I am the man who never knocks - Abey



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La soirée... - District Glitannai

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 I am the man who never knocks - Abey

STAR WARS - RISE OF THE FORCE
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Jedi

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the man who never knocks
Bang Bang


« T'es sûr qu'il habite là, ton clampin ? Pas très luxueux quoi... »

Pour la énième fois, le petit homme à ses côtés remettait son travail et ses décisions en question, pour la énième fois, Seth songeait que l'étrangler n'affecterait aucunement l'équilibre dans la Force ou sa propre moralité déjà assez particulière. Sauf que cet abruti, il en avait besoin, du moins pour une bonne dizaine de minutes encore, alors le chasseur de primes devait redécouvrir les vertus de la patience.
Une histoire compliquée tout ça, avec quelques chapitres déjà bien remplis et de toutes façons Seth n'avait pas tout lu. Il en était resté au paragraphe du pauvre chasseur de primes et de son frigo vide, alors « oui bonjour monsieur le politicien véreux qui veut m'offrir un contrat, d'accord je vais le prendre ». Moralité, côte de bœuf, côte de bœuf, moralité....
Un choix rapide.
Bref, il avait fallu se rendre sur Corellia, mais avant cela il avait fallu surtout se renseigner sur sa future victime. Un jeune sénateur, de ce qu'il en comprenait, de toutes manières la politique et lui....Une chose étrange d'ailleurs, car si Seth adorait comprendre et analyser. ses intérêts semblaient pourtant s'arrêter aux choses militaires. Quand la politique d'en mêlait il se faisait une joie de tout déchiffrer, mais la politique seule.... Y avait-il seulement quelque chose à comprendre ? Les idées étaient simples après tout : vouloir un monde meilleur pour telle ou telle planète, tel ou tel système, cependant les personnalité même des hommes et des femmes s'en faisant les porte-paroles corrompaient tout cela. L'appel de l'argent, celui du pouvoir.... Il ne s'agissait plus de politique, mais de psychologie et pas n'importe laquelle, celle de comptoir que n'importe quel ivrogne de Coruscant peut vous ressortir passés une certaine heure et un certain verre, dans n'importe quelle cantina.
Les politiques seront-ils un jour du bon côté ? Peut-être, on pouvait espérer après tout, et toute chose corrompue avait le droit de se relever. Néanmoins impossible de se voiler les yeux devant les requins et les charognards qui occupaient en grande majorité les sièges du sénat.

L'homme lui ayant offert le contrat et l'argent, dans quelle catégorie évoluait-il ? Il n'avait pas dit son nom évidemment, et Seth ne demanda rien. Il connaissait son visage un peu, on le voyait quelques fois pour des allocutions publiques, et il se voulait également une des têtes pensantes de son parti. Un homme vieillissant, entamant la dernière partie de sa vie, le crâne dégarni, des poches de graisse sous les yeux, beau autrefois sûrement, mais usé par ce qu'il avait fait de sa vie, par les manipulations et par le reflet qu'il devait contempler tous les jours dans la glace. Un scandale avait déjà éclaté à son sujet, il ne pouvait désormais plus espérer monter en grade, sa carrière avait atteint un point culminant, seule la déchéance viendrait à présent. Peut-être avait-ce été le déclic, le sursaut suffisant pour tenter de faire des choses, de vraiment faire des choses.
L'homme avait une conscience, assez pour chercher à justifier auprès de Seth, le contrat à effectuer. Une histoire de lois, une histoire d'Empire, des doutes aussi sur un jeune Sénateur que l'on croyait corrompu ou bien trop faible pour se défendre, comment différencier les deux ? Cela ne valait pas une mort, le prix était cher payé, mais c'était le monde. Parfois, des mesures extrêmes se devaient d'être prises, alors Seth avait dit oui. Oui pour tuer Abey Jolan.

A Corellia vivait ce drôle de mec, celui qui semblait choisir chacune de ses fringues dans le panier à linge sale d'un daltonien. Gert, qu'il s'appelait, et, aussi étrange que cela puisse paraître, ce monsieur portait le titre de roi des cambrioleurs. Peut-être parce que lorsque vous le croisiez chez vous, vous pensiez à un cauchemar sous acide tellement les couleurs de ses vêtements étaient ignobles et mal assorties, alors tant pis s'il embarquait tout ce qu'il y avait dans le secrétaire du moment qu'il dégageait avant de vous provoquer une crise d'épilépsie mortelle.

