Chapitre 2.I : une clope et au lit / PV Reika



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La soirée... - District Glitannai

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 Chapitre 2.I : une clope et au lit / PV Reika

STAR WARS - RISE OF THE FORCE
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Jerick & Reika
"du sang"
Chapitre 2.I : Une clope et au lit

   



 
Chapitre 2.I
Premier Post


Je ne respire plus. Je commence a avoir plus que du mal plus exactement. Je suis assis dans un hangar, près des miens... Je suis assis, mon cul visé dans le sol si froid et mon sang coule lentement sur le dos... J'ai glissé le long de ce petit chasseur venant de Naboo... Je ne me souviens plus exactement ce qui s'est passé. Je remarque le pendentif autour de mon cou, attaché avec simplement une corde... Un cristal de sabre, vert, parfait. Il était dans ces ruines sur Coruscant, ma ville, ma planète. Sur Coruscant j'y avais retrouvé mon ami le plus vieux, Kilian... Des frères ? J'aurais voulu le croire, mais les années sont passées, depuis un moment il fait ses trucs, dans son coin et je ne suis là que très, trop peu souvent... Je fixe le sol, ma tête pendante contre le vaisseau... Je n'ai même plus véritablement de vêtement propre. Je suis ensanglanté. Je peux même en sentir sur mon visage, mes joues, mon front... Mes mains sont comme brisées, cassées par le temps et par le froid.


Je suis là depuis combien de temps ? Je me le demande encore... Mes yeux se ferment, s'ouvrent de nouveau... J'ai des hallucinations je crois bien. Je vois le corps de tout le monde sur le sol du hangar... Ronas, Reika, Kilian, les deux gosses dont j'ai oublié le nom... Jayden tenant la main de Ash... Je vois même Maitre Luke à mes côtés, mort depuis un long moment... Je pleure, je cris mais rien... Rien ne vient, personne ne viens à moi ? Je tente de bouger mes membres mais rien, ils sont figés, fixés et je ne pourrais plus bouger. La mort était là ? Enfin ? C'est dommage... j'avais survécu sur Naboo face aux sbires de Maki. J'avais mis en danger Välestia, c'était peut être simplement le karma qui me rattrapait ? J'imaginais alors la colère que pouvait avoir Väl pour l'avoir laissée seule sur Naboo... J'aurais dû rester de force, s'il le fallait, j'aurais dû combattre les gardes ! Les massacrer ! ... Non. Non ! J'étais un Jedi et j'étais du côté lumineux... pas obscur...


Je repense à tout ça... Cette femme... sur Corellia. J'avais envie de la voir, maintenant, je ne savais pas vraiment pourquoi. De plus c'était une Sith, comme Atenna... J'avais foiré, vraiment tout foiré sur toute la ligne... Je baisse la tête, serrant les dents en essayant de me rappeler ce qui venait de se passer... J'étais sur... une planète, Naboo. J'avais volé ce vaisseau, pissant du sang. Je regardais alors tout le sang que j'avais perdu... tout ça partait de mon torse. Je perdais alors un peu plus l'équilibre, tombant sur, tremblant... J'avais si froid... C'était le moment ? C'était enfin arrivé ? Je pouvais rejoindre mon père, Nadasha, les parents de Välestia...? C'est vrai ? Je me laissais aller, tombant de plus en plus dans un sommeil bien étrange... Je voyais les figures qui m'avaient accompagnés jusqu'ici. Je toussais alors, me réveillant encore quelques secondes plus tard... Bizarrement j'avais trouvé un peu plus de force. Quelqu'un m'avait autorisé l'accès à l'Égide car c'était bel et bien ici que j'avais garé ce vaisseau... "emprunté". Je me relevais avec de grande difficulté, me servant de ma canne pour me maintenir debout, rempant presque jusqu'à la sortie pour rejoindre la cuisine au plus vite. J'avais besoin d'une bière.


Tout le monde semblait dormir, tant mieux, je ne voulais déranger personne. C'était peut être un robot qui avait dû m'autoriser l'accès à cette magnifique demeure. Je regardais dans le frigo, n'y voyant que du soda à la con... Je soupirais, levant les yeux au ciel avant de prendre la bouteille en verre, tombant à terre brusquement, les assiettes, tombant dans le lavabo. Je soupirais, donnant une nouvelle insulte dans l'air avant d'ouvrir la bouteille avec les dents. La journée était terminée pour moi, la semaine, le mois, l'année, tout ce que vous voulez mais je comptais prendre ma retraite... Trop, c'est trop. Je buvais au moins une gorgée, attrapant mes clopes dans ma poche, allumant ironiquement et symbolitiquement ma dernière clope. Je souriais, attrapant des allumettes dans le tiroir juste au-dessus de ma tête, me cognant comme un abruti. J'allumais cette petite dose de poison, la dégustant, essayant mon front légèrement avec ma main qui devenait rouge à cause de la bataille...

J'étais fatigué, j'allais sans doute dormir ici et je ne me relèverais peut-être pas ? Le sang coulait encore, mais au pire, pourquoi se battre encore...? Välestia était enfin en sécurité, j'avais sévèrement botté le cul à ces chasseurs de primes... Je pouvais enfin me reposer tranquille. Mon bras me faisait mal... Je serrais les dents. Je ne voulais pas souffrir pour mourir. J'avais mérité du repos. Je prenais un reste de Coldex dans une seringue avant de me l'injecter, soufflant un bon coup... La douleur avait disparu et je pouvais peut-être enfin m'endormir... Une nouvelle hallucination venait à moi... Nadasha, un air désolé en étant assiste à table...

"J'arrive ma chérie..."

