Sweet Illusion - Kenan & Tia



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La soirée... - District Glitannai

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 Sweet Illusion - Kenan & Tia

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MessageSujet: Sweet Illusion - Kenan & Tia   26/4/2016, 05:39


Dernière édition par Välestia Hangana le 27/4/2016, 06:15, édité 1 fois


❝Sweet Illusion❞
Kenan & Välestia
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Les journées sur D’Qar me paraissaient interminables ces derniers temps. J’enchainais missions sur missions et on ne peut pas vraiment dire que j’avais eu une journée de repos digne de ce nom depuis un moment.  C’est pourquoi aujourd’hui j’avais réellement décidé de m’évader loin de toute cette pression et d’aller passer surement une bonne partie de la nuit sur Coruscant. Je n’étais pas le genre de fille à passer tout son temps libre en soirée, à passer de bar en bar pour finir dans la seule boite qui accepte encore les personnes dont le taux d’alcoolémie ferait pâlir le livre des records.  Cependant je dois admettre que se vider la tête en remplissant quelques verres de temps en temps n’était pas non plus à exclure. C’est pourquoi j’attrapais la première navette pour la cité-planète sans écouter B4 qui, pour changer, continuait de me sermonner. Je me demande bien parfois d’où lui vient ce plaisir qu’il a à me trouver tous les défauts de la terre, il est tout de même entêtant comme droïde, mais je ne m’en séparerais pour rien au monde.

Posant le pied à terre je regardais les immenses buildings s’élever vers le ciel, je poussais un profond soupire et foulais le sol du District The Works, visiblement je n’avais pas vraiment eu le choix de ma destination finale. J’aurais préféré être plus dans le centre mais m’étant endormie dans la navette et ayant loupé l’arrêt… Bon tant pis je ferais avec, ce n’est pas ça qui va entacher ma bonne humeur. Il y a tout de même des bars dans le coin et c’est tout ce qu’il me fallait. De plus je me sentirai quelque peu mieux à ma place parmi la classe moyenne et travailleuse que parmi l’élite sociale qui croque une dizaine de diamants le matin au petit déjeuner.  Je marchais, regardant les devantures des enseignes, le soleil s’était couché et seul restait ouverts les établissements d’activités nocturnes. Je jetais mon dévolue sur Le Barbare. Peut-être parce que le nom me fit sourire et que les videurs à l’entrée représentaient très bien leur marque.  Je n’eus aucun mal à pénétrer dans le club, comme à peu près tout le monde visiblement. Ils ne semblent pas réellement faire de tris sur leur clientèle, ce qui peut être un bon comme un mauvais point. Je jetais un regard circulaire à l’intérieur de l’établissement. La musique était forte, beaucoup de monde tant sur la pistes éclairée par des spots aux couleurs changeantes mais dans les teintes magenta, mauves, violines, que sur les banquettes aux alentours dont la lumière très tamisée ne laissait entrevoir que des silhouettes. Il semblait y avoir effectivement, beaucoup de mélange de niveaux sociaux réunis. Quelques personnes de la haute, à se demander si elles ne se sont pas retrouvées ici de force, beaucoup de personnes dans l’ombre semblant attendre la proie parfaite pour lui ouvrir les portes de leur marché parallèle, bien dissimulé derrière de lourdes tentures pourpres.

Je m’avançais, tentant de me frayer un chemin jusqu’au bar, après tout c’est bien pour ça que je suis venue, la danse très peu pour moi, ou bien il fallait que j’en ai un sérieux coup dans l’aile si on voulait me voir me déhancher sur une piste de danse, encore plus si elle était blindée comme ce soir.  D’un signe de la main j’interpellais le serveur et lui glissa ma commande à l’oreille. Je m’assis sur un des sièges hauts, scrutant la salle le temps que mon verre arrive. Malheureusement pour moi mon regard croisa celui d’un chagrien qui commença à venir vers moi. Je me retournais face à la magnifique collection de bouteilles d’alcool que comptait ce bar. Combien y en avait-il au juste ? Si je devais compter que les pleines je dirais environ… Une main ferme se posa sur mon épaule et me fit lever les yeux au ciel alors que je tournais légèrement la tête.

« Si t’as pas envie de savoir ce que ça fait que de se faire briser les cinq doigts d’une main en même temps, je te conseille de la retirer immédiatement de mon épaule. »

Il garda fermement sa prise me forçant à me retourner. Il était bien plus grand que moi, dans les deux mètres dix peut-être. Je me sentais quelque peu ridicule avec mon mètre soixante-cinq. Le serveur déposa mon verre devant moi sans même relever. Non mais je crois rêver ! Je reposais les yeux sur la bestiole bleue dont un sourire illuminait le visage, je les savais têtu, parfois bien bornés mais ya des limites. Je poussais un profond soupir, me levant lentement, puis me saisissant vivement de ses doigts que je retournais d’un coup sec lui tordant le bras, le forçant à se mettre à genoux. Il me paraissait beaucoup moins grand tout à coup. Je regardais son visage de crisper et sa mâchoire se serrer.

« Quand je te demande de me lâcher, c’est non négociable ! Car si je force un peu je pense que je te les brise et je ne suis pas certaine que tu aies envie de passer des heures aux urgences pour un plâtre.  Alors maintenant tu sors de ma vue compris ?!  »

Il acquiesça d’un mouvement de tête, je relâchais alors ma prise  et alors qu’il se relevait visiblement vexé je me réinstallais pour enfin siroter mon verre. C’est le seul inconvénient que je peux reprocher aux night clubs, que ce soit dans les basfond ou dans les plus hautes sphères, malheureusement, en tant que femme tu finis toujours pas t’attirer quelques chiens de kath. Je pris alors une gorgée de ma boisson, les yeux clos, me détendant quelque peu. Sentant le poids de ces semaines passées s’envoler progressivement. Je sentis alors de nouveau une main sur mon épaule qui me crispa de nouveau. Je baissais la tête retenant un juron. Je la redressais tournant des yeux assassins vers l’autre extrémité de cette main. J’arquais un sourcil avant de détourner la tête et de reprendre une gorgée.

« Tu sais, face de hérisson, si je peux faire mettre à genoux un chagrien je te laisse imaginer ce qu’il risque de t’arriver si cette main tend à demeurer sur mon épaule. »

Je terminais mon verre d’une traite avant de repasser commande d’un second. Je sens que la nuit risque d’être bien longue.



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Sweet Illusion
[note : comme décidé ensemble ce rp se situe quelques temps avant l’attaque de Coruscant.]

Assit sur un haut tabouret du bar, une bière corellienne en main, Kenan profitait de sa première soirée de libre depuis longtemps, il venait d’être promu capitaine et si la veille il avait fêté l’évènement avec ses amis de la flotte, aujourd’hui il avait eu besoin d’être seul, ou du moins de se trouvait loin de la flotte. Profitant que le Vigilant passe non loin de Coruscant en cette soirée, il en avait profité, au même titre que de nombreux autres soldats, pour faire une escale sur la planète. Il appréciait la solitude, pouvoir réfléchir loin de tout. Enfin dans son cas précis et en cette soirée c’était surtout une forme de solitude vis-à-vis de la flotte qu’il avait recherchée, on ne pouvait pas dire qu’il était seul dans cet endroit, loin de là même.
Le Barbare était un bar que Kenan affectionnait particulièrement, on pouvait y faire toute sorte de rencontres, les vigiles n’étaient pas vraiment sélectives dans le genre de personne qu’ils laissaient ou non entrer, à vrai dire tout le monde pouvait rentrer sans distinction de sexe ou de race, c’était même à se demander si le barman ne servait pas à des mineurs. On trouvait de tout ici, quoique l’on pouvait rechercher on pouvait être sûr de le trouver au Barbare. Envie de parier sur des courses illégales, de se trouver des femmes à la petite vertu ou encore de se défoncer à coup de bâton de la mort, vous étiez tombé au bon endroit. Kenan appréciait vraiment ce lieu, il savait que ses supérieurs verraient d’un mauvais œil de le trouver ici, mais le pilote aurait mis sa main à couper qu’il n’était pas le seul impérial dans cette salle.

Portant le goulot de sa bouteille à la bouche pour boire une nouvelle gorgée, il vit une jeune femme s’installer sur le tabouret à côté au sien. Si leur regard se croisa un millième de second ce fut tout, à voir le visage de la jeune femme, elle n’était pas du genre à vouloir être dérangé.
Et bien sûr, comme toutes les femmes dans un tel endroit, elle finit rapidement par être abordé par un chagrien qu’elle envoya bouler avec une certaine violence qui fit sourire le pilote, elle avait du répondant.
Quelques instants plus tard, c’est un nouvel homme qui vient la déranger, mais contrairement au précédent il ne semblait pas vouloir l’attirer à lui pour les mêmes raisons. L’homme, un zabrak était le vigile qui avait laissé entrer Kenan plus tôt dans la soirée.

Regardant derrière l’alien, Kenan vit le chagrien accompagné d’un toydarien qui voletait à quelque centimètre du sol, tous deux semblaient observer la scène. Le pilote mit un peu de temps à reconnaître l’alien ailé, il s’agissait du patron de la boîte et le chagrien devait être un ami à lui. Sans doute humilié par le geste de la jeune femme, il avait dû se plaindre au propriétaire pour qu’il la fasse expulser.
Ce fut à cet instant que Kenan décida d’intervenir. Il se leva et posa la main sur le bras du zabrak.

« Je te conseille de la laisser si tu ne veux pas te retrouver comme l’invité de ton boss. Mon amie n’a fait que repousser ses avances un peu trop, alors laisse la respirer et dégage de là. Tu peux dire à ton patron qu’il ferait mieux de choisir avec plus de soin ses amis, j’aurais honte à sa place de côtoyer une engeance telle que ce chagrien. »

La main sur l’étui de son pistolet blaster, au cas où, Kenan regardait le zabrak dans les yeux, ce dernier, à qui les cornes donnaient un air démoniaque, fini par céder et lâcher le bras de la jeune femme avant de rejoindre son patron. Kenan jeta un regard vers le toydarien qui pali quelque peu, il ne semblait pas avoir eu la même version des faits de la part de son ami. Il ne chercha pas à insister et proposa à son ami de se rendre dans un salon privé où il aurait toutes les femmes qu’il voudrait.
Bien que Kenan n’ait pas entendu ce dernier échange, il ne se faisait aucun doute que la jeune femme serait tranquille pour le moment.

Retournant à son verre, Kenan sourit à la jeune femme avant de se tourner vers le barman.

« Son verre est pour moi. Et sers-moi une autre bouteille. »

C’est avec un sourire au barman qu’il lui tendit les crédits pour payer les deux consommations. Il se tourna alors vers la jeune femme et lui dit :

« J’espère qu’on ne vous importunera plus. Mais après votre démonstration de force, je n’en doute pas. »

Il leva sa bouteille en direction de la jeune femme avant de boire une première gorgée et de se retourner vers l’écran se trouvant au-dessus du bar où était retransmis une course de podracer.
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A la base j’avais juste voulu passer une soirée tranquille, à décompresser, loin de la cohue de la résistance. Je n’étais revenue que depuis un mois à peine pour poser mes valises sur D’Qar,  et la rébellion que j’avais laissé il y a cinq ans maintenant me semblait bien loin. Tout avait changé, la façon de faire, de penser, de s’organiser et d’agir. Il allait falloir que je m’y habitue mais reprendre mes marques n’était pas chose facile. Pas mal de pression reposait sur nos épaules de simples êtres vivants. J’aurai pu dire de simples êtres humains mais cela aurait été faire une bien trop grande généralité puisque beaucoup d’entre nous n’avaient d’humanoïde que l’apparence. M’enfin, il me fallait une escapade, j’avais vécu pendant cinq ans seule ne sortant qu’en de trop rares occasions, si je voulais être efficace j’allais devoir me sociabiliser de nouveau, au moins un minimum, et quoi de mieux pour le faire que de se jeter dans un grand bain sans brassard ? Profiter de cette soirée pour me familiariser au contact de la foule, me vider la tête et l’esprit en remplissant mon verre. Un programme en somme tout assez simple mais qui visiblement semblait irréalisable ce soir. Du moins je crois que je n’étais pas spécialement prête à devoir endurer certains actes bien trop familiers et trop… en contact. Ce Chagrien en avait fait les frais, tout en trempant mes lèvres dans ma boisson je finissais par me dire que j’avais dû y aller un peu fort. Sentiment qui s’accru lorsque je sentis une nouvelle fois une main sur mon épaule, je levais un œil vers le miroir en face de moi, un Zabrak, l’un des deux videurs de l’entrée. Bien ma veine, tiens.

« On dirait que j’attire toutes les bêtes à cornes du coin… »

J’eu à peine terminé ma phrase qu’il me retourna fac à lui sèchement et avec fermeté. Je serrais la mâchoire, sentant sa prise se raffermir sur mon bras. Je sais que j’avais dit que j’y étais allé un peu fort avec le Chagrien tout à l’heure, tachons de ne pas reproduire la même erreur, je jetais un coup d’œil par-dessus l’épaule du gorille, entrouvrant la bouche. Non mais je rêve ? C’est ce type qui vient m’ennuyer et c’est moi qui prend parce qu’il va pleurnicher dans les jupes du patron ? Je m’apprêtais à répondre une phrase bien cinglante mais je fus coupée dans mon élan. J’arquais un sourcil, la tête en direction de la main qui venait de se poser sur le bras du Zabrak. Mon regard suivis cette main pour arriver à l’autre extrémité et découvrir le visage de son propriétaire. Je me contentais de garder le silence, mes yeux se posèrent sur son autre main qui discrètement avait enserré l’étui de son blaster. Ils se fixèrent quelques instants avant que le videur ne se décide à me lâcher et à tourner les talons. Je me massais le bras en faisant la moue me tournant vers le jeune homme qui venait sans doute de m’éviter de passer un sale quart d’heure. Je ne prêtais même plus attention aux trois énergumènes dans notre dos et rattrapa mon verre qu’il décida en plus de régler.

