père, il n’avait pas terminé de m’enseigner, j’avais encore tant de choses à apprendre de lui-même s’il me soutenait le contraire. Voler de mes propres ailes… Il était encore trop tôt lorsqu’il était encore là… Alors maintenant qu’il est parti… Je sentais alors Jayden passer derrière moi et me faire avancer de quelque spas vers le vaisseau, mon dos collé à lui je luttais, autant que je pouvais, du peu de force qu’il me restait, je cherchais par tous les moyens de le stopper dans sa progression, à chaque pas je sentais l’angoisse qui me saisissait la gorge de plus en plus fermement. Je prenais appuie sur ses avant-bras, plantant mes ongles dans sa peau.  Il essayait de me rassurer, il parlait d’une voix douce, tendre qui en temps normal m’aurait faite capituler sur n’importe quel sujet.

« Non s’il te plait… Jay… Ne fais pas ça… Stop ! Arrête-toi ! Stop ! Je ne veux pas ! Jayden arrête ! » Je l'appelais rarement par son prénom complet. Je fermais les yeux au fur et à mesure qu’on s’en approchais. « Si tu le veux je te le donne mais laisse-moi partir je t’en prie. Si vraiment je suis encore un peu importante pour toi comme tu le dis laisse-moi partir, je t’en supplie. Me fais pas ça Jay… Stop ! Jayden Stop ! »

Il était à présent à moins d’un mètre, je tournais la tête sur le côté en crispant les yeux. Je ne pouvais pas. Je me débattais encore, alors qu’à chaque pas nous réduisions la distance entre le chasseur et nous. C’était trop dur. Me démenant toujours je réussi à changer de sens, me retrouvant face à lui. Je retenais ma respiration, je me sentais totalement écrasée par un poids au milieu de ma poitrine, l’angoisse était trop forte et prenait le dessus et commençais à me faire dire des choses que je ne contrôlais pas, que je ne pensais pas.

« Mais laisse-moi bon sang ! Je ne comprends pas pourquoi ça t’intéresse autant ! Parce que ça n’intéresse personne ! C’est quoi ? Ta déformation professionnelle de Jedi ? Toujours vouloir aider les autres alors qu’ils n’en n’ont pas besoin ? Je n’ai pas envie qu’on m’aide parce que je n’ai pas besoin qu’on m’aide tu comprends ? Lâche-moi ! Tu dis que je compte à tes yeux mais c’est faux, c’est juste pour soulager ta conscience que tu fais ça. » Je frappais sur son torse « Tu ne veux pas me faire de mal c’est ça ? Bah c’est un peu tard pour essayer ! Alors laisse-moi partir ! » Je n’arrivais pas à me défaire, surement trop faible pour réussir à le faire bouger. Nous étions trop près du vaisseau, je me sentais suffoquer, manquer d'air et j'avais la tête qui bourdonnait de plus en plus. « Fais pas ton étonné tu sais très bien de quoi il retourne. Oh non tu ne sais pas ? Bah laisse-moi te rafraîchir la mémoire alors ! » Je plaçais mes mains de chaque côté de son visage et l’embrassa langoureusement en collant mon corps contre le sien avant de me détacher. J’avais senti ses bras se défaire rapidement. « Tu vois ça, c’est le genre d’abandon dont on se remet rarement. » Il m’avait lâchée surement sous le choc. « S’il faut que j’en arrive là pour que tu me lâches… T'es qu'un idiot ! »

Je tournais les talons, tentant de quitter le hangar, les larmes débordant des yeux. J’avais été trop loin, je m’en rendais compte à chaque pas que je faisais qui m’éloignais de lui et du vaisseau. Beaucoup trop loin. Je venais de faire une chose qu’en temps normal je ne me serais jamais permise de faire. Il fallait que je sorte, vite. Je ne voulais plus avoir à affronter son regard.  


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Ses bras entouraient la jeune femme, essayant de lui montrer sa présence, lui redonner courage. Elle devait réussir à passer ce cap, ce cap si difficile et douloureux. Dans le passé, ils avaient tellement partagé l'un envers l'autre, qu'à présent, même si rien ne les liaient à par leur ancienne histoire, quelque chose le poussait vers elle, le poussait à l'aider. Välestia avait été bien plus qu'une simple amie, mais elle faisait partie de son ancienne vie... Sa vie de résistant. Jamais il ne tournerait la page sur son passé. Il s'était battu pour la résistance, avait grandi dans la résistance, avait souffert dans la résistance... Mais le jedi avait également rencontré celle qui avait donné un nouveau sens à sa vie. Cette contrebandière qu'il avait amené avec lui sur D'Qar, lui offrant un nouvel endroit pour se construire, de nouvelles connaissances, de nouveaux amis, qui allaient finir par devenir sa propre famille. Mais elle, elle ne serait jamais qu'une simple amie. Ash avait capturé son coeur avant même que le pilote n'en prenne conscience. Puis Luke était venu, et tout avait changé. Jay ne pouvait plus laisser ses sentiments prendre le dessus, il ne pouvait plus laisser la jeune femme le déstabiliser à ce point... Durant cinq années, il se ferma, luttant contre son amour, contre ses sentiments qui ne demandaient qu'une chose, sortir, et l'aimer. Il ne s'agissait pas d'un amour malsain, cet amour qui rend fou... Mais bien ce sentiment de ne faire qu'un, d'être une seule et même personne. Elle était sa force, sa lumière, mais en aucun cas elle n'était sa faiblesse. Mais les règles étaient claires... « Le jedi doit garder le célibat ».