Je n'avais pas eu de médaille, pas de statue de pierre dans une grande ville, pas de remerciement, pas de victoire, mais j'avais essayé... J'avais été un combattant et ma mission s'arrêtait là.Je n'avais pas eu de médaille, pas de statue de pierre dans une grande ville, pas de remerciement, pas de victoire, mais j'avais essayé... Tout comme moi à vrai dire... Je passais ma main sur mon torse, la douleur revenant déjà. Je touchais alors le pendentif, le prenant dans mes mains en le décrochant de mon cou pour l'observer... J'avais une promesse dans ce temple... J'allais venger les enfants du côté obscur... Ils devaient tous disparaitre... Mais je ne pouvais plus promettre ce genre de choses à présent... Je reposais le pendentif au sol, les larmes grimpant pour me faire encore plus mal que mon bras, que ma maladie de merde ! Que le fait que Nadasha soit morte alors que je n'ai rien pu faire du tout ! Je sentais encore la colère monter, me dominer, mais là, elle était emprisonnée en moi... Je voulais casser quelque chose, tuer quelque chose ! Je ne méritais pas cette vie ! À cause de quoi, de qui ? Je ne pouvais pas me venger ! J'étais obligé de subir cette douleur encore, encore, encore et encore ! Pourquoi ? Au nom de qui ?!

Je serrais les dents, plongeant ma tête entre mes genoux, dans mes mains... Je ne voulais plus être seul dans ce monde, je ne voulais plus que personne ne soit en danger à cause de moi, je voulais que le monde soit heureux... Je ne voulais plus souffrir sans Nadasha, je ne voulais plus me sentir coupable d'avoir des sentiments pour cette Sith, je ne voulais plus souffrir... Est-ce que c'était possible ? Est-ce que l'idée de pouvoir être heureux pour moi était vraiment possible ? Je tombais sur le côté, tremblant... Je ne sentais même plus le froid. Je ne pouvais qu'entendre les battements de mon cœur ralentir, je ne pouvais sentir que le froid rongeant ma peau, mes ongles, mes doigts, mon cœur... Je fixais alors ce cristal de sabre vert juste en face de moi, y redécouvrant les erreurs faites dans ma vie, y redécouvrant les manques d'attention, les mauvais mots de mon grand-père, les peu de félicitations de mon père... Y redécouvrant mon premier baiser avec Nadasha, la première fois que j'ai tenu Reika dans mes bras alors qu'elle n'était qu'un bout de gens. Je sombrais petit à petit, m'abandonnant, acceptant mon sort, car au final, j'étais Jerick, j'en avais rien à foutre.
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Localisation : En refuge sur l'Egide, anéantie, brisée par la perte de son dernier parent, de son père, Kilian.
Race : Humaine
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Don't you dare leaving me.

when life leaves you high and dry, i'll be at your door tonight, if you need help. i'll shut down the city lights, i'll lie, cheat, i'll beg and bribe to make you well.


Le silence… Ce soir, il n’y a que le silence à bord de l’Egide. Adossée contre le mur froid de notre chambre avec Elyas, les genoux regroupés contre ma poitrine, je consultais sagement quelques données que Lidari m’avait confiées sur la médecine de la Force, laquelle m’intéresse depuis bien longtemps sans jamais que je ne me décide à l’employer ou l’apprendre. Mais les récents évènements font que je ne veux plus repousser les choses sans cesse. Quitte à brûler les étapes, je veux apprendre, apprendre toujours plus, encaisser de nouvelles données, pour ainsi devenir plus forte, plus confiante. Tourner le dos à la padawan apeurée que Luke Skywalker a laissée sur Yavin, le jour de l’attentat. Celle qui enchaîne les échecs. Kilian a déjà entrepris de m’apprendre quelques éléments de combat, et m’a rassurée sur mes compétences. Nouer ce lien nouveau avec mon père me faisait le plus grand bien, et inconsciemment, il parvenait à m’insuffler les forces qu’il me manquait depuis Coruscant et depuis le District 1313. Depuis mon face à face avec ce Sith inconnu. Depuis… Que Jerick m’a tourné le dos parce que j’ai choisi d’attendre Elyas plutôt que de le suivre.

Lors de l’inauguration de l’Egide, à notre arrivée à tous, j’ai compris la cassure entre moi et le Jedi que j’ai toujours considéré comme un père depuis notre rencontre. J’ai compris que quelque chose s’était brisé à l’instant même où son regard froid s’est posé sur moi, dénué d’expression, douloureux. Et ce qui m’a le plus fait mal a été de le voir partir en mission sans que je n’aie eu le temps de lui parler… De m’excuser. C’est tout ce que j’avais à lui apporter, des excuses. Je ne regrette pas d’avoir attendu Elyas, il est l’homme que j’aime, et c’était logique pour moi de ne pas quitter Coruscant sans m’assurer qu’il était également en sécurité. Mais je voulais m’excuser d’avoir pu blesser Jerick, et d’avoir, inconsciemment, creusé un fossé entre nous deux.

Frustrée, je reposais les documents pour appuyer ma tête contre le mur, les paupières closes, profitant du silence environnant. Elyas n’était pas là, beaucoup d’entre nous étaient déjà partis en mission, et d’autres avaient beaucoup à faire ou dormaient, tout simplement. Peut-être s’occupaient-ils simplement comme moi, dans leur cabine. Aujourd’hui, j’avais simplement décidé de profiter du silence, du calme, et du repos. Du bout des doigts, j’effleurais la blessure à mon épaule, toujours bandée, vestige de l’attaque sur Coruscant, ou il m’avait sauvée… Je n’ai pas osé dire à Kilian que si Jerick a révélé son identité aux yeux de tous, c’est par ma faute. C’est pour moi qu’il a employé la Force, pour me protéger, et je vivais avec ce poids sur les épaules depuis notre fuite en compagnie d’Elyas jusque sur D’Qar. Ce dernier n’a eu de cesse de vouloir me rassurer, me consoler, me dire que tout ira bien et que je n’ai pas à m’en vouloir… Quand bien même, les récents évènements n’ont fait que m’ouvrir les yeux sur le fait que j’ai encore beaucoup à apprendre, malheureusement. Les jambes engourdies, je fini par me redresser pour descendre du lit, et passer la porte de ma cabine enroulée dans mon plaid pour aller dans le couloir, la démarche lourde. J’aurais pu décider de me coucher, mais étrangement, mes pas me portaient vers l’extérieur, comme un besoin que je ne saurais rejeter. C’est en entendant du bouquant dans la cuisine que mes sens se sont mis en alerte, me sortant doucement de ma torpeur. J’interceptais le droïde protocolaire, lequel m’annonça qu’il venait de donner une autorisation d’atterrissage à bord de l’Egide, au Jedi Jerick Ran. Il ne m’a pas fallu beaucoup plus de détails.