« C’est bien, c’est toi qui me sauve la mise et c’est toi qui paie l’addition ? Rappelles moi de te garder dans les parages plus souvent alors. Oh pis vu que visiblement je suis ton amie, m’enfin c’est bien ce que tu as dit non ? Bref, on peut peut-être se tutoyer non ? » Je marquais une pause le sourire aux lèvres, levant mon verre vers sa bouteille. « Plus sérieusement je te remercie, sans toi je pense que je ne serais plus ici à l’heure qu’il est. » Trinquant avec lui je finis par boire une gorgée « La prochaine est pour moi. Ah et au fait, moi c’est Välestia. » Je lui devais bien ça, il m’avait évité que ma soirée soit avortée bien trop tôt « Oh je pense plutôt qu’avec ton joli coup je risque d’être tranquille pour longtemps maintenant. Plutôt sympa de ta part quand même. T’aurai très bien pu me laisser me faire broyer sans sourciller. » Je jetai un œil vers l’écran qu’il semblait scruter « T’es un parieur ? T’as pourtant pas le look ni du fauché qu’a joué de malchance ni du type qui a parié sur le bon podracer à chaque fois engrangeant des millions de crédits. En fait je trouve que t’as pas spécialement le physique du gars qui vient trainasser dans les bars miteux des bas quartiers. Mais on sent que t’es quand même pas le type à venir emmerder… »Je posais mon coude sur le comptoir, reposant mon menton dans ma main en l’observant. « Alors qu’est-ce que tu es ? Une sorte de Robin des Bois de night-club ? »

Ma foi j’avais bien dis que je devais me resociabiliser, il était là, le seul à peu près a avoir la tête sur les épaules et les mains bien rangées au fond de ses poches. Et puis, je ne pouvais tout de même pas me contenter d’un simple "Hey merci et salut à la prochaine.". Non, il fallait que j’apprenne à baisser ma garde et à me montrer un peu plus accessible peut-être. Il serait mon cobaye pour la soirée, pour son plus grand bonheur, ou pas.


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En se tournant vers l’écran, il avait voulu montrer à la jeune femme qu’il avait compris qu’elle ne voulait pas être dérangée et qu’il comptait bien respecter son choix. Mais il avait infimement espéré qu’elle brise sa prison de solitude pour lui parler, même si c’était juste pour le remercier.
La première phrase de la jeune femme le fit sourire, abandonnant son écran, il se tourna vers elle pour l’écouter.

« Kenan, ravi de te rencontrer. Ça aurait été crétin de ma part de ne pas intervenir, et en plus je n’aime pas ces gens qui se croient tous permis parce qu’ils sont riches. Ça lui fera une leçon, et j’ai déjà eu à faire avec le patron, il nous laissera tranquilles. »


Il entrechoqua sa bouteille avec le verre de Välestia et but une nouvelle gorgée. C’était la première depuis le début de la soirée qu’il pensait à autre chose qu’à la flotte et à ses nouvelles responsabilités. Pouvoir côtoyer quelqu’un d’autre que ses collègues de boulots avait quelque chose de revigorant.

« Non je ne suis pas un parieur, mais ayant moi-même couru dans ma jeunesse, pas dans des courses de pod, j’étais fou mais pas à ce point, j’aime regarder les courses et admirer le talent de ces pilotes. Les rues de Coruscant sont un parfait endroit pour ça, on s’éclatait bien à cette époque. »


Il parlait comme si cela remontait à des décennies, et bien que cela ne fût pas bien éloigné, il savait que ce genre de course était encore pratiqué au sein de l’ancienne capitale impériale. Il se revoyait encore âgé de seulement dix-sept ans et faire la course avec les autres cadets de la flotte, tous rêver de devenir pilotes à l’époque, tous en avaient les capacités, et bien que cela faisait une éternité qu’il n’avait pas eu des nouvelles d’eux, cela ne faisait aucun doute qu’ils avaient tous put réaliser leur rêve tout comme lui.

« Ce que je suis ? »


Il ne put se retenir de rire. Pendant une seconde il faillit dire la vérité, mais il préféra se raviser, il savait quel effet ça faisait lorsqu’il annonçait être pilote dans l’armée impériale, et encore plus maintenant depuis la chute de l’empire. Mais il ne voulait pas mentir pour autant, ce n’était pas dans ses gênes.

« Non, je pourrais, mais non. Bien que sauver une jeune femme en détresse ne soit pas déplaisant. Non, je suis pilote et pas un des plus mauvais à ce qu’on dit. »

Venait-il vraiment de dire ça ? Se vanter de la sorte ne lui ressemblait pas, à part lorsqu’il s’agissait de belle femme. Et ma foi, celle qu’il avait en face de lui n’était pas moche, loin de là même. Mais outre l’attirance qu’il pouvait ressentir, il y avait autre chose, il se sentait bien là à discuter avec elle, loin des tracas de sa vie d’officier.

« Et toi, qui es-tu ? À part une amatrice d’humiliation publique de chagrien ? »


Un léger rire s’échappa, il savait bien entendu que cela ne pouvait la définir, mais il aimait bien l’idée. Voyant le verre de son « amie » vide et sa bouteille qui allait bientôt le rejoindre, il finit cul sec le fond de bière qu’il lui restait et appela le barman. Après un bref regard interrogateur vers Välestia, il se tourna vers le barman et commanda deux verres d’un alcool exotique venant de la planète Ando. Il trinqua à nouveau avec la jeune femme sans la lâcher du regard , un sourire aux lèvres qu’il lui serait impossible de faire partir.
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Finalement cette soirée s’annonçait pleine de surprises et même si la première avait été fortement désagréable, la suite des évènements s’annonçait sous de meilleurs hospices. Je devais une fière chandelle à ce type, je n’aurais pas aimé devoir sortir mon blaster à l’intérieur de ce genre d’établissement, le sang ça tâche la moquette et c’est très difficile à rattraper. Je pris alors la peine de remercier le jeune homme à mes côtés, je lui devais bien ça après m’avoir aidée et payé ma consommation. Un gentleman coincé dans une apparence de bad boy ? Peut-être bien, en tous les cas grâce à lui je pouvais siroter mon verre en paix à présent. Il reprit alors la parole détournant les yeux de la course de pod. Oh arriverais-je à faire détourner les yeux d’un homme d’un écran ? Un exploit que je me devrais de noter sur mon calendrier.

« Et bien enchantée Kenan et merci pour le verre. Hum… t’es donc un habitué des lieux alors ? »

Nous trinquions alors, plongeant mon regard dans le siens. Ouais, pas si mal que ça. Ca ne me faisait pas de mal de parler à quelqu’un que je ne connaissais pas déjà et qui donc, ne savait rien de moi, ni de mon passé. Rencontrer de nouvelles têtes faisait aussi du bien au moral, nous permettait de déconnecter avec le quotidien, de casser la routine et de piquer de nouveau notre intérêt. C’est ce qu’il se produisait ce soir, ce mystérieux justicier nocturne avait piqué ma curiosité et je comptais bien en découvrir d’avantage sur son compte. Mon menton reposant sur la paume de ma main je l’écoutais parler. Je lâchais un rire avant de reprendre.

« Un pilote clandestin donc ! Et bien on dirait que mes impressions se confirment, t’es un peu le mauvais garçon au grand cœur ? Le mec avec une gueule d’ange, bien bâti, un côté ténébreux qui fait planer un mystère sur qui tu es. Cette nonchalance dans les gestes mais avec une certaine éducation… Ah tu devais en ramasser à la pelle des minettes quand t’étais ado non ?! »

Je souriais, le fantasme du bad boy, il me semble que pas une adolescente n’échappe à la règle. Cette règle qui dit que tu te dois de t’enticher d’un mec sombre, un brin rebelle, qui n’hésites pas à défier l’autorité  en voulant prouver que c’est un vrai mec, mais qui vient souvent le soir sous ta fenêtre pour t’offrir des fleurs, ou une jolie bague en plastique en forme de cœur. Oui parce que ce mauvais garçon se doit aussi d’être romantique. On est toutes passées par là et visiblement Kenan semblait être le parfait exemple de ce type de mec. Ou tout du moins c’est ce qu’il laissait transparaître. Un rire illumina son visage, je penchais la tête, souriant en écoutant sa réponse. J’arquais un sourcil en croisant mes bras sur ma poitrine.

« Je suis une demoiselle, certes, j’étais en détresse… Ouais bon je le conçois d’accord…  Hum et ton escadron ne s’appellerait-il pas « La-Modestie-Nous-Etouffe-Donc-On-Ne-S’Encombre-Pas-De-Ca » par hasard ? » Une boutade lancée dans le vent. « Bon et bien de pilote clandestin tu passes à quelque chose de plus officiel, c’est un concept. »

Il me retourna alors la question à sa manière, je ne pouvais certainement pas lui en vouloir, et souris alors que lui riait.  Nous terminions nos boissons dans la foulée et il en recommanda de nouvelles. Je regardai le liquide dans nos verres, il avait au moins bon goût en matière de boisson, on pouvait lui attribuer ce bon point. J’interpellais alors le serveur et lui paya ces deux consommations comme promis.

« Chose promise, chose due. » Je lui fis un clin d’œil avant de rebondir sur sa question précédente. « Hum je suis aussi une briseuse de rêve pour les pilotes à mes heures perdues. Méfies toi donc ! Non plus sérieusement disons que je me contente de suivre mes convictions. C’est déjà pas mal. »

Il était bien gentil, bien mignon mais lui révéler que j’étais de la résistance n’était absolument pas dans le programme. Il y a des choses qui se devaient de rester un secret et celle-ci en faisait bien évidemment partie. Je me penchais vers lui avant de reprendre.

« Dis tu ne veux pas qu’on s’installe un peu plus en retrait ? J’ai pas envie d’avoir l’image d’un pilier de bar si tu permets. »

Je fis signe au serveur pour lui indiquer que nous changions de place, histoire qu’on ne meurt pas de soif en attendant un serveur qui ne viendra jamais puisqu’il ne nous aura absolument pas remarqué dans la pénombre du coin banquettes. Je me levais embarquant nos verres jusqu’à une table en coin, la musique y était un peu moins forte et la lumière un peu plus douce, moins agressive. Je posais les consommations sur la table avant de m’assoir sur l’un des canapés.

« Et donc, que viens faire le plus chevronné des pilotes que cette galaxie aie portée dans ce night-club des bas fond du quartier ouvrier ? » Je pris une gorgée de mon verre en le fixant. « Oui je suis un brin curieuse aussi. »

Ah ça, la curiosité me faisait souvent dire ou faire des choses que certaines personnes pourraient trouver déplacées, mal venues ou maladroites. Pas dans ce cas présent en tous les cas. J’apprenais juste à connaître l’homme qui m’avait évité de mal terminer ma soirée alors qu’elle était à peine entamée.

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Il ne put s’empêcher de sourire à la description qu’elle fit de lui. Et la dernière allusion aux conquêtes adolescentes de Kenan le fit rire. En entrant dans ce club ce soir, il n’avait pas imaginé qu’il passerait un si bon moment. Cette jeune femme était manifestement pleine de ressources, il avait pu voir qu’elle savait se battre, ou du moins envoyer bouler les emmerdeurs un peu trop lourds. Un peu plus il pourrait tomber sous le charme, si ce n’était pas déjà le cas.
Lorsque Välestia paya les consommations en le gratifiant d’un clin d’œil, il ne put que sourire de cet échange amusé.

« Quel dommage ! Moi qui avait plein de rêves, je vais devoir faire une croix dessus alors. »

Il avait alors haussé les épaules d’un air faussement résigné avant de reprendre.

« Se battre pour ce en quoi on croit et sans doute le plus noble des combats, je respecte ça. »

Lorsqu’elle l’invita à aller dans un lieu un peu plus discret, il la suivit avec plaisir, pouvoir profiter de sa compagnie loin du tumulte du lieu était bienvenu. Il s’installa sur le canapé à côté de la jeune femme, mais gardant tout de même une certaine distance. Il ne voulait pas paraitre trop entreprenant, il lui était arrivé de l’être bien plus, mais ce soir-là il voulait faire durer les choses, profiter de sa compagnie sans sous-entendu apparent. Il l’appréciait, c’était le genre de femme avec qui il ne voulait pas précipiter les choses.

Attrapant son verre sur la petite table, il s’enfonça bien profondément dans le canapé avant de boire une gorgée et d’écouter la jeune femme. Étrangement pendant une seconde il se demanda s’il ne s’agissait pas d’une infiltration afin de le questionner sur lui et sa vie militaire. Un test prévu par ses supérieurs à la suite de sa promotion pour voir s’il était vraiment fiable. Cette idée était totalement absurde.

« Je ne suis pas le pilote le plus chevronné de la galaxie, j’ai juste dit que j’étais doué. Et quant à ma présence ici… »

Il la regarda dans les yeux, était-elle vraiment curieuse ? Où cherchait-elle juste à lui extorquer une quelconque information ? Non, il devait arrêter d’être paranoïaque.

« Et bien, disons que je recherche à passer une soirée tranquille loin des tracas de la vie de pilote. Et ce lieu a ce petit quelque chose que je ne retrouve pas ailleurs. Et puis ça aurait été dommage que j’aille ailleurs ce soir… »

Sans quitter la jeune femme des yeux, il but une seconde gorgée avant de reposer le verre sur la table et de se pencher légèrement vers la jeune femme réduisant ainsi la distance qui les séparait. Un doux silence s’installa pendant quelques secondes, secondes durant lesquels Kenan ne lâchait pas la jeune femme du regard.

« C’est vrai quoique serait devenu ce pauvre chagrien sans mon intervention ? J’aurais eu mauvaise conscience si à cause de moi un si noble individu de cette espèce s’était retrouvé à l’hosto. C’est vrai quoi, pour quoi passerait le plus grand pilote de la galaxie s’il laissait faire cela. »

Il ne put s’empêcher de rire devant cette boutade.