Plus le jedi s'approchait du vaisseau, plus la jeune femme semblait prise d'une peur maladive. Jay pouvait sentir les ongles de Välestia se planter sur son avant bras, le serrant comme si sa vie en dépendait... Elle lui demandait d'arrêter, de stopper son mouvement, s'adressant à lui comme rarement elle le faisait. Jay ne se souvenait que de peu de fois où elle avait appelé comme elle venait de le faire. Il s'arrêta un instant, sentant son coeur se serrer... Il ne voulait pas la faire souffrir, elle comptait encore tellement pour lui, et la voir ainsi était un véritable supplice. D'un mouvement rapide, elle fit volt-face et se retrouva nez-à-nez avec lui. Jay sentit alors son cœur s'arrêter un instant, retenant son souffle, quelque peu mal à l'aise... Voilà une décennie qu'il ne s'était pas retrouvé aussi proche de la résistante.

Et ses mots vinrent s'encastrer en lui comme des coups de massues... Parlant de eux, de leur passé, de sa douleur, son abandon. Jay se sentit perdre pieds alors qu'elle, semblait prendre le dessus. Elle continua, enfonçant le couteau encore plus en profondeur, s'y accrochant comme pour se soulager d'un poids qu'elle avait tant gardé pendant ses années. Välestia avait souffert, il le savait, mais il n'avait aucune idée à qu'elle point... Était-ce simplement ça ? Ou y avait-il autre chose ? autres chose de plus profond... ? « Fais pas ton étonné tu sais très bien de quoi il retourne. Oh non tu ne sais pas ? Bah laisse-moi te rafraîchir la mémoire alors ! » Avant même qu'il ne puisse réagir, la jeune femme avait déjà glissé ses mains sur ses joues et avait collé son corps au sien... Le souffle court, il sentit alors ses lèvres se plaquer contre les siennes. Jay ne comprit pas immédiatement ce qu'il se passait, sous le choque de l'instant. Mais une chose était sûr, c'est qu'il reconnaissait ses lèvres, ce baiser, qu'il avait déjà goûté dans le passé. Son cœur se serra un instant, lorsqu'il sentit la chaleur de la jeune femme l'englober dans sa totalité... réchauffant son corps. Voilà des années qu'il ne s'était pas retrouvé aussi proche d'une personne, aussi intime avec une femme. En une fraction de seconde, tout sembla se mélanger... Fermant les yeux, le parfum de la jeune femme se mélangea à une autre odeur qu'il connaissait par cœur, un parfum qui l'enivrait. Jay ouvrit alors les yeux, et le visage de Ash semblait apparaître sous les traits de la belle qui s'abandonnait contre ses lèvres. Son cœur s'accéléra alors soudainement, s'accrochant une petite seconde à elle. Mais reprenant conscience, il rouvrit rapidement les yeux et laissa retomber ses bras, comprenant ... Que faisait-elle ?

Se détachant d'elle, il aperçu ses yeux bordés de larmes alors qu'elle semblait blessé, déstabilisé. «S'il faut que j'en arrive là pour que tu me lâches… T'es qu'un idiot ! » Sa voix résonna en lui avec tristesse. Comment en étaient-ils arrivé là ... Il avait fait une erreur, l'amené ici n'avait certainement pas été une bonne idée. Elle avait besoin d'autre chose, de lui peut-être, mais du moins pas de cette manière... Peut-être n'avait-il pas comprit que la faire revenir ici, n'était pas la suite logique. Peut-être ne devait-elle jamais remonter dans ce vaisseau... Non, elle le devait, cela serait sa guérison. Mais peut-être pas maintenant. Jay ne savait plus...

Välestia s'éloigna de lui, fuyant vers la sortie. Il hésita un instant, que faire ? Devait-il la rattraper ? Ou bien la laisser partir... Le jedi se tourna alors vers elle, qui s'éloignait de plus en plus. Et son sang ne fit qu'un tour, il accéléra le pas, et attrapa sa main, arrêtant sa fuite et l'obligeant à se retourner.

« Tia... Attend... Ne pars pas, s'il te plais, je ne voulais pas te blesser. Ni maintenant, ni il y a dix ans. » dit-il d'une voix timide, peu assuré... Tel un enfant. « Tu sais... Ça fait plus de cinq ans qu'une femme n'avait pas fait ce que tu viens de faire... Tu as été ma dernière vraie relation Välestia.»

Jay relâcha sa main, n'osant la regarder dans les yeux... «Pardonne moi...» 