C'était à Gert qu'il avait fait appel aujourd'hui pour forcer la serrure du sénateur. Apparemment, ça prenait du temps, et Seth se trouvait obligé de subir sa conversation. Les temps étaient durs, sa patience était courte, le monde souffrait et lui aussi. De plus en plus. Finalement il y eut un clic salvateur, et le chasseur de primes s'engouffra à l'intérieur non sans bousculer Gert au passage.

 « Allez dégage maintenant, j'te paye par les voies habituelles dès que j'en ai fini et oui je sais, j'te dois aussi quelques bières... »

Le ricanement du petit homme sembla se perdre dans la nuit. Comment pouvait-il disparaître aussi rapidement avec sa veste vert fluo, ses baskets rouges et son pantalon dans les cinquante nuances de moutardes radioactives ? Et dans une rue éclairée en plus ?! Il y a certaines choses dans la vie que même un enseignement jedi ne saurait expliquer.

Le sénateur devait travailler tard, ce soir, une réunion de dernières minutes à propos de coupes budgétaires, quelque chose d'extrêmement passionnant et d'extrêmement cher payé, les trois quarts de son avance y étaient passées, monde dur et triste.
Cela lui laissait néanmoins le temps de s'installer à la petite table, de poser le blaster sur la table de manière plus ou moins négligée et de s'asseoir, face à la porte. D'attendre.

Un petit sénateur vivait peut-être les derniers instants de son existence, qui sait ?

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Nouvelle république

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the man embracing death
Bang Bang


Le sénateur devait travailler tard, ce soir, une réunion de dernières minutes à propos de coupes budgétaires, quelque chose d'extrêmement passionnant et d'extrêmement cher payé. Du moins, c’est ce que disait la légende. Et même si la fiscalité était le bras armé d’un solide régime, il ne pouvait s’empêcher de rêver à son amputation à longueur de journée. Ou plutôt de soirée quand son sens du devoir le contraignait, bon gré mal gré, à laisser son fessier s’engluer des heures durant sur son siège jusqu’à ce que les chiffres et les lignes de tableaux kilométriques ne s’emmêlent en une peinture mentale particulièrement atroce qui ne manquait pas de le laisser migraineux pour la nuit.

Migraineux, et la bouche sèche de défendre encore et toujours les mêmes idéaux qu’il ne pouvait s’avouer être tombés en désuétude auprès de ses collègues malgré leur attitude sans équivoque. La liberté, la fraternité, l’égalité, chaque jour un peu plus grignotées parce que le maitre mot était maintenant, protéger. La dignité aussi, celle que l’on refusait aux vestiges de l’empire déjà à terre et que la Nouvelle République se plaisait à fouler du pied, encore et encore sans se rendre compte que sous la cendre, la braise incandescente retrouvait vie sous le souffle perfide des exaltés humiliés.  

Tout cela il le sentait. Il le ressentait et son cœur saignait lorsqu’il surprenait son idéalisme en plein crime de réalisme. Aussitôt pourtant, sa naïveté le rattrapait et il se reprenait à fantasmer sa réalité. Heureusement pour lui, ces éclairs de lucidité étaient aussi brefs qu’intenses et le combat reprenait, avec la même ferveur, la même chaleur dans ses discours et les mêmes douleurs dans ses échecs. Les mêmes regards en coin désabusés qui glissaient sur lui, les mêmes murmures grossiers qui n’arrivaient jamais jusqu’ à lui.

Difficile à croire, que dans l’étalage presque ésotérique de tous ces symboles et toutes ces lignes, se jouait en réalité le destin de la Nouvelle République. Allaient-ils une fois de plus négliger les travaux publics dont la charge financière reposerait supposément sur les vestiges de l’empire au profit du budget militaire officiellement inutile ? Les aides sociales, la santé, l’éducation seraient elles une fois de plus sacrifiées sur l’autel de la sécurité ? Persuadé que ces choix n’étaient là qu’égarements temporaires, il restait patient, convaincu qu’ils se rallieraient tôt ou tard à ses vocales protestations et ses longs plaidoyers. L’Homme étant naturellement bon, il rechercherait évidemment le bien commun et comment un système basé sur le pouvoir du peuple pourrait il échouer dans cette mission ?