« Je pourrais te retourner la question, et bien que la réponse m’intéresse énormément, j’ai une autre question à te poser avant… Qu’est-ce que tu as contre un si superbe nom d’escadron que « La-Modestie-Nous-Etouffe-Donc-On-Ne-S’Encombre-Pas-De-Ca »

Une manière détournée de lui demander la raison de sa présence ici et aussi d’autres précisions sur sa vie. Mais il espérait tout de même que sa petite question ferait sourire la jeune femme. Il n’était pas du genre à garder son sérieux lorsque cela n’était pas nécessaire, et si parfois il s’obligeait à garder un air mystérieux et ténébreux, comme elle n’avait si bien décrit, il avait le sentiment qu’avec elle il devait être lui-même.
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L’endroit dans lequel nous nous trouvions était un peu plus calme, plus en retrait, le meilleur moyen de voir sans être vus, là dans la pénombre d’une lumière tamisée dans un coin de l’immense salle. Je faisais glisser mes doigts sur mon verre, un sourire aux lèvres en l’écoutant parler. Etrangement je commençais à apprécier cette soirée, elle avait plutôt mal démarrée mais les choses étaient en train de s’arranger progressivement L’alcool y était-il pour beaucoup, je ne saurais dire. Je posais mon coude sur la table, tenant ma joue en appuie dans l’intérieur de ma main en le regardant d’un air amusé, lui, affalé sur la banquette. Il commença à se confier sur la raison de sa présence ici en plantant son regard dans le miens.

« Oh tu n’es pas le meilleur pilote de la galaxie ? M’aurait-on menti ? Publicité mensongère ! Je demande le remboursement immédiat ! »

Faisant mine de m’insurger je me redressais correctement sur la banquette en terminant mon verre à la hâte.  Puis il se pencha vers moi, reposant son regard dans le miens. Je le soutenais tout autant pendant les secondes qui précédèrent sa nouvelle prise de parole. Une proximité qui me surpris dans un premier temps et dont je m’accommodais plutôt rapidement. Il reprit la parole et j’éclatais alors de rire avant de tourner la tête vers la table en souriant.

« Oui tu as sans-doute raison, je dirais que s’il n’avait pas agi il ne mériterait sans doute pas d’être assis à mes côtés actuellement. Il aurait été tout juste bon à finir dans le même état que le Chagrien. Triste sort pour ce remarquable pilote.» Je marquais une courte pause avant de reprendre amusée. « Disons que je le trouve un brin trop long, mais ce n’est que mon avis, L.M.N.E.D.O.N.S.E.P.D.C., même en initiale ça prend trois heures de le dire. Sinon tu pourrais le nommer plus sobrement du genre « Les Egos Démesurés. » C’est pas mal non plus et on garde bien le même esprit tu vois… » Je me mordis la lèvre inférieur en fixant le plafond « Hum… Ce que je fais ici. Je t’aurais bien dis du tourisme mais c’est pas totalement ça. Un peu le hasard, j’ai vu de la lumière et je suis entrée c’est aussi simple que ça ! » Je redépose les yeux sur lui et penche légèrement la tête sur le côté « Oh, je t’ai pas déçu quand même ? C’est vrai que ma vie n’est pas aussi trépidante que la tienne aussi des L.E.D. mais parfois je m’amuse. Regarde, je me suis même payé un extra : brisage de doigt et humiliation publique. C’est pas cool ? »

J’interpellais le serveur qui passa à proximité de nous et d’un signe de tête entendu il fila vers le bar disparaissant quelques instants avant de revenir avec une bouteille et deux verres. Il les déposa sur la table avant de nous servir.

« Oui je me suis dit que finalement ce serait plus pratique comme ça. T’as rien contre ? » J’attrapais les verres, en tendant un au pilote et le levant le miens dans sa direction pour trinquer avant de le reposer aussitôt « Oh mais attend si ça se trouve tu avais peut-être quelque chose de prévu ou tu attendais peut-être quelqu’un ? » Quelque part j’osais espérer que non, ma soirée commençait à peine à devenir sympathique et je n’avais pas spécialement envie de me retrouver seule maintenant. « Par contre si tu n’as rien de prévu je serai ravie de pouvoir continuer à bavasser un peu avec toi gueule d'ange. Si tu n’y vois pas d’objection. A moins que tu aies d'autres projets au lieu de rester ici à nous morfondre une fois notre charmante nouvelle amie, fortement délectable, vidée de son liquide ? »

Il avait le don de me distraire et de m’avoir sortie de ma monotonie routinière. Il semblait être le piment dont j’avais besoin en cette soirée, ou était-ce d’alcool dont j’avais besoin pour me sentir plus détendue, moins méfiante et plus abordable ? Je faisais peut-être une erreur en sympathisant avec lui mais pour le moment je n’avais pas envie de me poser des questions. Je passais un très bon moment qui me faisait oublier tous les traquas de D’Qar et le poids qui pesait parfois sur mes épaules.


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« Les Égos Démesurés ? Un nom intéressait et ma foi c'est bien plus court. Je vais y réfléchir »

Le sourire du pilote était sincère et amusé, il adorait ce genre de discussion sans queue ni tête où seule l’imagination des deux interlocuteurs fixés les limites. Il était certain, et tous deux le savaient, que jamais Kenan ne nommerait ainsi son escadron, et même si cela lui arrivait un jour il pouvait être sûr que Triss ne cesserait de le charrier à ce sujet, comme sans doute tous les autres pilotes du Vigilant.

« Le hasard fait bien les choses parfois, sans le hasard on ne serait pas là ensemble à discuter autour d’un verre à passer une excellente soirée. Et puis bon qu’aurais-tu fait de ta soirée si tu n’étais devenue une spécialiste de brisage de doigts et d’humiliation publique. »

Riant à gorge ouverte, il finit cul sec son verre avant qu’il ne soit rempli avec le nouveau breuvage.

« Absolument pas. » Les yeux pétillants il ne cessait de regarder la jeune femme. « Quelques choses de prévues ? Et bien pour tout dire oui… »

Le sourire faussement désolé ne tint pas bien longtemps avant qu’il ne rompe la pseudo gêne qu’il avait installée.

« Et bien pour tout dire, j’avais prévu de me retrouver assis ici en compagnie d’une superbe jeune femme, occasionnellement briseuse de phalange, à boire une excellente boisson. Ah, mais mince c’est vrai que l'on a dit que c’était grâce au hasard… Eh bien non alors je n’avais rien de prévu. »

Il prit le verre que la jeune femme avait posé sur la table et le lui tendit.

« Pour le moment mon seul projet et de rester assit là avec toi jusqu’à ce que cette bouteille soit finie, après advienne que pourra. »

Ils trinquèrent et alors que Kenan porta le verre à ses lèvres il plongea son regard dans celui de la jeune femme. Le bras en suspension, le liquide tombant lentement dans sa gorge, il se délectait à la fois de la boisson et de la vision qu’il avait. On ne pouvait pas dire qu’il la dévorait des yeux, il savait se tenir, mais il savait également admirer les belles choses.
Décidément, il ne regrettait pas d’être venu ici, cette rencontre était ce dont il avait besoin, un bon moyen pour souffler un peu et qui plus est en très bonne compagnie.
Lorsqu’il rompit cet échange, il reposa son verre à présent vide, et alors qu’il allait pour le remplir à nouveau, il se tourna vers la jeune femme.

« Si on veut rester ici encore un moment je pense qu’il va falloir que l’on commande d’autres bouteilles, il est hors de question que je me morfonde. »

En d’autres circonstances et avec une autre femme, il lui aurait proposé de partir et de se rendre chez elle ou dans un hôtel pour finir la nuit. Mais avec Välestia, bien qu’il la désirait, il ne pouvait se résoudre à proposer de genre de continuité. Déjà pour plusieurs raisons, il n’avait pas assez cerné le caractère de la jeune femme pour savoir si elle accepterait ou non, mais surtout il ne voulait pas rompre ce moment unique qu’ils étaient en train de vivre.

Quelques instants plus tard, le barman vint vers eux avec une nouvelle bouteille que Kenan avait commandée pour accompagner celle qui n’allait pas tarder à se voir ôter la dernière goutte d’alcool. Le barman montra alors à Kenan un groupe d’homme près du comptoir, parmi eux se trouvait le chagrien, et bien qu’aucun individu dans ce groupe ne regardait directement dans leur direction, Kenan comprit l’avertissement du barman.

Kenan regarda simultanément la jeune femme et le groupe. Il savait qu’ils n’allaient pas pouvoir rester encore très longtemps ici, les ennuis allaient très vite arriver. Kenan était peut-être armé, mais il ne faisait aucun doute que le groupe du chagrien  l’était également.

« Je crois que l’on va être obligé de mettre fin à cette soirée. Notre ami de tout à l’heure est revenu. Mais cette fois il ne vaut mieux pas rester dans les parages. »

Caché dans l’obscurité, il profita de cet avantage pour se lever et inciter sa nouvelle amie à en faire autant. Ils réussirent à quitter la salle en toute discrétion, enfin rien n’était moins sûr. C’est la main sur son arme qu’il parcourut les quelques pas qui leur restait à parcourir avant de quitter l’établissement.
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Deuxième semaine du Septième mois de l’an Neuf Après la Bataille de Yavin

J’étais accoudée le long de la rambarde du balcon, les yeux plongés sur l’effervescence de la ville. Les lumières scintillaient et les bruits urbains se mélangeaient à l’ambiance générale de la petite soirée organisée ici. Un sourire amer se dessina sur mes lèvres alors que je repensais à la première fois que mes pas m’avaient guidée dans ce club. C’était il y a un bon moment maintenant. Bien avant l’attaque du District 1313 et tout ce qui en découla. Je me demande même pourquoi je suis revenue ici, mis à part raviver de vieux souvenirs et rouvrir les plaies de la trahison. Pourtant, au départ, tout avait bien démarré.



• Flashback •

Nous buvons notre verre sans nous quitter des yeux, finalement cette soirée prenait une tournure pour le moins agréable, j’en viendrais presque à oublier le Chagrien de tout à l’heure. Pouvoir parler de tout et de rien, ne plus ressentir le poids des missions, se prendre pour une personne normale l’espace de quelques heures… C’était vraiment agréable. Je me sentais bien loin de tous mes tracas de la résistance, bien loin du stress, de l’adrénaline, d’une vie millimétrée. Je passais une bonne soirée grâce à ce jeune homme, je ne m’en cachais pas. Si nous, nous avions presque oublié le différend qui nous a rapprochés quelques heures plus tôt, malheureusement ce n’est pas le cas de tout le monde. En apportant une nouvelle bouteille destinée au même sort que la précédente, le barman glisse quelques mots à Kenan tout en désignant le bar et les hommes qui s’y accoudaient. Visiblement le Chagrien a du mal à avaler la pilule.

« Ah vous les hommes et vos égos… Comme quoi on en revient toujours à la même chose finalement ! Bon allez, sortons... »

Je me saisis au passage de la bouteille encore pleine en suivant Kenan jusqu’à la sortie. Je jette un coup d’œil rapide derrière moi, personne. J’attrape mon petit couteau suisse laser et débouche la bouteille avant de la tendre au jeune homme.

« Je n’allais quand même pas la laisser seule, la pauvre ! Allez, à ta santé ! »

Je le laisse prendre quelques gorgée avant d’en prendre à mon tour, mais je n’ai pas le temps de porter le goulot à mes lèvres que la bouteille explose entre mes mains répandant son contenue sur le sol et une partie de mes vêtements.  Je lâchais un cri de surprise ma tête se tournant vers la source du problème. Visiblement notre ami Chagrien n’était pas dans la même définition que nous pour le mot festif. Il se tenait à une dizaine de mètres de nous avec quelques-uns de ses comparses. J’attrapais alors la main de Kenan et n’écoutant que mon courage…Me mit à courir en l’entrainant à ma suite.

« J’ai pas envie de finir en passoire et je crois que je suis un brin trop alcoolisée pour tirer correctement… Alors… Courage ! Fuyons ! »

Je n’attendais même pas de réponse de sa part, le tenant fermement et l’entrainant à travers les ruelles, entendant le groupe sur nos talons. Un problème se pose pourtant, je n’avais jamais mis les pieds dans ce fichu quartier et malheureusement pour nous, nous entraîne donc dans un cul de sac. Je lève les yeux au ciel avant de me retourner vers Kenan.

« Hum… Bon… On dirait que je n’ai pas adopté la meilleure stratégie pour le coup… »

A peine eu-je terminé ma phrase que le groupe nous rejoignait. Je fis la moue en soupirant, je fis un pas vers eux avant de me stopper net et de lever les bras en l’air lorsqu’ils pointèrent leurs armes en notre direction.

« Oh oh tout doux les gars. Je vous aurais bien dis qu’on pouvait potentiellement parler autours d’un verre mais… Vous avez quelque peu explosé la bouteille… Que puis-je pour vous ? »

• Fin du Flashback •



Cette soirée, bien que mouvementée, je l’avais trouvée juste géniale et le sourire qui illuminait mon visage en cet instant me ferait presque mal si je m’apercevais de sa présence. La musique était forte mais le son étouffé par ces grandes baies vitrées que j’avais refermées derrière moi. Ce qui permettait à mon esprit de vagabonder un peu plus librement, me replongeant dans mes souvenirs. Je n’imaginais pas à l’époque que cette rencontre allait devenir une des plus belles que j’allais faire. Et ce lieu allait un peu devenir comme notre point de rendez-vous. Le rendez-vous d’une amitié solide basée sur la confiance et la complicité. Une très grande complicité. Mais ne dit-on pas qu’il faut garder ses amis proches et ses ennemis encore plus ? Je crois en avoir fait la douloureuse expérience. C’était à moins d’une semaine après l’attaque du District 1313.