"Ce baiser que tu m’as donné hante mes jours et mes nuits. Dans mes cauchemars il ne m’en reste plus qu’une cicatrice qui ne se refermera jamais. Tu t’es emparée de mon cœur et tu le mets au supplice".
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❝Tel un sablier, la vie s'écoule ❞
Jayden & Välestia
Dans le premier amour, on prend l'âme bien avant le corps.
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Je n’avais jamais montré autant de signes de faiblesses qu’aujourd’hui. J’avais l’impression de me mettre totalement à nue, vulnérable, d’avoir laissé mon armure derrière moi et de n’être plus qu’un corps chétif en proie à ses démons intérieurs. Je me faisais honte et parce que je ne m’autorisais pas à me montrer comme ceci à moi-même, il en était d’autant plus difficile pour moi de me montrer sous cet angle à quelqu’un d’autre, aussi proche eu-t-il été de moi par le passé. J’étais toujours souriante, taquine parfois un peu brut de décoffrage mais toujours à donner l’image de femme forte, pas comme maintenant. Je sentais ses bras m’enserrer toujours plus fermement, ses jambes pousser les miennes à aller de l’avant et son torse qui me retenait m’obligeant à rester droite. Je ne crois pas avoir déjà ressentie une telle angoisse dans tout ce que j’ai bien pus vivre par le passé. Si j’avais eu des peurs j’avais toujours su les affronter et les surpasser, mais celle-ci était bien plus profonde, bien plus ancrée en moi que je n’oserai jamais l’admettre. Pourquoi n’arrivais-je pas à passer outre ? Pourquoi ne pouvais-je pas la balayer d’un revers de la main comme je le faisais habituellement avec toutes les autres ? Pourquoi me submergeait-elle autant ? Peut-être avais-je trop attendu. Peut-être l’ais-je trop laissée mûrir, s’installer et prendre ses aises. Peut-être fait-elle partie intégrante de moi maintenant autant que pourrait l’être la couleur de mes yeux, inscrite dans mon ADN. Certains animaux ont bien des instincts primitifs les poussant à se comporter de telle ou telle manière face à un évènement, fruit de longues années d’évolution. Pourquoi cela ne s’appliquerait pas à moi dans ce cas présent ?

Cette panique que je ressentais semblait provenir du plus profond de moi-même, j’avais cette sensation horrible qu’une main venait s’enfoncer dans ma poitrine et m’arracher quelque chose en y plantant ses griffes acérées faisant durer le supplice interminablement, tranchant un par un tout ce qu’il y avait autours. Je ne pouvais mettre de mots clairs sur ce que je ressentais, je ne pouvais qu’exprimer mon total refus de faire un pas de plus, de ne pas aller au bout. Qu’arriverait-il si je venais à toucher ce vaisseau ? Que m’arriverait-il si je grimpais à bord ? Je n’en sais rien, tout ce dont je suis sûre c’est que ça m’apporterait plus de problèmes qu’autre chose. Pourquoi ce vaisseau l’intéressait-il tant ? S’il le voulait je lui laisserais bien volontiers mais par pitié qu’il arrête d’avancer. Tout alla si vite, mes ongles dans ses bras, ses bras qui me maintiennent debout, mon demi-tour, des paroles, beaucoup trop de paroles, de regrettables paroles. Toutes aussi regrettables que le geste qui en découla. Un instant d’égarement, une porte de sortie, une faiblesse mise à nue, mon corps contre le siens,  son regard déstabilisé, mes lèvres contre les siennes un bref échange mais appuyé. Le seul moyen que j’avais pour que ses bras perdent toute emprise sur moi, la seule voie pour me faire quitter cet entrepôt au plus vite. Le seul moyen.

Mon cœur battait à la chamade, et les larmes avaient déjà embué ma vision. Je marchais d’un pas déterminé mais à bout de force. Il fallait que je parte, je m’en voulais de le laisser là, seul au milieu de ce hangar vide, surtout après mes paroles et mon geste. J’étais allée trop loin et je le savais, mais jamais je ne l’avouerai. Par fierté peut-être, mal placée, pour sûr, mais par moment mon ego venait à prendre le dessus sur ma raison. J’avais senti que je l’avais blessé, qu’il ne comprenait pas forcément tout ce que je lui balançais à la figure, mais il m’était impossible de m’arrêter, j’avais parlé et agis sans m’en rendre réellement compte, je n’étais plus vraiment moi-même. Alors que j’allais gagner la porte je m’arrêtai nette, sa main avait saisi la mienne fermement, me stoppant dans mon élan, Je lui fis face, ravalant mes larmes pour pas qu’il ne les voit couler. Il prit alors la parole, semblant hésiter.