Mes pas me portèrent en courant vers la cuisine, d’où émanaient les sons, et je crus distinguer même sa voix, sans parvenir à en identifier les paroles. Je m’approchais encore, distinguant une lueur verte, identifiant, rapidement, un cristal de sabre qui éclairait un corps inerte sur le sol. Un cri franchit mes lèvres en le découvrant à Terre, le corps ensanglanté, grièvement blessé. « JERICK ! » Mon cri a arraché mes lèvres, alors que je poussais d’un rapide revers de la main les meubles pour faire de la place dans la cuisine, écraser cette cigarette à moitié fumée et saisir doucement, les mains tremblantes, son corps entre mes bras. Son sang recouvrait mes mains, sang rapidement rejoint par les larmes qui perlaient du coin de mes yeux. Que s'est-il passé ? De mon petit gabarit, j'appuyais sur mes jambes pour le tirer, étendre son corps contre la surface de la pièce ou il était jusqu'alors prostré. Je percevais clairement ses forces qui le quittaient, et je tentais, tant bien que mal, de respirer, le souffle saccadé par une peur que je m'efforçais de maitriser. L'espace d'un court instant, je fermais les yeux, inspirant, puisant dans la Force pour m'apaiser.

Sa colère, sa violence, causeront sa fin. Dans quel combat s'était-il encore engagé pour en arriver à de telles souffrances? Les mains tremblantes, je dégageais ses cheveux de son visage et examinais ses blessures, tentant en vain de le faire émerger. Mais il demeurait inconscient, et je ne voyais rien dans cette foutue cuisine... Je tirais encore un peu sur lui, en vain. Jerick fait bien vingt centimètres de plus que moi et le double de mon poids, que voulez vous que je puisse faire ? Je me penchais pour tirer sur sa bure, essayer de lui donner de l'air. « Reste avec moi, s'il te plait... » J'essayais d'essuyer son sang de mes mains tremblantes avant de me redresser, fébrile, ne sachant pas par où commencer. L'Enfer recommence. Je finis par traverser la pièce, manquant de m'écrouler à mi-chemin, et je me rattrapais presque à l'interphone le temps d'appeler l'infirmerie, demandant d'une voix suppliante: « 13... Je t'en supplie 13 j'ai besoin de toi dans la cuisine, vite.. »

Presque aussitôt, je relâchais le bouton de l'interphone pour revenir auprès du corps inerte du Jedi, attrapant délicatement le haut de son torse pour caler son visage sur mes genoux, et essayer tant bien que mal de mesurer son pouls faible... Bien trop faible... Il faut que cette folie cesse, que je le retrouve, et qu'enfin, il s'assagisse... Toute cette folie part bien trop loin, et je m'en rend compte seulement maintenant que je risque de le perdre.



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Jerick & Reika
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Second Post

Toujours un problème. Même mort, il y aurait toujours des problèmes que je ne pourrais résoudre qu'une fois décédé... La mort, rejoindre la Force, qu'importe. Le monde dans lequel je vivais aujourd'hui n'était clairement pas le mien... Jedi, Soldat ou même un simple homme, il me fallait lâcher tout ça, cette idée de combat irrécupérable du bien sur le mal... Pourquoi nous battons nous ? Mon père me répondait que c'était parce que c'était notre destin, notre cadeau à tous... Pourquoi nous battons nous ? Je réponds à ça, car la vie s'est fait une trop bonne publicité, disant qu'on peut avoir une belle vie, mais qu'en vérité, on ne peut en tirer qu'un simple espoir... Je me laissais aller sur le sol glacial de la cuisine de l'Égide. J'aurais voulu rejoindre mon lit pour m'endormir, tranquillement, mais mes jambes ne répondaient tout simplement pas assez bien pour me porter... Toujours un problème, même mort, il y aurait toujours des problèmes... Seulement, en voilà un qui débarque...

Je crois voir quelque chose en plus du cristal vert, je crois sentir l'odeur de quelqu'un, je crois entendre une voix... Encore une hallucination ? Nadasha n'est plus à la table, à m'attendre... Le Coldex m'avait donné la migraine et j'entendais des voix... Je sentais mes vêtements s'enlever petit à petit... Qui ? Je ressentais cette douceur que j'avais connu sur cette maudite planète où j'avais appris à me battre, à être puissant, a être obéissant... Yavin IV. Reika ? Je sentais mon corps se soulever quelque peu, ma tête sur elle... J'avais mal... Pourquoi je ne mourrais pas ? Pourquoi je ne partais pas, maintenant ? J'étais seul, je devais mourir seul, maintenant... C'était mon but ! C'était ce qu'il était censé arriver... J'ouvrais un œil, légèrement, la fixant dans les yeux... Reika était sans doute la dernière chose qui comptait le plus dans l'univers pour moi... Je serrais les dents le plus possible, me battant peu à peu... Mon corps ne voulait pas abandonner, je crois... Mais moi ?

Ma vie n'avait pas été vraiment grand chose depuis ma naissance. Né pour combattre, né sans amour, né sans attache... Je devais mourir de cette façon, mais c'est alors que j'avais compris une chose... J'allais mourir en ayant combattu certes, mais sans amour...? Sans attache ? Nadasha n'était plus là... Mais Reika ? Reika était vraiment la personne qui me rattachait à cette vie. Elle était l'amour, elle était l'attache qui me permettait de ne pas tomber... Elle avait les joues totalement inondées... Elle était mon enfant, que je le veuille ou non... Je souriais en coin, reposé... Mais j'avais mal et il me fallait de l'anti-douleur. Je regardais un droïde arriver. C'était le medic. Je soupirais, l'heure pour moi était arrivée... Je passais ma main péniblement sur la joue de la jeune femme...

"D'accord..."