C’était tout simplement, et mathématiquement impossible.

C’était donc tout aussi mathématiquement qu’il avait décidé de régler le problème, comme si cela était de son droit le plus absolu. Quelques nombres effacés, des virgules déplacées et la loi de finance était désormais, dans son esprit, davantage équilibré. De toute manière, si on l’avait chargé d’envoyer le projet au commission, ce n’était pas pour rien : c’était bel et bien car, persuadés de sa loyauté, le jeune sénateur ne pouvait que s’acquitter de sa tâche en toute honnêteté. Et c’était ce qu’il faisait. A ceci près que sa loyauté et son honnêteté étaient au service de la République et non de ces fonctionnaires aux excuses aussi fantaisistes qu’inintéressantes pour rentrer une ou deux heures plus tôt chez bobonne. Pas comme s’il les écoutait de toute manière, bien trop occupé qu’il était à n’introduire que des modifications subtiles quant à la répartition des crédits.

Baby steps.

Les mêmes qui le menèrent jusqu’à son modeste appartement du tout aussi modeste quartier de Corellia où il avait élu domicile. Ses indemnités d’élu avaient des choses bien plus grandes à accomplir que de le loger sur la prestigieuse Hosnian Prime où les loyers étaient aussi élevés que les grattes ciels.

Tout à ses pensées, quelque chose pourtant attira son attention alors que ses doigts farfouillaient le fond de sa poche recousue en quête de sa carte électromagnétique lui servant de clé. Un système somme toute archaïque aux yeux de beaucoup mais qui avaient l’avantage de conserver votre intégrité corporelle en cas de voleur indélicat, votre œil ou votre index ne se révélant alors d’aucune utilité.

Abey regarda sa porte, et quelque chose l’intrigua. Cet interstice imperceptible entre celle-ci et le chambranle, cet interstice qui, dans son monde bien rangé et ordonné, semblait abyssal. Quelque chose n’allait pas et il lança un regard circulaire autour de lui. Rien. Visiblement, l’intru n’était ni un opportuniste, ni un amateur, ce qui était loin d’être rassurant, à fortiori lorsque les assassinats restés inexpliqués étaient relativement courants par devers la galaxie. Lentement, la porte grinça alors que devant lui ne s’étendait que l’obscurité.

Quelque chose qui n’avait rien à voir avec la force, quelque chose qui n’était que le fruit de milliers d’années d’évolution lui indiqua qu’il n’était pas seul. Il ne recula pourtant pas, et un pied après l’autre, il sembla marcher vers son destin, celui la même qui était attablé devant lui. D’une pression sur le mur, une lumière douce et tamisée lécha les murs, le peu  de fournitures de son intérieur presque austère ainsi que lui, nonchalamment installé et semblant l’avoir attendu des heures durant. Là, il trônait, son engin de mort sagement posé sous sa main détendue, le fixant d’un air curieux comme si c’était sa présence à lui, maitre des lieux, qui fut étonnante.

Un frisson lui parcouru l’échine sous l’éclat métallique du regard de l’inconnu alors que, celui ci ne manifestant pour l’instant aucune attention d’abréger de manière précoce sa vie, le sénateur se laissa glisser sur le siège lui faisant face. Plissant à peine les yeux, et comme un fou contemplant la faucheuse en face en accordant davantage d’attention au brillant de sa lame plutôt qu’à son tranchant, il détourna son attention de l’arme pour s’intéresser à son porteur. Devant lui, un homme à l’évidence jeune, à l’allure étrangement dégingandée vestige d’une longue adolescence à peine terminée, à la peau blanche et aux traits coupés au couteau, presque anarchiques mais non dénués de charme. S’il était permis de parler ainsi de son bourreau. De lointains souvenirs lui murmurèrent…

Syndrome de Stockholm.