« C’est un peu tard pour des excuses je pense. Mais c’était y’a dix ans, le passé est le passé je n’ai pas envie de le remuer. »
Lorsqu’il reprit j’enlevais immédiatement ma main de la sienne d’un geste vif. « T’oses te moquer de moi en plus ? Ta dernière relation ? Ah laisse-moi rire ! » je reculais d’un pas « Tu vas me dire bientôt qu’il n’y a absolument rien eu entre Ash et toi ? Que ce n’est pas à cause d’elle que tu m’as laissée ? » Je serai la mâchoire retenant mes larmes. « Parce que tu crois que je l’avais pas vu votre petit jeu à tous les deux ? Tu me crois vraiment si naïve que ça Jay ? Vous vous tourniez autours, vous flirtiez ensemble avant même qu’on ne soit séparés. Je sais très bien que c’est pour elle que t’es parti ! Ca crevait les yeux. Tout le monde le voyait, j’en entendais des bruits de couloirs mais je ne voulais pas y croire. Mais ça paraissait tellement évident quand on vous voyait, qu’il y avait plus que de la complicité amicale entre vous. Seulement j’étais gênante, un problème à solutionner, qui fut plus ou moins rapidement réglé d’ailleurs. T’as pu enfin vivre ton histoire avec elle vu que je n’étais plus dans tes pattes. » Je lui tournais alors le dos « Alors ne me dis pas de mensonges, ne me dis pas que je suis ta dernière relation alors que tu partages son lit, que tu partages sa vie. Je préfère encore la vérité qu’à tes bobards qui font encore plus de mal. Si c’est pour m’amadouer ou m’adoucir sache que ça ne marche pas. » Je fermais les yeux en baissant la tête. « Ya rien à pardonner Jay, en dix ans je me suis faite à ton absence, à devoir vivre sans toi, à colmater les brèches que tu as laissé. Ce n’est pas pour tout rouvrir aujourd’hui. J’ai oublié. Laisse-moi continuer de ne plus m’en rappeler. C’est très bien comme ça. » Je m’appuyais contre la porte  et soupira « Maintenant laisse-moi et va-t’en. » Je gardai la mâchoire serrée et les yeux clos, sentant ma gorge se nouer, j’éprouvais quelques difficultés à reprendre le fil de mes paroles « Je ferai en sorte d’éviter de recroiser ta route et tout ira pour le mieux. » Je finis par murmurer pour moi-même « J’ai été tellement stupide… »
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Elle partait, le fuyait comme s'il était devenu un danger pour elle, une maladie, un virus qu'il faudrait exterminer pour pouvoir s'en sortir. Elle avait été si douce, si naturelle, si joyeuse , depuis tout à l'heure, que son changement de comportement le déstabilisait. Jay avait peut-être été un peu trop loin, mais au point de recevoir ses foudres... Cela faisait une décennie que le couple avait tiré un trait sur leur relation, pourquoi revenait-elle sur ça. Quelque chose lui restait en travers de la gorge, la rongeait.  Il pouvait le lire dans son regard. Qu'avait-elle sur le cœur ? Qu'avait-elle gardé pendant toutes ses années ? Alors que ses yeux se remplissaient de larmes, ses mains se positionnèrent sur ses joues. Le cœur du jedi sembla s'arrêter un instant, l'observant le souffle coupé. Il ne s'était pas retrouvé aussi près d'une femme depuis plusieurs années, et en ce qui concernait Välestia, cela faisait plus de dix ans. Sans même prévenir, elle plaqua ses lèvres contre les siennes lui offrant un baiser d'une sensualité qui aurait fait fondre plus d'un homme... Collant son corps contre le sien, elle s'abandonna contre lui, partageant sa chaleur, mêlant leurs parfums. Les yeux clos, Jay vu le visage Välestia se transformer sous les traits d'une autre... Se jouant de lui, son esprit lui encra l'image de Ash plusieurs années auparavant... Son odeur, son corps, ses lèvres, tout semblait la confondre. Jay se revu alors des années en arrière. Les lèvres dévorant avec intensité celle de la belle brune, il sentait son corps se dérober dans un gouffre bien trop dangereux. Elle s'agrippait à lui, alors qu'ils se liaient l'un à l'autre, dans un baisé remplit de tendresse et d'intensité.

Mais en une fraction de seconde tout redevint clair, rouvrant les yeux, il reconnu les lèvres, les yeux, la douceur de celle qui venait de s'accrocher à lui. Laissant tomber ses bras, qui s'était un instant accrocher à elle, il se détacha de Välestia... Que faisait-elle ?  elle venait de lui dire les pires horreurs, et maintenant elle se jetait dans ses bras ? Le pilote ne comprit pas ce qu'il se passait. Elle souffrait, souffrait de ce qu'il s'était passé. Mais il y avait autre chose. Quelque chose qu'elle ne disait pas, il en était persuadé. Sinon pourquoi garderait-elle autant de rancœur, de colère. La jeune femme en profita pour s'éclipser, se faufilant hors de ses bras pour fuir vers l'extérieur. Jay hésita un instant. Que faire ? La laisser partir ? Non, il ne pouvait pas. Même s'il devait se prendre les foudre du passé, il devait comprendre, il devait l'aider.