Je me dégageais d'elle avec difficulté, me relevant à moitié, faisant cet effort, en gémissant de douleur... Non. Pas aujourd'hui. Les gens qui meurent sont des bombes qui explosent sur le visage de leur proche... Même en faisant le bien, ils feront forcément un peu de mal. Je ne voulais pas être une bombe pour Reika... Yavin, Coruscant, Luke... Elle avait déjà trop encaissé. Elle en avait eu assez pour toute une vie et je ne voulais pas me rajouter à la liste... Ce qu'elle avait fait, on pourrait en parler pendant des heures, ça arrivera sans doute, mais là, je devais survivre... Je me traînais alors, du sang coulant encore de moi... C'était complètement dégueulasse... Je regardais le droïde... 13 ?

"Soigne-moi..."

Je faisais signe à Reika de venir vers moi et je passais mon bras gauche sur son épaule, mes veines regonflant à nouveau à cause de ma maladie... Peu importe, je lui expliquerais, plus tard... Je m'aidais de son corps pour me traîner jusqu'à l'infirmerie... Je ne voulais pas lui faire de mal... Je devais vivre. Je serrais les dents, chaque pas étaient pour moi une misère, un impossible, mais je sentais dans mon dos, une chaleur qui me rassurait, qui me poussait... Était-ce Maitre Luke ? Était-ce le Coldex qui me faisait à nouveau délirer ? Maitre Luke était bel et bien décédé et pendant tout ce temps, j'avais fermé les yeux, ne voulant pas perdre espoir... Je lâchais quelque larmes, car j'avais vraiment mal, j'en pouvais vraiment plus et je voulais du Coldex, un manque se faisait déjà ressentir... Je posais ma main sur le mur à côté de l'infirmerie... Tout se passait dans le silence. J'enlevais mes derniers vêtements, sans vraiment de pudeur vis-à-vis de Reika face à cette situation, gardant tout de même un bas pour m'installer sur une sorte de table d'examen... J'avais plutôt l'impression que sa ressemblait à une morgue ou un truc du genre... Je glissais mon regard vers Reika...

"Pardon..."

Je regardais alors 13 commencer à rassembler le matos, il y avait du boulot. Mon torse était gravement brûlé sur la totalité de mon torse et ça allait laisser des marques... J'avais du mal à respirer. Je regardais alors une aiguille se planter dans mon bras gauche...

"Coldex pour maladie. Dose préscrite : un miligrame."

J'en prenais plus... Il m'en fallait vraiment plus, mais pour le moment, je devais juste survivre, c'était la base. J'avais mal partout... Je regardais alors le droïde m'installer une perfusion de sang... Tout se brouillait autour de moi, mais à présent, il fallait être fort pour survivre... Je ne savais pas ce qui allait se passer à présent, j'y connaissais rien en médecine...

"Reika, je crois t'avoir vu en médecin sur... sur l'organigramme de l'Égide... Bonne nouvelle, je t'ai trouvé un patient à la con pour t'entraîner..."

Un peu d'humour pour tenter de la faire rire, de la faire sourire au moins... Je l'aimais. Je ne voulais pas qu'elle soit malheureuse. Je posais ma tête en arrière, fixant la grande lumière au-dessus de ma tête pour finalement fermer les yeux... Elle allait me tirer de là, je le savais car elle était forte. Je serrais les dents, la brûlure m'empêchant d'avoir un petit moment de paix... juste un seul.
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Jerick a changé. Aussi douloureuse soit cette constatation, force est de le voir, et progressivement, le Jedi s’est refermé sur lui-même, se créant une bulle qui le met à l’écart des autres Jedis, mais surtout, qui le met en danger constamment. Et voilà que je le retrouve entre mes bras, ensanglanté, venant de je ne sais ou pendant que je pleure doucement, résistant à une panique qui n’attendait que de prendre mon contrôle. Mais je ne pouvais pas la laisser faire, mon instinct me soufflait de rester forte et de prendre soin de lui comme il a toujours su prendre soin de moi depuis Yavin, depuis le début de mon entraînement comme jeune Padawan. Cette fois, c’est à mon tour de le soigner, et surtout, de le remettre dans un droit chemin dont il s’est peu à peu écarté… Avant qu’il n’atteigne le point de non-retour dans notre Ordre encore si fragile. J’ai toujours idéalisé Jerick, vu en lui un père que j’avais perdu dans la bataille d’Endor, sans pour autant qu’il ne soit un remplaçant. Il est le guerrier, la force qui m’a appris pour beaucoup à me défendre lors de nos entraînements sous l’œil avisé de Maitre Luke.
Et voilà qu’aujourd’hui, je ne le reconnais plus. Prenant des risques sans en parler aux autres, il se bat, se blesse, ne communique plus, risque sa vie, et moi je suis là, à ramasser les morceaux sans savoir les conditions de ses blessures, sans savoir quoi faire. Je suis déroutée, et tétanisée, force est de le constater… J’ai l’impression d’être en train de le perdre, si je ne l’ai pas déjà perdu. Quand est-ce que cette folie prendra fin, Jerick ? Quand est-ce que tu comprendras que nous n’avons pas besoin du guerrier désintéressé qui risque de mourir chaque jour en prenant des risques inutiles, mais du Jedi, de l’homme que j’ai connu ? Comprendras-tu enfin que quand bien même j’ai d’autres personnes dans ma vie, j’ai besoin de toi ? Et je pleurais à cette pensée, je m’agrippais à lui comme à ma vie, le suppliant de ne pas me laisser, de ne pas partir… Il n’a pas le droit de me laisser, par la Force, faites qu’il entende mon appel. Et enfin, alors que j’attendais pendant de longues secondes l’arrivée de 13, je le vis ouvrir un œil, croiser mon regard éploré. Les larmes ne firent qu’affluer d’avantage le long de mes joues, alors que j’étouffais un sanglot, à la fois apeurée et rassurée de le voir conscient. Il … Souriait ? Je ne comprenais pas. Mais au même moment, 13 arriva, tandis que le brun portait une main à ma joue. Les bras tremblants, je fermais brièvement les yeux, expirant de soulagement en l’entendant parler. Un mot, juste un. Mais c’était suffisant. Je hochais doucement la tête, le laissant se dégager le temps de se redresser en silence. « 13 va t’aider… » Je jetais un regard vers le droïde, lequel hocha la tête dans ma direction. Elle avait largement compris mon appel de détresse, et lorsque Jerick lui demanda de le soigner, je me précipitais aux côtés du grand brun pour l’aider comme je pouvais à prendre appui sur mon corps petit et frêle. Heureusement pour moi, le droïde médical vint à mon aide. Il semblait mal en point…Beaucoup trop mal en point. Des larmes venaient baigner son regard, probablement la douleur, et je soufflais comme une promesse que je me devais de tenir : « Tout va bien se passer … On va s’occuper de toi, d’accord ? » Tout va bien se passer… Tout doit bien se passer.