• Flashback •

Le message sur mon Comlink était clair, un brin trop sérieux. De toute manière il fallait moi aussi que je lui parle. Je pense qu’il était temps pour lui de le savoir, il est l’une des personnes qui compte le plus à mes yeux et continuer de le lui cacher serait comme me mentir à moi-même. Quelque part, lorsque l’on arrive à se voir c’est comme si je mentais déjà puisque je lui cache une part de moi-même, la plus grosse peut-être. Le vaisseau venait à peine d’atterrir que j’avais déjà saisi mon sac bandoulière et que je me dirigeais vers la sortie. Le soleil commençait doucement à décliner mais la chaleur était douce et enveloppante. Je pris alors le chemin du Barbare, quelque peut la boule au ventre. Plus j’avançais plus je sentais ma gorge s’assécher et se nouer jusqu’à ce que je le vois, adossé au mur la tête plongée sur son Comlink. J’inspirais profondément avant d’aller lui tapoter sur l’épaule.

«Encore un message d’une demoiselle éplorée que tu as laissé sans nouvelle après une nuit un peu trop arrosée ? Tu devrais finir par prendre une secrétaire sinon ton Comlink va saturer rapidement ! » Je fis une pause un sourire malicieux sur les lèvres avant de le prendre dans mes bras. « C’est bon de te revoir. » Je m’écartais et déposa un baiser sur sa joue. « Alors qu’as-tu de si important à me dire ? Ou bien je commence ? Non… C’est toi qu’à lancé le truc c’est à toi de commencer ! Ah mais attend on va faire ça autours d’un verre ce sera mieux ! »

J’avais débité ces dernières phrase à une telle vitesse que je m’étonnais moi-même d’avoir pu respirer une seconde. Nous entrons donc à l’intérieur pour nous installer un peu dans la pénombre sur l’une des tables avec banquette. Je m’installais en face de lui après avoir fait signe au barman de venir nous servir. Une fois les verres sur la table je me saisis du miens et le leva en direction de Kenan.

« A toutes les demoiselles qui ont usé leur mascara pour toi ! »

Je lâchais un rire avant de prendre une gorgée et de reposer le verre sur la table. Le moment fatidique approchait, comment allait-il prendre la nouvelle ? Je faisais tourner mon verre dans mes mains nerveusement avant de relancer la chose.

«Alors, qu’avais-tu de si urgent à me dire ? »

• Fin du Flashback •



C’est cette question qui bouleversa tout, qui changea l’ordre des choses, qui me fit ouvrir les yeux sur la véritable nature des gens. Peut-être pour cela aussi que j’ai si peur avec Kilian et que ça me blesse plus que de raison de voir qu’il me cache des choses, même si je sais que c’est surement parce qu’il n’en n’a pas le choix. Mais cette douloureuse expérience me rappelle encore et toujours que tu ne connais jamais vraiment quelqu’un. Qu’il restera toujours un étranger s’il désire dissimuler qui il est vraiment. La méfiance devient ma meilleure arme à présent.

Plongée dans mes songes je n’entendis pas la porte fenêtre coulisser et le volume de la musique augmenter en conséquence. Je fermais les yeux en serrant la mâchoire. Je crois que je ne devrais plus remettre les pieds ici, je ne sais pas ce que je cherche en revenant là. Je me retourne alors vivement en heurtant quelqu’un au passage.

« Oh pardon excusez-moi je suis vraiment une idiote je ne vous avais pas vu et… »

Je me figeais nette, tel un fantôme du passé il se tenait devant moi, droit,  le visage inexpressif peut-être un brin tendu. Je sentis alors mon corps se raidir je détournais les regards et plongea au cœur du bar pour rejoindre les sanitaires. Il me fallait de l’eau. Je sentais cette vague de colère monter en moi tout en retenant cette pointe qui m’harassait le cœur. Alors que j’allais franchir la porte je sentis une poigne ferme mais pas douloureuse sur mon avant-bras. Mon cœur loupa un battement, je fermais les yeux l’espace d’une seconde avant de tourner la tête vers Kenan.

« Lâchez-moi. Je n’ai plus rien à vous dire. Retournez donc d’où vous venez, parmi les votre, parmi les assassins et les oppresseurs et foutez moi la paix ! »

Ma mâchoire se crispa aussi fort que mon poing se serra. Je n’aurais définitivement pas dû remettre les pieds dans ce fichu bar !




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La solitude, voilà ce qui enserrait Kenan depuis quelque temps maintenant. Et bien qu’il est revu des amies et rencontré de nouvelles personnes au cours des derniers jours, depuis son retour sur Coruscant, il ne semblait jamais s’être senti aussi seul. En levant les yeux sur le comptoir du bar de vieux souvenirs lui revinrent en mémoire : l’une des plus belles rencontres qu’il avait faites, mais aussi l’une des plus terribles. La trahison n’est jamais facile à accepter, mais parfois elle est minime dans le cœur des hommes

* Flash back *

Kenan marchait dans une des ruelles adjacentes, la colère le prenait, cette rage insondable était le résultat d’une confiance et de sentiments accorder à la mauvaise personne. Son poing vint alors rencontrer le mur le plus proche lui éclatant la peau et éraflant les os. Un tel accès de rage l’empêchait de ressentir la douleur dut à son geste, seule la douleur dans son cœur raisonnait.
Avant même le début de cette soirée, il savait que ce qu’il avait à lui dire risquait de jeter un froid entre eux, mais là, il s’était senti aussi trahi qu’elle. Comment avait-elle pu lui cacher faire partie de la résistance ?

Il avait bêtement pensé que la relation et les sentiments qu’ils partageaient les protégeraient de ce genre de situation, que le pardon finirait par prendre le dessus. Mais savoir qu’elle faisait partie de la résistance, cette même résistance qui était responsable de la mort de son escadron, de ses meilleurs amis. Jamais il n’avait imaginé une seconde une telle situation.

* Fin du Flash Back *

Il revoyait encore son visage et son regard haineux quand il lui avait dit faire partie de l’Empire, et le coup de poignard qu’il avait reçu quand elle lui révéla, par des mots emplis de haine, qu’elle était l’un de ses ennemis. La colère était toujours là, mais les jours suivants il avait pris conscience qu’il lui avait joué le même mauvais tour. Ne pas lui révélé faire partie des Vestiges de l’Empire avait été au début un choix quelconque et tout à fait normal quand on rencontre quelqu’un, mais au fur et à mesure que leur relation évoluée, jamais il n’avait eu envie de lui révéler la vérité au risque de briser leur si bonne entente, et sans doute c’était-elle dit la même chose.

Mais après les évènements du district 1313, il avait jugé bon de lui révéler la vérité, mais jamais il n’avait pensé que cela finirait ainsi. Et aujourd’hui, à peine plus d’une semaine plus tard, revoilà qu’il retournait dans ce lieu où il avait vécu de si bons moments, mais sans doute aussi de très mauvais. Repensant à tous ces moments, d’une vague de nostalgie, mêlée à une colère froide, l’envahi. Il avait besoin d’air. Il prit alors la direction du balcon à l’étage où il savait qu’il serait tranquille loin de la foule.
Ouvrant la porte coulissante, il ne remarqua même pas la présence d’une autre personne sur ce balcon. Les yeux fixant un endroit droit devant lui imaginaire, perdu sans ses pensées, il ne remarqua pas le mouvement entrepris par la personne ni ne vit son visage.

« Je suis désolé. J’espère que je ne vous suis pas fait mal… »


La fin de sa phrase mourut dans sa gorge, son cœur se mit à battre la chamade. Elle était là devant lui, si la colère se fit plus fort encore, son regard ne semblait pas exprimer la moindre émotion, il était immobile, ne cillant même pas des paupières, il ne pouvait cesser de la fixer.

Elle passa à côté de lui en direction de la porte, préférant sans doute l’ignorait que de le confronter. Sans même prendre conscience de ce qu’il faisait, n’ayant qu’un seul désir en tête : pouvoir la regarder une seconde de plus, il lui attrapa le bras. Des mots de pardons s’apprêtaient à franchir ses lèvres. Même si la colère était toujours là, il savait qu’il était également en faute, il savait ce qu’elle ressentait, il le savait assez bien, car c’était exactement ce qu’il ressentait en cet instant.

Mais les mots qu’elle projeta sur lui lui firent l’effet d’un coup de couteau. Il aurait dû s’attendre à de la haine, mais il n’avait su s’en protéger. La colère reprit le dessus, sans le vouloir il affermit un peu plus sa poigne sur son bras, sa respiration s’accéléra.

« Des assassins, parce que tu crois qu’ils sont tous comme cela, des morts il y en a des deux côtés, la résistante à son lot d’assassin également. »


Repensant à son escadron anéantit, il ne pouvait que serrait les dents pour ne pas lui hurlait dessus, la blessure était encore bien trop récente pour qu’il puisse laisser passer cela. Instinctivement il avait parlé de l’empire comme une entité à laquelle il n’était pas rattaché. Depuis Dar’Or, sa conviction envers l’empire n’avait cessé de diminuer, et atteignait peu à peu un niveau critique. La colère qu’il ressentait envers val et son appartenance à la résistance, ce n’était pas de savoir qu’elle était l’ennemi de l’Empire, mais qu’elle appartenait à cette même résistance qui était responsable de la mort de ses amis.

« Si c’est ce que tu penses de moi, j’ai peut-être bien fait de te cacher ce que je suis. Je pensais que tu me connaissais mieux ça. Tu crois vraiment que je serais capable d’assassiner une personne de sang-froid. Je suis un pilote dans les renseignements rien d’autre. Les seules fois où j’ai pris des vies, ce n’était que pour survivre... »


Il finit par la lâcher, les mots de son ancienne amie avaient fini par avoir raison et sa colère à l’heure actuelle étaient bien plus grande que lorsqu’elle lui avait révélé faire partie de la résistance. C’est le souffle court et les yeux emplis de haine, qu’il passa à côté d’elle et ouvrit à nouveau la porte coulissante afin de s’éloigner le plus loin possible
Il aurait voulu la traiter de tous les noms, insister sur le fait qu’elle pourrait tout aussi bien être un assassin comme elle semblait le penser de lui, mais il avait appris à la connaître et ne pouvait pas la juger ainsi, au fond de lui les sentiments qu’il avait pour elle étaient toujours présent.


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MessageSujet: Re: Sweet Illusion - Kenan & Tia   25/6/2016, 19:53


Dernière édition par Välestia Hangana le 25/6/2016, 23:31, édité 2 fois


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Une fois de plus je m’étais attachée à la mauvaise personne. Une fois de plus je m’étais faite embobinée royalement et sur toute la ligne. La nouvelle avait été rude tant d’un côté que de l’autre. L’effet d’une bombe, comment avais-je fait pour ne me rendre compte de rien ? Pour avoir été aussi stupide et aveugle tout ce temps ? Nous étions tout deux dans la pire situation qu’il soit et je regrettais d’avoir accepté son invitation ce jour là. Je ne sais pas si j’aurais préféré ne rien savoir, ou n’avoir jamais croisé sa route.

• Flash-Back •

Tout ce bruit et maintenant le silence, pesant, me laissant seule avec moi-même. La tête qui semblait vouloir exploser et cette douleur lancinante dans la poitrine. Les mots avaient l’effet de balles que l’on tire à bout portant.  Les yeux dans le vide, la main posée contre le mur, je me sentais à bout de souffle comme si je venais de courir pendant des heures. Je lui avais accordé ma confiance, fais de lui une des personnes les plus importantes de ma vie. Jamais je n’aurais cru que ses talents de pilotes aient été mis à disposition de l’Empire.

Je pris ma tête entre mes mains et me laissa glisser le dos contre le mur, m’asseyant sur le sol humide. J’avais envie de pleurer, de hurler, mais cette boule dans ma gorge m’empêchait de faire quoi que ce soit. Un peu comme en état de choc. Je ne pensais pas à mal lorsque je lui avouais être de la Résistance, je ne pensais pas que tout nous opposait à ce point. Mais la réalité était violente et indigeste. Il faisait partie des leurs, ceux-là même qui ont exécuté mes parents et m’ont envoyé un faire-part pour me l’annoncer. Ceux-là même qui ont brisé ma vie et celles de milliards d’autres. Comment pouvait-on être à la solde d’une telle idéologie ? Aussi minime soit ta part de responsabilité, l’effet papillon est pourtant bien réel. Petite cause, grandes conséquences.

Il avait claqué la porte et j’étais restée quelques minutes assise sur la banquette, déboussolée. Puis comme si je me sentais étouffée j’avais eu besoin d’air, deme sortir de cet environnement malsain. Cet environnement qui nous collerait à la peau. Je n’avais plus qu’une seule décision à prendre, et sans doute la plus difficile : Le rayer de ma vie et l’oublier.

• Fin du Flash-Back •


Aujourd’hui tout nous séparait, même si par le passé nous avions vécu des choses formidables plus rien ne pouvait faire que nos chemins devaient se rejoindre. Il m’avait blessée et humiliée, il s’était moqué de moi. Je ne me délecte pas du malheur des autres, jamais. Avoir vu son regard s’assombrir lorsque je lui avais rajouté que j’étais de la Résistance et que c’est pour ça que je m’emportais autant m’avait brisé le cœur une seconde fois en un lapse de temps très court.

Le revoir aujourd’hui m’enserrait le cœur et l’esprit, cette sensation de nouveau d’avoir la tête qui va exploser et cette boule qui grandissait dans ma gorge, se faisant de plus en plus pesante. Je sentais sa poigne se raffermir sur mon bras me tirant une grimace. Il me jetait ses mots à la figure comme s’ils étaient des coups.

« Vous êtes tous des assassins, vous réduisez des planètes en poussière, anéantissant toute forme de vie sans aucune impunité, vous brisez des familles entières en faisant des millions d’orphelins qui ne pourront grandir que dans la haine de votre existence ! Vous vous prenez pour les maîtres de l’univers tout en vous persuadant que vous en avez le droit parce que vous vous pensez être les plus fort. Vous me faites vomir ! »

Il ne lâchait pas sa prise et plus les secondes passaient plus je sentais cette colère grandir en moi. Je me revoyais tomber à genoux dans le hangar, le comlink rouler sur le sol alors que je venais de recevoir un message m’annonçant la mort de mes parents. Ils m’avaient d’abord pris Ray, puis mes parents. Ils me prenaient tout sans vergogne et avec le sourire aux lèvres. Ils sont pour moi le vautour qui plane au dessus de ma tête. Je le plaquais sèchement contre le mur du balcon, le tenant fermement par le com de sa veste, je sentais mon ton qui haussait progressivement au fil de mes paroles.