Accélérant le pas, il attrapa sa main et l'arrêta. Jay lui demanda pardon... Qu'il s'agisse de leur rupture ou bien de cet instant dans ce hangar, sa peur, sa phobie, il lui demandait pardon. Mais elle retira rapidement sa main, le fusillant du regard. Reculant d'un pas, elle explosa enfin... Libérant toute sa haine, libérant tout ce qu'elle avait sur le cœur. Le pilote se noya alors sous les reproches, les rumeurs de D'Qar sur lui et Ash... Bien sur qu'il l'aimait, bien sur qu'elle l'avait hanté et le hantait encore... Mais elle n'était en aucun cas la cause de leur séparation... Ash et lui avait bien échangé des regards, des sourires, peut-être même une tension attrayante qui se serait ressentit. Mais jamais Jay n'aurait trahit celle qu'il aimait. Ce n'est qu'une fois en mission, séparé de Välestia, que les choses avaient prit une tournure plus... Compliqué. L'imaginait-elle réellement comme ça ? Comme un homme sans cœur, sans principes ? C'était des choses qui arrivaient, parfois le destins les prenaient de cours... Mais il ne s'était rien passé. Les sourcils froncés, il l'observa s'éloigner puis s'appuyer contre la porte.

Elle voulait qu'il parte ? Et puis qui encore.

« Eh bien vois-tu oui, OUI Tia tu as été ma dernière vraie relation. Tu me connais quand même, je n'arrive pas à imaginer que tu puisses croire que je sois capable de te trahir. Jamais je n'aurais fais une chose comme ça ! Et ne mêle pas Ash à ça s'il te plais, elle n'y est pour rien dans cette histoire. Là tu me parles de nous. Je n'ai jamais eu d'histoire avec Ash, que ça soit maintenant ou dans le passé. Oui, on a partagé une nuit, mais tout le monde le sait ! Et plus rien, même pas un baiser, rien. Et c'était après notre séparation. Depuis « toi et moi » je n'ai eu personne Tia ! Bien sur j'ai eu quelques aventures ! Mais rien de sérieux. Puis je suis partis sur Yavin IV, et pendant cinq ans je n'ai fais que me concentrer dans l'apprentissage jedi ! » Sa voix était froide, son ton était monté d'un cran. Jay s'avança vers elle, lui faisant face. « Je n'ai personne, et cela depuis notre séparation. Non je ne t'ai pas trompé, je ne t'ai pas trahis. Et que tu t'imagines des choses comme ça me met en colère. »

Il se détourna d'elle serrant les dents, ne sachant quoi faire, ni quoi dire de plus...

Lâchant un soupire, il se tourna de nouveau vers la jeune femme et s'approcha. « Libère toi... Ce n'est pas comme ça que je te connais Tia... Et je n'aime pas te voir pleurer, tu ne m'as pas habitué à ça.... »




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Jayden & Välestia
Dans le premier amour, on prend l'âme bien avant le corps.
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J’ai toujours été une femme forte, combattive, souriante et que rien n’affectait. J’avais toujours le sourire aux lèvres, de bonne humeur, prête à dévorer le monde  chaque instant. On m’avait toujours connue de la sorte depuis que je suis arrivée, d’abord dans la rébellion à mes dix ans, une véritable petite tornade. Ça en amusait beaucoup, en agaçait certains encore plus. C’était une force de caractère que visiblement je tenais de ma mère. Du moins c’est ce qu’elle me racontait d’elle quand elle avait mon âge. En grandissant je m’étais quelque peu tempérée, me faisant un peu plus discrète pour faire mes coups en douce. Mais j’avais toujours ce mordant, cette répartie et ce sourire en coin que l’on pouvait trouver insupportable ou au contraire charmant.  

J’ai toujours été comme ça, d’aussi loin que je me souvienne, alors forcément, lorsque j’ai quitté la rébellion sans prévenir du jour au lendemain, après l’annonce de la mort de mes parents et de m’être renfermée sur moi-même, mon entourage n’a pas dû réellement comprendre ce qu’il m’arrivait.  Cinq ans passés seule, ne sortir que très rarement, n’avoir que comme partenaire de discussion un droïde, ça vous change. Je m’étais sentie me faner au fil des jours, perdant mon sourire, ma joie de vivre et tout ce qui faisait que j’étais moi. Alors quand je suis revenue sur D’Qar, il m’avait fallu réapprendre à être celle que j’étais, même si je n’en avais pas envie. Progressivement je me suis rabattue sur cette image de moi du passé, étouffant peu à peu celle que j’étais devenue, trop sombre pour être utile à la résistance. J’avais, quelque part, réussi à redevenir cette jeune femme si vivante aux yeux de tous, tout marchait si bien. Même moi j’avais réussi à n’y voir que du feu.