Avec l'aide du droïde, nous atteignions rapidement l'infirmerie, dont je martelais silencieusement le bouton d'entrée pour en ouvrir la porte. J'intimais à 13 de préparer la table d'examen, pendant que Jerick retirait ses vêtements, ne portant plus qu'un  simple bas avant de venir s'écrouler à moitié contre la table. Je ne prêtais que peu attention à sa tenue, et le forçais à se taire alors que son regard pesait sur moi, pour me murmurer des excuses. « 13... Quelque chose pour calmer la douleur ? » Une chance que Ronas ait rapidement revu les paramètres du droïde pour le rendre infaillible, étant données les circonstances de notre première entrevue. C'est le moment qu'elle fasse ses preuves, et lorsque je l'entendis parler d'injection de Clondex pour maladie, je tendais un bras pour l'arrêter brutalement avant l'injection. Se pourrait-il que le droïde n'ait finalement pas été revu? « Maladie ?! Il n'est pas malade, il est blessé! » Mais 13 repoussa mon bras pour injecter la seringue rapidement dans le bras du Jedi, devant mon expression horrifiée. « Jerick Ran. Dossier à jour. Une analyse de ses reins a révélé que Jerick Ran possède la maladie de Zithrom. » Je baissais le regard vers Jerick, complètement ahurie, gagnée par un mélange d'incompréhension, de tristesse, de colère. « ... Est-ce que Jerick est au courant ? » Non, je ne lui demandais pas à lui, je voulais l'entendre du droïde, qui n'avait aucune raison de me mentir. « Il y a des traces de Clondex dans son organisme, ce qui indique qu'il y a déjà eu traitement de la maladie, Reika. » J'ai déjà étudié cette maladie auparavant, dans les nombreux ouvrages que j'ai étudiés. Une maladie incurable.

Mon regard se porta vers Jerick. « ... Pourquoi? » Murmurais-je, la voix gagnée par de nouveaux sanglots. Pourquoi tu ne m'as rien dit ? Est-ce pour ça que tu as changé, que tu agis de façon si désintéressée ? Je l'écoutais parler sans vraiment l'entendre. Je n'avais pas envie de rire, pas envie de me détendre. Mon regard balayais son torse, découvrant l'étendue de ses blessures, de ses brûlures, sans compter le bandage que je voyais qui cachait probablement pire. Je me retournais pour fouiller dans nos outils à disposition, cherchant une substance médicinale de couleur bleue : Du Bacta. « 13... Trouve un moyen d'anesthésier Jerick. Il va passer un mauvais moment autrement. Bon sang, où est le Bacta ? » Je finis par mettre la main sur le produit gélatineux, connu pour pouvoir reconstruire les nerfs, les muscles ... Ou la peau, ce dont je vais avoir besoin étant donné les nombreuses brûlures du Jedi. Je te jure Jerick que si il faut que j'implore le conseil de t'enfermer à double tour dans ta cabine jusqu'à ce que tu reprennes tes esprits, je le ferais. Je désinfectais ses brûlures, avant de détacher ses bandages, les mains tremblantes, dévoilant une blessure probablement prodiguée par une lame. Je serrais les dents, repoussant la panique qui cherchait encore et toujours à prendre le dessus. Respire, Reika, tu as déjà soigné auparavant, alors que tu n'étais qu'une enfant de la Résistance. Et aujourd'hui, tu es une jeune Jedi. Je désinfectais la plaie, avant d'imprégner des bandages de Bacta. Une chance qu'il ne se soit pas carrément fait couper un bras, je n'aurais pas eu les moyens de le soigner au moyen d'une cuve de Bacta, bien trop couteuse, et surtout, dans l'immédiat, je n'avais pas assez du produit.

Enfin, je recouvrais ses plaies de bandages: L'épaule, le torse, le bas ventre... Restait alors sa blessure au ventre. 13 s'occupait de terminer les bandages, tandis que j'examinais la blessure. Celle qui le mettait le plus mal en point, et qu'il fallait rapidement traiter. Je relevais les yeux vers le droïde médical, me redressant pour expirer longuement, tenter d’apaiser mon esprit. « Merci 13… Maintenant je veux que tu surveilles en silence ses constantes vitales. Je vais tenter de soigner moi-même la dernière plaie, mais si jamais son état vient à se dégrader, tu me détache de Jerick, tu me repousses aussi vite que tu le pourras. » Je n’ai jamais utilisé la guérison de la Force, en dehors que sur moi-même, pour des coupures mineures, pour de simples tests faits avec Lidari sur Yavin. Lorsque j’entre en transe, je me coupe de tout, et j’avais peur d’échouer, et de ne pas réagir à temps. Une fois certaine que 13 surveillait le rythme cardiaque de Jerick, je me penchais près de la blessure du brun, observant l’homme, la gorge nouée par la peur. « Quand à toi… Je t’interdis de mourir, je t’interdis de me laisser maintenant. Alors accroches toi. » Avec précaution, je plaçais ma main par delà la blessure de Jerick, et je fermais les yeux, me plaçant de façon à pouvoir entrer en méditation de la Force. Peu à peu, la pièce autour de moi disparut, me coupant littéralement du monde. Je ne voyais que mes mains, qui émirent une radiation lumineuse lorsque le pouvoir commençait à agir. J'étais pleinement concentrée sur la blessure de mon ami, de mon père par procuration, je ne pensais qu'à le soigner, je me laissais submerger par la Force pour discerner le moindre de ses tissus, de ses nerfs, pour ainsi soigner et purifier sa blessure, et finalement, la refermer. Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé, tant l'exercice s'avérait être difficile et éprouvant pour moi. 13 ne m'a pas interrompue, et lorsque je retirais mes mains de l'abdomen de Jerick, je reculais pour tomber sur le fauteuil le plus proche... Éreintée. Ce genre d'exercice me demande bien plus de concentration que je n'en ai jamais fait preuve depuis les débuts de ma formation.