« Justement je ne sais plus qui tu es ! Ce que tu prétends être. Je t'ai fais une confiance aveugle et en voila le résultat. Qui me dit que tu ne savais pas déjà qui j'étais lors de notre rencontre ? Tu es renseignements c'est ça ?! Alors séduire une résistante c'est parfait pour obtenir des informations. L'Empire serait tellement fier de toi... Ne compte pas sur moi pour te donner ce que tu veux ! » Je le relâchais m'éloignant d'un pas. « Tu bosses pour eux, c'est que tu cautionnes ce qu'ils font, comment il agissent et leurs projets. Vous ne formez qu'un. Un tout. Un semble. Vous... » je baissais les yeux avant d'ajouter, la voix tremblante. « Tu es associé à celui qui a tué mes parents de sang froid... Vous êtes tous coupables...» je lui tournais le dos en fermant les yeux. Serrant mon poing le long de ma jambe. «Ils ont été torturés pendant des heures avant d'avoir été abattus comme des chiens... Tout ça pour des renseignements... Alors ne minimise pas tes actes, ne minimise pas ton degré d'implication dans ce genre de domaine. Il n'y a pas de Impérial moins coupable qu'un autre. Vous semez la désolation et la mort...»

Je m'avance jusqu'à la barrière du balcon en posant mes mains dessus, observant le vide. J'avais si mal, je savais que ce que je faisais n'était pas juste. Lui mettre toutes les fautes de l'Empire sur le dos. Mais je savais au fond de moi qu'il était un homme bien. Il ne pouvait pas être associé à pareil institution. Ou alors je m'étais vraiment trompée sur son compte....

«Laisse moi maintenant...»

Mes mains se crispaient sur la rambarde, j'inspirait profondément afin de ne pas me laisser submerger complètement par mes émotions. Tout était si compliqué tout à coup. Le revoir le faisait tant souffrir et pourtant tant de bien à la fois.




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Le pilote se retrouva plaqué au mur, son regard fixait sans ciller celui de la jeune femme alors que cette dernière lui plantait un couteau dans le cœur à chaque parole. Il encaissait chaque mot sans broncher, il aurait voulu qu’elle ait tort, mais même s’il avait été formaté pour passer outre ce genre de penser et de passer outre les horreurs. Il savait que l’empire n’était pas exempt de tout défaut contrairement à ce qu’aimaient claironner à haute voix ses instructeurs à l’académie.
Cela faisait quelque temps maintenant qu’il se questionnait sur son avenir dans l’empire, mais à l’heure actuelle seule la colère prenait l’aveuglant totalement, inhibant ses propres pensées.

Comment pouvait-elle penser qu’il s’était servi d’elle ? Jamais il n’aurait fait ça. Et puis ce n’était pas son rôle, il n’était pas un espion. Ces mots furent sans doute les plus durs à entendre pour Kenan, il s’était réellement lié à elle, il avait appris à la connaître, non pas pour l’empire, mais pour lui, pour eux. L’attachement qu’il éprouvait pour elle était réel et n’était en aucun cas dicté par l’empire.
La révélation qui suivit souffla totalement la colère que pouvait ressentir Kenan en cet instant. Apprendre que l’empire était responsable de la mort des parents de Välestia, Kenan en resta impuissant. Il ne pouvait le nié, même s’il ignorait tout de cette histoire, il connaissait les manières de faire de l’empire et les services de renseignement n’étaient pas exempts de tout défaut. Et même si avait toujours réprouvé ce genre de pratique, il savait que la torture était monnaie courante, pour dire, il savait que même sa meilleure amie avait déjà pratiqué ce genre d’interrogatoire.
À ce moment-là, il ignorait encore que ladite meilleure amie était responsable de la mort des parents de Välestia.

Un long silence s’en suivit, silence qui ne fut interrompu que par la supplication de la jeune femme pour que le pilote parte et la laisse.
Mais Kenan ne bougea pas, reprenant peu à peu une constitution normale, il aurait voulu en cet instant ne jamais faire partie de l’empire, ainsi jamais il n’aurait blessé cette femme pour qui il ressentait tout un tas de sentiments contraires. Il ne savait pas quoi faire, il voulait à la fois partir et ne plus jamais la revoir, mais en même temps il aurait voulu la serrer contre lui et resta là toute la nuit en sa compagnie.

« Il semble normal que tu en veuilles à l’empire et tu me juges responsable pour des actes que je n’ai pas commis. Je ne peux pas prétendre comprendre ce que tu ressens, je n’ai jamais connu mes parents, enlevé par l’empire étant enfant, je n’ai jamais rien connu d’autre. J’avais dans l’espoir à l’époque que notre relation pourrait m’apporter autre chose, quelque chose de plus réel. Quelque chose loin de l’empire. Et sache que jamais, je n’aurais pu me servir de toi, même si jamais sut que tu faisais partie de la résistance. Mais ce n’est que ma parole et tu es libre de ne pas me croire, après tout je ne fais que parler avec mon cœur. »

Il s’avança vers elle, tendit la main pour la toucher, pour la réconforter, mais il ne pouvait pas, il savait qu’elle ne le laisserait pas faire, après tout il n’était qu’un assassin, un homme sans foi, ni loi, un être capable des pires ignominies pour arriver à ses fins… mais pourtant il était un homme ayant perdu toutes ses convictions.
Il stoppa sa main, rétractant ses doigts dans sa paume, il resta immobile quelques instants avant de prononcés un dernier « Adieu, si tel est toi choix alors je disparais de ta vie. » Puis il se retourna et partit en direction de la porte.

Le cœur serrait, il se rendait compte qu’une fois de plus l’empire lui prenait quelque chose de précieux, après ses amis, voilà que l’empire se proclamait propriétaire de ses propres sentiments. Cela devenait dur de servir une cause en laquelle on ne croit plus et qui à chaque instant passé prendre de plus en plus le pas sur la conscience et l’existence d’un être.


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MessageSujet: Re: Sweet Illusion - Kenan & Tia   26/6/2016, 00:28


Dernière édition par Välestia Hangana le 27/6/2016, 01:57, édité 1 fois


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Ma tête bourdonnait et chacune de mes paroles semblait m’arracher la langue. Je voulais comprendre, je voulais savoir mais je n’avais plus envie de l’écouter. Le mensonge est une seconde nature pour les impériaux, la tromperie, la ruse et la cruauté. Comment est-ce qu’un homme comme celui que j’avais pu entrevoir pouvait se laisser endoctriner de la sorte ? Soit il était vraiment naïf, soit au contraire, il était très fort dans le domaine du bluff. J’étais totalement déboussolée, j’avais l’impression de faire face à un étranger. Je l’écoutais parler, le cœur au bord des yeux, les sourcils froncés et les mains crispées sur la rambarde du balcon. Ses paroles me paraissaient sincères mais devais-je le croire ? N’était-il pas tout simplement en train de me jouer un tour ? N’allait-il pas en profiter pour me mettre plus bas que terre ?

Je l’entendis s’avancer vers moi, je m’attendais à sentir sa main sur mon bras ou sur mon épaule, mais rien. Un vide s’était installé nous plongeant tous les deux dans un silence insoutenable, celui qui vous fait mal tellement il est assourdissant. Je fis alors volte-face en entendant ses derniers mots. Il me tournait le dos s’éloignant à chaque pas un peu plus. Jusqu’à disparaitre dans la foule.  Je sentais mon souffle court et mon cœur s’emballer. Mes yeux s’embuèrent jusqu’à troubler complètement ma vue. Je me retournais, m’appuyant sur le rebord du balcon me mordant la lèvre alors qu’une larme s’échappa pour s’écraser au sol. Il partait. Je devais me faire violence et décider de ne plus l’inclure dans ma vie désormais. Tout nous sépare, tout nous oppose, plus rien ne nous rassemble. A chaque fois l’Empire me prenait tout, mes parents, Ray et maintenant Kenan. Ils n’en n’avaient pourtant aucun droit, mais ils le prenaient quand même. Ils me pourrissaient ma vie, me prenant ce que j’avais de plus cher. Et je me retrouve impuissante. Impossible pour moi de protéger ceux que j’aime, je n’ai pas su protéger mes parents, je n’ai pas pu empêcher la capture de Ray et je ne peux pas lutter contre l’éducation de quelqu’un. Ils ont la main mise sur tout, leur ombre menaçante s’étire de jour en jour, noircissant progressivement tout ce qu’ils touchent. Allais-je finir par sombrer moi aussi ? Ou devais-je fournir encore un ultime effort ?

Je me retournais, fixant de nouveau la foule qui s’amusait, insouciante. Il y avait tellement de monde et pourtant… Je me sentais horriblement seule. Il me laissait un vide et un sentiment froid désagréable. Nous ne pouvions pas nous laisser de cette manière… J’attrapais mon sac et je jetais à la hâte sur mon épaule. Je grimaçais sentant encore les tiraillements de mes blessures à peine cicatrisées. Je tentais de me frayer un chemin à travers la foule, jouant des coudes pour regagner la sortie. Je poussais la lourde porte et me retrouva dehors. Je jetais un coup d’œil circulaire autours de moi, la rue était déserte. Je m’avançais, pressant le pas pour regarder aux alentours. C’est dans une ruelle sur la droite que je m’engouffrais et que je tombais sur lui. Je me mis à courir ignorant les douleurs. Je l’attrapais par le bras le retournant énergiquement face à moi, lui assainissant une baffe dans la foulée avant de le plaquer violemment au mur.

« Alors c’est tout ? Tu tournes les talons et tchao ? J’espère que je t’ai fait mal là ! Et méfie-toi je suis prête à t’en coller d’autres ! Ça te parait plus réel ça au moins ? »
Je ne le lâchais pas, le maintenant fermement contre le mur. « Si l’Empire te dégoûte tant que ça pourquoi tu te tires pas ? Pourquoi tu ne vas pas ailleurs ? Pourquoi tu y restes ? Comme je t’ai dit, c’est un repères d’assassins et de sans âmes. Alors peut-être que je me trompe en te disant ça mais, pour moi t’es pas comme ça ! Tu vaux beaucoup mieux que d’être le pantin de leurs idéaux ! Je le sens. Tu es spécial ! Part ! Ne reste pas là-dedans. Ils vont gâcher ton potentiel, ils vont briser ce que tu es et ce qui fait de toi un être humain ! Tu ne peux pas les laisser faire ça… Je ne les laisserais pas faire ça… T’as pas le droit de te laisser bousiller comme ça ! Il faut que tu te bouges !  Et si pour ça je dois te donner des claques je t’en donnerais tant qu’il faudra ! »

Je le relâchais ma prise sur lui, me reculant d’un pas. Je le fixais pendant quelques secondes ravalant les larmes que je sentais poindre de nouveau, je lui tournais le dos, commençant à m’éloigner avant de me stopper, de faire demi-tour en pressant le pas et de m’arrêter à sa hauteur et de lui mettre une seconde gifle.

« Celle-là c’est parce que t’es partis, je te pensais être quelqu’un de plus tenace que ça. Tu as baissé les bras et tu m’as laissée. Lorsqu’on tient à quelqu’un on le rattrape et tu ne l’as pas fait. Pourquoi tu ne l’as pas fait ? »
Je marquais une pause le fixant dans les yeux. « Je suis totalement perdue Kenan… J’ai envie que tu me prennes dans tes bras et la seconde d’après j’ai juste envie de t’étriper. C’est trop pour moi… » Je posais ma main sur mon front fixant le sol. « J’ai juste besoin que tu me prouves que je peux te faire confiance… »

Je baissais les armes, le dilemme était si dur, quand le cœur et la raison s’affronte nul ne sait lequel des deux prendra le pas sur l’autre.


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Sweet Illusion
Fendant la foule, le pilote cherchait à s’éloigner le plus vite possible d’elle. Il n’avait qu’une envie s’était de repartir là-bas et de la prendre dans ses bras, mais soit il respecterait sa décision, qui était-il pour la forcer à quoi que ce soit ? Les choses semblaient si claires à présent, l’empire venait de lui prendre ce qu’il avait de plus cher. Comment avait-il fait pour supporter cela aussi longtemps, l’empire lui avait pris son enfance sur Correllia, il l’avait privé d’une vie, et maintenant il le privait de quelqu’un à aimer. Tout l’endoctrinement qu’il avait subi depuis ses six ans s’envolait lentement en éclat. La colère pointait à nouveau le bout de son nez, mais cette fois c’était vers ce régime auquel il croyait qu’elle était tournée. Il avait jusqu’alors pensé que l’empire était mieux placer que la nouvelle république pour rétablir et maintenir la paix, mais Välestia avait raison, il le savait, il était au courant pour tous ses morts et ces planètes devenues désertes après leur passage, et même si tout ceci datait du temps de l’Empereur et du Seigneur Vador, les Vestiges étaient les héritiers de ce carnage. Comment avait-il pu penser que tout ceci avait été engendré dans l’espoir d’une paix durable ?