Seulement il y a certaines personnes que l’on ne peut pas berner éternellement, visiblement Jay fait partie de cette catégorie. Il avait su déceler cette différence, ce petit quelque chose qui sonnait tellement faux. Il avait fait s’écrouler ma carapace, m’avait retiré mon masque pour ne découvrir que l’ombre de moi-même. Parce que je n’étais plus que ça, une ombre. L’ombre de celle que j’étais devenue pendant cinq ans, brisée, meurtrie et perdue. Pourtant ça n’avait pas semblé l’effrayer. Il m’avait tendu la main, m’avait soulevée, aidée à marcher, prêt à prendre des responsabilités qui ne revenaient qu’à moi-même. Et voilà comment je le remerciais, en lui hurlant dessus, en remettant sur le tapis des faits vieux de dix ans. Il venait à peine de se remettre de l’attentat, il n’avait pas besoin que j’en rajoute une couche, surtout là-dessus. Je restais appuyée le mur songeant à l’énorme bêtise que je venais de faire alors que son ton montait d’un cran. J’avais tout gagné. J’ai beau me dire que tout ce que j’ai pu lui balancer et faire était sous le coup du stress, de l’émotion, de la peur… Je m’en veux tout de même. Très rares ont été les fois où nous nous sommes disputés mais à chaque fois ça m’enserrait le cœur. Avoir des altercations avec les personnes qui me sont chères me met toujours mal à l’aise et mon premier réflexe serait de fuir pour abréger cet instant délicat.

Chacun de ses mots semblaient s’enfoncer un peu plus loin dans ma poitrine. J’avais envie de lui couper la parole, de lui dire que j’étais désolée, que je ne sais pas ce qui m’avait prise de lui dire tout ça, que je m’excusais de l’avoir embrassé… Mais je le laissais parler. Je tournais légèrement le regard vers lui, dos à moi, il m’avait fait face mais je n’avais pas voulu le regarder. Je ne voulais pas subir son regard accusateur en plus de ses paroles.  Il soupira se tournant de nouveau vers moi, je levais les yeux vers les siens, des remords pleins la voix.

« Je suis désolée Jay… Je ne sais pas ce qui m’a prise de te parler ainsi… de faire… ça… Tu as voulu m’aider et voilà comment je te remercie… Je suis une idiote… Je ne sais pas… Pardonne-moi… » Je marquais une pause hésitante « Je sais que tu n’es pas comme ça… Que tu ne m’aurais jamais fait un coup pareil je…  Je sais que c’était stupide de ma part de croire à tout ceci… mais à l’époque je te sentais glisser entre mes doigts sans réussir à te retenir, avec toutes ces histoires j’ai finis par y croire… Elles étaient si nombreuses… Je sais que ça ne m’excuse pas, loin de là mais… » Je baissais les yeux sur le sol « Mais je ne suis plus celle que tu as connue autre fois. Cette Tia là a disparue et elle ne reviendra pas, elle est morte il y a cinq ans et rien ne pourra la faire revenir. Tu l’as bien vu toi-même, ça colle pas, ça sonne faux. Mais si je veux rester ici je dois faire comme si elle était toujours là. »  Je relevais mon regard vers le sien « Je t’en supplie excuse-moi… je ne voulais pas te blesser, te mettre en colère ou être grossière et déplacée… Pardon… »

Je me jetais dans ses bras posant mon front contre son torse, l’enserrant de toutes mes forces sans savoir s’il allait l’accepter ou me repousser vivement. Je passais tellement d’un état à un autre sans de réelles transitions que cela devait le perturber plus qu’autre chose et qu’il ne devait pas comprendre une grande majorité de tout ce qu’il se passait.



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jayden & Valëstia
(codage by anaëlle)


La jeune femme avait totalement changé en une fraction de seconde. Passant tout d'abord de la surprise de le revoir à la gêne, puis à l'excitation soudaine, jouant même à le défier, le taquiner. Elle avait ensuite laissé place à la tristesse, la peine, la douleur... Laissant les larmes couler sur son visage, caressant ses joues rosées. La colère l'avait rongé jusqu'à l'os, se transformant même en haine, jusqu'à cet instant, où elle semblait désemparée, s'en voulant même de tout ce qu'il venait de se passer. Dans son regard, toute la colère, toute la fureur qu'il la rongeait venait de s'envoler, partir en fumé en une fraction de seconde. Elle se radoucit, cette lueur qui brillait dans ses yeux venaient de s'allumer de nouveau. Ses yeux qui le fuyait toujours. Dos à elle, il lui avait fait face, mais elle ne c'était pas retourné. Levant timidement le visage vers lui, il réussit enfin à la voir, à la ressentir...