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Chapitre 2.I : Une clope et au lit

   

Troisième Post

La vie est une science trop complexe pour qu'on l'explique vraiment. Qu'est-ce qu'on fait là ? Pourquoi on est là ? Je n'avais jamais rien compris à part l'art de la guerre dans toute ma vie. Je n'avais jamais rien compris à part l'art de la guerre dans toute ma vie. Ma vie ne m'appartenait plus à présent et était dans les mains d'un robot et de Reika la table était froide et la gamine était paniquée... Le robot, 13, vint à moi, m'injectant une dose de Clondex... j'étais fiché à présent. Je n'entendais plus grand chose, je me sentais déjà partir avec ce cocktail de médocs, m'anesthésiant la tronche. Une chose était sûr en revanche, c'était que j'allais devoir en parler... Reika était une adorable gamine, mais je lui avais fait que trop peur aujourd'hui, malheureusement.

Je sentais tout ce qui faisait de moi un soldat, un Jedi s'en aller, s'envoler au-dessus de cette table. C'était sans doute ce mélange de drogues ? Je n'ai jamais su, mais je me sentais bien, au chaud, ne souffrant plus... Je me sentais m'élever et je me suis surpris à rêver et à être piégé de ce rêve. Je me retrouvais alors sur une colline, observant sous un arbre tout plein de choses... Je voyais Ronas au loin avec les autres, dans une sorte d'église...? Je m'approchais petit à petit, pieds nus. J'entendais des gens rire, la paix pouvait se sentir alors que je n'étais qu'à l'entrée de cette église. Le monde semblait aller mieux même si je ne comprenais pas bien où j'étais, ni pourquoi...? J'étais mort alors ? Je fronçais les sourcils, tout ça n'était peut-être qu'un simple rêve, mais je me sentais bien. Je n'avais pas mal, la brûlure avait disparu ? J'avançais dans cette église, remplie de visages que je connaissais et d'autre que je ne connaissais pas encore. Tout semblait aller pour le mieux... Je prenais place derrière mes amis, Ronas, Jayden, Ash... à côté d'une jeune femme que je ne remarquais pas vraiment.

"C'est un beau jour pour un mariage, n'est-ce pas ?"

"C'est vrai, il fait beau. Mais je viens juste d'arriver, qui sont les mariés ?"


Tout ça était beaucoup trop délirant... Comme si je savais exactement ce que je faisais là... Je regardais alors en arrière, je voyais une jeune femme, en robe blanche, souriante... C'était elle, Reika... J'ouvrais la bouche, complètement et littéralement sur le cul de voir cette petite fille devenir si grande, d'un coup... J'observais la scène, devant nous. Ronas s'était levé, posant sa main sur l'épaule de ce gosse, Elyas pour lui souffler quelques mots. Kilian accompagne Reika sur la scène, preuve de leur amour ? Quoi ? Je fermais les yeux, complètement troublé et je me retrouvais dans un salon, un enfant me grimpant dessus. Je fronçais les sourcils, regardant les yeux de cet enfant, identique à ceux de Reika. Elle rentra de nouveau, une voix de jeune femme m'accompagnant...

"Regarde là... Elle est là ta famille, pourquoi tu veux partir ?"

Un autre décor... Ronas formant de très, très jeunes apprentis. Kilian dans son vaisseau... Un énorme repas dans l'Égide, Jedis main dans la main. Je voyais le monde heureux... Mais il y avait quelque chose qui n'allait pas... Où j'étais moi ? Personne ne me remarquait pendant que Reika et Ash regardaient leurs enfants se chamailler, pendant que Ronas semble gêné de voir des enfants si heureux autour de lui, pendant que Jayden et Kilian discutent tout simplement... Il y avait ici une vraie famille... Mais au fond, est-ce qu'il y avait de la place pour un ancien combattant comme moi dans ce cadre ? Tous me regardaient à présent dans ma direction... Les enfants s'effaçaient comme une simple image, alors que je voulais crier pour les faire rester...

"Jerick.. C'est ça que tu veux, tu veux abandonner tout ça ?"

"Non..."

Cette voix, je la reconnaissais de plus en plus...

"Je ne pense pas que ce soit la fin pour toi. Tu as encore beaucoup de choses à faire, je pense... Alors s'il te plait mon amour, soit heureux."

Des lèvres se posent sur les miennes... Je déguste ces lèvres avant de me rendre compte que c'est Nadasha... C'était donc ça mes adieux ? Un baiser sur les lèvres, un petit sourire pour enfin comprendre ce qui était arrivé... Je voyais derrière elle Luke... Mon père aussi.Un autre décor... J'étais donc arrivé sur le pas de la porte pour rejoindre la Force avec eux. Visiblement, Nadasha n'était pas de cet avis... J'avais vraiment ma place parmi Reika et les autres ? Je me retournais, me faisant presque pousser par Nadasha pour revenir à moi. Une lueur blanche aveuglante me faisait mal aux yeux. C'était la lumière de l'Égide. J'avais la lumière dans la gueule...! Je regardais alors à côté de moi, Reika, affalée sur le fauteuil. Elle semblait si fatiguée... Les enfants s'effaçaient comme une simple image, alors que je voulais crier pour les faire rester... 13 m'arrêta quand je voulais poser un seul pied sur le sol.

"Jerick Ran. Vous devez impérativement vous reposer."

C'est vrai... Je sentais que mon corps était encore un peu sensible et surtout mon ventre... Reika m'avait soignée comme un chef... J'haussais un sourcil, totalement surpris de voir qu'elle était très puissante dans ce domaine pour un si jeune âge. Je regardais Reika dans les yeux, un air totalement désolé, dessiné brutalement.