Sortant du bar, il prit à droite dans une ruelle, cette même ruelle où il avait laissé éclater sa rage une semaine plus tôt. Il avançait lentement tel un spectre, continuant d’avancer sans but précis, ne s’immobilisant seulement quand il entendit des pas de course derrière lui. Il savait que c’était elle, il n’aurait su expliquer comment il le savait, mais il le savait. Cette intuition, toujours cette même sensation qui l’avertissait d’un danger ou d’une présence dangereux, mais cette présence il la connaissait. Il ne bougea pas et se laissa faire sans être véritablement surpris de la gifle magistrale qu’elle lui assena.
Plaqué contre le mur il écoutait la jeune femme. Lui avait-elle fait mal ? Non, la douleur intérieure était bien plus grande. Il pouvait sentir la colère de la jeune femme, mais également un sentiment tout autre, comme si elle voulait sincèrement qu’il sorte de là, qu’il quitte l’empire ? Comment pouvait-elle être sérieuse ? Comment arrivait à faire une chose où d’autres ont perdu la vie en tenta l’impossible ? Soudain, une image lui vint en tête, une tête blonde au visage rayonnant qu’il connaissait si bien : elle avait réussi à s’échapper.
Elle disait qu’il était spécial ? Mais à quel point pouvait-il l’être, il n’était qu'un homme, trop faible pour accepter ses convictions et tourner le dos à une vie qu’il considérait comme étant la sienne depuis toujours. Il n’avait pas de souvenir de sa vie sur Correllia avec ses parents, tout ce qu’il connaissait, toute sa vie, tous ses amis se trouvaient dans l’Empire. Mais il y avait Välestia, membre de la résistance, une ennemie aux yeux de l’empire…

L’emprise qu’avait la jeune femme sur lui s’estompait, elle le lâchait enfin. Et voilà que cette fois c’était elle qui s’éloignait, mais il ne bougea toujours pas, il aurait voulu la rattraper, mais un blocage l’en empêchait. Puis elle se retourna et lui assena une nouvelle gifle, celle-là il ne s’y était pas attendu. Cela eut l’effet d’un électrochoc et le réveilla de sa torpeur. Il s’approcha d’elle, mit ses mains de chaque côté de ses épaules.

« Je ne peux pas faire une chose qui met impossible de faire. Tu me demandes de quitter l’empire, cet empire qui m’a tout prix, qui m’a pris ma vie. Je ne souhaite rien d’autre, mais ma vie leur appartient et ils m’en priveront à nouveau si je tente de les quitter. »

Il brisa le contact aussi bien physique que visuel. Avoir dit cela à haute voix lui permettait de voir qu’il se trompait totalement. Sa vie n’appartenait pas à l’empire, si actuellement il se battait pour être avec elle, ce n’était pas pour l’empire, non c’était pour lui et lui seuls.

« Comment te prouver que tu peux me faire confiance ? Je ne peux pas te promettre d’arriver à faire ce que tu me demandes. Je pourrais quitter l’empire, et je pense bien que c’est la chose à faire à présent, ils m’ont pris trop de choses pour que je continue à me mettre des œillères sur ce qu’ils sont. »

Il s’approchait un peu plus d’elle diminuant cette distance si douloureuse.

« Oui j’ai baissé les bras, c’est la faiblesse des hommes. Quand une cause semble perdue, on bat en retraite, on ne se bat pas jusqu’à la mort. Mais je me suis trompé, tu n’es pas une cause perdue, et tu mérites qu’on se batte pour toi. »

Il prit son visage entre ses mains pour relevé son visage jusqu’à baisser et la regarda dans les yeux.

« Et parfois il faut faire preuve de foi quand la confiance n’est pas là. »

Il approcha son visage, il pouvait sentir la chaleur du souffle de la jeune femme alors que les battements de son cœur accéléraient. Son regard plongeait dans le sien, en cet instant il n’y avait plus de colère, plus de douleur, seulement son visage, son regard. Il s’approcha encore et l’embrassa.


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C’était ainsi, l’Empire m’avait tout pris jusqu’ici. Une vie de petite fille normale élevée par ses parents, marchands, sur Corellia. Il m’avait pris mes parents, me privant ainsi d’une partie de moi-même. Ils m’avaient pris cinq ans de ma vie que j’avais passée dans mon ancienne maison, tel un fantôme. Ils m’avaient pris Ray et l’homme qu’il était avant de me rendre quelqu’un d’autre, quelqu’un de plus instable, de moins prévisible, de plus éteint. C’en est assez. C’en est trop. La coupe est pleine. Ils ont eu mes larmes, mes cris, mes insomnies, ils n’auront plus rien d’autre. Plus personne ne me prendra quoi que ce soit ou qui que ce soit. Je les défendrais tous contre les pires démons de la galaxie, peu importe la forme qu’ils revêtiront. J’étais épuisée de souffrir, de me déchirer à chaque fois un peu plus le cœur. Je serais leur bouclier, à tous, tous ceux que mon âme porte en elle, il ne leur arrivera plus rien. Et j’allais commencer aujourd’hui avec Kenan.

Il ne disait rien, je lui hurlais dessus, je venais de le gifler violemment et il ne disait rien. Avais-je déjà perdu le combat avant même de le commencer ? Non je ne pourrais pas rester sur cet échec, il fallait qu’il se réveil, il se devait d’ouvrir les yeux. Kath avait réussi à fuir alors pourquoi pas lui ? L’ancienne impériale avait-elle plus de courage que lui ? Je me devais de le bousculer, de lui faire entendre raison, sa vie ne pouvait pas continuer ainsi. S’il restait dans l’Empire j’étais certaine de faire une croix sur lui, pas par plaisir, mais par instinct de survie. J’avais dit tout ce que j’avais à lui dire, à bout de souffle, je fis demi-tour, relâchant ma prise sur lui, totalement perdue avant de revenir à la charge et de le frapper une seconde fois. Allait-il enfin réagir cette fois ? Je me refusais de me dire que je l’avais perdu. Enfin une réaction, il s’animait enfin, me saisissant par les épaules il prit alors la parole. Se rendait-il compte de toutes les inepties qu’il débitait ? Il me relâcha avant de baisser le regard.

« Kenan… Tu te rends compte de ce que tu dis ? Que tu ne veuilles pas quitter l’Empire parce que c’est lui qui t’a tout donner je peux un tant soit peu le comprendre… Mais que tu ne veuille pas le quitter parce qu’il t’a tout pris ? C’est ce qu’on appelle le syndrome de Stockholm… Tu es bien conscient qu’il est néfaste pour toi et tu le laisse te gangrener… Il va t’anéantir Kenan… Je sais bien que je ne suis personne pour te dire quoi faire ou que penser… Mais je me prends ce droit car je sais, je sens, que tu mérites mieux. Tu ne peux pas servir une telle cause… Ce n’est pas possible… »

Peut-être commençait-il enfin à ouvrir les yeux, peut-être étais-je en train de le tirer de son coma qui avait duré depuis bien trop longtemps. Il entrevoyait enfin la possibilité de partir, de s’éloigner de toute cette noirceur. Il se tenait plus près à présent continuant sur sa lancée. La tête baissée je l’écoutais, patiemment. Ses mots me touchaient. Très peu de gens avaient ce genre d’attention envers moi et il est vrai que ça avait tendance à me déstabiliser. Ses mains sur mes joues relevèrent doucement mon visage vers le siens, comme s’il voulait que je comprenne réellement l’entièreté de ses paroles. Son visage s’approche une fois ses dernières paroles prononcées, je ne bougeais pas, interdite. Lorsque ses lèvres rencontrèrent les miennes, mes yeux se fermèrent instantanément amplifiant les sensations et les frissons qui me parcouraient. Je sentais ses mains sur mes joues et son souffle qui caressait mon visage, tout à fait agréable. Mon cœur se serra et posant mes mains sur son torse je me détachais de lui.

« Kenan je… Je ne peux pas… je… »

J’avais l’impression de trahir Kilian en cet instant, nous débutions tout juste notre relation et me voilà suspendue aux lèvres d’un autre homme que j’affectionne réellement… Tia qu’est ce qui te passe par la tête… Tu ne peux pas, tu n’as pas le droit.
Je revoyais le visage de Kilian et son regard tendre mais inquiet posé sur moi quelques semaines plus tot… Il tenait à moi, surement autant que je tenais à lui. Je ne pouvais me laisser aller de la sorte. Il ne le ferait pas de son côté et j’avais réellement envie que notre histoire aille loin. Il m’avait ouvert à sa vie, sa vraie nature, je ne pouvais trahir sa confiance désormais. Je me raclais alors la gorge avant de reprendre.

« Je peux te sortir de là si tu me fais me confiance… J’ai… une connaissance… qui a réussi à quitter l’Empire et aujourd’hui elle vit parmi nous. Elle est protégée au sein de la Résistance, l’Empire ne peut pas l’atteindre. » Je lui pris alors les mains. « Kenan… fais-moi confiance et suis moi. Je peux te montrer qu’une autre vie est possible, bien loin de tout ce que tu as eu à endurer jusqu’ici. Nous ne sommes pas des pantins désarticulés, dénué de toute volonté propre. Dans la Résistance on est avant tout une famille, dont les membres peuvent compter les uns sur les autres, dans laquelle nous sommes unis par un seul désir : la paix et la liberté. On prend en compte les considérations de chacun, on est une véritable communauté ou l’on s’entraide et où personne n’est laissé derrière. Car c’est ensemble que l’on peut avancer et si tu les voyais tous comme je les vois… Oh si tu les voyais Kenan… Tu comprendrais pourquoi je serais prête à donner ma vie pour eux, pour chacun d’entre eux, pour que puisse demeurer l’espoir, l’espoir de voir le soleil se lever sur une galaxie qui n’a plus à trembler, qui peut enfin se reconstruire et croire en l’avenir. Parce qu’une galaxie en paix, une galaxie libre, c’est ce que chacun d’entre nous souhaite au plus profond de soi, et je sais que c’est que toi tu veux… »


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Elle le repoussait une main sur le torse elle s’éloignait de lui, il ne comprenait pas, il avait sincèrement pensé que leurs sentiments étaient réciproques. Cela faisait mal, mais aucune colère ne pointait le bout de son nez, seulement une pointe de tristesse. Soit, elle avait fait son choix, entre quoi et quoi il l’ignorait, il ne voulait pas baisser les bras, abandonner comme elle le lui avait reproché quelque instant plus tôt, mais il n’en avait pas la force.
Pendant un très court moment un sentiment de trahison se fit sentir, s’était-elle jouée de lui pour le retourner à sa cause ? Non impossible, il ne faisait qu’utiliser ses arguments contre elle. Il osait espérait qu’elle était sincère et que son désir de le voir quitter l’empire était réel, pas juste pour privée l’empire d’un autre soldat, mais beau est bien pour son propre bien.
Et puis même si c’était vrai, il n’en avait rien à faire, sa prise de conscience avait commencé bien avant de l’avoir revu. Le soir où il lui avait dévoilé être de l’empire, il y pensait déjà, si la discussion avait continué, il aurait sans doute parlé de ses doutes, mais la savoir membre de la résistance avait mis fin à cela. Elle n’avait fait que lui ouvrir un peu plus les yeux sur ce que l’empire lui avait pris d’autre. Il ne lui avait pas seulement pris sa famille et ses amis, mais bien sa vie entière, il s’était abrogé le droit de décider de ses émotions, de l’empêcher d’aimer ou de  de véritable sentiment.

« Je comprends… »


Ces simples mots, bien qu’étant un mensonge, était une façon pour lui de se protéger, un mur contre la douleur. Il lui avait presque dit qu’il quitterait l’empire pour elle, à moins qu’il le lui ait dit, il ne savait plus, trop de choses se bousculaient dans sa tête. Non il savait ce qu’il voulait, s’il quittait l’empire ce n’était pas pour elle, mais bien pour lui.

Il savait ce qu’il voulait, mais beaucoup trop de choses entraient en ligne de compte, elle avait raison son discours était des plus obscures, comment pouvait-il ressentir encore ce besoin de rester dans l’empire ? Par loyauté ? Certainement pas. Par obligation ? Il n’avait jamais été très réceptif aux ordres et il n’avait aucune réelle obligation à tenir au sein de l’empire. Non il s’agissait d’autre chose. La peur ? Ce devait être cela, il avait si longtemps vécu au sein de l’empire à entendre ces discours de propagandes, il avait vécu la terreur dans les yeux de ceux qui avaient croisé le seigneur Vador à l’époque. Depuis la bataille d’Endor et la création des Vestiges, il aimait imaginer que les nouveaux dirigeants étaient plus justes, moins cruels. Mais on parlait de cet empire qui avait fait exploser une planète entière rien que pour démontrer sa puissance. Oui seule la peur pouvait le maintenir ainsi enfermé au sein d’une institution auquel il ne croyait plus, auquel il n’aurait jamais dû croire.

« Je commence à comprendre… La mort importe peu, la peur ne peut pas me retenir. »


Vivre tel un esclave au service d’un empire décadent, ou mourir libre. C’était le risque à prendre, quitter l’empire était impossible en soi, jamais il ne le laisserait partir, mais si une infime chance de survie existait, il fallait tenter sa chance.

La résistance ? Sa haine envers eux était toujours bien présente, et ce que décrivait Välestia était trop beau pour être vrai. Il ne sait pas s’il aurait le courage de se battre pour eux, la résistance était aussi fautive dans la mort de ses amis que ne l’était l’empire. Mais il savait que jamais il ne pourrait quitter l’empire sans l’aide de la résistance. Pourrait-il faire fit de cette colère intérieure et se battre aux côtés des personnes qui avait abattu son escadron ?  Il en doutait fortement. Peut-être que s’il leur ramenait des informations importantes, ils l’aideraient à s’enfuir, mais n’auraient pas à les rejoindre. Non c’était trop beau, jamais cela ne pourrait arriver. Et s’il quittait l’empire, ça ne pouvait être que grâce à la résistance, il devrait quitter un camp pour rejoindre l’autre.

« Je souhaite le croire, mais je ne le pourrais que quand je le verrais. Mais je ne peux pas partir maintenant, il me reste des amis au sein de l’empire, j'aurais l'impression de les trahir si je disparaissait comme cela. C’était sans doute une des raisons qui me retenait de quitter l’empire. je sais qu'elle ne comprendrons pas, que ce soit Nata ou Triss, mais elle ne me trahirons pas. »

S’il avait déjà parlé de Nata, comme étant une jeune pilote qui accompagné Kenan et non comme une pilote de l’empire, en revanche il n’avait jamais parlé de sa meilleure amie au sein de l’empire, l'appartenance à l'empire de la chiss était connu de tous depuis les négociation ayant eut lieu quelques jours plus tôt. Il ignorait alors le lien qui unissait la Chiss à la résistante.

