The game of thrones : you win or you die ◊ feat. Priya, Abey et Malik



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La soirée... - District Glitannai

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 The game of thrones : you win or you die ◊ feat. Priya, Abey et Malik

STAR WARS - RISE OF THE FORCE
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Empire

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Empire

feat. Priya O'Mahra & Abey Jolan & Malik Valgensford ▵ ©endlesslove.
The game of thrones : you win or you die

8 BY. Début du 10ème mois. Hosnian Prime. Mondes du Noyau.

La nouvelle avait fait l’effet d’une bombe lorsqu’elle avait été retransmise sur l’Holonet quelques heures seulement après que le premier Stormtrooper eut posé le pied sur Coruscant. Personne n’avait rien vu venir et l’attaque avait été pour le moins soudaine. Les communications émanant de la planète attaquée avaient été brouillées un moment avant que les spécialistes en contre-mesure électronique parviennent enfin à relayer l’information à travers toute la galaxie : une flotte impériale était apparue en orbite autour de Coruscant et tout un bataillon de Stormtroopers avait été débarqué sur la planète. Et en ce moment-même, l’Empire marchait sur ce qui fut quelques années encore auparavant le Palais Impérial.

Autant dire que c’était l’effervescence au sein du Sénat Galactique ayant trouvé refuge sur Hosnian Prime après le refus catégorique de Coruscant de le voir siéger de nouveau à sa surface. Une réunion d’urgence avait été convoquée et cette session extraordinaire devait s’ouvrir dans moins d’une heure. La question principale que les sénateurs auraient à étudier concernait la réponse que devait susciter la République face à cette attaque inopinée. Devait-elle ou non ordonner l’envoi de troupes sur place ? Coruscant avait choisi de proclamer son indépendance et de ce fait, rien n’obligeait la Nouvelle République à faire quoi que ce soit pour lui venir en aide... Une vision partagée par de nombreux politiciens. Néanmoins, d’un autre côté, Coruscant avait longtemps été le cœur de la République et quand bien même elle s’en était détachée moins d’un an auparavant, elle restait aux yeux de beaucoup de sénateurs conservateurs un joyau de la République et devait à ce titre être secourue. La Chancelière Suprême n’avait guère son mot à dire dans l’histoire. L’issue du vote qui aurait lieu à la fin de cette session extraordinaire scellerait pour de bon l’avenir de Coruscant et l’action qu’entreprendrait le Sénat au nom de la République.

La porte s’ouvrit en émettant ce son si caractéristique et le bureau dévoila devant la jeune femme tout le faste et le politiquement correct dont le Sénat était capable. Une chose qui avait toujours eu le don de la surprendre et qui n’était pas fait pour lui faire aimer de sitôt ce monde à part. Et dire que des milliards de malheureux mourraient de faim dans la galaxie pendant que tous ces politiciens se prélassaient dans l’opulence et l’oisiveté. Et ce sont eux qui détenaient les rênes du pouvoir en ce monde ? Cruelle ironie. La vie était tellement injuste. Et l’Empire avait pourtant été vaincu par ces vendus. Ce ne pouvait qu’être une question de chance. Et cette chance était peut-être justement sur le point de tourner…

— Est-ce que vous avez entendu ? demanda la jeune femme en pénétrant dans le bureau sans avoir pris la peine de se faire annoncer au préalable.

Il faut dire qu’elle avait ses entrées dans le bureau privé du Sénateur Jolan. Elle appartenait à son cercle très fermé de proches conseillers. Elle était même l’une des rares à avoir toute son attention lorsqu’elle avait une proposition à présenter au politicien. Une proximité qu’elle avait entretenue sans pour autant jamais tomber dans l’excès. Elle ne devait d’avoir l’oreille attentive de Jolan qu’aux idéaux que tous deux partageaient. Un rôle qu’elle s’était taillé sur mesure afin de se rapprocher de lui. Car c’était là sa mission officielle : espionner le Sénat de l’intérieur tout en manipulant l’un de ses représentants afin de servir les intérêts de l’Empire par des moyens subtils et détournés. Et force est d’admettre qu’elle s’en était très bien sortie jusqu’à maintenant. Malheureusement, les événements survenus récemment sur Coruscant quelques heures plus tôt risquaient de compliquer quelque peu les choses. Elle était justement ici pour en tirer avantage avant qu’il ne soit trop tard. Avant que Jolan ne soit influencé par d’autres.

Malheureusement, le sénateur était en grande discussion avec un autre membre du Sénat par comlinks interposés. Il lui fit un signe de la main pour lui intimer en silence de patienter un instant et Priya hocha la tête sans un mot pour signifier qu’elle avait compris. Elle ramena les mains dans son giron et attendit patiemment que le sénateur mette fin à la conversation. Mais le fait est que celle-ci s’éternisa et au bout de quelques minutes seulement, la porte s’ouvrit de nouveau à l’entrée du bureau pour laisser passer un nouveau venu. L’espionne eut un mauvais pressentiment.