"Merci... je.. je ne sais pas vraiment quoi dire... Tu as encore beaucoup de choses à faire, je pense... Je préfère y répondre... Je suis malade. Tu n'avais pas besoin de le savoir et personne ici à besoin en fait... Je respire, c'est l'important... J'étais sur... Naboo après la mission. C'est pour ça que je suis pas revenu... et... Je suis tombé sur une bande de chasseurs qui avait plutôt envie de me rendre à un Hutt ou une merde géante du genre pour du fric alors... J'ai préféré mettre à l'abri l'ordre et surtout toi..."

Je baissais la tête, pour tenter de reprendre mes esprits...
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Don't you dare leaving me.

when life leaves you high and dry, i'll be at your door tonight, if you need help. i'll shut down the city lights, i'll lie, cheat, i'll beg and bribe to make you well.


Je me fermais à toutes mes émotions, pour les empêcher de me submerger. La peur, la panique, la tristesse, ce sentiment de trahison qui m’a envahi en apprenant de la bouche de 13 la maladie de Jerick… Je vidais entièrement mon esprit pour ne me focaliser que sur une chose : J’ai besoin de lui. Quand bien même c’est un idiot qui vient de risquer sa vie pour je ne sais quelle raison, il n’a pas le droit de me laisser, et c'est sur ce principe que je me basais tout en le soignant. Je ne sais pas combien de temps la transe à duré. 13 ne m'a pas interrompue, et ce n'est que plus tard que je me suis écroulée, épuisée. La table d'examen laissa place à un lit, ou le droïde transféra le corps du Jedi, pendant que j'observais la chose en silence, le souffle court, le coeur emballé. « Est-ce que ... » - « Ses constantes sont stables, son état s'améliore. Vous avez réussi, Reika. » Elle avait deviné ma question, et enfin, je me laissais entièrement tomber dans le fauteuil, me mettant doucement à pleurer, évacuant le stress des dernières heures et le soulagement de ne pas l'avoir perdu... Pas ce soir, du moins.

« Merci, 13. Sans ton soutient rapide, je ne sais pas si j’aurais su comment agir. » Le droïde inclina légèrement la tête en venant m’apporter un verre d’eau, décelant des signes de déshydratation probablement dans mon corps. Constamment en train de m’analyser. « C’est ce pour quoi je suis programmée, Reika. Vous avez particulièrement réussi votre soin envers le Jedi Ran. Vous êtes talentueuse. » Je soupirais, tournant les yeux vers lui, encore assoupi. Je n’avais encore jamais pratiqué de soin par la Force sur une telle blessure, et c’était un miracle que j’aie pu sauver sa vie. J’ai encore tellement de progrès à faire, c’est encore bien trop peu… Soigner sa blessure m’avait pris un temps et une énergie considérable, mais j’avais bon espoir qu’avec les années, je parviendrais à m’améliorer pour atteindre le niveau de Lidari. « Très honnêtement… Je pense que je me reposerais d’avantage sur la chance que sur le talent, pour cette fois-ci. » Murmurais-je tout simplement en passant une main dans ma chevelure brune, appuyant mon visage contre ma main, pour mieux me caler dans le fauteuil et m’endormir.
Jusqu’à ce qu’une voix me tire de ma rêverie. « Jerick Ran. Vous devez impérativement vous reposer.» Quelques mots, et tous mes sens se mirent en éveil, me réveillant complètement. Je me redressais légèrement dans le fauteuil, avant de finalement me lever, pour contraindre Jerick à rester à sa place. Je demeurais impassible … Enigmatique. La vérité, c’est que je cherchais encore quelle attitude adopter envers lui, indécise, à la croisée des chemins. Le soutenir, ou l’accuser ? Lui tendre la main… Ou la lâcher ? Son regard soutenait le mien, et je le fixais, sans ciller. Des mots, des mots, encore des mots. J’écoutais ses explications sans rien dire, la mâchoire serrée, les bras croisés.

J'étais sur... Naboo après la mission. C'est pour ça que je suis pas revenu... et... Je suis tombé sur une bande de chasseurs qui avait plutôt envie de me rendre à un Hutt ou une merde géante du genre pour du fric alors... J'ai préféré mettre à l'abri l'ordre et surtout toi..."

J’inspirais profondément, prenant appui sur le matelas d’une main, encore épuisée physiquement. « J’ai rien d’autre à faire, Jerick. On est au beau milieu de la nuit, je suis épuisée, et il est hors de question que je retourne à ma chambre si c’est prendre le risque que tu te sauves à nouveau. » Et doucement, petite Reika devient grande. S’épanouit, s’affirme. Et ce soir, je n’ai plus envie d’avoir peur de dire ses quatre vérités à Jerick. Difficilement, je me redressais du fauteuil dans lequel j’étais avachie. Entre nous deux, 13 nous observait tour à tour sans trop savoir quoi dire, retenir Jerick ou nous laisser parler. « Laisse nous, s’il te plait… » Et sans un mot, le droïde s’exécuta après un nouveau hochement de tête, pour quitter la salle. Robot ou pas, sans doute comprenait-elle que cette conversation allait être quelque peu houleuse. Alors, enfin, je fermais les yeux quelques secondes. J’inspire, j’expire, et je rouvre mes prunelles vertes pour les poser sur le Jedi blessé. « Qui est-tu pour déterminer si j’avais besoin de savoir si tu es malade ou non ? Est-ce que tu es dans ma tête, Jerick ? Si moi j’étais malade, est-ce que tu ne voudrais pas être au courant ?  » Bien sur, qu’il le voudrait, pire encore, il m’aurait blâmé lourdement de lui avoir caché si les rôles étaient inversés. Tout comme je le blâme d’agir en solo, de cacher les choses non seulement à l’ordre, mais aussi à moi-même.