-Que puis-je faire pour vous ?

Le ton était calme. La tête, curieusement penchée sur le côté et le regard doux. Rien ne servait de s’emporter, rien ne servait de supplier, la décision de son interlocuteur était probablement déjà prise.

Autant être aimable.  


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La réaction d'un homme face à la mort ne pouvait, ne devait être prévisible. Lui donner un chemin déjà tracé, c'était renier au condamné une certaine forme d'identité, des choix qu'il pouvait encore faire, bons ou mauvais, pour quelques derniers instants de vie lui étant propre. Il pouvait supplier, il pouvait pleurer, insulter et maudire...Dire la même chose que d'autres avant lui, cependant les mots resteraient siens. Avoir de l'empathie pouvait sembler malsaiser parfois, Seth se demandait ce qui arriverait lorsqu'il ne ressentirait rien, plus rien du tout. Faudrait-il alors retourner l'arme contre lui, simplement arrêter ? Oublierait-il les hommes et les femmes ayant croisé son chemin pour des issues plus ou moins heureuses ? Il avait la gorge sèche parfois, il avait la gorge sèche souvent, de ses choix, de ses souvenirs, de sa vie peut être, de sa vie sûrement.
Des choses bonnes et des choses mauvaises, il en faisait, il se noyait dedans. Et il y avait l'homme aujourd'hui, celui en face de lui, capable d'erreurs et de qualités à sa manière. L'appartement en lui-même était aussi étrange qu'il en disait beaucoup sur son propriétaire. Simple, bien que les loyers ici soient élevés de nature et démontre quand même un certain apport financier, il semblait aussi nu qu'une cellule monacale. Nu et habité, les quatre murs ne formant pas une simple façade pour jouer à l'homme simple.
Il y avait quelque chose d'honnête en Abey Jolan, jeune sénateur de son état, de tellement honnête qu'il semblait comprendre au moins un peu la présence du chasseur de primes. Parce que lui aussi savait qu'une action entraînait des conséquences, qu'on ne pouvait connaître une bonne solution du premier coup, qu'on se trompait. Qu'on se faisait tromper. Qu'on pouvait vouloir le tuer pour bien des choses, bonnes ou mauvaises.

 « Je ne serai pas contre un verre de vin si cela ne vous dérange pas... Et si vous acceptez de boire avec moi. »

Voulait-i tuer cet homme ? Non, de nature Seth ne voulait tuer personne, il désirait manger cependant, avoir en poche un peu plus que quelques crédits.

 « En fait, autant se faire un petit dîner à deux, je sais que vous préférez vos brunes sans poils au menton mais pour ce soir vous ferez bien une exception »

Il reprit le blaster dans un geste faussement naturel, comme si l'arme avait tout à fait sa place dans sa main, avant de le remettre à sa ceinture. Une simple impression, du bluff face au danger qu'il pouvait représenter. Parce que oui, il tirait comme un pied....

 « Quelqu'un vous voudrait mort. Quelqu'un qui en soit, possède moins de valeur que vous -plus vieux déjà, avec des erreurs à racheter-, mais qui croit bien faire. Il semblerait qu'à couvert, vous oeuvriez pour l'Empire, que vous le sachiez ou non. »

Il n'eut pas besoin de regarder son hôte improvisé pour comprendre que la dernière phrase avait été une blessure. L'honnêteté encore, l'honnêteté toujours, celui d'un homme sacrifiant les dernières bribes de jeunesse qu'il possédait encore pour une cause plus grande. Une cause l'empêchant d'espérer un confort autre que matériel et rudimentaire, car quelle femme accepterait un sénateur n'utilisant pas son salaire pour la gâter, l'obligeant à vivre ainsi ?

 « Sincèrement, vous n'avez pas l'air d'un mauvais type. Je m'y connais pas en politique, je laisse cela à d'autres...Vous auriez habité un truc un peu pus luxueux, je vous aurai sans doute tué du premier coup. Là, je ne sais pas... N'est-ce pas contraignant, de vivre avec si peu ? Que se passera-t-il le jour où vous en aurez assez, où l'on vous proposera quelque chose d'assez fort pour balayer vos principes fatigués ? »


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