Priya se contenta de jeter un œil par-dessus son épaule. Lorsqu’elle reconnut le dénommé Malik, elle ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel en reportant son attention droit devant elle. Il faut dire que ces deux-là ne s’entendaient guère. Ils s’efforçaient de sauver les apparences en public mais le fait est que la conseillère du sénateur Jolan et son garde du corps personnel avaient des points de vue complètement divergents vis-à-vis de la politique que celui-ci devait adopter au Sénat. Priya prônait le modernisme et le renouveau, elle se montrait plus pragmatique et rebelle, voulant que la Nouvelle République surpasse son ancien modèle tombé en décrépitude alors que Malik était plus porté sur le conservatisme et les idéaux républicains qui avaient fait la splendeur de l’ancien régime : justice, honneur et équité. La jeune femme ne manquait d’ailleurs jamais une occasion d’en rire. L’ancienne République : un modèle d’équité et de justice ? Et les Hutts donnaient dans la charité et les œuvres caritatives peut-être ? À d’autres…

Priya ne prit donc pas la peine de saluer le nouveau venu. Elle demeura plantée en silence à une dizaine de mètres du bureau sénatorial en attendant qu’Abey en ait terminé avec sa conversation. Ce ne devrait plus être très long désormais. Du moins l’espérait-elle. Non pas que la perspective de ce pesant silence entre Malik et elle ne lui posât problème. Mais la session extraordinaire du Sénat ouvrirait dans un peu moins d’une heure maintenant et elle devait à tout prix convaincre Abey de voter contre l’envoi éventuel de troupes au sol. Elle servait l’Empire après tout. C’était sa mission que de veiller à ce que leur invasion ne soit en rien entravée par une réponse armée de la Nouvelle République. Le temps lui était compté ; et elle ne doutait pas que la présence de Malik ne faciliterait en rien les choses…


They have to pay for what they did to my family. I shall not rest until they do. And for that I’m prepared to do what needs to be done to take down the Resistance. I’m a loyalist to the Empire only by necessity. With them by my side I can move mountains. And that's what I intend to do. ▵ ©️endlesslove.
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Nouvelle république

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Nouvelle république

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Un choix résulte de la décision d'un individu ou d'un groupe confronté à une situation ou à un système offrant une ou plusieurs options, le terme « choix » pouvant désigner le processus par lequel cette opération est menée à bien et/ou le résultat de ladite opération. Autrement dit, un choix était précisément tout ce qu’ils n’avaient pas en l’espèce, lui, eux, la République. L’illusion d’un choix, la chimère d’un débat démocratique qui ne ferait que retarder l’inéluctable. Un choix aussi illusoire qu’une issue diplomatique ou pacifique de cette impasse dans laquelle l’Empire les avait volontairement acculés tous les deux, tel le sursaut désespéré d’une bête condamnée dont l’adrénaline se rebelle pourtant contre la fin.  

Moi j'suis un missile
J'suis pas coupable
On m'guide par satellite
Pour faire un travail impeccable



Car c’était bien de cela dont il était question. Depuis bien trop longtemps déjà cela durait, depuis bien trop longtemps déjà cette instabilité régnait. David contre Goliath, de simples idéaux contre la puissance des vaisseaux. Une guerre de cent ans sans fin, à part celle peut être des innocents coincés entre leurs feux croisés. Guerre dématérialisée où chacun poussait ses pions sur un échiquier sans se soucier des corps qui eux ne cessaient de s’empiler. Aux quatre coins de la galaxie, des cimetières de tant de guerres qu’il était presque impossible de toutes les nommer. Avaient-elles seulement un nom lorsque les pertes ne s’évaluaient qu’à quelques centaines ?

Toutes les technologies sont mises à mon service
Dans le but de chasser le mal
Et que jaillisse un monde peace


Les images défilaient sur son écran dans un silence assourdissant. Il n’avait pas besoin du son, pas besoin d’entendre le bruit lancinant des balles et des rayons. Il ne connaissait que trop bien le sifflement strident fendant les airs et les corps d’un seul trait.  Pas besoin non plus d’entendre le bruit sourd de ces corps, chutant un à un comme des dominos sous la poussée de la main du Destin. A la place, le flux de son sang battant à ses tempes avec la même régularité que celle de son index pressant la détente quelques années plus tôt. Il avait été l’un d’eux, l’un des seuls à rester debout, l’un des miraculés des tranchés. Le témoin muet de tant d’adieux silencieux, de vies fauchées, de vies volées par la barbarie d’un ennemi qui restait aveugle au caractère sacré de la vie. Un ennemi qui prétendait que seul l’ordre était rempart au brasier de l’anarchie lorsque la terreur qu’il instaurait n’en était rien d’autre que le briquet.