Lâchant les mains de la jeune femme, il savait à présent ce qu’il avait à faire et comment le faire.

« Je connais quelqu'un qui pourra m'aider, qui connait assez bien l'empire et qui saura comment faire pour disparaître. Cela fait longtemps maintenant que je n'ai plus eux de contact avec elle, mais je sais qu'elle répondra présente... Du moins je l'espère. Mais seul un membre de la résistance pourrait entrer en contact avec elle. Impossible pour de la contacter directement, cela se remarquerait. Pourrais-tu faire cela pour moi ? Elle s'appelle Kathleen Hope. »

Ce précipitait-il ? Sans doute, il savait qu'il ne pourrait pas disparaître comme cela, une mission devra être organiser, disparaître au yeux de l'empire, peut être même simuler sa propre mort, cela prenait du temps. Mais à présent ses doutes passé prenait forme alors que ses anciennes conviction disparaissait dans le néant.


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MessageSujet: Re: Sweet Illusion - Kenan & Tia   28/6/2016, 06:03


Dernière édition par Välestia Hangana le 29/6/2016, 05:22, édité 1 fois


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Le repousser avec douceur mais fermeté n’avait  pas été chose aisée. Cet élan avait semblé venir tout droit de son cœur et y mettre un terme de la sorte pouvait s’avérer cruel de ma part. Seulement, à cet instant précis, mon cœur appartenait à un autre, je ne pouvais lui faire ainsi défaut. J’avais juste peur qu’il pense que je me servais de lui, c’est tout ce que je ne voulais pas car c’était totalement à l’opposé de la vérité.  Si je m’acharnais autant à vouloir lui faire quitter l’Empire c’était d’abord pour lui, il ne pouvait pas se laisser gangréner ainsi, ils étaient en train de le faire mourir à l’intérieur. Il n’aurait plus été qu’une carcasse vide, obéissant machinalement aux ordres que lui aurait aboyé. Je le sais qu’il a du potentiel, qu’il mérite mieux que ce qu’il est aujourd’hui, et si pour ça je dois l’aider à passer d’un camps à un autre en y mettant toute mon énergie et toute ma hargne, je le ferais. Ces derniers mois je m’étais réellement attachée à lui et le voir disparaitre m’étais difficilement envisageable.
Il reprit alors la parole, je sentais que le son de sa voix était cassé, qu’il disait ça uniquement pour me rassurer et ne pas me faire sentir coupable. Seulement malgré tout sa bonne volonté je me sentais bien plus coupable encore. Je lui faisais tout un beau discours, lui prouvant mon attachement et au moment où il s’approche alors je recule. J’ai dû totalement le perdre et l’entrainer dans une grande confusion à l’heure qu’il est. Je ne savais pas quoi répondre, que pouvais-je bien lui dire ? Il n’y avait rien qui pourrait rattraper ce raté. Ma mâchoire se crispa et je me contentais uniquement de passer ma main sur sa joue avec tendresse. Je ne voulais vraiment pas qu’il imagine que je l’instrumentalise, non, vraiment pas.
J’écoutais patiemment ce qu’il avait à me dire, ma main glissa le long de son bras pour rejoindre ses mains. Mon cœur loupa un battement et mon teint se pâlit en entendant le nom de Triss. Il ne pouvait pas s’agir d’une coïncidence, je me sentie quelque peu nauséeuse avant d’inspirer profondément, essayant de retrouver une certaine contenance.  Il n’était pas l’heure pour ce genre de discussion, je venais à peine de le retrouver, ce n’était pas en plus pour trouver un nouveau sujet de discorde qui, je le crains, seraient bien pire que le précédent. Je déglutis avant de reprendre la parole à mon tour.

« Et s’ils te trahissent ? Et s’ils ne te laissent pas repartir ? Crois-tu vraiment qu’ils pourraient te comprendre ? Il y a parfois des gens qui, au-delà de l’amour qu’ils peuvent te porter, feront toujours passer leur engagement avant les relations aussi soudées soient-elles. » Je marquais une pause serrant un peu plus ses mains. « Imagine alors qu’ils ne veuillent pas te laisser partir, qu’ils t’enferment ou pire… Je n’ai pas envie de perdre quelqu’un d’autre à qui je tiens Kenan… » Je poussais un soupir en baissant la tête. « Notre dispute m’a déjà tellement affectée… Je n’ai pas envie de te perdre définitivement cette fois… Es-tu sûr de ce que tu veux faire et de la manière dont tu devras l’effectuer ? »

Ses mains quittèrent alors les miennes, me pinçant légèrement le cœur. Avais-je dis quelque chose qu’il ne fallait pas ? Dans ce cas je ne m’en étais pas rendue compte. Un sourire se dessina alors sur mes lèvres malgré mon inquiétude. Kathleen. Cette fois j’allais devoir lui demander de m’aider et pas pour mon compte personnel.

« Oui je la connais, elle et mon frère… fin… Bref… Je te promets de la contacter pour toi. Elle ne se fera sans doute pas prier pour te venir en aide. Je te tiendrais au courant via ton comlink si tu le souhaite, en communication cryptée évidemment… Quel est ton plan ? »

J’essayais au mieux de ne pas penser au nom prononcer plus tôt, Triss… Pour que Kenan souhaite retourner là-bas uniquement pour l’avertir, elle devait beaucoup compter à ses yeux. Pourtant j’avais déjà entendu le nom de Nata, mais pas celui de l’autre impériale… Une ex peut-être ? Il ne manquerait plus que ça. Un véritable comble. Je me retenais ardemment de lui poser un tas de question sur elle, sentant la haine me consumer de l’intérieur, j’enfonçais mes mains dans mes poches, la gorge nouée et la boule au ventre. L’ombre de l’Empire planera toujours au-dessus de nos têtes quoi qu’il arrive, même si Kenan quitte l’Empire, Triss ne sera pas à ma portée. Avoir des informations sur elle me serait d’une aide très précieuse, sa mort soulagerait enfin mes blessures qui n’arrivent pas à cicatriser. Il en va de mon honneur, de l’honneur de mon nom, de l’honneur de mon sang. Et même si ça me rend malade, je me devais de garder le silence à ce sujet pour aujourd’hui… J’attends déjà depuis plus de cinq ans maintenant, je peux bien attendre quelques semaines de plus, la vengeance est un plat qui se laisse mijoter.

« Je m’inquiète pour toi… Promets-moi que tu ne me laisseras pas sans nouvelles ? Promets-moi que tu seras prudent ? »


Je m’inquiétais réellement, je n’avais pas envie de le perdre, il avait pris une place importante dans ma vie ces derniers mois et je ne vulais pas le voir disparaitre. Je n’avais qu’une envie, qu’il me rassure, qu’il me prenne dans ses bras et qu’il me dise que tout allait bien se passer. Mais je me l’interdisais il ne comprendrait pas pourquoi cet élan d’affection alors que je venais à peine de le repousser. Tout du moins, je voulais qu’il me rassure avec la vérité… Je ne voulais pas qu’il me mente.



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Il avait toute confiance en ses amies, mais les paroles de Vâlestia avait le don d’insinuer le doute ne lui. Il savait que ce soit Nata ou Triss aucune des deux ne pourrait comprendre pourquoi il ferrait cela, mais il espérait qu’elle ne s’interposerait pas. Les connaissait-il vraiment ? Il connaissait le côté strict et loyale de Triss, mais sa loyauté envers l’Empire, serait-il elle plus forte que sa loyauté envers lui ? Si de son côté, il savait que la question ne se posait même pas. La décision de la frigide chiss en revanche pourrait très bien se retourner contre lui. Si savait qu’il était son ami, mais il savait également ce que représentait l’empire pour elle. Il se souvint des dernières conversations qu’il avait eues avec elle sur ses doutes, et du jugement qu’il avait alors ressentit. Dire qu’elle ne le comprendrait pas était un doux euphémisme, non elle serait sans doute contre cette idée, mais irait-elle jusqu’à l’empêcher d’accomplir cette délivrance ?

Son regard se porta alors sur le visage de son amie. Pouvait-il lui faire confiance ? Doutait ainsi de ses meilleurs amis remettait tout en question. Mais il avait la certitude qu’il pouvait avoir confiance en elle, même après ce qu’il s’était passé entre eux. Qu’elle l’ait repoussé n’avait que peu d’importance en cet instant, seul l’avenir était important, il aurait le temps de se morfondre plus tard.
Il afficha un léger sourire, quand Välestia lui apprit qu’elle connaissait Kathleen, ainsi donc l’ancienne impériale n’était pas passé inaperçu au sein de la résistance. Qu’elle pouvait-être les chances qu’elles se connaissent ? Sans doute aucune, et pourtant voilà qu’il avait trouvé un moyen de reprendre contact avec son amie disparut.
Mais alors que son regard était toujours posé sur le visage de la corellienne, Kenan remarqua un léger changement, celle semblait plus distante, avait-il dit quelque chose qui puisse lui faire du mal ? Avait-il réveillé de veilles blessures ? Il s’en saurait sans doute jamais rien, il ne tenait pas à la blesser d’avantage en abordant le sujet. Il ne voulait pas la perdre un peu plus, il ne voulait pas risquait que la faille qui s’était ouverte en eux se grandisse à vue d’œil.

« Je pense qu’il est préférable qu’elle me contacte directement. Je ne souhaite pas te mettre plus en danger que tu ne l’as déjà. Moins nous aurons de contact à partir de maintenant, plus grande seront les chances que l’on puisse se retrouver une fois tout ceci terminé. »

Si le fait qu’il ne voulait pas la mettre en danger était la stricte vérité, en revanche ce qu’il ne lui disait pas était bien plus important. Il ne voulait pas d’elle sur cette mission, à la fois pour la protéger, mais également car il ne sait pas s’il aura le courage d’accomplir ce que devra être fait, et il ne voit pas qu’elle soit là pour voir son potentiel échec.
Il posa sa main sur son épaule en signe de confiance, mais ce n’était qu’un voile pour cacher la vérité.

« Ne t’inquiètes pas, je sais ce que je fais. Tout se passera bien. »

Lui mentir de la sorte était des plus désagréables, il savait qu’il allait s’en vouloir. Il savait qu’il ne finirait par regretter son choix et que son absence allait lui pesé. Il savait dès lors que c’était la dernière fois il la voyait. Et s’il ne devait pas revenir de cette mission suicide, il préférait qu’elle garde un bon souvenir de lui. Il savait qu’elle allait lui en vouloir. Pendant une seconde il faillit faire marche arrière et lui dire la vérité. Non, il devait rester fort.

Il savait que seules quelques minutes le séparer de ce moment fatidique où il devrait lui dire adieux, mais il voulait profiter de ce moment le plus longtemps possible, mais que dire ? Le silence suffirait-il ? Il n’avait qu’une envie, c’était de la prendre dans ses bras, de la sentir contre lui une dernière fois, mais il ne pouvait pas. Bientôt arriverait le moment où il allait devoir faire ses choix, faire acte de foi ou trahir ses amies. Sa vie commençait à changer, mais perdre ce qui fait de lui ce qu’il est aujourd’hui serait douloureux, il le savait, il allait devoir être fort et aller de l’avant, quitter à abandonner derrière lui son âme et ceux qui sont liés à elle.


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Je sentais que j’avais, malgré moi, semé le trouble en lui et je m’en voulais déjà. Ce n’était pas une décision facile à prendre et je ne devais pas en rajouter d’avantage avec mes propres craintes, il déjà assez des siennes. J’avais l’impression de me retrouver une semaine  plus tôt, disant au revoir à Kilian alors que nous ne savions pas quand nous allions pouvoir nous revoir, que cette situation allait durer « un temps ». J’avais l’horriblement sentiment de vivre la même chose une nouvelle fois aujourd’hui. Pourquoi tous ces gens auxquels je tiens se voient éloignés de moi de la sorte. Je ne savais pas quand j’allais revoir Kenan, quelques jours ? Quelques semaines ? Quelques mois ? Jamais ? Allait-il décider de quitter l’Empire ou sa dévotion pour cette institution aura raison de sa motivation à l’abandonner ? Je me posais trop de questions, beaucoup trop. Mais plus le temps avançait, plus nous nous rapprochions du moment fatidique des au revoir, un moment que je détestais par-dessus tout. Je n’avais malheureusement pas le choix…

Je fronçais les sourcils lorsqu’il reprit la parole. Je ne comprenais pas, ou du moins, je ne voulais pas comprendre ce qu’il était en train de me dire. Ca s voyait sur mon visage que secouais de gauche à droite en signe de désapprobation.

« Non Kenan… non ! Écoutes, le danger je le côtoie chaque jour, c’est mon pain quotidien. Dès que je pose un pied en dehors de notre base je suis en danger, lorsque je dors je le suis également, l’Empire nous traque jour et nuit en espérant pouvoir mettre la main sur l’endroit où nous vivons. Alors le danger crois-moi, je connais. » Je marquais une pause, me rapprochant alors de lui « Ne me demande pas de rester à l’écart je t’en prie… Je ne pourrais pas vivre sereinement en étant dans l’ignorance, ne pas avoir de tes nouvelles seraient une torture… Je t’en prie… Laisse-moi t’aider… »

Je le fixais sentant cette boule se former dans ma gorge, mais je voulais rester digne, rester fière et ne rien laisser transparaitre. Sa main se posa sur mon épaule, une tentative vaine pour me rassurer et tenter de me faire accepter cette dure réalité. Ses paroles sonnaient faux mas je me forçais à y croire. Il fallait que j’y crois. N’y tenant plus je me jetais dans ses bras, posant mon front contre son torse, l’enserrant le plus possible contre moi.