Mes poings se serrèrent contre le tissu de la couverture qui l’avait recouvert, et je m’efforçais de garder le contrôle de mes émotions, mais c’est comme si je relâchais toute la douleur que j’avais du retenir pendant ces dernières heures, comme un flot que je ne saurais retenir. Mes doigts tremblaient, tout comme ma voix alors que je reprenais la parole. « Est-ce que tu as conscience que tu aurais pu mourir, ce soir ? Ne jamais atteindre l’Egide, disparaître sans que jamais nous ne sachions où tu avais disparu ? Par la Force, est-ce que tu penses à ce que MOI j’aurais ressenti, de… de te perdre à cause de ton inconscience ? Je .. J’ai l’impression de te perdre, Jer. » Ces mots me blessaient, parce que je le réalisais à mesure que je le disais : J’ai l’impression de le perdre, de perdre non seulement le Jedi, mais aussi l’ami, le père, le proche dont j’ai besoin. Mes prunelles furent rapidement baignées de larmes, submergée par la tristesse après la colère. « Avec tout ce qui se passe dans ma vie, tout ce .. bordel que je ne sais pas appréhender, j’étais en déséquilibre, déroutée…Et j’avais besoin de toi plus que quiconque… pour me donner un point d’ancrage. Sauf que tu es encore plus bancal que moi.. Comme si ta maladie pouvait te donner une raison de ne plus rien en avoir à foutre de tout. Même de moi... » Voilà l'idée qu'il me rend : Il est malade, il est foutu, alors il s'en fout de crever. Il s'en fout de me laisser, alors que les années l'ont rendu indispensable à ma vie. Et ça me fait un mal de chien, cette pensée, parce que si c'est vrai... Ma main tremblante relâcha le tissu, et je reculais d'un pas, essuyant d'un revers de la manche les quelques larmes qui perlaient sur mes joues pâles. « T'aurais du nous appeler. Chasseurs ou pas, mais je sais même pas ce que t'as été foutre sur Naboo. Il faut qu'on agisse ensemble, et qu'on apprenne surtout à se fondre dans la masse, Jerick.. Notre survie en dépend, et je sais que tu le sais... » Et il ne faut pas qu'il s'attire dans de tels ennuis. Je ne voulais plus avoir aussi peur. Et si je ne m'étais pas levée, est-ce un cadavre que j'aurais retrouvé sur le sol de la cuisine, demain? Je baissais les yeux, tentant de maitriser ma tristesse. Par la Force, donnez moi le courage d'être impassible, de ne pas montrer ma faiblesse.


love.disaster


   
Spoiler:
 
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Jerick & Reika
"du sang"
Chapitre 2.I : Une clope et au lit

   

Quatrième Post

Ma respiration était lente, reposée... Tout allait pour le mieux à présent... Enfin tout, c'était vite dit. Je gardais mon regard, figé vers le sol, ayant honte de ma position, de mes actes, de ce que j'étais et dans quel état j'étais. Je voulais tomber sur n'importe qui se soit, mais elle...? Non, ce n'était pas dans le plan que je m'étais donné. Je relevais le regard vers elle, la sentant de rapprocher. Le robot sortait alors de la pièce et je sentais bien que j'allais prendre pour mon grade à présent. Je soupirais, l'écoutant parler encore, encore et encore, me faisant la morale comme un môme... Je ne pouvais que me sentir humilier... Je n'avais plus l'âge de recevoir des conseils et surtout pas d'elle. Elle ne faisait que me reprocher de ne pas avoir donné de nouvelles, de mettre mit en danger... Mais qu'est-ce que je devais dire moi ? Juste après une bataille, elle n'est pas venue avec moi ! Elle est partie ! Elle m'a laissée elle aussi ! Je sentais la tristesse et la haine monter, encore.

Qu'est-ce que je devais répondre à présent ? Je devais vraiment lui parler de tout ce qui se passe de si mal dans ma vie en ce moment ? Je devais me justifier d'avoir voulu me rendre sur la tombe de ma seule famille...? Reika avait quelqu'un dans sa vie maintenant et je devais me faire une raison. Je n'étais que le type qui gardait un œil sur elle après tout... Plus tard, elle deviendrait puissante, très puissante, et même moi, je ne serais rien face à elle. Pourquoi je devais encore avoir ces responsabilités alors qu'au moment de rejoindre la Force, je ne serais rien de plus qu'un souvenir, qu'un tas de poussière...? J'encaissais alors ses paroles comme des claques sur mon visage, me demandant de me réveiller. Le souci, c'était que j'étais déjà réveillé mais bien trop fatigué pour continuer a avancer. Elle reculait, séchant une de ses larmes. Je me sentais mal à mon tour. Un air désolé vint s'ajouter à ma haine bien présente sur mon visage. Je me relevais alors, avec grande difficulté... Je venais m'appuyer contre le mur, posant une main juste à côté de sa tête, la fixant dans les yeux.

"Ça dépend de votre survie... Reika, je sais pas quoi te dire de plus... Je suis paumé et je comprends toutes les épreuves que tu as dû vivre et ça a cause de moi..."

Je m'en voulais, j'aurais dû la mettre plus à l'abri, la couvrir plus correctement... Je baissais la tête, m'adossant au mur, glissant le long de celui-ci, au niveau de ses genoux... Je regardais fixement la table d'examen... Il y avait encore mon sang dessus... Bizarrement, je retenais pour moi le fait qu'elle m'avait abandonnée elle aussi... Je passais ma main devant ma bouche, étant pris d'une trop grande énergie de tristesse... Il était peut-être temps d'avouer un paquet de trucs...

"Reika... Je suis perdu. Je... il y a des trucs que tu ne sais pas à propos de moi et... j'ai besoin de t'en parler."

Atenn, le district, mes colères incontrôlables... Nadasha.

"Il y a parfois, des choses que je ne contrôle plus qui ont un rapport avec la Force... Des fois, je sens mes doigts me brûler d'une façon si intense... Ça me consume de l'intérieur et j'ai envie de tout tuer... Ça me consume de l'intérieur et j'ai envie de tout tuer... J'ai tué des gens..."


C'était dit. Je devais le dire... Je voulais continuer, mais je voulais d'abord avoir sa réaction... Je ne voulais pas tout envoyer d'un seul coup. Ce qu'elle avait entendu, c'était sans doute le moins pire...? Je laissais aller des larmes, commençant a sangloter le plus discrètement possible... Mon armure était brisée et mon corps était douloureux... Plus que jamais.
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Chapitre 2.I : une clope et au lit / PV Reika

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