Sur la planète comme sur son écran, le chaos partout, à tout instant. L’ombre mortelle des navires de guerre de la flotte impériale s’étendait sur des quartiers entiers plongés dans l’obscurité. A l’attaque frontale s’en étaient mêlées d’autres, plus insidieuses mais tout aussi dévastatrices dans un monde ou l’électricité était le sang de ce cœur vorace qu’était Coruscant. Un fluide vital dont avait manifestement été privé de nombreuses régions avec toutes les conséquences qu’un corps subitement dysfonctionnel était susceptible de causer. Là sous ses yeux, les milliers de petits points dorés s’étaient mués en froide obscurité. Plus de lumière, plus de chauffage, les ascenseurs coincés, les équipements médicaux neutralisés, la coordination des secours et de la riposte fortement ralentie.  

Ça y est j' suis parti j' vole vers son domicile
Et je préserve la paix en commettant des homicides
J'perce les nuages vers l'abscisse et l'ordonnée
Objectif mémorisé j' connais les coordonnées
J'suis de fer, lui de chair, arrive à l'improviste
Vole au dessus des manifs de ces millions de pacifistes


Sur l’écran, le visage d’un enfant, un parmi les autres, un innocent sans nom parmi tous ceux qui rejoindraient bientôt la mémoire commune lorsque les canons se tairont. Un regard accusateur dans le vide, bien sur il n’a conscience de rien. Bien sûr, il ne s’imagine pas que le jeu du hasard se gausse de son infortune en diffusant son visage sur des dizaines, des centaines d’écran au travers des Mondes du Noyau ; introduction cynique à la téléconférence qui débutait sous ses yeux sans qu’il ne puisse pourtant effacer le souvenir de cet enfant et son regard incriminateur.

J'ai rien fait, ils n'ont rien fait, ils n'avaient rien fait
Ils parlaient de bienfaits mais je ne vois que des méfaits


Une porte se ferme, et un parfum discret et subtil l’entoure. Pourtant, il ne relève pas les nez, pas cette fois, pas avec la centaine de paires d’yeux qui l’observent. Il lève alors la main, ne prêtant guère attention à la voix à laquelle il prête pourtant d’ordinaire une attention sincère et sans faille. Est ce que vous avez entendu ? L’avait il entendu elle ? Ou les avait il entendus eux ? Dans un cas comme dans l’autre, la réponse était incertaine, le bourdonnement à ses oreilles si fort que les lèvres remuaient sans paraître ne produire aucun son devant lui. La discussion de sourds s’éternise, la porte se referme de nouveau cette fois plus brutalement et l’écran s’éteint finalement, ne laissant flotter dans l’air qu’un grésillement et la tension palpable entre les deux nouveaux venus. Car le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y avait vraiment pas besoin de la Force pour saisir l’ampleur de l’inimitié qui liait ces deux là.

Seulement, des tensions autrement plus importantes occupaient à l’évidence ses pensées alors qu’il se levait de son siège pour se diriger lentement vers la baie vitrée d’où il apercevait le ballet ininterrompu des vaisseaux menant chacun des politiques empressés vers le Sénat galactique. Les épaules raides, les sourcils froncés, il n’avait à l’évidence pas envie d’assister à une de leurs traditionnelles joutes verbales dont ils avaient le secret. Pas envie de jouer les arbitres, pas envie de la contredire elle et de le défendre, lui. Elle qu’il croyait désormais connaître si parfaitement que tout dans son attitude, sa posture et son expression fermées laissait poindre l’ombre d’un différent. Lui qui l’ouvrait parfois à tort et à travers mais avec une ferveur innocente telle que l’homme lui pardonnait tous ses excès.

Se détournant finalement, le jeune sénateur fraichement entré dans ses fonctions croisa le regard de chacun d’entre eux brièvement alors qu’il glissait dans sa serviette diverses pages de notes prises pêle-mêle qui devaient à l’évidence faire office de notes pour un éventuel discours.

- Un vrai baptême du feu. Il hésita un instant, ce qui était somme toute peu commun chez lui dont l’assurance n’avait d’égale que sa foi naïve dans les institutions, avant de poursuivre. Comment peuvent-ils seulement considérer la possibilité de laisser Coruscant aux mains de l’Empire ? Ça ne fait aucun sens.

Car évidemment, une banale question d’ego n’entrait pas dans les calculs d’Abey, qui avait tendance à sous-estimer la rancœur de la République envers la planète rebelle qui avait eu l’audace de refuser de s’y plier. Il secoua un peu la tête, malgré tout convaincu que le bon sens l’emporterait sur des considérations de politique à court terme. Opinion qui, si elle semblait être plus ou moins partagée par le jeune homme qui lui faisait face, ne semblait en revanche pas séduire outre mesure la brune dont le regard ne l’avait pas lâché.

- Miss O’Mahra, vous ne semblez pas de cet avis ? Le ton était doux, presque empreint d'une supplique aussi inconsciente que silencieuse. Celle qui demandait une raison valable d'épargner cette ville martyr d'un énième combat destructeur et pourtant à ses yeux ô combien nécessaire.
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