Elle bloqua son regard dans le sien, le verrouillant. Välestia s'excusa, s'excusa de ses propos, de son... action qui lui avait simplement rappelé Ô-combien il ne pourrait oublier Ash. Elle avait fait partit de sa vie durant maintenant dix ans, mais il n'avait échangé qu'un instant, un instant qui restait gravé en lui, gravé comme dans une pierre. Ni le temps, ni la patience ne pourraient changer cela... Elle était en lui, faisait partit de lui, de son coeur, de son espris, et elle y resterait pour toujours, maintenant il le savait, a dire vrai... Il l'avait toujours su. Jay laissa son regard naviguer dans le sien, lisant tous ses remords. La jeune femme s'engagea alors dans une histoire passée, dans leur histoire. Elle lui avoua tout ce qu'elle avait gardé sur le coeur depuis tant d'années. Elle l'avait sentit se détacher, s'éloigner jour après jour. Il ne s'était rien passé avec Ash, rien si ce n'est des regards, des sourires. Elle n'était qu'une image, un mirage qu'il ne pouvait pas atteindre, qu'il ne pouvait pas avoir ou toucher. Une fumé dont-il avait peur, peur de se brûler. Bien sûr qu'elle avait joué un rôle dans cette séparation, sans le vouloir, sans rien faire, simplement en apparaissant... En le regardant, en lui souriant. Le coeur du jedi s'était alors arrêté de battre. Jusqu'à cette fameuse mission où ils avaient tant partagé, tant profité, loin de tous.
Tia lui avoua avoir changé, elle n'était plus celle qu'il avait aimé, celle qui avait partagé sa jeunesse. Cette tragique épreuve l'avait fait évoluer. Mais elle se cachait, se mettait un masque pour ne rien montrer, ne rien dévoiler. Cependant, elle ne pouvait pas lui cacher une chose aussi énorme. Il ne la connaissait que trop bien. D'un geste rapide, elle se tourna et se jeta dans ses bras. La pression de son corps contre le sien s'amplifia, le serrant avec force, comme pour se raccrocher à la vie, se raccrocher à ce qu'elle pouvait pour ne pas sombrer de nouveau dans le néant. « Pardon » Dit-elle de nouveau, ne se détachant toujours pas de lui, le front contre son torse.  

« Tia... tu n'as pas à te cacher, tu ne dois rien à personne. C'est ta vie, c'est à toi qu'elle appartient. Tu en fais ce que tu veux. »

Il l'encerclât délicatement de ses bras, lui rendant son étreinte. Jayden déposa alors ses lèvres sur son front en un baiser, avant de se détacher de ses bras, quelque peu gêné par cette étreinte qui semblait durer un peu plus qu'elle ne devrait. Que faisait-elle ... ?

« Mais la prochaine fois, évite de me sauter dessus comme tu l'as fait. Si c'est le sabre qui te fais cet effet là, je prendrais soin de ne plus l'emporter avec moi quand on se croisera ! Non pas que cela ait été désagréable, au contraire ! Ce baiser était.... hum ... Très bien, mais enfin bref. Tu n'étais pas dans ton état normal, et je pense que cela ne serait jamais arrivé si je ne t'avais pas amené ici. C'est une erreur. »

Ce baiser, ce rapprochement avait été agréable, appréciable après tant d'années à être seul. Mais pas une minute, pas une seconde ne passait sans qu'il n'imagine les lèvres de Ash à la place des siennes, et il s'en voulait... Se culpabilisait. Elle serait la seule, l'unique qui ferait battre son cœur et cela même après dix ans. Il serait incapable d'avancer avec une autre, incapable de rompre le code jedi si se n'était pour elle. S'il devait rompre le célibat, cela ne serait que pour elle. Il n'y en aurait pas d'autre...

Jay détourna timidement le regard du sien, comme de peur qu'elle arrive à lire en lui. Il tourna le regard vers le vaisseau et le contempla un instant.

« Il est beau ce vaisseau Tia, ne le laisse pas dépérir. Il a toute une histoire, tout un passé mais également tout un avenir. Il mérite de voler, et tu le mérites aussi. Prend ton temps, mais réfléchit à ça... Une fois dedans, tu ne te sentiras que mieux. Libéré d'un poids qui ne t'a que trop rongé ... »

Le jedi pencha la tête sur le côté et laissa un sourire en coin se dessiner sur son visage.

« Allé, on y va, il faut que je dorme moi, je te rappelle que je viens de rentrer de mission ! Je ne traîne pas dans les couloirs de D'Qar ! MOI. »




"Ce baiser que tu m’as donné hante mes jours et mes nuits. Dans mes cauchemars il ne m’en reste plus qu’une cicatrice qui ne se refermera jamais. Tu t’es emparée de mon cœur et tu le mets au supplice".
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❝Tel un sablier, la vie s'écoule ❞
Jayden & Välestia
Dans le premier amour, on prend l'âme bien avant le corps.
[ Victor Hugo ]

Tout me semblait si compliqué et mal imbriqué dans mon esprit. Tout se mélangeait, le présent, le passé, le futur. Je ne saurais replacer avec exactitude l’ordre des choses. J’étais déboussolée, comme si je venais de me prendre un cargo de plein fouet. Tout remontait trop vite, trop intensément, la mort de Thannik et de mes seconds parents, la rupture avec Jay, la disparition de Jerick, la mort de mes parents, l’attentat de Yavin IV, les révélations de Lya, cette irrépressible peur que j’avais à vouloir remonter à bord de mon chasseur… Trop, c’en était trop. Bien plus que ce que je ne pouvais supporter. J’avais tout refoulé, pendant toutes ces années. Prenant sur moi-même, ravalant mes larmes et ignorant mes douleurs. Sans m’en rendre réellement compte je m’étais verrouillée à tous ceux qui m’approchaient. Laissant transparaitre une image de femme forte et froide aux autres membres de la Résistance. Je ne m’en rends compte qu’aujourd’hui. J’ai toujours eu un tempérament de feu mais jamais je ne m’étais montrée hautaine de nature. Etait-ce devenu mon moyen d’auto-défense ? Peut-être. Ne le saurais-je jamais…