« Je vais te dire quelque chose que je ne dis pas souvent Kenan mais… j’ai peur… » Mes doigts se resserraient sur sa veste dans son dos. « J’ai peur… pour toi. »

Je restais là, contre lui, masquant mon visage dans le pli de sa veste pendant de longues secondes puis, doucement, me détachais de lui. Je jetais un œil à mon poignet avant d’en retirer un bracelet de cuir noir, prenant l’avant-bras de Kenan je lui passais l’ornement autours de son propre poignet et de le nouer fermement.

« Pour pas que tu oublies que même si tu quittes des gens que tu aimes, il y en a d’autres ici qui seront prêts à t’aimer tout autant, et peut-être plus encore… On sait ce que l’on perd mais on ne sait pas ce que l’on gagne, c’est certain… Mais sache que je serais là… Ce n’est pas grand-chose… Mais c’est toujours ça… Tu ne seras pas seul, jamais. » Je marquais une pause relevant mes yeux embués vers lui. « Tu es courageux Kenan… Je t’admire tellement sur ce point… » Je passais ma main tendrement sur sa joue, un sourire forcé sur les lèvres. Je n’avais pas envie de sourire. Je venais à peine de me réconcilier avec lui que le voilà déjà parti pour une durée indéterminée.  « Kenan… écoutes… je… suis moi »

Je n’attendais pas qu’il me réponde pour commencer à marcher dans la direction inverse, traversant l’avenue principale nous nous engouffrions dans une ruelle un peu plus sombre que les autres dans laquelle se dressait une haute palissade en bois. Posant à plat mes mains dessus je la parcourais de toute sa longueur, jusqu’à trouver ce que je cherchais : l’encoche. Je soulevais alors légèrement la planche avant de la faire pivoter sur la gauche. Je lui fis un signe de tête pour l’inviter à entrer. Vérifiant que personne ne nous avait suivis je vins à sa suite.
Nos yeux se posèrent alors sur un petit coin de verdure où s’étendait une marre et où trônait en son centre une représentation d’un arbre en pierre. Tout semblait à l’abandon depuis bien longtemps, donnant un charme particulier au lieu. Je fis quelques pas avant d’aller m’asseoir au bord du petit étang, tapotant l’herbe à mes côtés pour inviter l’impérial à s’asseoir aussi.

« C’est parfois ici que je viens lorsque je me pose trop de questions et que j’ai besoin d’être seule pour réfléchir… Si tu es d’accord j’aimerais que l’on puisse quand même entrer en contact et ce, ici… Tout le monde semble avoir oublié cet endroit, je suis la seule à y aller… Personne d’autre n’est au courant que je viens ici… » Je tournais alors la tête vers lui «Je ne pourrais pas supporter ton silence… »

Cela avait déjà été compliqué lorsque nous étions en froid de ne pas prendre contact avec lui, je ne pourrais décemment pas réitérer l’expérience…

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Le danger faisait partie intégrante de la vie de la jeune femme, il en était conscient, mais il ne voulait pas être qu’elle soit encore plus en danger  à cause de lui. S’il voulait la tenir à l’écart, s’était pour son bien, et sans doute pour son propre bien également. Il ne le supporterait pas s’il devait lui arriver quelque chose, il avait déjà assez perdu d’être cher, il ne voulait pas que cela arrive encore, surtout pas à elle. Si elle venait à être capturée ou pire… Non il ne préférait pas y penser, cela faisait trop mal.
Tout juste venait-il de lui dire que tous se passeraient bien qu’elle se jetait dans ses bras. Son cœur s’arrêta une seconde avant de repartir de plus belle. Il posa une main à l’arrière de sa tête alors qu’elle enfouissait son visage dans la veste du pilote. Les mots qui sortirent de sa bouche étaient sincères, mais Kenan savait ce qu’il devait dire et cela n’allait pas lui plaire.

« N’ai pas peur moi… Regarde, est-ce que j’ai peur pour ma propre vie, non ? Alors n’ai craint. »

Bien sûr c’était un mensonge, il était prêt à mourir pour sa liberté, mais la peur le tenaillait tout de même. Le silence s’installa, savourant chaque seconde près d’elle, il ne baissa les yeux vers elle que lorsqu’elle retira son bracelet de cuir pour le lui accrocher à son propre poignet. Les mots qu’elle prononça ensuite firent briller les yeux de Kenan. Cela le touchait, quitter une existence sûre pour l’inconnu était toujours une source de peur, mais savoir que quelqu’un l’attendrait était réconfortant, même si au final elle l’avait repoussé, il savait qu’ils resteraient amis, étrangement cela créa chez Kenan un sentiment de colère minime. Prendre conscience qu’il resterait près d’elle sans réellement être avec elle provoquait une certaine douleur.
Se refusant de penser à cela, il s’apprêtait à rompre le contact et à lui dire adieux, mais il semblerait que Välestia ait d’autres idées.

Il la suivit jusqu’à un espace de verdure à l’abandon. Le lieu avait son charme, l’arbre de pierre au milieu de la mare avait quelque chose de particulier. En le voyant Kenan pensait à Coruscant, oui c’est cela il représentait bien la ville planète. Un arbre de pierre symbolisant une forêt d’immeuble recouvrant la planète entière. Ce genre d’endroit était rare, il y avait bien des parcs dans certains quartiers chics de la planète, mais ce n’était que des lieux aseptisés fabriqués artificiellement à l’image d’un champ d’arbre.

Il rejoint son amie au bord de la mare, s’asseyant dans l’herbe, il écouta une nouvelle la jeune femme sans dire mot. Tellement de choses se bousculaient dans sa tête. La savoir si proche de lui et à la fois si éloignée était déroutant. Il ne savait pas quoi faire, et les paroles de Välestia se répétaient en boucle dans sa tête.

« Ta présence… Une présence bienveillante je suffis pour faire le plongeon. Savoir que tu seras toujours là quand j’aurai quitté l’empire, me met du baume au cœur, même si… »

Non il ne voulait pas parler de ce qu’il s’était passé. Portant son regard sur la mare, voir leur reflet dans l’eau et la tranquillité apparente à la surface de l’eau  ainsi que ce calme qui reposait en ce lieu apaisant quelque peu le pilote.
Il se souvint alors d’une phrase en particulier que la jeune femme avait prononcée.

« Je ne suis pas courageux, loin de là. Au sein de l’empire, lorsque je suis derrière un cockpit je ne fais que mon travail, j’y prends du plaisir parfois… je parle bien sûr de la sensation de voler, je n’ai jamais aimé me battre. Pour moi un vrai duel se fait lors d’une course, pas en échangeant des tirs de blaster. Le courage c’est être capable de se battre pour ses idées, moi je ne fais que fuir un monde qui ne me correspond plus, un monde que je commence à détester. »


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La peur est un mécanisme inné chez l’homme, qui lui permet de prendre conscience d’un danger, d’une menace. Sans la peur nous ne saurions vivre bien longtemps. Elle nous protège, nous met face à nous même, nous pousse à toujours aller de l’avant et à surpasser les obstacles qui se dressent devant nous au quotidien. Dire que nous ne ressentons pas la peur à l’approche d’une décision importante de notre vie, lorsqu’on se lance dans l’inconnu, c’est une erreur, un mensonge, se mentir à soi-même. Je savais éperdument qu’il me mentait à cet instant, mais ça ne servirait à rien de remuer le couteau dans la plaie. Il voulait me rassurer, me prouver que je n’avais pas à m’inquiéter pour lui. Trop tard. C’est noble de sa part mais on ne peut pas empêcher quelqu’un de s’inquiéter pour les gens qu’il aime. Et malgré notre récente et terrible dispute, je tenais réellement à Kenan et son sort m’importait beaucoup.
Son étreinte m’avait réchauffé le cœur, j’espérais au fond de moi que nous ne gardions plus de traces de nos vifs échanges dans le futur, lorsqu’il reviendra. Ne garder que le meilleur depuis notre rencontre et tisser des liens sains. J’espérais ne pas garder d’appréhension ou de réticences à son sujet lorsqu’il sera autorisé à rejoindre D’Qar, comme je l’avais fait avec Kathleen. Ancien impérial ne voulait pas forcément dire actuel monstre. Elle en était la preuve. Il fallait que j’apprenne à faire d’avantage confiance aux gens qui m’entourent, peu importe leur passé, seuls comptent les actes pour construire l’avenir.

Seuls dans ce petit coin de verdure nous avions pris la décision d’arrêter le temps, de tout mettre sur pause l’espace de quelques instants. Savourer le silence et la présence de l’autre sans rien rajouter d’autre. Nous nous contentions de ça, histoire de prolonger encore ce moment partagé et e repousser encore d’avantage des aux revoir qui s’annoncent difficiles. Il prit alors calmement la parole sans pour autant terminer sa phrase. Je fronçais les sourcils posant ma main sur la sienne.

« Même si quoi ? Je serais là, je te le promets, quoi qu’il advienne je serais là. Une promesse est une promesse. Saches que je les tiens toujours. »

S’il y avait bien une chose à laquelle je tenais réellement c’était de faire de mes promesses des réalités. Lorsque je donnais ma parole à quelqu’un il pouvait être sûr que je ferais l’impossible afin de pouvoir la tenir. Il débuta alors un monologue que j’écoutais avec attention sans pour autant être totalement en accord avec ses mots. Je me redressais pour m’agenouiller en face de lui.

« Bien sûr que si tu es courageux. Fuir l’Empire c’est déjà te battre pour tes idées. Tu ne partages pas les mêmes qu’eux et tu te bas pour ta liberté, pour ton droit d’avoir une autre vie que celle qu’ils ton programmée. Il n’y en a pas beaucoup qui auraient le cran de se dresser face à un système, de lui tenir tête afin de s’en émanciper, et toi tu le fais. C’est noble de ta part et prouve à quel point ta place n’est pas parmi eux. Tu vas affronter un monde incertain alors que tu pourrais rester dans le confort d’une vie que tu as toujours connue. Ça aussi c’est du courage et tu ne peux pas te l’imputer. Tu te dévalorises beaucoup trop Kenan, il faut que tu aies plus confiance en toi et en ce que tu es capable de faire. Tu te surpasses, tu cherches toujours plus… Et c’est ça aussi qui te rend spécial. » Je posais mes mains sur ses joues en souriant « Et tu vas y arriver parce que t’es un battant, rien ne te résiste, comme si l’univers allait dans ton sens… Il faut que tu profites de ce vent qui te pousse dans le dos, tes efforts seront récompensés. »

Je ne voulais pas qu’il doute de lui comme il le faisait, il avait tout pour réussir dans l’entreprise de cette action qui allait bouleverser sa vie, la changer en profondeur. Il allait devoir tout reprendre à zéro et c’est en ceci qu’on reconnait le courage d’un homme. Il méritait tout mon respect.


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Le courage était-il lié à la peur ? Si c’était le cas alors oui Kenan était courageux. La peur qu’il ressentait était bien présente et pourtant il allait devoir passer au travers pour continuer à avancer. N’était-ce pas cela le courage ? Faire face à ses peurs ? La peur le faisait doutait, non pas que ce qu’il allait entreprendre était la bonne chose à faire, ça il le savait,  mais bel et bien la peur de ne pas arriver à ses fins. Il savait que son monde allait s’écrouler, qu’il devrait le laisser derrière lui pour s’en construire un nouveau.
Elle avait raison en tout point, il n’avait pas confiance en lui, cela avait toujours été l’un de ses plus gros défauts. Toujours à douter de lui quand les choses deviennent compliquées, mais pourtant il savait de quoi il était capable. Et même si ses atouts n’étaient pas suffisants, il lui restait une carte dans sa manche, du moins il l’espérait.

Il se releva, marcha quelque pas en s’avançant vers la mare, le regard fixé sur son propre reflet.

« Il y a autre chose… S’il n’y avait pas eu toute cette histoire, je t’en aurais parlé bien plus tôt. »

Il paraissait calme et serein, sa voix s’inspirait aucun remords, ni doute. Un léger sourire était même apparu sur son visage.

« Il y a quelque jours j’ai rencontré un homme qui m’a appris des choses très intéressantes sur quelques dont j’ignorais tout. Toutes ces intuitions que j’avais, sur les bons choix à faire, les bonnes routes à prendre, qui m’avertissait du danger, tout ceci ne serait qu’une seule et même chose. D’après cet homme ce phénomène serait lié au fait que je sois sensible à la force… »

Il ne savait pas encore ce qu’il allait pouvoir faire de ce qu’il avait appris, mais s’il avait eu des réponses à ses questions, bien d’autres avaient fait leur apparition. Il repensait à cet homme et la proposition qu’il lui avait faite. Il n’avait pas encore pris de décision, sans doute dû à la méfiance qu’il ressentait vis-à-vis de cet homme. Son offre était alléchante, il lui promettait de lui enseigner tout ce qu’il y avait à savoir sur la force et sur l’ordre sith. Les siths, s’il avait réussi à avoir quelques informations sur eux et sur leur code, il n’était pas convaincu. Il avait promis à cet homme de ne pas dévoiler son identité à quiconque et il resterait cette promesse, non pas par respect pour un code d’honneur, mais bel et bien à cause de la menace que représentait cet homme pour lui et ses proches.

« En soit je me rends bien compte que cette information ne pèse pas lourd, je ne vois pas bien en quoi cela pourrait mettre utile. Mais savoir que je suis lié d’une façon ou d’une autre à la force apporte une certaine sérénité. »

Se retournant vers son amie il revint s’installer auprès d’elle.

« Depuis que je sais cela, un lieu semble m’attirer ici sur Coruscant : le temple jedi. Je ne saurais pas exactement dire ce que je ressens exactement, mais j’ai le sentiment qu’il faut que je me rendre là-bas. Mais je me rends compte que si j’y fais, il faut que ce soit avant que je quitte l’empire. La zone est contrôlée par les vestiges, il me sera impossible de mit rendre après mon départ… C’est une des raisons qui fait que je ne peux pas quitter l’empire immédiatement. Je dois savoir ce qu’il y a dans ces ruines. »


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Sweet Illusion - Kenan & Tia

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