J’allais devoir réapprendre à m’ouvrir, à faire confiance, réapprendre à aimer peut-être, si je me l’autorisais. Réapprendre à partager, à sourire, à rire, à apprécier d’être entourée par quelqu’un d’autre que B4. J’allais devoir réapprendre à vivre, tout simplement. Je m’étais beaucoup trop privée et ce depuis beaucoup trop longtemps.

Je me contentais d’écouter ses parole sans le regarder mais en souriant, un brin gênée. Allez savoir ce qui me traversa l’esprit à cet instant. Réaction de panique, sans doute, besoin d’extérioriser, de mettre des mots sur les doutes et les peurs, les ressentiments et les rancœurs. C’était chose faite et j’espérais pouvoir tourner la page définitivement aujourd’hui. Il fallait que j’aille de l’avant, ne plus m’accrocher à mon passé mais m’en servir de marche pied afin de me hisser plus haut encore. Je relevais les yeux vers lui je le sentais parti ailleurs et je ne savais que trop bien à quoi ou plutôt, à qui, il pensait en cet instant. Je ne pus réprimer un triste sourire et un pincement au cœur. Savoir que l’on a été remplacée n’est jamais facile à accepter. Il garderait toujours une place privilégiée dans mon cœur malgré tout, même si je retrouvais quelqu’un d’autre de mon côté. Je sais que je serais capable de retourner toute la galaxie pour lui venir en aide. Nous avions grandi ensemble depuis mes dix ans. En dehors de la relation plus poussée que nous avions eue, nous avions tissé des liens forts que je ne pourrais jamais renier. Il passera toujours dans mes priorités et ce, sans arrière-pensée.

Je suivais son regard se perdre sur mon vaisseau avant de reposer les yeux sur lui. Il n’avait pas tort, c’est certain. Mais je n’étais pas encore prête à franchir cette étape. Je devais y aller pas à pas, faire d’abord un travail sur moi-même avant de me lancer à la conquête des airs. Il avait une histoire… Une dont je ne suis pas encore préparée à rouvrir le livre qui la contient. La route sera longue et semée d’embuches, mais qui sait… J’y arriverais peut-être un jour, qui sait quand cela se produira et où… La vie nous réserve parfois bien des mystères qu’il ne faut pas être pressé de dévoiler. Chaque chose en son temps. Je devais déjà me reconstruire.

« Je ne traine pas non plus je te signale. Je patrouille… C’est… différent ! » Je lui donne un léger coup sur l’épaule et prend la direction des quartiers. « C’est vrai qu’il se fait tard pour toi papy, ce serait dommage de te recasser quelque chose parce que il n’y avait plus assez de luminosité pour que tu réussisses à voir le bout de tes pieds ! »

On ne nous changera pas. Malgré les années, malgré les différends, les peurs et les regrets, nous restions les mêmes. Toujours enclins à titiller l’autre. Qui aime bien châtie bien. Avant de disparaitre dans le couloir menant à mes appartements je me retournais et pris une dernière fois le Jedi dans mes bras, avant de me décaler et de lui dire avec sincérité.

« Merci Jay… Tu as fait pour moi aujourd’hui beaucoup plus que quiconque à fait pour moi en cinq ans. Je m’excuse pour tout. J’espère que tu ne m’en tiendras pas rigueur. Et je sais que je pourrais toujours compter sur toi que ce soit dans les bons où les mauvais moments. Que ce soit pour me dire des choses agréables ou bien tout le contraire. Parce que je pense que je pourrais toujours avoir confiance en toi pour me mettre face à la vérité même si elle n’est pas facile à aborder. Promets-moi de toujours le faire !? » Je marquais une pause, détournant quelques secondes le regard comme si je cherchais mes mots sur le mur. « Saches que je suis contente pour toi… Pour Ash je veux dire… Si tu es heureux… C’est tout ce qui compte pour moi… Ça sert à ça les amis, se réjouir du bonheur des autres ! Alors soit heureux et vis, tu le mérites. Je sais bien qu’avec les lois Jedi c’est peut-être pas évident… Mais je te connais… tu trouveras bien une solution même si c’est celle de se cacher à l’arrière d’un cargo pour ne pouvoir ne serait-ce que l’admirer… Alors soit heureux Jay… Le grand amour il n’y en a qu’un… Ne la laisse pas passer… »

Je souris en passant ma main sur sa joue, puis lui tourne le dos en enfonçant mes mains dans mes poches en prenant la direction de mes quartiers. Jamais je n’aurais pensé passer une si rude journée.

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Tel un sablier, la vie s'écoule [Tia]

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